NDA : Je suis vraiment désolééééééée ! Mon retard n'a aucune excuse, je sais, je sais, je saiiiiis - non, pas les tomates, pitié ! J'avais pas de temps, pas d'envie, pas d'inspi, puis le changement de point de vue m'a vraiment déstabilisé. D'ailleurs, vraiment navrée pour celles qui attendait à POV James, j'aurais bien aimé mais le chapitre doit contenir une scène où il n'est pas présent, alors ce sera juste un POV externe. Mais je ne vous ai pas oubliées chères lectrices (lecteurs ? Garçons, manifestez-vous si vous êtes là !), alors, bravant toutes les embûches et obstacles de la voie sacrée de l'écriture, j'ai finalement réussir à finir ce chapitre. Personnellement je suis un peu déçue, j'avais prévu mieux pour celui-ci qui est quand même assez important, mais bon, il est là. Je vous laisse juger par vous même !


- 5 -


Elle n'était plus là. Ils l'avait prise, ils la lui avaient enlevée, et qui sait ce qu'ils étaient en train de lui faire subir ? Connards de Volturi… S'ils devaient payer chacun de leurs crimes, ils seraient plus endettés que l'état lui-même. Ces chiens, ces bâtards, ils avaient emmené cette flamme qui animait son cœur qu'il pensait perdu. On la lui avait arraché, elle et son visage félin auréolé de cette épaisse chevelure rousse, et ses yeux verts farouches et méfiants. Toutes les fois où il s'était attendri ou amusé devant son expression butée lorsqu'elle avait quelque chose en tête…

Cette même obstination qui lui avait fait face lors de leur première rencontre, cette fille qui refusait de s'aplatir devant lui, d'avoir peur de lui, qui négociait avec cette attitude inébranlable. Mais aussi celle aussi qui refusait de le croire coupable de ses crimes, et qui le regardait juste comme un être humain, sans mépris ou préjugés. Qui l'aimait, simplement. Il pouvait encore sentir sa présence contre lui, vestige de cette nuit de passion. Sa chaleur, ses baisers, ses gémissements, ses cheveux trempés de sueur… Et maintenant, elle n'était plus là, et c'était de sa faute. Il avait juré de la protéger, et avait lamentablement failli. A n'importe quel prix, il la retrouverai.

- Allô ?

- Laurent, c'est moi.

- James ! Où êtes vous ? Nous sommes fous d'inquiétude, vous avez réussi à vous en sortir sans encombres ? James ?

- Laurent, ils ont pris Victoria.

- Non… C'est pas vrai ! Que c'est-il passé ?

- Ils nous ont repérés. Je l'ai laissée dans la camionnette en pensant qu'elle y serait en sécurité, et j'ai réussi à distancer Félix et Démétri. Mais pourtant, quand je suis revenu, elle… Elle n'était plus là Laurent, elle a juste… disparu… Félix et Démétri n'étaient sans doute pas seuls.

- Ce n'est pas de ta faute James. Elle comptait vraiment beaucoup pour toi cette fille… n'est-ce-pas ?

Silence au bout du fil. La main de James se crispa sur son téléphone, et il lâcha d'un ton déterminé :

- Je connais peut-être quelqu'un qui pourrait m'aider...

Quelques heures plus tard, James avançait d'une démarche sûre dans les dédales des quartiers les plus mal famés de la ville. Les bâtiments, gris et tristes, s'entassaient les uns sur les autres, rendant plus étroites encore les ruelles sales et encombrées qui formaient un labyrinthe, où un fil d'Ariane aurait été nécessaire pour pouvoir en sortir sans encombres. Mais James savait précisément où il se rendait… Alors qu'il longeait le mur crasseux, autour de lui éclataient rixes et bagarres, parfois avec des couteaux au risque que ça ne tourne au drame, des dealers guettaient à chaque coin de rue, on violait les filles dans les endroits sombres. Les bas-fonds de l'enfer, voilà où il était. Dire qu'il espérait ne plus jamais remettre les pieds ici…

Arrivé dans un cul-de-sac, James poussa sans difficulté une porte à moitié défoncée, qui pendait sur ses gonds, et pénétra dans une maison miteuse, disposant de très peu de pièces. Dans la cuisine, tout était désert, seules quelques bouteilles d'alcool vides jonchaient la table, embaumant désagréablement l'air ambiant. Tout était dans la pénombre, faute d'électricité. Mais en cherchant bien, James finit par discerner une forme sur un misérable canapé-lit devant la télévision éteinte. Alanguie de toute son long, une jeune femme semblait dériver entre veille et sommeil, une bouteille de vodka à moitié entamée dans la main. Il y avait déjà plusieurs cannettes vides sur la table basse, ainsi que d'autres substances autrement plus douteuses…

- Heidi, murmura James en s'accroupissant à sa hauteur, Heidi c'est moi. C'est James.

