NDA : Merci à tous pour votre soutien et vos encouragements ! ça me fait incroyablement plaisir et me motive plus que vous ne saurez l'imaginer. Je ne pensais même pas dépasser les cinq review et voilà que j'en ai le double ! Je vous remercie tous, y compris ceux à qui je n'ai pas pu répondre faute d'adresse mail : Lisa, Roustine, Sara et Bee, et je fais également une dédicasse spéciale à deux personnes formidables qui se reconnaitront, je vous zaiiime ! x3 Puis j'ai été ravie de voir que le sale caractère de Victoria et la conduite de Laurent ont fait l'unanimité ! Vous allez maintenant faire la connaissance d'un nouveau personnage qui va bientôt entrer en scène, mais je n'en dit pas plus : bonne lecture !


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- Debout la miss, nous sommes arrivés à bon port !

Cette voix claironnante me tira de la délicieuse torpeur dans laquelle j'étais plongée. Peinant à émerger, je papillotais difficilement des paupières, et ma vision floue se précisa. Je sursautais brusquement, sans pouvoir retenir un cri de frayeur en voyant le visage de Laurent à quelques centimètres du mien. « Je fais si peur que ça ? » se désola-t-il, faussement vexé, en descendant de la camionnette maintenant à l'arrêt. Me remettant de mes émotions, j'observais autour de moi avec circonspection. Nous étions garés dans une cour, juste à côté d'une petite maison un peu délabrée, mais relativement en bon état. Ce n'était donc pas un rêve, tout s'était réellement bel et bien passé… Et merde ! Enfin, bouse.

Comment avais-je pu relâcher ma vigilance au point de m'endormir en présence de ce fou du volant et de l'autre cinglé derrière ? Tiens, en parlant de lui, où est-ce qu'il était passé celui-là ? Je descendis de la camionnette, hésitant à m'aventurer dans ce terrain inconnu qui m'effrayait davantage que les sombres ruelles de la ville où je vivais habituellement. Un bruit sonore me fit tourner la tête. Accroupi derrière le fourgon, James était bel et bien là, occupé à… changer la plaque d'immatriculation ? Pas bête. C'était sans doute en remplaçant systématiquement la précédente par une nouvelle qu'ils parvenaient à échapper aux flics. Mais où est-ce qu'il pouvait bien dénicher les nouvelles plaques ? Sentant mon regard peser sur lui, il leva la tête vers moi, et ses yeux bleus gris perçants croisèrent les miens.

Brusquement mal à l'aise, je détournais mon attention vers Laurent, qui me faisait signe de la suivre à l'intérieur de cette maison biscornue qui se dressait au centre du terrain vague entouré de végétation sauvage. Guère rassurée, mais ne tenant pas à rester seule avec celui qui me menaçait avec une arme un peu plus tôt dans la journée, je le rejoignis aussitôt, et passait le seuil pour lui emboîter le pas. L'intérieur n'était pas tel que je l'imaginais. Pour une planque de voleurs, l'endroit était propre et bien rangé, très normal à première vue, quoiqu'avec très peu de mobilier. De plus en plus intriguée, je talonnais prudemment Laurent, qui ouvrit une porte en tonnant joyeusement :

- Irina ! Nous sommes rentrés !

Une femme se tenait dos à nous dans cette pièce qui s'avéra être une cuisine, ce que me confirmèrent mes narines lorsque une odeur plus qu'alléchante me sauta au visage. Depuis là où j'étais (c'est-à-dire presque entièrement dissimulée derrière la carcasse imposante de Laurent), il me semblait qu'elle s'activait aux fourneaux. Je ne voyais qu'une longue masse de cheveux blonds, aussi lisses que les miens étaient bouclés. En nous entendant arriver, elle se tourna vers nous, et, j'eus comme un léger choc en la découvrant. Non, pas vraiment un choc, juste… de la surprise. J'ignore ce à quoi je m'attendais exactement - à rien de particulier je pense. Il s'agissait juste de… ce visage empreint de douceur, auréolé de cette chevelure dorée qui la nimbait de lumière, et ces yeux qui ne reflétaient qu'amour et tendresse...

