NDA : Malgré un peu de retard, voici enfin le chapitre 3 ! Je l'aime bien celui-là, il a coulé tout seul lors de son écriture, une fois n'est pas coutume :) C'est un chapitre tout doux, mais cependant, je rappelle que cette fiction n'est pas classé dans Romance et Humor, alors même si pour l'instant l'histoire semble juste prêter à sourire ou s'attendrir, pour l'instant c'est juste la mise en place du décor. Alors, j'espère que vous me pardonnerez la lenteur avec laquelle arrive la véritable action, mais promis, nos héros se retrouveront très prochainement dans la merde... ou devrais-je plutôt dire dans la bouse ! Avant de vous laisser découvrir ce nouveau chapitre, je remercie les reviewers anonymes, Onja, Lisa et Roustine !


- 3 -


Je me tournais et me retournais dans mon lit - ou plutôt, le lit qu'Irina avait préparé pour moi. Pour cette nuit, je logeais dans une petite chambre à l'étage, avec un matelas couinant à fendre l'âme au moindre mouvement et un papier peint aussi triste et décoloré qu'un ciel en hiver. Cependant, je m'y trouvais très bien, même si la chambre de James se situait à quelques mètres à peine - il suffisait de traverser le couloir pour s'y rendre. En repensant à lui, je me retournais de nouveau, le lit grinçant son mécontentement. Après le dîner, il m'avait enfin expliqué qui était Cullen, et désormais, je me demandais si l'ignorance n'aurait pas été préférable. L'histoire qu'il m'avait racontée me hantait, me taraudait, bref, m'empêchait de m'endormir.

« Ça a commencé lors qu'un braquage de banque, tout comme celui d'aujourd'hui », avait-il raconté, sans se départir de son air sombre et de sa cigarette. Je l'avais interrompu pour lui demander pourquoi ils braquaient des banques, mais ni lui ni Laurent n'avait voulu répondre, même si les traits délicats d'Irina s'étaient affaissés, et sa bouche, tordue en une grimace désabusée. Sans se troubler, James avait calmement poursuivit son récit. « On pensait que ce serait comme d'habitude, facile, rapide. On avait tout prévu. Sauf le flic. Bien sûr, il n'était pas en service à ce moment là. Non, il était tout connement venu retirer un peu d'argent à la banque, accompagné de de fiancée. Comme n'importe qui. »

Il s'était arrêtée quelques secondes, le temps de tirer une autre taffe, et son regard acier s'était fixé sur un point invisible, l'air terriblement lointain. Timidement, je demandais : « C'était Cullen, c'est ça ? ». James opina du chef, l'air toujours aussi absent, avant de reprendre. « Edward Cullen. Vingt-sept ans. Fils de médecin. Et une putain de déformation professionnelle apparemment, car, même hors service, il gardait son arme sur lui. Quand il nous a vus débarquer, il a immédiatement réagit, nous prenant complètement au dépourvu. J'étais le plus proche de lui, en plein dans son champs de vision, alors j'ai pas réfléchi, je l'ai aussitôt mis en joue, réflexe de survie, je voulais pas mourir, je voulais pas le tuer, je voulais tuer personne, je voulais rien de tout ça. Je voulais pas ce qui s'est passé. »

Son souffle s'était légèrement accéléré, son élocution devenait plus précipitée, plus saccadée, et ses yeux fixes donnaient l'impression qu'il revoyait la scène. « Sa fiancée, elle s'appelait Isabella. Isabella Swan. Je la revois encore, elle et sa petite taille, ses épais cheveux bruns, ses yeux marrons si expressif. Rien qu'en voyait son visage, on la cernait tout de suite. Sa naïveté, sa gentillesse, sa timidité, cet air si effacé... Vingt-six ans, prof de lettres, elle était très appréciée par son entourage. Je l'ai appris aux infos à la télé, le lendemain. Mais à ce moment là, je savais pas tout ça. Je voulais juste pas être descendu comme un imbécile dans cette stupide banque. J'ai tiré le premier, sur Cullen. Je n'avais pas visé de points vitaux, juste l'épaule pour le mettre à terre ou au moins le désarmer, le temps de nous enfuir avant que ça ne tourne mal. »

