Comme et promis, et comme j'ai le temps surtout, je vous poste la suite...
Bonne lecture
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Chapitre 17 :
J'étais sous le choc. Il m'avait appeler Kate. Des larmes de soulagement coulèrent le long de mes joues sans que je puisse m'en empêcher. Il m'avait appeler Kate. Maintenant, je comprenais pourquoi il ne m'appelait plus Nikki. En fait, il l'évitait soigneusement. Je pensais que c'était parce qu'il avait remarquer que ça m'énervait, mais finalement, le problème venait peut-être de lui. Il avait sûrement pris conscience que m'appeler comme ça était erroné.
Et il m'avait appeler Kate. Oui, je sais, je ressemblais à un vieux disque rayé, mais j'avais du mal à y croire. Pourtant, mon soulagement fut de courte durée. Il ne semblait même pas s'en être rendu compte. Il l'avait fait à l'instinct, sans réfléchir, comme un automatisme. Je ne devais pas me réjouir trop vite et crier victoire. Il me fallait persévérer dans l'effort. Je sentais que sa mémoire était sur le point de lui revenir, mais maintenant plus que jamais, je devais être prudente. En attendant, si j'avais su que l'embrasser le pousserais à m'appeler Kate, je lui aurait sauter dessus plus tôt.
Repensant aux baisers que nous avions partagés, un frisson de volupté me traversa. Nous nous étions déjà embrassés, mais jamais comme ça. Les baisers de Rick avaient eu quelque chose de suggestif et d'incroyablement sensuel. Ils étaient tout à la fois intimes, brûlants et excitants. J'aurais pu l'embrasser des heures durant sans me lassée, et c'est bien ce que j'avais faillit faire. Sans ce maudit téléphone, nous serions probablement dans sa chambre à l'heure qu'il est, se découvrant l'un l'autre.
C'est donc d'une humeur massacrante que j'arrivais sur les lieux du crime. Un parc. Tu parle d'un changement! Au pas de charge, je m'approchais d'Esposito qui écarquilla les yeux en croisant mon regard. Parfait. Au moins savait-il que je n'étais pas d'humeur à subir leurs plaisanteries. Je le vis dire quelques chose à Ryan qui jeta un regard dans ma direction avant de baisser précipitamment les yeux sur son bloc notes lorsque je lui adressais un regard menaçant.
« Qu'est-ce qu'on a? » m'exclamais-je dès que je fus à porter de voix.
« Un jogger a trouver le corps sans vie d'une fillette vers 10 heures… » se lança Esposito sans me regarder.
Mais je ne l'écoutais déjà plus, m'avançant vers Lanie. A la vue du petit corps sans vie, mon cœur se serra douloureusement. Continuant d'avancer, je remarquais que la fillette avait de long cheveux roux, et je pensais immédiatement à Alexis. Dieu merci, elle était en sécurité avec Martha. Annoncer aux parents la mort de leur fille allait être un véritable cauchemar. Et sans pouvoir me retenir, je m'emparais de mon téléphone et appelais Rick. J'avais besoin de sa présence.
Après le départ de Nikki, je me laissais lourdement tomber sur le canapé, maudissant l'inventeur du téléphone. Elle avait enfin baisser sa garde, et il avait fallu que nous soyons interrompu. Si j'étais parano, je commencerais à croire que l'univers cherchait à me faire comprendre quelque chose. Nous étions fait l'un pour l'autre, c'était une certitude, mais pour une obscure raison, la vie s'acharnait à nous éloigner. C'était quoi? Une sorte de test divin pour s'assurer de mon amour pour cette femme que je savais ne pas mériter?
Je fourrageais des deux mains dans mes cheveux, cherchant à me calmer. J'étais tendu, très tendu, aussi décidais-je d'aller prendre une douche. En entrant dans ma chambre, la première chose que je sentis fut le parfum de Kate. Et je me figeais. Mon problème physique était résolu. J'étais horrifié, et sans pouvoir m'en empêcher, je me baffais si fort que je valsais contre le mur.
Comment avais-je pu faire une chose aussi monstrueuse? Elle allait me tuer! Je l'avais appeler Kate pour l'amour du ciel! Emporter par la passion qu'elle avait éveillé en moi, j'avais cesser de réfléchir pour simplement réagir, et je l'avais appeler par le prénom de celle qui me hantait jour et nuit. Ça m'avait paru si naturel de soupirer ce prénom là qu'il m'avait échapper sans même que j'en prenne conscience. Et maintenant, j'étais dans le pétrin. Ma mort serait lente et terriblement douloureuse, et j'aurais mériter chaque seconde de ce traitement. Mais ce qui m'était insupportable, c'est que je lui avais probablement brisé le cœur. Même si lorsqu'elle était parti, elle n'avait pas eu l'air particulièrement bouleversée, je savais à quel point elle était douée pour dissimulée ses émotions.