Sans comprendre pourquoi, j'étais profondément chamboulée. Aujourd'hui, peur, adrénaline et anxiété s'étaient succédés, les évènements les plus fous s'étaient enchainés à une vitesse folle, me ballotant contre mon gré sans me laisser le temps de mettre la tête hors de l'eau pour me permettre de reprendre mon souffle. Et tout à coup, on avait appuyé sur le bouton « Pause ». Le temps s'était arrêté, figé en pleine course. Était-ce la bienveillance et la bonté qui se transparaissait si nettement d'elle qui m'ébranlait tant ? Ou le doux arrondi de son ventre qui semblait si déplacé, si incongru, si incroyable dans cet univers impitoyable dans lequel j'étais plongée ?

Le beau visage de la femme blonde s'éclaira en se tournant vers Laurent, tel un tournesol tourné vers le soleil, tandis que celui-ci s'avançait vers elle pour l'enlacer et l'embrasser. Pudiquement, je détournais la tête, gênée. J'avais brusquement l'impression d'être de trop, comme une intruse qui sait qu'elle n'a rien a faire ici, que sa place n'est pas là. Cette impression s'intensifia lorsqu'Irina s'aperçut de ma présence ; l'étonnement agrandit ses beaux yeux bleus, qui me détaillèrent de haut en bas avec curiosité. Je rentrais la tête dans les épaules, intimidée.

- Qui est-ce ? s'enquit-elle, intriguée.

- Laurent qui fait de la charité, railla James en entrant dans la pièce.

Il passa à ma hauteur comme si je n'existais pas, son intérêt visiblement plus porté sur le contenu des casseroles sur le feu que par moi. La belle femme blonde lui tapa sèchement la main à l'aide d'une cuillère en bois alors qu'il faisait mine d'y tremper un doigt pour goûter, avant de reporter son attention sur moi. Laurent, un bras toujours enroulé autour de sa taille, murmura à son oreille quelques mots que je ne pus percevoir, et elle acquiesça.

- Comment t'appelles-tu ? me demanda-t-elle d'une voix douce.

- Victoria, répondis-je, hésitante.

- Viens avec moi.

Elle se dirigea vers la porte, et se tourna vers moi. Ses yeux limpides me fixaient sans ciller, m'encourageant à la suivre. Ce que je fis, d'abord hésitante, puis accélérant le pas pour la rattraper, manquant de louper une marche dans l'escalier. Elle m'emmena dans une chambre, et farfouilla dans une penderie qui devait probablement être la sienne. Après s'être emparée d'un pull rouge et d'un jean, elle m'observa attentivement, l'air songeuse.

- Tu es vraiment menue, comparée à moi et mon ventre de baleine ! s'exclama-t-elle, rieuse. J'espère que ça ne sera pas trop grand. En tous cas, ce sera déjà mieux que ce que tu portes actuellement, tes habits n'ont plus l'air de toute première jeunesse !

Je piquais un fard, gênée et honteuse. Il était vrai qu'ils n'étaient plus en très bon état, troués, élimés, et ayant besoin d'un bon pressing, mais c'était tout ce que j'avais, et ils me tenaient chaud. Sans s'attarder davantage, Irina me conduisit dans la salle de bain sans se départir de son air bienveillant, et déclara que le diner serait bientôt prêt avant de me laisser. Je profitais donc de la douche avec plaisir ; je ne me rappelais plus depuis quand je n'en avais pas pris. A bien y réfléchir, je ne savais plus depuis combien de temps je traînais dans les rues. J'avais perdu la notion du temps, comme s'il s'était arrêté, et n'avait repris son cours depuis que ma route avait croisée celle de ces deux étranges hommes.