A cet instant du récit, j'étais suspendue à ses lèvres, je le dévorais des yeux. Il était beau. Ça m'avait de nouveau frappée, comme la première fois où j'avais découvert son visage. Pourtant, je n'avais pas la tête à m'occuper de ça, absorbée par son récit. C'était le genre de moment où l'on est captivé par quelque chose d'incroyable, mais que votre attention remarque un détail qui n'a aucun rapport. Ce n'était même pas son physique qui me troublait, c'était encore quelque chose d'autre. Une sorte d'impression, de sensation sur laquelle je ne parvenais pas à mettre le doigt. James écrasa sa cigarette sur le rebord de la fenêtre, me tirant de mes songes, et je me concentrais de nouveau sur son histoire.

« Que c'est-il passé ensuite ? Cullen a été blessé ? » l'encourageais-je, avide de savoir. « Non », répliqua-t-il en fermant la fenêtre. « Isabella Swan était juste à côté de lui. Quand elle m'a vu m'apprêter à tirer, elle n'a pas hésité une seule seconde. Je l'ai vu dans ses yeux. Il n'y avait aucune trace de peur, juste de la détermination. Un regard qui disait : Tu ne lui feras pas de mal. Pas temps que je serais là. » Un frisson glacé parcourut mon échine à l'écoute de son sinistre récit, si réaliste que je m'y croyais presque.

« Elle s'est jeté sur son fiancé et a encaissé la balle à sa place. Je la revois encore. Je la revis encore, encore et encore. Elle est tombée sans un bruit, sans un cri, sans une plainte, sans même un froissement de vêtement. Elle aurait très bien pu trébucher. Mais une fois à terre, j'ai vu le sang sur sa poitrine, comme une fleur écarlate qui s'épanouissait sur son chemisier à une vitesse folle. J'ai vu ses yeux vides, ses traits figés. C'était à peine si j'entendais Cullen à ses côtés crier : Bella ! Non ! Bella, mon amour, réponds moi ! BELLA ! Elle était morte, étendue au sol comme une poupée désarticulée, ses cheveux en éventail autour de son visage. Je n'avais jamais vu personne mourir. Alors me dire que c'était moi qui l'avait tuée…

J'étais dans un état second, comme si le temps s'était arrêté. Laurent derrière moi m'a crié de me dépêcher avant que les renforts n'arrivent, j'ai obéi tel un robot. Mais avant de passer la porte, je me suis retourné une dernière fois, rien qu'une brève seconde : c'était plus fort que moi. Assis près du cadavre ensanglanté, Cullen me regardait fixement, le visage parfaitement dénué d'émotions. Les gens autour criaient et paniquaient, et je n'entendis pas ce qu'il dit. Mais sur ses lèvres, j'ai pu lire distinctement : Je te retrouverai. Je la vengerai. Et je n'ai pas douté un seul instant qu'il tiendrai sa promesse. »

Dans ma petite chambres aux murs si déprimants, le lit gémit de plus belle tandis que je me retournais, encore et encore, incapable de rester en place. Je rejetais la couverture loin de moi, et me redressais. Sans savoir ce que je faisais, je me levais, presque en transe, me dirigeais vers la porte et sortit dans le couloir. Je ne contrôlais plus mon corps ; mes jambes me menèrent machinalement à la chambre de James, et ma main se posa sur la porte déjà entrouverte, qui bâilla davantage. Brusquement, je pris conscience de ma stupidité : qu'étais-je donc en train de fabriquer ? Me secouant mentalement, je m'apprêtais à tourner les talons et retourner dans ma chambre, mais les quelques centimètres dont la porte s'était déplacée avaient suffit à me trahir. La voix de James résonna à l'intérieur de la pièce.

- Victoria ?

