Merci à Sarah d'Emeraude et gsr45 pour leur review...

Voici le retour à la maison, mais pas tout à fait à la normal, j'espère que ça vous plaira!

Bonne lecture!

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CHAPITRE 16 :

« Enfin chez soi! » clamais-je avec un grand sourire en pénétrant dans mon appartement, suivi par Nikki.

Je n'avais pas besoin de la voir pour savoir qu'elle souriait. Je la connaissais par cœur. Du moins c'est-ce que je pensais, mais son comportement des deux derniers jours me déstabilisais complètement. Elle se comportait comme l'aurait fait Kate. Et en fait, plus nous passions de temps ensemble, plus je pensais à elle en tant que Kate Beckett plutôt que Nikki Heat. D'ailleurs, à plusieurs reprises, j'avais failli l'appeler Kate. Heureusement, je m'en étais empêché à temps. Elle m'aurait tuer sinon. Je savais qu'elle détestait que je lui rappel à quel point Kate et elle se ressemblaient.

En soupirant, je me laissais allègrement tomber sur mon canapé, et un grand sourire satisfait se peignit sur mon visage. Tournant la tête vers elle, je la vis monter les escaliers mon sac à la main, et mon sourire s'accentua. Jamais je n'aurais cru qu'elle se sentirais aussi à l'aise chez moi, et j'aimais cette idée. En fait, j'espérais qu'elle finisse par venir y vivre avec moi. Et je comptais bien réussir à l'en convaincre. Mais d'abord, je devais comprendre ce qui clochait. Si après mon réveil, elle s'était faite distante, les choses avaient empirées. Oh elle était attentive, affectueuse, et prévenante avec moi, mais je savais qu'elle l'aurait été de la même façon avec Esposito et Ryan.

Elle ne me traitait pas différemment d'un collègue de travail. Chaque fois que j'essayais de la prendre dans mes bras et de l'embrasser, elle se défilait, esquivant mes interrogations, pourtant légitimes. Cette situation me rendait doucement dingue. Je savais que mon amnésie avait quelque chose à voir avec ça, mais quoi? Et il y avait autre chose qui me perturbait. J'avais presque retrouver l'intégralité de ma mémoire, mais je sentais qu'un élément clé me manquait. Et ça avait un rapport avec Nikki. Mes souvenirs d'elle était perturbant.

Chaque fois que j'essayais de me rappeler d'elle, de notre relation, mes souvenirs étaient fragmentés, flous et ternes. En fait, Nikki m'apparaissait toujours en noir et blanc, comme un personnage de fiction des années 30. A l'inverse, dès que je pensais à Kate, des flashs de couleur explosait dans ma tête. Kate, c'était le feu et la glace, le soleil et la pluie, la fougue et la douceur. Kate éveillait en moi un tourbillon de sensations et d'émotions qui faisait bouillir mon sang dans mes veines. Et des millions de souvenirs m'assaillaient lorsque j'évoquais son prénom. Son sourire, tantôt doux et moqueur, tantôt menaçant et rieur. Le son de son rire, qui faisait battre mon cœur à cent à l'heure. Son parfum de cerise, qui me nouait les entrailles et me donnait envie de goûter sa peau. La douceur de ses mains sur moi, et la chaleur de son corps contre le mien.

Oui, Kate me faisait me sentir vivant, m'inspirait et m'excitait. Et ça me troublait. J'avais l'impression de trahir Nikki en lui préférant son double fictif. Pourtant, je l'aimais, ça ne faisait aucun doute. Chaque fois qu'elle était près de moi, mon cœur s'emballait et tout mon corps prenait vie. Mais mes souvenirs s'embrouillaient, et je n'arrivais plus à faire la part des choses. Peut-être que si j'en discutais avec elle, je pourrais y voir plus clair, mais comment lui dire que j'éprouvais des sentiments d'une intensité affolante pour une autre qu'elle? Je ne voulais pas la blessée, et elle ne pourrait que l'être suite à mon aveu. Alors non, je me tairais et essayerais de démêler ce sac d'embrouilles tout seul, comme un grand.

Des bruits de pas dans l'escalier me firent rouvrir les yeux, et je tournais la tête dans cette direction pour voir Nikki revenir. Dieu qu'elle était belle songeais-je en la regardant approcher. Je lui adressais un grand sourire qu'elle ne me renvoya pas. Elle me fixait sombrement, et un mauvais pressentiment m'étreignit.

« Eh ! Pourquoi restes-tu aussi loin? Approche, j'ai déjeuner ce midi, je ne vais pas te mordre! » lançais-je en faisant tressauter mes sourcils, cherchant à détendre l'atmosphère qui était brusquement devenue aussi épaisse qu'une soupe de petits pois.