Je ne savais pas quoi faire pour me faire pardonner, et sans vraiment savoir pourquoi, je ressentis le besoin d'écrire. Alors, n'ayant plus besoin de prendre de douche, je faisais demi tour et gagnais mon bureau dans lequel je m'enfermais. M'asseyant dans mon fauteuil, j'allumais mon portable, et ouvrais une page words. Faisant le vide dans mon esprit, je laissais mes souvenirs m'envahir, et je commençais à taper. Les mots coulaient tout seuls, et lorsque je m'arrêtais, je constatais avec étonnement que j'avais écrit une centaine de page. Faisant défiler le texte, je revenais au début, et commençais à lire au moment où mon téléphone sonna. Je grimaçais en voyant les initiales K.B. s'afficher sur mon écran.
Génial, même mon portable me rappelait mes erreurs. J'espérais que Nikki n'avait jamais vu ça… Enregistrant mon « oeuvre », je refermais mon ordinateur tout en décrochant.
« Alors, je te manque déjà? » la taquinais-je en adoptant un ton aussi désinvolte que possible.
« Est-ce que tu pourrais me rejoindre s'il te plaît? » me demanda-t-elle d'une voix troublée.
« Bien sûr, ou es-tu? » m'enquis-je en me dirigeant déjà vers la porte.
Je sentais que quelque chose n'allait pas. Et je sentais mon inquiétude pour elle revenir à la charge. Je n'aimais pas l'idée qu'elle était quelque part dehors à risquer sa vie, et que je n'étais pas là pour jouer les diversions pendant qu'elle attrapait les méchants. Nous formions une bonne équipe, je le lui avais déjà dit, et je le pensais toujours. Je l'écoutais m'indiquer où les retrouvés, et je m'élançais dehors. J'avais senti à sa voix qu'elle avait besoin de moi, de sentir ma présence à ses côtés. Et je sus d'une manière quasi certaine que cette affaire concernait un enfant. C'était les seules fois où je voyais son masque de flic forte et sans émotions prendre l'eau.
Dix minutes plus tard, le taxi me déposait sur la 6ème Avenue, et je m'empressais d'entrer dans le Bryant Park. Et mon intuition m'indiquant que la victime était un enfant ne fit que se renforcer. Ce parc était un enclos de verdure où les familles aimaient venir pique-niquer. Moi-même j'y amenais souvent Alexis lorsqu'elle était petite, surtout lorsque la foire s'y installait. Rapidement, j'aperçus les flics en uniforme qui refoulaient les curieux, et je m'approchais d'eux en souriant, ravi d'être à nouveau de la partie.
« Salut les mecs! Je peux? » les saluais-je avec un grand sourire.
« Sûr! Il sont là-bas! » me sourit un jeune flic en m'indiquant une direction par-dessus son épaule.
Acquiesçant d'un hochement de tête, j'empruntais un petit chemin de terre, et la première chose que je vis, ce fut-elle. Elle discutait avec Lanie, et je continuais de m'approcher sans la quitter des yeux lorsqu'un éclair rouge attira mon attention. Et c'est là que je la vis. Cette jolie petite fille qui m'évoqua immédiatement Alexis. Cette petite princesse qui ne grandirait jamais, qui n'ouvrirait plus jamais ses grands yeux curieux sur le monde, qui ne rirait plus. Et je compris pourquoi Kate m'avait appeler. Elle aussi avait du penser à Alexis, et elle avait eu besoin de moi. Alors, sans me soucier du qu'en dira-t-on, je m'approchais d'elle et posait une main sur son bras.
« Et-ce que ça va? » m'enquis-je doucement, pour qu'elle seule m'entende.
« Maintenant que tu es là, ça ira » soupira-t-elle en me souriant avec reconnaissance.
« Eh Bro! » s'écria Esposito en me flanquant une grande claque enthousiaste dans le dos
« Comment va vieux frère? » renchérit Ryan avec un sourire tout aussi enthousiaste que son partenaire.
« Bien les gars, merci. Qu'est-ce qu'on a? » demandais-je en désignant le corps que les coroners embarquaient.
« Pauvre gosse. Lanie dit qu'il n'y a pas eu d'abus sexuel. Elle a visiblement été étranglée. On en saura plus au moment de l'autopsie » soupira-t-il en suivant mon regard. « Une idée de qui elle est? » demandais-je, surpris par le silence inhabituel de Nikki.