Je tressaillis, me figeant sur place. C'était étrange d'entendre mon prénom dans cette bouche. C'était la première fois qu'il le prononçais en ma présence. J'entendis des pas, qui semblaient se diriger vers moi. Mon premier réflexe fut de m'enfuir à toutes jambes, mais mon corps refusait toujours de m'obéir, me laissant là sur le seuil comme une pauvre idiote. La porte s'ouvrit intégralement, dévoilant James, visiblement un peu surpris. Tu m'étonnes, une rouquine plantée comme un piquet devant sa chambre… Louche, non ? Même moi je n'aurais su dire ce que je fabriquais là. Je bégayais un truc vaguement inaudible, me triturant nerveusement les doigts, tandis qu'il m'observait, sans la moindre animosité cependant.

- Reste pas là, dit-il simplement, en s'écartant pour me laisser le passage. Tu peux entrer si tu veux.

Je ne suis quand même pas en train de pénétrer dans sa chambre là ? Pourquoi je ne pars pas ? Et pourquoi je ferme la porte derrière moi ? J'avais vraiment besoin de sommeil. Je n'avais plus les idées claires. Mais James n'eut pas l'air dérangé par ma présence, et s'assit sur son lit, dos au mur, avant de me faire signe de venir m'asseoir également. Il n'y avait aucun autre meuble dans la pièce, alors je pris place sur le bord du matelas, me faisant encore plus petite que je ne l'étais déjà, intimidée.

- Qu'est-ce que tu venais faire ici ? me demanda-t-il, l'air intrigué.

- Je ne sais pas, avouais-je avec franchise, gênée. Je n'arrêtais pas de repenser à tout ce que tu as raconté tout à l'heure…

- Tu me prends pour un meurtrier, pas vrai ? se rembrunit-il, son visage s'assombrissant aussitôt à l'entente de mes paroles

Ses yeux gris devinrent orageux, où d'épais nuages de tristesse crachaient une pluie d'amertume. Son visage parut plus vieux, plus fatigué. C'est à cet instant que je compris ce qui m'interpellait chez lui. Il était comme moi. Tout simplement comme moi. C'était quelqu'un à qui on avait pas fait de cadeaux, qui avait tout perdu et qui avait dû se débrouiller seul avec les moyens dont il disposait. Derrière cette façade si froide et indifférente, je pouvais ressentir sa douleur, sa peur, ses doutes constants qui le déchiraient intérieurement. Il n'avait jamais rien fait d'autre que survivre à sa façon, mais ça suffisait à le rendre coupable de crimes qu'il n'avait pas voulu commettre. Je me surpris à ressentir de la peine et de la compassion à son égard. Oui, nous n'étions guère différents tous les deux. Trop jeunes, trop démunis… trop faibles.

- Non, murmurais-je, le faisant relever la tête. Je ne te prends pas pour un meurtrier.

- Pourtant, c'est bien ce que je suis, répliqua-t-il avec rancœur. Voleur, meurtrier, criminel… Rien d'autre.

- Non, répétais-je, me rapprochant de lui.

- Et pourtant, murmura-t-il en levant son visage vers moi, cette femme est morte.

- Ce n'était pas de ta faute ! m'écriais-je.

- Qu'est-ce que tu en sais ? s'emporta-t-il brusquement. Tu ne sais rien de moi, tu ne sais pas d'où je viens, tout ce que j'ai pu faire, pour qui j'ai travaillé, tu ne sais rien, rien ! Et pourquoi tu me témoignes tant de pitié ? Ce matin encore tu étais mon otage, je menaçais de t'abattre ! Pourquoi tu restes ici ? Tu n'as pas peur que Cullen ne puisse arriver à tout moment ? C'est ça mon quotidien : la peur ! Sans cesse ! Chaque jour, chaque heure, chaque seconde !