Je restais encore perplexe en songeant à Laurent qui n'avait pas hésité une seule seconde à m'offrir le gite alors que je ne lui avais rien demandé. Ce n'était pas exactement l'image que je me forgeais pour un hors-la-loi… James correspondait sans nul doute plus à cette définition. Il semblait si intimidant, si distant, si… mystérieux. Le parfait opposé de Laurent, gai et chaleureux comme un soleil. Comment un type comme lui avait-il bien pu en arriver à braquer des banques ? Je repensais alors à Irina et son ventre rebondi. Était-ce seulement possible pour une femme enceinte de vivre dans ces conditions ? Et James, que faisait-il dans tout ça ? Puis ce Cullen, pourquoi le redoutaient-ils tant lors de la course poursuite ?

Trop de questions sans réponses rebondissaient dans ma tête. Je finis par couper l'eau et me séchais rapidement avant d'enfiler les habits donnés par Irina. M'installant devant un miroir mural, je peignais ma crinière rousse emmêlée en observant mon reflet qui me renvoya un regard vert songeur. Je paraissais tellement petite, tellement pâle, tellement fragile… Qu'est-ce que je fichais là ? J'aurais dû être une fille normale, en train de faire ses études, et sortir avec des copines, avoir quelques flirts. Pas me préparer à un dîner entre braqueurs de banques. Cette pensée, finalement ridicule lorsqu'on y réfléchissait mieux, m'arracha un sourire amusé. Quelle journée bizarre ! Pas si merdique, en fin de compte. Ce soir, j'allais avoir un vrai repas et un vrai lit. J'avais presque oublié à quoi ressemblait autre chose que des poubelles et des cartons pour manger et dormir ! Ensuite… On verrai bien où me mènerai demain…

D'une démarche légère, je descendis sereinement les escaliers, et pourtant, en voyant Laurent et James assis à la table de la salle à manger, mon cœur s'accéléra. Je n'avais pas - plus peur d'eux. Dans ce cas, pourquoi les battements dans ma poitrine s'affolaient-ils ? Je ne parvenais pas à être tout à fait à l'aise. Certes, je savais que personne ne me voulait de mal, sinon, ça aurait été fait depuis longtemps, et on m'avait traité avec beaucoup de gentillesse jusqu'ici. Mais c'était instinctif, irrationnel. Ces types restaient dangereux, armés, à l'affût derrière leurs airs affables. Surtout James. L'aura qui se dégageait de lui m'effrayait, m'impressionnait, et… m'attirait. Inexorablement. J'aimais la décharge d'adrénaline diffusée dans mon corps chaque fois que mes yeux se posaient sur lui. C'était impulsif, animal, incontrôlable. Sans cesse, le souvenir de son étreinte de fer dans cette maudite banque, nos armes pointées sur la poitrine de l'autre, ce bras de fer visuel, son regard dur, me hantait, me frappait encore et encore.

Qu'est-ce que je peux raconter comme conneries parfois. Bouse alors.

- Viens t'asseoir Vic' ! s'exclama Laurent en pivotant sa chaise vers moi, toujours aussi souriant (il finissait jamais par avoir mal aux zygomatiques à la longue ?).

« Vic' ». Depuis quand étions nous passés aux diminutifs ? Peut-être devais-je l'appeler « Laulau » à présent ? Quoique, une aussi grande carrure ne rentre pas dans un diminutif, ce qui est loin d'être mon cas. Sans relever, je pris place sur l'une des chaises libre, à côté de lui et en face de James, qui m'observa de son regard acier impénétrable. Argh, il m'énerve ! J'essayai de l'imiter en prenant un air sérieux, le fixant droit dans les yeux (même pas peur !), mais ça ne sembla pas très concluant : une ébauche de sourire remonta légèrement le coin de ses lèvres en voyant mon expression. D'accord. Moi qui voulait paraître aussi intimidante que lui l'était, il me trouvait juste amusante. Vexée, je détournais la tête en direction de Laurent, mais, encore troublée par la présence implacable de James juste devant moi, il me fallut quelques minutes encore pour réaliser que les mains du black jouaient tranquillement avec une arme. Mon arme. Je me raidis, brusquement aussi méfiante qu'au moment où j'étais montée dans leur camionnette. Comment avaient-ils pu me la subtiliser sans que je m'en aperçoive ? Elle était pourtant bien dans… Oh ! Bien sûr. Irina. Malgré son air parfaitement inoffensif, elle avait probablement fouillé mes affaires pendant que je me douchais. Bien joué, Vic, continue comme ça et tu courre à ta perte !