La femme se tourna lentement vers lui en entendant sa voix. Indubitablement, elle avait des origines italiennes. Ses longs cheveux noirs lui tombaient jusqu'en bas du dos, et son teint était livide sous sa peau naturellement bronzée. Ses yeux, orbes noires magnétiques, rencontrèrent ceux de James. Comme à chaque fois qu'il croisait son regard, il avait l'impression de tomber à l'infini dans un gouffre sans fond, prisonnier d'une chute éternelle. Les sourcils d'Heidi se froncèrent légèrement, puis elle sembla le reconnaître. Ses lèvres blanches s'étirèrent lentement, et laissèrent échapper un gloussement. Puis un autre, encore plus hystérique, qui se transforma en fou rire incontrôlable.

- Et merde, soupira James, désabusé. T'es défoncée. Je pouvais pas plus mal choisir mon moment…

- Excuse-moi, ricana-t-elle en se redressant, mais le fait de te voir ressurgir comme ça, du jour au lendemain, c'est juste… désopilant !

Elle partit d'un nouvel éclat de rire presque effrayant, la tête renversée en arrière. James soupira, et cessant brusquement son hilarité, Heidi le saisit par les épaules pour le renverser contre le dossier du canapé, et s'installa tranquillement à califourchon à ses genoux, posant ses mains croisées sur la poitrine de James où elle appuya son menton, à un souffle de son visage.

- Qu'est-ce que tu veux, James ? murmura-t-elle, cajoleuse. Herbe, ecsta', cocaïne, kétamine, amphétamines, vitamines, LSD ou MST ?

- Tu as toujours autant d'humour, répliqua-t-il sèchement. Je ne viens pas pour la drogue. Ça fait longtemps que je ne trempe plus là dedans, et tu le sais.

- Pourtant, ronronna-t-elle en frôlant son nez avec le sien, il fut une époque où tu prenais de l'héro', mon héros… Tu te rappelles ? Tu te rappelles quand t'envoyais tout valser, et que tu me prenais sauvagement sur la table de la cuisine ? Tu te rappelles comme c'était bon ? Moi j'pourrais jamais oublier ces moments là…

Tout en parlant, ses mains, légères comme des papillons, redessinaient les lignes de son torse, et sa langue vint caresser sa joue. L'une de ses mains descendait dangereusement vers sa ceinture lorsqu'il se saisit de ses poignets pour la repousser. Heidi se figea, interrogative, et en voyant le regard sombre et indifférent de James, elle roula sur le côté en soupirant, exaspérée.

- J'aurais besoin que tu me fasses entrer discrètement chez les Volturi, sans me faire repérer, demanda-t-il, l'air fixe et indéchiffrable.

- On peut savoir pourquoi ? soupira l'italienne, roulant les yeux.

- Ils ont enlevé une personne qui m'est chère, j'aimerais simplement… la récupérer.

- Dire que j'osais espérer que tu étais revenu pour moi… regretta Heidi. Je ne suis plus à ton goût, c'est ça ?

- Tu serais tellement plus belle sans tes piqûres sur tes bras, lui souffla-t-il en déposant un baiser sur sa joue. Ma junkie, ma camée rien qu'à moi…

- Ferme-là, soupira-t-elle. Je t'emmènerai.

Elle tint parole. La brune connaissait mieux que quiconque chacune des entrées du repère des Volturi ; elles étaient simplement dispersées dans ces quartiers pauvres, véritable réseau conduisant au souterrain où résidait le gang, à couvert des forces de l'ordre. Heidi était une habituée des lieux, que ce soit pour la drogue ou pour gagner de l'argent en offrant son corps. Autrefois, elle avait déjà même partagé le lit des chefs du réseau : Aro Volturi, et ses frères, Caïus et Marcus. Depuis des années, ils amassaient une fortune aussi considérable qu'illégale, et un nombre incroyable de gens était à leur service. Dans l'impossibilité de mettre la main sur eux, la police s'arrachait les cheveux et redoublait d'effort, en vain.

