Voici le chapitre du soir...Je suis surprise que tout ce que vous ayez retenu du chapitre précédent c'est le fait que Rick n'ait toujours pas retrouver la mémoire! Le fait qu'il y ait eu une fusillade et que Kate puisse être blessée voire pire ne semble pas vous préoccupés plus que ça... intéressant... Ca veut donc dire que je peux blesser Kate mais pas Rick alors?

Je vous souhaite une bonne lecture

Chapitre 14 :

Après que j'ai quitter précipitamment l'hôpital, ne supportant plus d'entendre Rick m'appeler Nikki, j'étais retourner au commissariat. J'avais bien vu que mon attitude distante l'avait blessé, mais cette situation me rendait folle. D'autant qu'en dehors de ça, il se souvenait de tout sans problème. Je commençais d'ailleurs à me poser des questions. J'en avais parler avec le psy, ce qui m'avait demander un gros effort, et il m'avait dit qu'il y avait peut-être quelque chose que Nikki et Jameson partageaient que nous n'avions pas. Et la réponse s'était imposée à moi. Le sexe. C'est la seule chose qu'il manquait dans notre relation, parce que sinon pour le reste, Rick et moi étions bien plus proches que ne l'étaient ses deux personnages.

Rick avait-il été frustré au point qu'il préférait se réfugier dans une relation imaginaire plutôt que de se confronter à la réalité? Pourtant, c'était lui qui était parti la veille de son accident. Bon d'accord, je m'étais endormie, mais on aurait pu poursuivre ce que nous avions si bien commencer plus tard dans la nuit. Et puis, c'était de sa faute aussi. C'était la première fois qu'un homme me faisait perdre à ce point la tête. Ce que j'avais ressenti dans ses bras avait été tellement intense, que j'avais eu besoin de reprendre des forces. Mais monsieur était parti. Quand je l'avais appeler, il n'avait pas eu l'air de me reprocher quoique ce soit, et j'avais simplement penser qu'il venait de repousser les limites de notre petit jeu, et j'en avais été amusée. Mais maintenant, je voyais les choses sous un nouvel angle, et une boule d'angoisse ne me quittait plus.

J'étais sur les nerfs. Je me faisais l'effet d'une cocotte minute sur le point d'explosée, et je devais faire baisser la pression rapidement. Et comme toujours, je choisissais de me plonger dans le travail. Après tout, j'avais encore deux meurtriers sur les bras. Retirant ma veste, je m'asseyais à mon bureau, portant machinalement mon regard vers la chaise de Rick, m'attendant presque à le voir me sourire doucement, comme pour m'encourager. Mais bien sûr, il n'était pas là. Et il ne le serait pas avant un long moment, sa rééducation devant se dérouler sur plusieurs mois. Soupirant, je m'emparais du dossier que l'équipe de déminage m'avait fait parvenir en fin de soirée.

Dans l'appartement qui était partie partiellement en fumée, ils avaient retrouvés assez d'éléments pour les comparés à ceux que nous possédions déjà, et reconstitué la bombe. Qui sait, peut-être qu'un élément de fabrication pourrait nous indiquer où se trouvait notre suspect. Alors, que disait ce rapport? Je sautais les blablas techniques, et en venais directement à ce qui m'intéressais.

« Le poseur de bombe a utilisé des explosifs brisants composer de cordite, couramment utilisée dans les cartouches, et de nitroglycérine. De plus, l'on a retrouvé des traces de farine, contenue dans un petit cylindre de verre. La farine, une fois dispersée dans l'air et entrée en contact avec la nitroglycérine, s'est transformée en un explosif d'une puissance supérieure à la TNT.
Toutefois, malgré la puissance de l'explosif, il est évident que le poseur de bombe savait exactement ce qu'il faisait. Il a amorcé la bombe selon une sensibilité moindre que celle de l'explosif, et à utilisé un déclencheur, et non pas un détonateur.
Ce procédé a permis que la bombe n'explose pas après l'activation du déclencheur. Celui-ci a brisé le cylindre contenant la farine, et celle-ci s'est lentement dispersée dans l'air avant que quelques particules n'atteignent les explosifs et que la bombe n'explosent. »

Le rapport se poursuivait ainsi pendant encore plusieurs pages, mais j'en avais assez appris. Bon sang, j'ignorais même que la farine pouvait se transformée en explosif! Je n'aimais déjà pas cuisiner, mais alors là, aucun risque que je fasse de la pâtisserie un jour! En soupirant pour la énième fois de la soirée, je me tournais vers le tableau pour voir s'il n'y aurait pas un élément qui m'aurait échapper.