- C'est à moi, fis-je un peu sèchement.

- Je me demandais justement comment tu avais bien pu entrer en possession de ceci, répliqua tranquillement Laurent, sans esquisser le moindre geste pour me le rendre. C'est un objet bien dangereux pour une jeune fille.

- Rends-moi ça ! sifflais-je, dents serrés. Pour ton information, c'est la seule chose qu'il me reste de mon père. Il était passionné de tir et m'a appris quelques rudiments avant de mourir dans un stupide accident de voiture. Ma mère ne s'en est jamais remise et a commencé à sombrer dans l'alcool, avant d'intégrer un centre de désintoxication. Quand à moi, je venais d'avoir dix huit ans, j'étais donc majeure. Impossible pour les services sociaux de me placer dans une famille. Je me suis retrouvée sans toit, sans argent, sans boulot, sans rien, j'ai survécu comme j'ai pu comme une minable clocharde, et j'ai décidé d'utiliser cette arme que j'avais conservée pour essayer de dévaliser une banque, et voilà où ça m'a menée : ici, avec vous, conclus-je avec une touche de sarcasme.

Les deux hommes ne pipèrent mot, impressionnés par mon histoire - ou peut-être parce que je n'avais jamais autant aligné de phrases à la suite en leur présence. En silence, ils échangèrent un bref regard, et Laurent posa le flingue sur la table. Je m'en emparais avec soulagement. C'était peut-être un instrument « dangereux pour une jeune fille », mais j'y tenais beaucoup. Une fois un peu rassérénée par le sentiment sécurisant d'avoir de quoi me défendre, je dévisageais les deux cambrioleurs, bien déterminée à avoir des réponses à mes questions. Ils savaient désormais ce qu'ils voulaient savoir sur moi, à leur tour de s'expliquer.

- Et vous, lançais-je avec une curiosité non dissimulée, qu'est-ce que vous faisiez dans cette banque ?

Nouveau regard entendu entre ces deux là, qui commençaient à m'irriter sérieusement. Impatiemment, des doigts pianotèrent sur le coin de la table, attendant fermement une réponse. Ils ne se déroberaient pas ! Chacun son tour ! Après une longue hésitation, Laurent finit enfin par se mouiller, ou presque.

- C'est compliqué… grimaça-t-il en passant une main derrière sa tête. J'ai droit à un joker ?

- Non, répliquais-je aussitôt.

- Question suivante, soupira James en roulant les yeux.

- Très bien, capitulais-je, frustrée. Le type qui t'a conduit jusqu'au coffre, tu l'as tué ?

Après un bref silence abasourdi, Laurent hurla de rire, écroulé sur la table, sous le regard consterné de James. Ils ne me prenaient pas au sérieux ou quoi ? C'était vexant à la fin ! Cette question m'avait pourtant longuement taraudée. Même si ce comptable semblait tout sauf aimable, j'avais eu pitié de lui lorsqu'il s'était fait menacé de la sorte... Après avoir retrouvé un peu de son sérieux, Laurent finit enfin par me répondre.

- Non, pas du tout, me rassura-t-il gaiement. Je ne suis pas un tueur, ce mec s'est simplement évanoui tellement il avait la frousse - ses genoux tremblaient comme des castagnettes ! C'était très drôle à voir d'ailleurs, tu as raté quelque chose Jamie.

- Ne-m'appelle-pas-Jamie, gronda le Jamie en question, maussade.

- Qui est Cullen ? demandais-je de but en blanc avant qu'ils ne changent de sujet pour détourner mon attention.