Heidi emmena James quelques rues plus loin de sa bâtisse délabrée, et souleva une banale plaque au sol. Des échelons étaient fixés au mur du tuyaux, incitant à descendre dans ce gouffre obscur et inconnu. Sans la moindre trace d'hésitation, la jeune femme s'enfonça dans l'étroite bouche d'égout, James à sa suite. Le souterrain était un dédale de couloirs mal éclairés, vastes mais de plafond bas et humide. Heidi se tourna vers James, mains sur la taille et sourcils levés.

- Et maintenant ? demanda-t-elle, visiblement septique. Qu'est-ce que t'as prévu de faire pour sauver ta copine ? Descendre tous les Volturi à toi tout seul et repartir d'ici comme tu es venu ?

- Pourquoi pas ? répondit-il simplement, avec une ombre de sourire.

- Déconne pas James, s'impatienta l'italienne, visiblement inquiète. Tu pourrais y laisser ta peau. C'est ça que tu veux ?

- Tu t'en fais trop Heidi, soupira le braqueur en s'avançant dans le couloir. Pourquoi tu t'angoisses comme ça ?

Parce que je tiens trop à toi pour que tu meures, aurait voulut répondre la belle brune si sa fierté ne l'en empêchait pas. Parce que je suis folle de toi, que tu me manques depuis que tu es parti et que je suis bouffée par la jalousie à l'idée que tu en aime une autre, cette autre que je vais t'aider à sauver, car, après tout, c'est peut-être mieux que tu finisses avec elle qu'avec moi. Je m'en fiche, tant que tu restes en vie. Je t'interdis de mourir, je te l'interdis ! Va sauver ta copine, pars loin d'ici, oublie-moi, faites des enfants, devenez vieux, soyez heureux. Mais reste en vie. Je t'en supplie.

- Qu'est-ce que tu fais ? s'impatienta James en se retournant vers elle. Dépêche toi avant qu'on ne se fasses repérer !

Heidi tressaillit, tirée de ses songes, et hâta le pas pour le rattraper, trébuchant sur les pavés glissants. Elle faisait confiance à James, mais elle ignorait que ce dernier, contrairement à ce qu'il prétendait, n'avait aucun plan précis en tête. Il ignorait où était exactement Victoria, mais il connaissait l'emplacement des pièces où l'on séquestrait les gens que l'on voulait faire parler. Il n'avait plus qu'à remuer ciel et terre en espérant la retrouver avant que l'on ne le repère, lui. Si tel était le cas, il ne pourrait qu'improviser.

Pendant ce temps, complètement inconscient de l'infiltration d'un traître dans ses quartiers, Aro se prélassait derrière son bureau. Ce réseau clandestin de trafic de drogues était bien plus prospère qu'il n'aurait plus l'imaginer. Il amassait une rente considérable, et attendait le moment propice pour pouvoir se faire la malle, destination les îles tropicales de préférence. Il n'était pas idiot, il savait que si il prenait trop de risques et trop longtemps, il finirait par se faire arrêter : tenter le diable serait stupide. Il sauterai dans un avion avec ses sous chéris dès que possible, loin de ces crevards miséreux qui avaient pourtant fait sa fortune. Mais d'abord, il avait quelques affaires à régler.

L'une d'entre elles était un cas assez commun dans son « métier », mais à traiter assez rapidement : deux de ses subordonnés avaient quitté son service sans préalable, emportant une part de SON argent adoré. Foi d'Aro Volturi, il ne se laisserait pas ridiculiser comme ça ! Il avait une réputation à tenir, non mais. Puis, il ne pouvait pas prendre le risque que les fuyards aillent transmettre des informations à ses ennemis. Il avait déjà envoyé ses plus fidèles bras droits à la poursuite des déserteurs. James et Laurent s'il se souvenait bien. Héhé. S'ils croyaient pouvoir s'en tirer aussi simplement, ils étaient bien naïfs ou connaissaient mal Aro Volturi…