Elle ne réagit même pas, me fixant intensément, et la boule qui me nouait l'estomac grossit un peu plus. Chassant la bile qui envahissait ma bouche, je décidais de faire une nouvelle tentative, et m'approchait d'elle.

« Ais-je fait quelque chose qui t'a déplu? » m'enquis-je en venant me placer devant elle, cherchant à croiser ses grands yeux verts d'habitude si expressifs, mais qui cette fois demeuraient insondables.

« Non pourquoi? » me répondit-elle rapidement, trop rapidement.

« Parce que depuis mon réveil, tu te montres distante avec moi. Je suis désolé si mon amnésie m'a fait dire ou faire quelque chose qui t'a blessée, mais c'est un peu le bazar là-haut! » soufflais-je en me tapotant le crâne.

« Non, je t'assure que tout va bien… » démentit-elle sans pour autant croiser mon regard. Je remarquais également qu'elle se mordillait la lèvre, signe qu'elle était nerveuse. Autre signe de nervosité, ses yeux se baladaient dans la pièce, comme si elle cherchait un moyen de fuir cette conversation. Mais il était hors de question que je la laisse m'échapper avant d'avoir obtenu des réponses.

« Tu me caches quelque chose, je peux le voir… » déclarais-je en la saisissant par le poignet et en la tirant contre moi pour l'empêcher de s'éloigner.

Au contact de son corps si doux, si féminin contre le mien, je sentis le désir m'envahir, et je cherchais à nouveau son regard, mais elle refusa le contact, gardant obstinément les yeux fixés derrière moi.

« Je ne vois pas de quoi tu parles » soupira-t-elle en tentant de s'éloigner, mais je resserrais l'étreinte de mes bras autour d'elle.

« Je vois bien que tu cherche à m'éviter. J'ai l'impression que tu n'es pas heureuse que je sois sortis de l'hôpital » soufflais-je tristement, décidant de jouer le tout pour le tout. Je savais que la provoquée était la meilleure façon de la faire réagir. Si je la mettais suffisamment en colère, peut-être qu'elle baisserait la garde, et qu'elle me dirais enfin ce qui la tracassait.

« Non! » s'écria-t-elle en relevant brutalement la tête, croisant enfin mon regard « mon Dieu C…Rook non! Ce n'est pas ça, c'est juste que… » essaya-t-elle d'expliquer sans pour autant y parvenir.

Avec un froncement de sourcils, je remarquais qu'elle avait faillit m'appeler Castle. Mais pourquoi? Et pourquoi est-ce que aussi bizarre que ça paraisse cela me paraissait-il plus naturel que de l'entendre m'appeler Rook?

« Tu vois? Tu ne m'a plus appeler par mon nom depuis que nous sommes ensemble, du moins pas en privé » remarquais-je en encrant mon regard dans le sien, préférant ne pas m'appesantir sur la question pour le moment.

« Je suis désolée, c'est juste que je ne sais pas comment me comporter avec toi… » avoua-t-elle finalement, se décidant enfin à se confiée à moi.

« Pourquoi? » m'étonnais-je sans comprendre, ce qui m'arrivait souvent en ce moment à mon plus grand agacement.

« Parce que le psy nous a bien recommander de ne pas forcer tes souvenirs, seulement chaque fois que j'ouvre la bouche, j'ai peur de dire quelque chose qui va un peu plus t'embrouiller » expliqua-t-elle en se mordillant doucement la lèvre.

« Je vois… mais tu dois comprendre à quel point c'est frustrant pour moi de voir la femme que j'aime prendre ses distances comme si elle préfèrerait être n'importe où qu'avec moi » déclarais-je en la scrutant attentivement, sans prendre garde à ce que je venais d'avouer.

« Je suis désolée, je ne voulais pas te faire de peine… » soupira-t-elle en posant son front contre mon épaule, visiblement très troublée par ce que je venais de lui dire.

« Eh… regarde-moi… Tout ira bien… On va s'en sortir ensemble… » murmurais-je doucement.

Mu par une impulsion subite, je prenais son visage entre mes mains et avant qu'elle ait eu le temps de comprendre mes intentions, je m'emparais de ses lèvres. J'avais eu envie de l'embrasser dès l'instant où mes idées s'étaient éclaircies, et que je m'étais rappeler que j'étais impliquer dans une relation amoureuse avec cette superbe créature. Le contact de sa peau, sa douceur, généra une dépendance immédiate qui fit surgir dans mon esprit un tourbillon d'images érotiques et m'amena à me demander combien de temps encore je devrais attendre pour à nouveau faire l'amour avec elle. Maudit soit ce psy qui lui avait conseiller d'être prudente avec moi. Tout ce que je voulais s'était goûter à nouveau à la douceur de son corps et me perdre en elle. Cette évocation déclencha une semi-érection qui m'incita à poursuivre mon offensive.