A la liste de nos victimes, était venu s'ajouter le nom de leurs collègues de travail et celui de notre poseur de bombe. Nous avions fait des recherches sur Noah Lesly et Roy Walters, et après avoir fouillé leur passé, et les avoir interrogé, nous en étions venu à la conclusion qu'ils ignoraient totalement que leur entreprise avait fait faillite. Selon toutes vraisemblances, nos deux victimes étaient les cerveaux de l'opération. Mais quelque chose ne collait pas. Comment pouvait-on ignorer qu'une entreprise dont nous étions les principaux actionnaires avait fait faillite? Je décidais donc de repasser au peigne fin le passé des deux actionnaires survivants.

Et, alors que je parcourais le dossier de Roy Walters, un détail attira mon attention. Il avait des actions dans une chaîne de boulangerie et possédait également une entreprise de construction. C'était le lien. Reprenant le dossier concernant la bombe, je recherchais le paragraphe qui m'intéressait, et le retrouvait. Un sourire carnassier au coin des lèvres, je bipais immédiatement Esposito et Ryan. Pas le temps de leur expliquer, j'avais encore des recherches à faire. Heureusement, j'avais fait placer Walters sous surveillance, et j'appelais les flics chargés de garder un œil sur lui pour qu'il m'informe si jamais il bougeait.

Alors que je remplissais les blancs sur le tableau, Esposito et Ryan arrivèrent, la mine renfrognée. Visiblement, je les avait dérangés. Tant pis, j'avais une bonne raison de le faire, et je ne pouvais pas tout faire toute seule. Je n'étais pas wonderwoman non plus!

« On est là. Qu'est-ce qui se passe? » s'enquit Esposito en me lançant un regard torve.

« J'ai du nouveau. En lisant le rapport sur la bombe, j'ai découvert que celle-ci était composée en grande partie de nitroglycérine et de farine » commençais-je avant d'être interrompue par Ryan.

« De la farine? Le mec faisait un gâteau? »

« Non. D'après les scientifiques, la farine utilisée dans les conditions appropriées peut se transformer en explosifs deux à trois fois plus puissants que la TNT. » répliquais-je en roulant des yeux, songeant que décidément Rick leur avait un peu trop déteint dessus.

« Et où est-ce que ça nous mène? » s'enquit Esposito toujours aussi grincheux.

« Walters, possède à la fois une chaîne de boulangerie et une entreprise de construction. De plus, j'ai découvert qu'il avait été artificier dans l'armée » souris-je triomphalement.

« Comme Marcus Hell. Je vais vérifier s'ils se connaissaient! » s'exclama Ryan en se précipitant vers son bureau.

« Autre chose à propos de la bombe? » demanda Esposito de meilleure humeur.

« Elle contenait également de la cordite » soufflais-je en regardant à nouveau le tableau, comme pour vérifier que rien ne m'échappait.

« De la cordite? La version moderne de la poudre noire contenue dans les cartouches? » voulut savoir Esposito, en se raidissant.

« Oui, pourquoi, ça te dit quelque chose? » demandais-je surprise par sa réaction.

« Et comment! Lesly possède une chaîne d'armurerie, et j'ai découvert également qu'il était le donateur d'un hôpital privé… » sourit-il en arborant le dossier de notre second actionnaire.

Je savais bien que ces deux-là étaient trop propre sur eux pour être honnête. Nous touchions au but, je le sentais.

« Vérifie s'il ne leur manquerait pas de la Céphalosporine par hasard… lui soufflais-je avant de me diriger vers la machine à café.

Je m'en servais une tasse, et retournais m'asseoir à mon bureau. Un bâillement pas très discret m'échappa, et je fermais les yeux, épuisée.

« Rentrez chez vous Beckett. Je parie que vous avez passer toute la nuit ici » clama Esposito, me faisant rouvrir les yeux.

Toute la nuit? Mais quelle heure était-il? Incrédule, je m'apercevais qu'il était presque six heures du matin. Esposito avait raison. J'avais besoin de sommeil.

« Ok, mais prévenez moi dès que vous avez du nouveau » soupirais-je en étouffant un nouveau bâillement.

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En m'étirant langoureusement, je me réveillais lentement. Cela faisait longtemps que je n'avais pas dormi aussi bien. Tournant la tête vers ma table de nuit, je constatais avec ébahissement qu'il était près de 6 heures du soir. Me sentant brusquement coupable, je sautais de mon lit et fonçais dans la salle de bain. A peine dix minutes plus tard, j'en ressortais et m'habillais tout aussi rapidement, enfilant un jean slim et une chemise bleu ciel. Ensuite, j'attrapais veste et portable, saisissais mes clés au passage, et quittais rapidement mon appartement. Une heure plus tard, j'étais de retour au commissariat.