« Nop. Personne ne la reconnaît. On aura peut-être de la chance avec le fichier des enfants disparus… » répondit Ryan en se tournant vers Nikki, attendant les instructions.
« Ok. Faites le tour du voisinage avec une photo d'elle, quelqu'un la reconnaîtra peut-être. Je m'occupe des fichiers » répondit-elle finalement avant de s'éloigner en direction des voitures.
Esposito et Ryan acquiescèrent et après m'avoir salué, s'éclipsèrent. Voyant que Nikki avait déjà atteint sa voiture, je courrais pour la rejoindre, de peur qu'elle ne m'attende pas. Mais elle s'arrêta près de celle-ci, et attendit que je la rejoigne avant de monter. Une fois nos ceintures mises, elle se tourna vers moi en se mordillant la lèvre, et une bouffée d'angoisse m'étreignit.
« Merci d'être venu aussi vite » souffla-t-elle sans oser me regarder.
Mon souffle se relâcha, et un tendre sourire naquit sur mes lèvres. J'aimais la femme forte et courageuse qu'elle était, mais j'adorais lorsqu'elle me laissait voir la femme vulnérable qu'elle était aussi. Délicatement, je repoussais ses cheveux derrière son oreille, et posant ma main sous son menton, l'obligeais à me regarder.
« Je serais toujours là pour toi mon ange » souris-je avant de me pencher et de lui déposer un baiser sur le front.
Je ne me risquais pas à plus, sachant pertinemment qu'elle n'aimait pas que je me montre affectueux en public. Elle me sourit doucement, puis ferma les yeux et pris une profonde inspiration. Lorsque je la vis redresser fièrement la tête, je sus que le lieutenant de police était de retour. Le silence commençant à s'installer, je décidais de le rompre en lui posant une question qui me brûlait les lèvres depuis que l'enquête avait été résolue.
« Racontes-moi pourquoi je me suis retrouver sur un lit d'hôpital… » lançais-je en me calant dans mon siège, comme si je m'apprêtais à écouter une bonne histoire.
Elle soupira et roula des yeux et se lança « Walters et Lesly ont avoués qu'ils s'en étaient pris à toi pour essayer de brouiller les pistes. »
« Je devrais me sentir flattés, j'ai des fans même chez les psychopathes » fanfaronnais-je, sachant qu'elle allait être agacée.
« Ils t'ont surtout choisi parce que tu avais des parts dans leur société et parce qu'ils savaient que tu travaillais avec la police. Ils espéraient que je ne m'occuperais pas d'eux… » rétorqua-t-elle en me lançant un regard noir qui me tira un rire que j'étouffais rapidement.
« Ouep, bah ils se sont fourrés le doigts dans l'œil, et jusqu'à l'os! » souris-je sans cacher mon admiration pour elle.
« Quand ils ont compris qu'on était remontés jusqu'à eux à cause de Hell, ils se sont vite mis à table. Walters est celui qui a torturé ces pauvres types. C'est apparemment pour ce petit côté sadique qu'il a été renvoyé de l'armée. Lesly lui a préférer la douceur. La mise en scène était également là pour brouiller les pistes. Ils voulaient qu'on pense à un tueur en série… » poursuivit-elle pour dissimuler sa gêne.
« Ça aurait pu marcher. Et ça fait une super histoire, même si je ne l'aurais pas écrit de la même façon… » remarquais-je en secouant la tête.
« Ah oui? Et comment l'aurais-tu écrite? » s'enquit Nikki avec un petit sourire amusé.
« Ce qui les a conduit à leur perte, c'est de s'en être pris à moi. Donc déjà, je n'aurais pas utiliser de diversion aussi grotesque, j'aurais choisi quelque chose de plus subtile, et sans lien aucun avec mes victimes principales. Je ne sais pas moi, le meurtre d'une prostituée, ou bien d'une vieille dame, ou encore le braquage d'une bijouterie, que sais-je… » énonçais-je comme si c'était une évidence.
Au moment où je parlais de bijouterie, un éclair blanc me déchira le crâne, et je portais mes mains à ma tête tant la douleur devenait insupportable. En gémissant, je m'effondrais sur mon siège. A peine conscient, j'entendis Kate hurler mon prénom, et j'entendis les pneus crissé violemment alors qu'elle se garait. Les yeux clos, je laissais peu à peu la douleur refluée alors qu'un souvenir m'assaillait.
Flash-back :
Kate et moi allongés devant un feu de cheminée, partageant une étreinte passionnée. Kate criant mon prénom alors que mes caresses la menait à l'extase. Kate s'endormant dans mes bras alors que je l'emportais dans sa chambre. Kate si belle alors que les rayons de la lune caressait son visage paisible.