Durant le trajet qui nous ramenais chez lui, je sentais mon inquiétude augmentée. J'ignorais comment me comporter avec lui sans me trahir, et je détestais cette impuissance, cette impression d'avoir perdu le contrôle. Je savais que ce n'était pas sa faute, mais je ne pouvais pas m'empêcher de lui en vouloir d'une certain façon. Et je me détestais pour ça. Bref, j'étais une vrai boule de nerf, aussi avais-je préférer me retrancher derrière un silence prudent. Je préférais ça plutôt que de lui balancer des horreurs au visage.

Une fois dans l'appartement, je l'observais se refamiliariser avec les lieux avec délectation, et au moment où je le sentis se tourner vers moi, je battais précipitamment en retraite. M'emparant de son sac, je m'élançais dans l'escalier, et m'enfermais dans sa chambre. Dire que je pensais que la première fois que j'y mettrais les pieds, ce serait parce que nous serions sur le point de faire l'amour. De tout les scénarios que j'avais imaginer, celui-ci n'en faisait définitivement pas parti. Avec un soupir de lassitude, je m'approchais du lit, notant au passage qu'il s'agissait d'un King Size, ce qui ne m'étonnait pas le moins du monde. Immédiatement, je passais en revue toutes les possibilités qu'un lit d'une telle dimension offraient avant de me censurer mentalement. Si je m'engageais sur cette voix, j'allais implosée.

Me focalisant sur ce que je faisais, je posais le sac de Rick sur son lit, et commençais à le vider machinalement. Mais mes pensées salaces refirent immédiatement surface lorsque je me retrouvais nez à nez avec les boxers de Rick. Rien que de l'imaginer uniquement vêtu de ce petit bout de tissu, mes mains tirant dessus pour le lui retirer, fit grimper de façon alarmante la température de mon corps. J'allais finir par avoir besoin d'une douche froide si je continuais sur cette voix là. Refermant le sac d'un geste brusque, je renonçais à le vider. Il s'en chargerait lui-même. Levant la tête, je constatais que j'avais le visage en feu, et je me dirigeais vers sa salle de bain pour me passer de l'eau froide sur les joues.

Je restais un long moment à l'étage. Ne redescendant que lorsque j'eus recouvert un calme relatif. Il ne devait pas se douter de l'état dans lequel je me trouvais parce que sinon, j'étais fichue. Avec une lenteur délibérée, je descendis les marches, et remarquais qu'il était toujours assis sur le canapé. Un sourire amusé étira mes lèvres en le voyant assis les pieds sur la table, et la tête rejetée en arrière. Il était vraiment craquant. Mais mon sourire s'estompa lorsque je remarquais la ride soucieuse qui barrait son front. Je stoppais net en bas des escaliers, me demandant à quoi il pensait, et si je devais m'en inquiéter. Je ne remarquais qu'il s'était tourner vers moi que lorsqu'il m'adressa la parole.

Immédiatement, je compris que j'avais des ennuis. Je connaissais Rick. Il était pire qu'un pitbull lorsqu'il voulait savoir quelque chose. Il n'était pas le meilleur écrivain de roman policier pour rien. Je répondais à ses questions par des réponses évasives, évitant son regard, sachant qu'il saurait immédiatement que je lui cachais des choses. Il avait toujours eu la faculté de lire en moi comme dans un livre ouvert, ce que je trouvais à la fois attendrissant et agaçant. J'espérais qu'il finisse par se lasser, mais c'était sans compter sur sa ténacité. Je le sentis s'approcher de moi, et immédiatement, je me tendis.

Et soudain, mon cœur eut des ratés. Il venait de me dire qu'il m'aimait. Il me l'avait déjà dit, mais cette fois, je ne pus m'empêcher de me demander s'il me le disait à moi, ou à Nikki. Manquant d'air, je ressentis le brusque besoin de sortir de cet appartement avant de perdre définitivement le contrôle de mes émotions qui jouaient dangereusement au yoyo. Mais comme s'il avait senti que je cherchais un moyen de m'enfuir, il me saisit le poignet avant de m'attirer à lui et de m'enlacer, m'emprisonnant dans son étreinte. Et avant que j'ai compris ce qu'il avait derrière la tête, il m'embrassait.

D'abord surprise, je me raidis, ne sachant pas comment me comporter. Me sentant réticente, les lèvres de Rick se firent tendres et légères, me laissant le temps de me détendre. Sous la douceur de ce baiser, je finis par lâcher prise, décidant de savourer l'instant, faisant taire ma conscience, et je passais une main sur la nuque de Rick, le rapprochant inconsciemment de moi. Ça m'avait tellement manquer. Pour la première fois depuis l'accident, je me sentais à ma place, en paix avec mes émotions. Et sans même m'en rendre compte, je répondais avec fièvre à son baiser, insinuant ma langue à l'intérieur de sa bouche brûlante et humide qui s'ouvrit instantanément pour moi.