Justement, il entendait du mouvement derrière la porte ! Sans doute sa petite élite qui revenait de chasse. La porte s'ouvrit sur Jane et Alec, petits poussins qu'il avait recueilli dans sa grande mansuétude et qui lui étaient complètement dévoués, Félix, le molosse qui adorait faire le sale boulot et se salir les mains, puis Démétri, son pisteur préféré, toujours aussi sobre, froid et sans émotions. La petite équipe revenait bel et bien avec une prise, mais pas vraiment celle que Aro attendait…

Encadrée par Félix et Démétri qui retenait chacun un de ses poignets, une gamine rousse se débattait furieusement. Entre les deux hommes qui la maîtrisait sans la moindre difficulté, elle paraissait plus petite qu'elle ne l'était déjà. Aro avait beau réfléchir, il était certain de ne jamais avoir vu ce minois félin auréolé d'épaisses boucles d'un roux flamboyant. Perplexe, il haussa un sourcil et se tourna vers ses subalternes.

- James nous a échappé, expliqua précipitamment Jane en baissant la tête, mais cette fille était avec lui. Nous avons pensé qu'elle savait peut-être quelque chose…

- Vous me décevez, soupira le maître des lieux, la mine désappointée. Ce n'est pas votre genre d'échouer… J'espère que cette petite en vaux la peine. Nous allons vérifier ça tout de suite ! poursuivit-il d'un air plus joyeux, comme si il annonçait le début d'un jeu très amusant.

Félix poussa négligemment la prisonnière, qui tomba à genoux sous cette brusque poussée. Aro se leva de sa chaise et fit lentement le tour de son bureau, avant de s'agenouiller devant elle, l'observant avec une curiosité presque aussi innocente que celle d'un enfant. Victoria fixait le sol, l'air aussi sauvage et farouche qu'un animal refusant de se laisser dompter, mais la terreur brillait dans ses yeux verts d'eau. Prodigieusement intéressé, tel un petit garçon devant un nouveau jouet, Aro releva d'une main son visage vers lui pour l'obliger à croiser son regard, puis lui sourit d'un air torve. Un frisson désagréable parcourut l'échine de la jeune fille. Cet homme était horriblement étrange. Une aura de douce folie se dégageait de lui, malgré son apparente lucidité. Que pouvait-il bien avoir derrière la tête ?

- Tu vas être une très gentille fille et nous dire tout ce que tu sais, chuchota-t-il, enjôleur. N'est-ce pas ?

Effrayée, Victoria amorça instinctivement un mouvement pour se reculer loin de cet inquiétant personnage, mais ses doigts se refermaient sur sa gorge et sa mâchoire telles des serres. Il lui demandait de vendre James, Laurent et Irina ? Jamais ! Cette détermination s'afficha sur son visage, ce qui n'échappa pas à Aro, qui ne fit que s'en amuser. Si elle ne voulait pas parler de gré, et bien elle parlerait de force ! Ce ne serait pas très compliqué. Quel dommage cependant d'abimer un si joli minois…

- Où est le magot ? susurra-t-il, toujours aussi menaçant.

- Quel magot ? répliqua la rouquine, sur la défensive.

- Quel magot ? Quel magot ? s'indigna l'homme d'une façon presque comique. Le mien, évidemment ! Celui que tes compagnons étaient censés m'apporter, au lieu de s'enfuir avec !

Tandis qu'il parlait, ses doigts serraient davantage leur prise sur le visage de la jeune fille. Ses ongles s'enfoncèrent dans la peau délicate, créant de petites marques sanglantes sur ses joues, son cou.

- M-Mais… balbutia-t-elle, je ne comprends pas…

- Ce n'est pourtant pas compliqué à comprendre, soupira-t-il d'un air badin. Les règles sont pourtant simples, mais peut-être que tes petits acolytes n'ont pas jugé utile de t'expliquer quelle était exactement la nature de leur « job » lorsqu'ils étaient à mon service… je me trompe ?

Victoria tressaillit, malgré elle son intérêt piqué au vif, et le chef du réseau clandestin poussa un long soupir exaspéré. Autour d'eux, Jane, Alec, Félix et Démétri n'avaient pas bougés, toujours aussi raides et tendus, comme guettant le moment où le comportement de leur patron allait déraper - ce qui, ils en étaient tous certains, finiraient par arriver.

