Voici le chapitre du soir!

Sans plus attendre, je vous souhaite une bonne lecture!

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Chapitre 18:

Notre arrivée au poste ne passa pas inaperçue. Tout le monde vint nous saluer, et même si elle souriait, je voyais bien que mon lieutenant préféré commençait à en avoir par-dessus la tête. Aussi coupais-je cours à ces effusions avec tact, et l'entraînais vers l'ascenseur. La montée s'effectua dans un silence gêné, et je me retins de la taquinée sur le fait qu'elle m'avait appeler Rick. Mais je ne pouvais m'empêcher de lui jeter des regards obliques de temps en temps.

« Quoi? » soupira-t-elle avec exaspération en se tournant vers moi.

« Rien du tout… » assurais-je en prenant mon air le plus innocent, avant de recommencer mon manège.

« Castle, qu'est-ce qu'il y a? » s'emporta-t-elle au bout de quelques minutes.

Castle… En un éclair, je revoyais toutes les fois où elle avait hurler mon nom de cette façon, et un sourire étira mes lèvres. Peu à peu, les pièces du puzzle se remettaient en place, et je commençais à comprendre qu'à mon réveil, j'avais tout interpréter de travers. Pas étonnant qu'elle m'en veuille. Sans répondre, je la regardais en souriant bêtement, ce qui l'énerva à un peu plus.

« Ce que tu peut être agaçant! » grogna-t-elle en me tournant le dos.

« Mais si ça peut te faire plaisir, donne-moi la fessée, je l'ai bien mériter… » lui soufflais-je au creux de l'oreille.

Cette réplique m'était venue spontanément à l'esprit, et fasciné je la regardais se retourner lentement vers moi, retenant un halètement de surprise.

« Tu te souviens de ça? » s'enquit-elle d'une voix tremblante.

« Ça me revient par bribes… C'était pendant notre première enquête, c'est ça… » marmonnais-je en fronçant les sourcils, cherchant à forcer mes souvenirs, mais ceux-ci m'échappèrent.

Un sourire étira ses lèvres, et je vis l'espoir naître dans son regard. Et je m'en voulu d'être la cause de son inquiétude. Enfin, je savais qu'elle s'inquiétait tout le temps à cause de moi, mais là, c'était différent. Elle avait eu beaucoup de mal à s'ouvrir à moi, à me laisser entrer dans sa vie, et mon amnésie avait tout remis en question. Moi-même je nageais en pleine confusion, et malgré les apparences, je tenais à la vie, et comme elle me l'avait si souvent fait remarquer, je ne devais pas oublier qu'elle avait une arme.

La journée se termina avant que j'ai le temps de m'en rendre compte. Nous avions découvert que la fillette était orpheline, ses parents ayant trouvés la mort dans un accident d'avion. Elle était l'unique héritière d'une des plus grosses fortunes new-yorkaise. En apprenant ce détail, Kate et moi avions échanger un regard entendu, et je n'avais pu me retenir.

« J'imagine très bien ce qui s'est passé. Si on creuse un peu, on va découvrir que l'accident qui a entraîné la mort de ses parents n'en était pas un. Quelqu'un voulait se débarrasser d'eux pour mettre la main sur la fortune familiale. La petite aurait du être avec ses parents lors de l'accident, mais pour X raison, ça n'a pas été le cas. Le tueur devait donc trouver un moyen de s'en débarrasser sans éveiller les soupçons. Il l'attire dans le parc, et elle ne se méfie pas. Pourquoi le ferait-elle? Elle le connaît et se sens en sécurité. Et pendant qu'elle mange sa glace, il s'approche lentement d'elle par derrière, pose ses mains sur ses épaules. Elle rejette la tête en arrière, lui sourit et recommence à manger. Alors lentement, il entoure son cou de ses mains et commence à serrer. Et avant qu'elle puisse protester, son petit corps se fait tout mou, et elle s'affale sans un bruit dans l'herbe, sa glace inachevée fondant près d'elle alors que son assassin s'éloigne tranquillement, un sourire satisfait et cruel au coin des lèvres… »déclarais-je d'un ton mélodramatique.

« Très bonne histoire Mr l'écrivain, mais ça n'est qu'une histoire… » souffla-t-elle en roulant des yeux, mais un sourire sur ses lèvres la trahit.

« Mais je suis sûr que j'ai raison! » assurais-je en posant mes pieds sur son bureau.

« On est pas au club Med ici » feignit-elle d'être exaspérée en repoussant brutalement mes pieds de son bureau.

Et j'avais effectivement raison. Bon, pas pour la glace, mais j'avais vu juste pour le reste. L'associé du père de notre petite victime était un joueur invétéré. Il avait accumulé de grosses dettes, et le seul moyen de s'en sortir qu'il avait trouver, était de tuer toute une famille pour se refaire. Kate était hors d'elle. Je crus même qu'elle allait lui en flanquer une, ce qu'elle fit lorsqu'il tenta de prendre la fuite après que nous l'ayons interpeller à son bureau.