Immédiatement, il m'attira plus près de lui et j'appréciais une nouvelle fois la façon dont mon corps s'accordait au sien. Sa bouche était chaude et accueillante sous la mienne, et il accentua la pression de ses lèvres, sans pour autant m'embrasser pleinement. Mon ventre effleura son entrejambe et mes longues cuisses souples heurtèrent la ferme musculature des siennes. Comme pour m'éloigner de lui, je posais ma main à plat sur son torse, à l'endroit exact où battait son cœur, mais au lieu de ça, je glissais mes mains sur ses épaules et me laissais aller contre lui dans un gémissement de plaisir.

« Comment dois-je interpréter cette réaction? » le taquinais-je tout contre ses lèvres sur lesquelles je passais une langue gourmande sans pouvoir m'en empêcher.

Je m'écartais légèrement de lui, et plongeais mon regard dans l'océan ombragé de ses yeux qui me dévoraient littéralement, faisant remonter un brûlant frisson le long de ma colonne vertébrale. Incapable de s'exprimer convenablement, il grogna et m'attira farouchement contre lui, me faisant sentir l'effet que notre baiser avait eu sur lui. A l'éclair qui traversa son regard, je sus qu'il allait à nouveau m'embrasser, et je me passais la langue sur mes lèvres entrouvertes, et j'attendis. Mon corps était tendu vers le sien, et j'oubliais toutes mes craintes concernant celle à qui était destinée les attentions de Rick. Tout ce que je voulais pour le moment, c'était lui.

Répondant à mon gémissement d'impatience, il s'empara de ma bouche avec la fougue d'un homme sexuellement frustré, et je sentis un frisson de volupté m'envahir. Jamais aucun homme ne m'avait encore embrassée comme ça, avec ce mélange de passion brut et d'amour infini. Mes lèvres s'entrouvrirent sous l'assaut de la langue de Rick, et il l'introduisit dans ma bouche pour me savourer pleinement, tout en me faisant ployer la taille afin que je perçoive toute la force de son désir. Je gémis et planta les ongles dans ses épaules. Un long frisson parcourut le dos de Rick, apparemment pleinement satisfait que je répondes avec fougue à sa passion. Le désir le plus violent que j'eû jamais ressenti me submergea. Mes mains tremblaient et j'avais l'estomac noué. Mais ça n'était pas uniquement du désir. Là c'était plus brûlant, plus doux, plus explosif, plus tendre. Quelque chose qui me consumais, me laissait pantelante.

« J'ai envie de toi Kate, maintenant » souffla-t-il en me caressant la joue, et la chaleur de sa peau me bouleversa.

Je m'apprêtais à acquiescer, envahie par un désir primaire, vorace, lorsque mon téléphone me tira violemment de la bulle de passion qui nous entourait. Gémissante, je laissais ma tête tomber sur son épaule et fermais les yeux. Après quelques secondes, je me redressais, quittais l'étreinte de ses bras, et me dirigeais vers le comptoir sur lequel j'avais poser ma veste. En voyant le nom d'Esposito, je me demandais s'il se vengeait de la fois où je l'avais déranger de la même façon avant de décrocher. Et en l'écoutant parler, je sus que notre petit intermède sensuel était bel et bien terminé. Ce qui, alors que la situation dans laquelle nous nous trouvions me revenais en mémoire, me fit songer que ce n'était pas plus mal.

Dès que j'eu raccrocher, j'enfilais ma veste, et rattachais mon holster à ma taille avant de me tourner vers Rick, m'apprêtant à l'entendre me supplier de rester. Mais étrangement, il n'en fit rien. Il paraissait ailleurs, et je me demandais s'il regrettait ce qui venait de se passer ou bien s'il imaginait ce qui aurait pu se passer si nous n'avions pas été interrompu. Mais pressée, je ne m'attardais pas sur la question, et après lui avoir promis de repasser dès que je le pourrais, je m'élançais dans la cage d'escalier vers ma nouvelle scène de crime. Dans la voiture, je me repassais en boucle notre étreinte, lorsqu'un détail me revint en mémoire, et je fis une brusque embardée qui me valut quelques coups de klaxon qui prirent miraculeusement fin lorsque j'allumais mon gyrophare.

« Bon sang! Il m'a appeler Kate! » criais-je dans le silence de l'habitacle.

Et voilà, un petit moment un peu chaud entre nos deux héros, mais rien de bien méchant, vous en conviendrez...

Rick n'a toujours pas retrouver la mémoire, mais il commence à se poser de plus en plus de questions...

Si ça vous plaît toujours, j'essayerais de vous poster une suite demain matin avant d'aller en cours, sinon vous devrez attendre demain soir à mon retour des cours...

Bisous et bonne soirée!