- Leur rôle n'était pourtant pas bien compliqué, maugréa Aro en se redressant, avant de s'appuyer sur le bord du bureau derrière lui. Nous repérions les banques, bijouteries et joailleries les plus vulnérables, sabotions discrètement les dispositifs de sécurité et occupions la police ailleurs, et eux n'avaient plus qu'à braquer l'endroit puis s'emparer de tout l'argent. Rien d'extrêmement difficile, n'est-ce pas ? Tout le travail était prémâché à l'avance. Ensuite, ils étaient censés me ramener le butin, eux n'en touchaient qu'une part, ce qui, je trouve, était déjà pas mal. Ils ont respecté le contrat un certain temps. Puis j'apprends qu'ils ont décidé de quitter mon service, non seulement s'en m'en avertir, mais de surcroit en emportant la totalité du butin avec eux ! Comprends bien que je ne peux pas laisser passer cela, petite… Donc, je répète pour la dernière fois : où est mon argent ?

Les yeux de Victoria étaient écarquillés, alors que la compréhension assemblait enfin des dernières pièces du puzzle dans son esprit. Tout s'expliquait : voilà pourquoi ils vidaient les banques avec autant de facilité ! Tout était déjà prévu à l'avance par les Volturi. Puis s'expliquait aussi le fait que la plus grosse partie de l'argent amassé disparaissait ; elle revenait à Aro, qui s'en servait sans doute pour financer son réseau illégal de substances illicites. Le jour où ils n'étaient pas venus remettre le butin, probablement que les amis de Jacob, dans la confidence, avait été interrogés puis avaient finalement avoué que James et Laurent comptait s'enfuir en emportant l'argent avec eux. Tout était clair désormais.

Sous-payés à prendre énormément de risque, sans cesse dans l'angoisse d'être emporté dans la chute des Volturi si jamais le réseau venait à être démantelé, sans compter l'arrivé du bébé qui se préparait… James et Laurent avaient finis par tenter le tout pour le tout en décidant de cesser de travailler au compte du mafieux, pour se protéger, protéger Irina, son enfant… et elle. Si elle n'avait pas insisté pour accompagner James, elle s'en serait sortie et se trouverait avec eux à l'heure qu'il était. Mais il était trop tard pour regretter. Victoria allait devoir assumer les conséquences de ses actes, quel qu'en soit le prix à payer.

- Vous êtes abject, siffla-t-elle en se remettant lentement debout. Vous manipulez les gens pour votre petite cupidité personnelle, et qu'importe si pour vous enrichir vous devez briser les vies d'un tas d'autres personnes… Que ce soit dans la peur, la drogue, la servitude, vous les plongez dans un enfer sans leur laisser la moindre chance de s'en échapper, mais quelle importance, tant que vous sauvez votre peau ? Vous êtes la pire des pourritures, un sale escroc manipulateur et…

Une gifle retentissante lui coupa la parole, l'envoyant retourner au sol. La main de Jane avait vivement jailli, dotée de bien plus de force que ne le laissait imaginer sa frêle carrure. Choquée, Victoria se redressa, une main posée sur sa joue brûlante, tandis que la petite blonde la toisait d'un regard noir et méprisant.

- Qui crois-tu être pour parler sur ce ton ? cracha-t-elle avec hargne.

- Allons, allons, l'apaisa Aro en levant une main. Pourquoi tant de haine ? La parole a tellement plus d'impact que la violence, surtout quand la parole sert à me dire où est mon argent. Même si tu ne sais pas, dis nous au moins où se terrent tes complices.

- Jamais !

- Jamais ? répéta-t-il en arquant un sourcil, toute expression de bienveillance subitement envolée. Mais tu sais, quand je disais que la parole avait plus d'impact que la violence, j'étais sincère. Cependant, la violence peut aider à la parole… n'est-ce-pas ? lança-t-il en se tournant vers hommes de main.

Félix craqua ses jointures d'un air réjoui, Démétri échangea un bref regard avec Alec, tandis qu'un sourire dément étirait les lèvres minces de Jane, dont une lueur s'allumait dans le regard. Déstabilisée, Victoria les vit s'avancer vers elle sans comprendre.

Puis, quelques instant plus tard, on put entendre d'horribles cris déchirants jusqu'à l'extérieur de la pièce.


To Be Continued...


Bon, maintenant, faut que j'écrives le suivant... Priez pour que j'en revienne vivante !