Et alors que je m'apprêtais à retirer mes vêtements, mon téléphone s'était mis à sonner. Décrochant rapidement, je quittais sa chambre pour ne pas l'éveillée.
« Allô? » chuchotais-je en retournant dans le salon.
« Mr Castle? Ici Mr Powell. Désolé de vous déranger à une heure aussi tardive, mais vous m'aviez demander de vous contacter dès que votre commande serait arrivée » me répondit une voix raffinée à l'autre bout de la ligne.
« Vous ne me dérangez pas Mr Powell, au contraire! Elle est là? » m'enquis-je avec un grand sourire.
« Oui Mr. Pouvez-vous venir immédiatement? » me confirma-t-il visiblement aussi exciter que moi.
« J'arrive immédiatement! » clamais-je en raccrochant.
J'espérais que Kate ne m'en voudrais pas trop de l'abandonner maintenant, mais si les choses se passaient comme je l'espérais, elle ne m'en voudrait pas longtemps…. Ramassant mes vêtements éparpillés dans la pièce, je me rhabillais,et après avoir été embrassé Kate, je quittais son appartement, direction une bijouterie privée. Pour mes ex-femmes, j'avais acheter leurs bijoux dans des grands magasins impersonnels ultra chers comme Cartier, mais pour Kate… Pour elle, je voulais quelque chose d'unique, qui aurait une véritable signification. Et pour un de mes livres, j'avais découvert cette bijouterie qui était une véritable mine d'or. Et surtout, l'on pouvait y faire fabriquer ses bijoux.
A mon arrivée, je sonnais impatiemment, et un vigile vint m'ouvrir et me guida jusqu'à un petit salon privé où m'attendait le propriétaire. Je le saluais, et posais mon regard sur l'écrin de velours sur lequel reposait délicatement la bague que j'avais imaginer pour Kate. Elle était somptueuse. L'anneau était en or fin et se composait de deux anneaux d'une telle finesse qu'on avait l'impression qu'un rien pourrait les brisés, l'un en or blanc et l'autre en or jaune, qui s'enlaçaient, soudés au milieu par un diamant rose. Celui-ci avait la forme d'un cœur et était entouré par deux petits saphirs en forme de larmes. L'un bleu d'eau , et l'autre vert d'eau. Cette bague m'avait coûté une petite fortune, tant la couleur des pierres que j'avais demandé était rare, mais en la voyant, je sus qu'elle plairait à Kate.
« Monsieur est satisfait? » s'enquit finalement l'orfèvre avec un petit sourire satisfait.
« Pleinement, elle est parfaite! » souris-je en sortant mon carnet de chèques.
Fin du Flash-back
« Rick? Est-ce que ça va? Tu m'entends? » entendis-je la voix inquiète de Kate alors que ses mains fraîches me caressaient la joue.
« Ça va… Le médecin m'avait prévenu que ça pouvait arriver… » marmonnais-je en ouvrant lentement les yeux et en me focalisant sur son visage angoissée.
« C'est ma faute, je n'aurais jamais du te demander de venir, c'était beaucoup trop tôt » murmura-t-elle en culpabilisant.
« Ne dis pas de bêtises, ce serait arriver même si j'étais rester chez moi » protestais-je en me redressant me sentant beaucoup mieux.
« Je vais te ramener chez toi » déclara-t-elle en reprenant sa place et en démarrant.
« Pas la peine, je t'assure. Allez, on a une enquête a mener… » lui souris-je avec entrain.
Elle me fixa un long moment, puis acquiesça, choisissant de ne pas discuter, mais je voyais bien à ses épaules tendues, qu'elle n'était pas vraiment rassurée. Me calant contre mon siège, je pensais au souvenir qui venait de m'assaillir avec une violence inouïe. Je n'avais qu'un seul moyen de savoir qi cette bague existait bel et bien. Rentrer chez moi et allez vérifier si elle se trouvait bien dans le coffre de ma chambre. Et puis un autre détail me frappait. Cette bague, je l'avais dessinée et faite faire pour Kate. Et elle m'avait appeler Rick. Je devais également lire ce que j'avais écrit sur cet ordinateur tout à l'heure. Je sentais que j'y verrais plus clair après. Mais pour le moment, ma partenaire avait besoin de moi pour faire face aux parents de notre petite victime, et je comptais bien lui apporter le soutien dont elle avait besoin. Après seulement, je songerais à obtenir des réponses aux doutes qui m'assaillaient.
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Et voilà, les choses se précisent... Rick est-il sur le point de retrouver la mémoire?
La suite ce soir, bisous et bonne journée tous le monde!
