Bonjour tout le monde, j'espère que vous avez passer un bon weekend et que ce lundi ensoleillé (en tout cas du côté de chez moi il fait beau pour changer), vous permettra de commencer cette semaine du bon pied.

Sans plus attendre, je vous laisse lire en vous souhaitant une agréable lecture

CHAPITRE 15 :

Gyrophare hurlant, j'atteignais l'hôpital, qui se trouvait à l'autre bout de la ville, en moins de dix minutes. Presque en courant, je me dirigeais vers la chambre de Rick avant de me rappeler qu'Alexis sortait dehors pour téléphoner, ne voulant pas prendre le risque d'interférer avec les machines auxquelles son père était branché. Bifurquant, je me dirigeais vers la première issue de secours que j'avisais, espérant qu'elle soit bien là. Je pressais un peu plus le pas en entendant de lourds sanglots me parvenir. Ouvrant la porte d'un geste ample, je sentis mon cœur se serrer en découvrant le spectacle qui s'offrait à mes yeux.

Alexis était recroquevillée contre la balustrade, le visage ravagé par les larmes, ses mains tremblantes serrant si fort son téléphone, qu'elles étaient d'une blancheur inquiétante. Doucement, je m'approchais d'elle, et sans un mot, l'attirait tout contre moi. Peu à peu, alors que je la berçait délicatement, ses pleurs se tarirent. J'ignorais combien de temps nous restâmes ainsi, serrées l'une contre l'autre, mais lorsque je la sentis enfin bougée tout contre moi, je remarquais que la nuit était déjà tombée sur la ville.

« Kate? » s'enquit-elle la voix hachée par ses pleurs.

« Je suis là Alexis, tout va bien » la rassurais-je en lui caressant tendrement les cheveux dans un geste apaisant.

« Mais j'ai entendu la fusillade… » protesta-t-elle, comme si elle refusait de croire que je n'était pas blessée.

« C'est moi qui ais tirer, ne t'inquiète pas » soupirais-je me maudissant d'avoir décrocher au lieu d'éteindre mon téléphone.

« Je suis désolée, j'aurais du savoir que si tu étais en retard pour venir voir papa, c'est que tu faisais quelque chose d'important… » murmura-t-elle en baissant honteusement la tête.

« Ce n'est rien Alexis, je ne t'en veux pas » souris-je attendrie de voir qu'elle ressemblait beaucoup à son père, surtout quand elle adoptait ses expressions.

« Mais tu aurais pu mourir à cause de moi! » s'exclama-t-elle, me regardant, ahurie que je prenne si bien la chose.

« Il est vrai que les choses auraient pu mal tournée, mais ça aurait tout aussi bien pu être le cas sans ton appel. Ces hommes étaient armés et dangereux, et ma vie en en danger chaque fois que je me lance dans une nouvelle enquête » répliquais-je d'un ton ferme. En voyant ses yeux s'écarquillés, je compris qu'au lieu de la rassurée, je venais de l'inquiéter un peu plus. Et je prenais conscience d'une chose capitale. Autant Alexis avait toujours eu conscience des risques que prenait son père en me suivant dans mes enquêtes autant elle semblait n'avoir jamais vraiment réaliser que je courais les mêmes risques. Mais maintenant que j'avais pris une place de plus en plus grande dans sa vie, elle venait de réaliser, d'une façon assez brutale, que je pouvais en sortir brusquement et pas uniquement parce que son père et moi aurions rompu.

« Alexis… Je ne veux pas que tu t'inquiète inutilement ok? C'est vrai que mon travail est dangereux, mais je te promets que je ne prendrais jamais de risque inutile » lui affirmais-je en plongeant mon regard dans le sien.

Elle m'observa un long moment, indécise, puis un timide sourire étira ses lèvres tremblantes. En soupirant, elle se laissa aller contre moi, m'entourant de ses bras. Et comme chaque fois, je savourait cette tendre étreinte. Je me surprenais à aimer Alexis comme une mère. Et je savais qu'elle avait besoin de savoir que la tendresse et l'affection que je lui portais était sincère. Qu'elle était aimée pour elle-même et pas parce qu'elle était la fille du célèbre Rick Castle. Mais comment pourrait-il en être autrement? Alexis était une jeune fille merveilleuse que l'on ne pouvait qu'aimer. Et en ce qui me concernait, j'étais bien décider à prendre soin d'elle.

Nous demeurâmes encore ainsi un long moment, jusqu'à ce que je la sente tremblée. Elle n'avait pas emporter son manteau, et elle grelottait de froid. Me fustigeant de ne pas l'avoir remarquer plus tôt, je l'aidais à se relever, et passant mon bras autour de ses épaules, je la ramenais doucement vers la chambre de son père. En ouvrant, la porte, je constatais qu'il dormait profondément, ce qui expliquait qu'il ne se soit pas inquiéter de l'absence prolongée de sa fille. Finalement, voyant qu'Alexis tenait à peine debout, épuisée par sa crise de larmes, je l'aidais à enfiler son manteau et décidais de la ramener chez moi. Martha n'était pas chez elle, préférant passer la soirée avec un charmant célibataire rencontrer pendant son vol de retour, et ne sachant pas à quelle heure elle comptait revenir, je préférais garder Alexis avec moi.