Maintenant juste en face de moi, il me criait presque dessus, les poings serrés. Et moi, bouleversée comme une pauvre conne trop sensible, je sentis une larme s'échapper de mon œil pour dévaler ma joue, et la colère qui crispait les traits de James sembla instantanément s'envoler. Il semblait comme perdu devant cette réaction, et dans une situation moins pitoyable, j'aurais sans doute éclaté de rire devant son expression, presque ridicule après cet élan de rage.

- Je n'ai pas peur de ce que Cullen pourrait me faire à moi, ripostais-je d'une voix tremblante, presque brisée. J'ai peur qu'il te tue, toi.

Les yeux de James s'écarquillèrent de stupeur. Je pouvais compter ses cils tellement j'étais près de lui maintenant. Je n'avais pas remarqué à quel point nous nous étions inconsciemment rapprochés l'un de l'autre pendant cette étrange sorte de dispute. Je ne comprends pas ce qui s'est passé après, c'était trop confus. Impossible de me rappeler si c'était moi qui avait pris quelconque initiative, ou bien si c'était les lèvres de James qui étaient venues trouver les miennes en premier. Je me rappelle juste du goût salé de mes larmes, de la douceur de sa langue et de nos souffles entrecoupés. Une sensation à la fois inconnue, mais pas désagréable. Je serais bien incapable de déterminer combien de temps nous sommes restés là à nous embrasser, seuls comme les deux derniers êtres sur Terre. Ce n'est qu'une fois ayant regagné ma chambre, allongée sur mon lit, l'esprit embrouillé, que je compris. J'étais tombée, tombée de très haut. J'étais tombée amoureuse.

Là, je n'étais plus dans de la bouse de vache, mais dans une énorme bouse d'éléphant.

Le lendemain matin, après mon réveil, j'hésitais un long moment avant de descendre, par peur de croiser James. Quelle mouche m'avait piqué hier soir ? Le pire dans tout ça, c'est que je ne regrettais rien. Mais si James, lui, regrettait ce qui s'était passé ? Cependant, il fallait bien que je descendes, ce que je finis par faire, l'estomac noué. Mais, à ma grande surprise, il n'y avais qu'Irina et son enjouement habituel au rez-de-chaussée. Elle me salua gaiement et me servit un copieux petit-déjeuner ; cette femme était un ange tombé du ciel !

Remarquant ma perplexité, elle m'expliqua que Laurent et James étaient partis régler quelques « affaires », et qu'ils rentreraient sans doute tard. Cette justification me sembla légèrement bancale et volontairement vague, mais je ne posais pas de questions tellement je fus soulagée de cette absence fortuite. Du moins dans un premier temps. Très vite, l'envie de le revoir me bouffa toute entière. J'avais besoin de sa présence, de m'assurer que ce qui c'était passé n'avait pas été qu'un rêve, une chimère. Cependant, Irina vint rapidement me distraire. Malgré son ventre imposant, la blonde se révéla être une vraie tornade, et gérant cette maison croulante d'une main de maître. Elle me traîna jusqu'en ville faire quelques courses pour le diner de ce soir.

Au départ terrifiée à l'idée qu'on reconnaisse en moi la fille enlevée par les deux braqueurs de banque, je me détendis progressivement en voyant que personne ne prêtais attention à moi, et jouait même le jeu lorsqu'Irina insista pour faire quelque magasins de vêtements afin que je puisse enfin avoir une garde-robe digne de ce nom. Amusée, je la suivis sans rechigner, tandis qu'elle trottinait de rayons et rayons telle une abeille qui volette de fleurs en fleurs. Après m'avoir fait essayer un nombre incalculable de tenues comme si j'étais une poupée géante, Irina décida qu'il était temps de rentrer avant de dépenser le peu d'argent qui nous restait.

- Pourtant, avec tout l'argent amassé hier, commentais-je, étonnée, ce ne devrait pas être un problème !