L'enquête bouclée, je lui proposais de rentrer chez moi pour manger, mais elle prétexta avoir de la paperasse à faire pour esquiver. Pas dupe, je ne fit cependant aucun commentaires. Cela me laisserait le temps de vérifier si mes suppositions étaient fondées, ou bien si je prenais mes désirs pour la réalité.

« Rejoins-moi quand tu en aura fini avec ce rapport…» murmurais-je contre le velouté de sa joue avant de me reculer et de partir.

Je rentrais chez moi, bien décider à tirer cette histoire au clair une bonne fois pour toute.

Une fois mon rapport terminé, je rentrais chez moi. Mais arriver en bas de mon immeuble, je prenais conscience que je n'avais aucune envie de me retrouver dans un appartement vide. Je voulais être avec Rick. Alors je redémarrais et prenais la direction de son appartement. En arrivant, je levais machinalement les yeux vers les fenêtres de chez lui, et constatais que tout était déjà éteint. En me mordant la lèvre, je réalisais qu'il était déjà tard. J'hésitais sur la conduite à tenir, puis finalement, je montais et entrais en utilisant la clé que Rick avait faite pour moi.

Aussi discrètement que possible, je montais les escaliers, et gagnais la chambre de mon compagnon. La pièce n'était éclairée que par les rayons de la lune, et je laissais lentement les yeux s'habitués à la pénombre. Une fois que je distinguais le lit, je me déshabillais rapidement, et me glissais sous les draps, me coulant contre la chaleur rassurante du corps de Rick. Comme s'il avait senti ma présence, ses bras se glissèrent autour de ma taille, et il m'attira plus près de lui. Je m'endormais paisiblement, me sentant à ma place.

Lorsque je me réveillais le lendemain, ma main reposait sur le torse de Rick, juste au-dessus de son cœur, et son bras encerclait ma taille. Nous partagions le même oreiller, et je souriais devant l'expression sereine et innocente qu'il affichait.

« Oh Rick… Je suis tellement désolée, mais je ne sais plus où j'en suis… » murmurais-je tout bas « Durant ces quelques jours où tu a été dans le coma, j'ai vécu l'enfer. Je ne m'étais pas senti à ce point abandonnée depuis la mort de ma mère. Je sais bien que tu es revenu, mais quand tu ne m'a pas reconnue à ton réveil, j'ai eu l'impression qu'on m'arrachait le cœur… Je crois qu'une part de moi t'en veux encore, et tant que je n'aurais pas fait la paix avec ce sentiment, je serais incapable de t'ouvrir à nouveau complètement mon cœur. Je sais que c'est injuste pour toi, mais… laisse-moi juste un peu de temps s'il te plaît… » terminais-je en soupirant de nouveau avant de déposer un baiser arachnéen sur ses lèvres.

Délicatement, pour ne pas l'éveiller, je sortais du lit, et me dirigeais vers la douche. J'y restais un long moment, puis me décidais finalement à en sortir. Je grimaçais en constatant que j'avais oublier mes vêtements, et c'est donc vêtu uniquement d'une serviette que je retournais dans la chambre. Sentant un regard intense posé sur moi, je constatais que Rick était réveillé. Souriant devant sa mine ébahie, je venais m'asseoir sur le bord du lit.

« Bien dormi? » m'enquis-je doucement.

« Hmmmm... même si j'aurais préférer être réveiller lorsque tu es rentrer. » soupira-t-il sans me quitter des yeux.

« Je sais, mais je n'ai pas oser te réveiller. Tu es tellement craquant quand tu dors » ajoutais-je en souriant malicieusement.

« Qu'est-ce qui nous arrive mon ange? Pourquoi ais-je la désagréable impression que je suis en train de te perdre? » s'enquit-il avec tristesse.

« Tu ne me perdra jamais, tu devrais le savoir » soupirais-je en plongeant mon regard dans le sien.

« Je pensais le savoir, mais depuis mon accident, je vois bien que les choses sont différentes entre nous. Tu ne me laisses même plus te toucher, et tu es gênée quand je me montre affectueux avec toi. Parfois j'en viens à me demander s'il ne vaudrait mieux pas que l'on se sépare avant que l'on finisse par se faire du mal… » déclara-t-il en frissonnant d'angoisse.

« C'est vraiment ce que tu veux? » m'enquis-je en sentant les larmes me monter aux yeux. La simple idée que nous ne soyons plus ensemble à chaque instants de la journée me donna envie de vomir. Je n'imaginais même plus la vie sans lui, sans ses théories abracadabrantes et ses traits d'humour. Avec lui, j'avais depuis longtemps appris à utiliser mon cœur plutôt que ma raison.