En arrivant à mon appartement, je la guidais vers la chambre d'amis, puis, la laissant debout à côté du lit, je me précipitais dans ma chambre, et m'emparais d'un T-shirt où il était inscrit « NYC Police Academy » en lettre jaune. De retour dans la chambre, je souriais tendrement en voyant qu'Alexis n'avait pas bouger, luttant pour garder les yeux ouverts.

« Tiens, changes-toi, je reviens… » lui murmurais-je avant de la laisser de nouveau.

Je savais qu'elle n'avait rien manger, et je ne voulais pas la laisser aller se coucher le ventre vide. Aussi lui préparais-je rapidement de la soupe. Enfin préparer était un bien grand mot. Tout au plus me contentais-je d'en ouvrir une brique que je versais dans un bol que j'enfournais dans le micro-onde. Faisant à nouveau route vers la chambre, je constatais qu'elle s'était glisser sous les draps, attendant patiemment mon retour.

« Bois ça, tu dois avoir faim » déclarais-je en lui mettant le bol dans les mains.

Un sourire satisfait étira mes lèvres en la voyant boire le contenu du bol sans rechigner. Une fois le bol vide, elle me le rendis en me remerciant, et s'allongeant, se tourna sur le côté, et s'endormit quasi instantanément. Incapable de bouger, je la regardais s'endormir. Ses yeux étaient légèrement bouffis et rougis, et je m'en voulais à nouveau de la peur involontaire que je lui avait faite. Avant cet instant, je n'avais pas réalisé à quel point me perdre affecterait sa vie. Et pourtant, c'était indéniable. Si je venais à mourir, elle en éprouverait une peine aussi vive et profonde que celle que j'avais ressentit en perdant ma mère. Quelques mois plus tôt, j'aurais sûrement pris mes jambes à mon cou et fortifier un peu plus les palissades de ma forteresse intérieure, mais aujourd'hui, les choses avaient bien changées.

Aujourd'hui, j'avais l'impression d'avoir à nouveau une famille. J'aimais Rick. Je n'avais plus peur de l'admettre à présent. Il était tout ce que j'attendais d'un homme. Il était tout et son contraire. J'aimais son côté gamin qui apportait un peu de fun à ma vie. J'aimais son côté romantique et doux. Et j'aimais aussi son côté fragile et vulnérable. J'aimais chaque facette de lui, même celles que je n'avais pas encore découvertes. Et à l'idée que je pouvais perdre cette vie que nous nous construisions, un sentiment de révolte s'empara de moi.

Je savais que le médecin m'avait conseillé la patience et de ne pas forcer les choses, mais Rick lui-même avait désobéit à la règle, ce qui le connaissant, n'avait rien d'étonnant. Et j'estimais qu'il était grand temps que Kate Beckett se rappel à son bon souvenir.

L'affaire était enfin bouclée, et je devais aller chercher Rick à l'hôpital. Estimant qu'il avait assez récupérer, son médecin avait signer son bon de sortie, et le connaissant, il devait être aussi impatient qu'un gosse. En m'y rendant, je souriais d'avance à l'idée de le revoir. Chaque fois que je rentrais dans sa chambre, il me regardais avec circonspection, se demandant à quelle sauce il allait être manger. Il faut dire que je n'étais pas particulièrement tendre avec lui. Exactement comme je l'étais au tout début de notre collaboration. Mon comportement le déstabilisait, et il se réfugait derrière des blagues et des taquineries pour cacher ce fait, mais je le connaissais, et je savais qu'il commençait à se poser des questions.

« Génial te voilà! Je suis prêt, on peut y aller! » s'exclama-t-il lorsque j'entrais dans sa chambre.

« Bonjour à toi aussi! » ironisais-je en retenant un sourire amusé.

« Oui oui… Bonjour! On peut partir maintenant? » s'enquit-il en m'implorant du regard. « En fait, le médecin vient de me dire que tu devais rester quelques jours de plus » déclarais-je avec une expression attristée.

Il pâlit dangereusement et s'effondra sur son lit, la mine défaite. En voyant la tête qu'il faisait, je ne pu me contenir plus longtemps et éclatais de rire. Aussitôt, il se redressa et me fusilla du regard.

« Hilarant lieutenant! » lança-t-il en se redressant de toute sa taille, et sans un mot de plus, me contourna et sortis de sa chambre.

Je le suivais en souriant. Il m'avait appeler lieutenant. Ça ne lui était plus arriver depuis bien longtemps. En tout cas, il ne m'appelais plus Nikki! Je le rejoignais près des ascenseurs, et remarquais qu'il boudait. Un vrai gamin, songeais-je avec amusement.

« Allez, arrête de faire la tête, et si tu es sage, je t'achèterais une glace! » rigolais-je doucement en entrant dans la cabine qui venait d'arriver.

« Il y aura de la crème chantilly? » s'enquit-il en posant un regard coquin sur moi.

Je sentis mes joues s'empourprées en imaginant des centaines de scénarios qui incluraient Rick, de la crème chantilly et moi. Faussement exaspérée, je le fusillait du regard, ce qui accentua un peu plus son sourire.

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A ce soir pour la suite, laissez-moi vos impressions...