Cette fois, j'eus enfin la réaction escomptée. Tout sourire s'effaça sur le visage de Laurent, tandis que James se rembrunissait encore plus si c'était possible. Enfin une question qui fâche. L'une de mes nombreuses interrogations allait enfin avoir droit à une explication…

- A table ! s'exclama Irina en entrant dans la pièce, une marmite dans les mains.

Bouse de bouse ! Certes, j'avais très faim, mais pourquoi fallait-il qu'elle débarque maintenant ? Je suis maudite, j'en suis convaincue maintenant. Cependant, l'appétissante odeur qui envahit mes narines me persuada que je pouvais encore patienter un peu. Une fois mon assiette remplie, j'engloutis tout ce que je pouvais, sans prendre la peine de savourer - c'était à peine si je savais ce que je mangeais. Sans doute devais-je paraître impolie à m'empiffrer de la sorte, mais mon estomac avait tellement attendu ce bon repas inespéré qu'il en fit taire mes bonnes manières. Enfin repue, je me laissais aller sur le dossier de ma chaise, laissant échapper un soupir de bonheur, avant de rougir en réalisant que trois paires d'yeux me fixaient d'un air étonné ou amusé.

- Désolée, m'excusais platement, les joues rosies. Ça fait une éternité que je n'avais pas eu un aussi bon repas. Merci beaucoup.

- Mais de rien, répondit doucement Irina en souriant. Je sais que tu n'as nulle part où aller, mais tu peux rester ici quelques temps, si tu en as le besoin. Ça ne nous dérange pas du tout, n'est-ce pas ?

Laurent opina du chef, tandis que James baissait la tête vers son assiette, l'air parfaitement détaché de la conversation. Brusquement, malgré le reste de méfiance qui persistait, malgré l'indifférence de James, je me sentis presque chez moi ici, autour de cette table. C'était étrangement réconfortant, et un sourire s'épanouit instantanément sur mes lèvres. Puis me revint en tête que mon interrogatoire de tout à l'heure n'avait abouti à rien, et que je devais persister.

- Qui est Cullen ? réitérais-je en m'appuyant sur le dossier de ma chaise. Cet après-midi, il avait plutôt l'air de vous flanquer les jetons.

- Vous avez revu Cullen aujourd'hui ? pâlit Irina, en se tournant vers Laurent, qui évita son regard. Pourquoi tu ne m'as rien dit ?

- Parce que c'était inutile, répondit-il, l'air embarrassé. Nous l'avons semé, c'est le principal, non ?

- C'est très grave au contraire ! s'emporta la blonde, folle d'anxiété. Il nous a retrouvés, et il n'abandonneras pas temps qu'il ne se sera pas vengé !

- Je te dis que nous l'avons semé ! assura fermement Laurent, en posant une main sur la sienne. Ne t'en fais pas avec ça. Ce n'est pas bon pour le bébé.

- Qui est Cullen ? insistais-je, coupant Irina qui tentait de protester.

- Un type qui ne veut qu'une chose.

C'était James qui avait répondu, une fois n'est pas coutume. Il ne me regardait pas, le visage tourné vers la fenêtre ouverte, une clope et un briquet à la main. Allumant sa cigarette, il la porta à sa bouche et souffla longuement un nuage de fumée qui finit par se dissiper dans l'air froid de la nuit qui s'engouffrait dans la maison. Son regard acier regardait fixement devant lui, et ses traits étaient tendus. Vaguement angoissée par son sérieux inébranlable, j'osais demander :

- Et qu'est-ce qu'il veut ?

Sa réponse ne se fit pas attendre, résonnant sinistrement dans ce silence pesant :

- Ma mort.


To Be Continued...


J'espère que ce chapitre a été à la hauteur de vos attentes, c'est sans doute celui qui m'a posé le plus de problèmes sur tous ceux que j'ai écrit jusqu'à maintenant... Qu'est-ce que vous pensez d'Irina ? Et à votre avis, qu'est-ce qui lie James à "Cullen" ? A bientôt pour le prochain chapitre !