« Bon sang non! » cria-t-il en me faisant sursauter « ce que je veux c'est que tout redevienne comme avant. Je veux que la femme que j'aime soit heureuse et comme je ne semble plus te rendre heureuse, je cherche juste ce qu'il y a de mieux pour toi… » murmura-t-il avec impuissance.

« Tu me connais… J'ai toujours eu du mal à dire ce que je ressens, et parfois ça me prend beaucoup de temps pour analyser mes sentiments, mais la dernière chose dont j'ai besoin, c'est que tu me quitte! » m'exclamais-je en laissant couler une larme sur ma joue.

En me voyant pleurer, Rick jura sourdement et se redressa pour m'attirer contre lui. En sanglotant, je me pressais contre lui, me moquant parfaitement d'être à moitié nue dans les bras de mon partenaire tout aussi dévêtu que moi. Rick resserra l'étreinte de ses bras autour de moi, jurant entre ses dents pour m'avoir fait pleurer. Il me berça contre lui jusqu'à ce que mes larmes se tarissent et que je finisse par m'endormir.

Je jurais sourdement en la voyant se mettre à pleurer et l'attirais contre moi. Je resserrais l'étreinte de mes bras autour de sa taille, me traitant silencieusement de tout les noms pour l'avoir fait pleurer. Je ne savais plus quoi faire avec elle. Je savais juste qu'elle me rendait fou. Je m'apprêtais à m'excuser lorsque je me rendis compte qu'elle s'était endormie dans mes bras. C'est seulement en l'observant de près que je réalisais qu'elle semblait épuisée. Je voulus me dégager pour l'allonger sur le lit et la laisser dormir tranquillement, mais elle remua dans son sommeil, et se blottit un peu plus contre moi. Elle ne semblait pas décider à me laisser partir, alors finalement je m'allongeais contre les oreillers, dans une position qui serait confortable pour tout les deux, et me laissais aller à rêvasser tout en traçant des arabesques sur son bras nu. Au bout de quelques minutes, elle remua de nouveau, et roula sur le côté.

La nuit dernière, je m'étais allonger, terrasser par un mal de crâne insupportable, et n'avait donc pas pu vérifier ce que j'avais écrit sur mon portable. Posant une couverture sur elle et l'embrassant tendrement sur le front, j'enfilais un jean et un T-shirt, et fonçais dans mon bureau. Je tapotais nerveusement sur mon bureau, attendant que mon ordinateur s'allume, et dès que ce fut fait, j'ouvris le fichier que j'avais créer hier. Et alors que je lisais, mes souvenirs me revenaient progressivement. Ma rencontre avec Kate, notre partenariat houleux, comment j'avais décider de créer le personnage de Nikki en m'inspirant de Kate, mon illumination avant de commettre la plus grosse bourde de toute ma vie, et notre couple.

Je me souvenais de tout. Absolument tout. Me repassant le film de mes souvenirs, je sursautais en entendant du bruit dans les escaliers, et soupirais en constatant qu'il s'agissait de Kate, et qu'elle était habillée. Elle tenait encore son téléphone dans la main. Résigné à devoir repoussé l'annonce de la fin de mon amnésie à plus tard, je la rejoignais en lui souriant doucement.

« Eh… Un nouveau meurtre? » m'enquis-je doucement pour briser la gêne qui venait de s'installée entre nous.

« Non. C'était Lanie. J'avais oublier qu'on devait passer la journée entre filles. Elle m'attend chez moi… » répondit-elle en se mordillant la lèvre.

« Oh… Et comment comptes-tu expliquer le fait que tu n'ai pas passer la nuit chez toi? » la taquinais-je en souriant malicieusement.

« Je pense qu'elle se doute de quelque chose de toutes façons… » répondit-elle en plantant son regard dans le mien, ce qui me surpris.

« Quand reviens-tu? » demandais-je pour cacher le trouble que le sous-entendu de sa phrase avait éveillé en moi.

« Tard dans la nuit je pense… » sourit-elle en s'approchant de moi et en m'embrassant tendrement sur les lèvres avant de partir.

Visiblement, notre petite discussion de tout à l'heure avait porter ses fruits. Ne me restais plus qu'à lui faire comprendre que j'avais retrouver la mémoire. D'ailleurs, en parlant de ça, je montais m'assurer que la bague était bien en sécurité. Ne manquerait plus qu'elle la trouve! Elle serait capable d'aller s'imaginer dieu sait quoi. Je voulais attendre le moment parfait pour la lui offrir, mais là tout de suite maintenant, c'était beaucoup trop tôt…

OoOoOooOoOoOoOoOoOoOo

Et voilà! Rick a enfin retrouver la mémoire! J'espère que ça vous a plu!

Quand et comment va-t-il l'annoncer à Kate? La suite au prochain épisode!

Bisous et bonne soirée tout le monde