« Ah Beckett, justement, on allait vous appelez! » s'exclama Esposito en me voyant sortir de l'ascenseur.

« Du nouveau? » m'enquis-je en m'asseyant.

Si Rick avait été là, il serait aller me préparer un bon café. Et comme par magie, une tasse apparue devant mes yeux. Surprise, je levais les yeux et croisais le regard amusé de Ryan. Je lui souriais, reconnaissante et buvais avec délice l'amer breuvage.

« Vous aviez raison. Nos trois hommes sont liés. Hell et Walters étaient très proches dans l'armée, et l'ont quitté en même temps. Malgré leur choix de carrière opposé, ils sont restés en contact. Pas difficile de comprendre comment ils ont montés le coup. » résuma Esposito, me passant les détails inutiles, allant directement à l'essentiel.

« De plus, les flics en planque devant chez nos deux actionnaires, viennent de nous dire qu'ils se sont retrouvés dans une des armureries de Lesly, et qu'un homme correspondant à la description de Hell les y avait rejoints… » exulta Ryan.

« On a le mandat? » demandais-je en attrapant ma veste.

« Ouep. C'est pour ça qu'on ne vous a pas appeler avant. On l'attendait. Vous avez eu les oreilles qui ont sifflés ou quoi? » déclara Esposito avec malice.

Sans répondre, je gagnais l'ascenseur, un sourire au coin des lèvres. L'armurerie se trouvait dans une zone assez tranquille de la ville, ce qui nous faciliterait la tâche. Une fois les différentes équipes d'intervention en place, nous entrâmes dans le bâtiment par les différentes entrées, coupant toutes possibilités de replis à nos suspects. Hors de question qu'ils nous échappent cette fois. Rapidement, nous les localisâmes dans le bureau du fond. Ils se disputaient. Violemment. Le bureau avait deux entrées. Je fis signe à Ryan et Esposito de s'occuper de la porte de derrière, pendant que je me positionnais devant celle de devant.

Mais au moment où j'allais donner l'ordre d'entrer, mon téléphone sonna. Je décrochais rapidement et le remettais dans ma poche sans même vérifier qui appelait, et me figeais en entendant le silence se faire dans le bureau. Sans hésiter, j'ouvrais la porte en même temps qu'Esposito, et criait « NYPD, on ne bouge plus! » Mais bien sûr, ils n'obéirent pas. En voyant Hell sortirent une arme, je réagissais à l'instinct, et lui tirais une balle dans le bras, alors qu'Esposito et Ryan en faisaient autant avec Lesly et Walters qui les menaçait également.

Sans lâcher mon glock, je m'approchais d'eux et repoussais leurs armes du pied avant de leur lire leurs droits. Puis, je laissais mes hommes leur passer les menottes et sortais prendre l'air. Ça avait bien faillit mal tourner. Maudit téléphone! Fulminais-je avant de me rappeler que mon interlocuteur devait toujours être en ligne. Prestement, je m'emparais de ce dernier et le portait à mon oreille.

« Allô? » soufflais-je en sentant l'adrénaline redescendre peu à peu.

Seuls des sanglots hystériques me répondirent. Alexis. Et avec horreur, je réalisais qu'elle avait du entendre la fusillade et qu'elle avait du imaginer le pire des scénarios. Ma colère envers elle s'évapora aussitôt. Elle devait être effondrée. Raccrochant, je cherchais Esposito et Ryan, et leur fonçais dessus dès que je les aperçus.

« C'était Alexis qui cherchait à me joindre. Elle a entendu la fusillade… » commençais-je avant d'être interrompue.

« Allez-y, on finit ici et on rentre. De toutes façons, les suspects ne pourront pas être interrogés avant demain alors… » me coupa Esposito comprenant immédiatement la situation.

« Allez rassurer la petite, elle a eu assez de frayeur comme ça sans en rajouter une couche » ajouta Ryan avec un froncement de sourcils inquiets.

« Merci les gars, et bon boulot. Rentrez chez vous également. Les rapports attendront demain » lançais-je en m'éloignant rapidement.

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Oui je sais, je suis sadique, mais bon même si l'amnésie de Rick est importante, il faut bien que je me débarrasse de l'enquête, donc patience, l'affaire est presque bouclée, et ensuite seulement je m'occuperais de Rick et de son amnésie...

La suite demain matin...