La jolie blonde eut un étrange sourire crispé et détourna les yeux avant de changer de conversation. Je haussais les épaules, légèrement agacée à rester perpétuellement dans le flou. Quand aurais-je de vraies réponses ? Dans la rue, alors qu'Irina se demandait si elle n'aurait pas plutôt dû choisir le gilet gris sombre au lieu du gris perle, mon attention fut attirée par un homme, sur le trottoir d'en face. Il m'observait fixement, d'une façon presque inquiétante. Mince, mais assez grand, il avait des cheveux en bataille et des yeux bruns dorés. Sa façon désagréable de me regarder avec autant d'insistance me fit froid dans le dos et je pressais le pas. Il me suivit du regard jusqu'au bout de la rue, sans bouger de son trottoir. Une fois rentrée, je bavardais avec Irina et eut vite fait d'oublier cet étrange inconnu.

N'ayant aucune expérience culinaire, ma nouvelle amie s'improvisa mon professeur et je me retrouvais tout à coup aux fourneaux sous ses directives. Après plusieurs « accidents », une forte odeur de brûlé et de nombreux fous rires, je parvins finalement avec son aide à réaliser un souper convenable pour quatre. J'étais détendue, souriante, relaxée, et ça ne m'étais pas arrivée depuis longtemps de me sentir aussi bien. J'avais trouvé une place quelque part. Certains diraient peut-être que ce n'était pas l'endroit le plus sûr et le plus recommandable, mais je m'y sentais acceptée, appréciée. Alors que nous mettions la table en plaisantant gaiement, j'entendis la porte d'entrée s'ouvrir, et Laurent et James apparurent dans l'encadrement de la porte. Mon cœur rata un battement en voyant James, puis en rata un deuxième lorsque je m'aperçus qu'il avait la lèvre fendue et un peu de sang au-dessus de l'œil droit, comme si son arcade sourcilière avait légèrement été ouverte.

- Vous vous êtes battus ? s'exclama Irina, aussi choquée que moi.

- Seulement James, répondit Laurent en ôtant sa veste. Des broutilles, trois fois rien.

- Mais qu'est-ce qui s'est passé ? s'écria-t-elle. Il faut désinfecter ça. Tu peux t'en occuper, Victoria ?

Une délicate façon de m'éloigner pendant que Laurent lui expliquera ce qui s'est passé. Bien joué Irina. Pas grave, ça me permettait de me retrouver seule avec James, peut-être qu'il me dirait ce qu'il s'est passé - comment ça c'est beau de rêver ? C'est sûr que je n'avais pas obtenu énormément de réponses jusqu'ici. Mais ces gens m'avaient accueillie chez eux, et il était légitime de vouloir conserver des secrets qui ne regardaient personne d'autre qu'eux… Même si je brûlais de curiosité. Dans la salle de bain, j'ouvris la boîte à pharmacie pour prendre ce dont j'avais besoin, alors que James s'asseyait sur le rebord de la baignoire, l'air las. Il ne broncha pas tandis que je nettoyais le sang séché sur le côté de son visage, évitant son regard.

Le souvenir de ce baiser brûlant hier était toujours aussi présent dans ma tête, et je n'osais aborder le sujet. Je me retenais aussi de demander qui lui avait causé de telles blessures, ne voulant pas paraître indiscrète, et sachant qu'il ne répondrait de toute façon probablement pas. Mais qu'avait-il bien pu se passer ? Comme à chaque fois que j'étais contrariée, un pli soucieux barra mon front, tandis que j'observais les plaies de son visage. Il tressaillit lorsque j'effleurais du doigt sa coupure à la lèvre.

- Ça fait mal ? demandais-je, inquiète.

Il saisit doucement ma main et y déposa un léger baiser.

- Plus maintenant, répondit-il, simplement.

Je sentis mon cœur s'embraser dans ma poitrine. Il n'avait donc pas oublié, lui non plus… A cet instant, j'envoyais toutes mes questions, toutes mes interrogations valser, et mes lèvres retrouvèrent les siennes comme si elles ne les avaient jamais quittées.

- Aïe, gémit-il à cause de la blessure, avant de rire doucement et de me rendre mon baiser.


To Be Continued !


C'est guimauve, j'ai honte ! xD Impressions ?