Et voilà l'ultime chapitre qui vient clôturer cette fic.

Encore une fois, merci à Sarah d'Emeraude, gsr45, Niennaju et solealuna d'avoir lu et commenter régulièrement ma fic et d'avoir pris autant de plaisir à la lire que j'en ai eu à l'écrire.

Donc je vous souhaite une bonne lecture

Chapitre 23 :

Comme tous les matins, je me réveillais avec le sourire. Pourquoi ne le ferais-je pas? J'avais une vie que beaucoup m'enviait. J'avais une fille merveilleuse qui rendrait n'importe quel père fier, une mère certes farfelue mais avec un cœur d'or, et pour couronner le tout, je partageais la vie de la femme la plus extraordinaire du monde. Que demander de plus? Une brillante carrière? Je l'avais, et depuis que j'écrivais les aventures de Nikki Heat, mes livres ne s'étaient jamais aussi bien vendus, ce qui me faisait penser que je devais annoncer à Kate que l'on voulait à nouveau adapter la suite des aventures de Nikki au cinéma. Rien que d'imaginer sa réaction, je pouffais de rire comme un gamin. J'allais devoir m'assurer que son glock ne serait pas à porter de main…

Toujours en riant, je me levais en m'étirant avant de me diriger d'un pas guilleret vers la salle de bain. Rien de tel qu'une douche bien chaude en plein milieu de la matinée pour vous mettre d'aplomb pour la journée. Kate devait déjà être au commissariat, mais si elle ne m'avait pas encore appeler, c'est qu'il n'y avait pas d'urgence, donc je prenais tout mon temps. Enfin pas trop quand même, parce que si jamais je traînais trop à lui ramener café et beignet, j'allais dormir sur le canapé ce soir. Et bien que confortable, rien ne l'était plus que de m'endormir dans ses bras. C'est fou ce qu'on prenait vite de mauvaises habitudes, même si m'endormir chaque soir depuis deux ans aux côtés de Kate était loin d'être à ranger dans cette catégorie, bien au contraire.

Finissant de m'habiller, je descendais à l'étage et souriais à Alexis qui était rentrer passer les vacances à la maison. J'avais eu du mal à la voir partir pour l'université, même si elle avait renoncer à Oxford pour ne pas trop s'éloigner d'Ashley. Béni soit ce petit. Finalement, elle avait jeter son dévolu sur Harvard où elle étudiait la criminologie. Elle m'avait confier qu'elle aimerait bien devenir profiler. Elle avait eu un déclic lorsqu'elle avait fait ce stage au commissariat et que je m'étais moquer d'elle en parlant de sa retraite de la police. J'étais fier d'elle, mais je ne pouvais pas m'empêcher de m'inquiéter. Ashley quant à lui, faisait son droit à Stanford.

« Bonjour papa, bien dormi? » s'enquit-elle joyeusement, me tirant de mes pensées.

« Très bien oui, et toi pumpkin? » m'enquis-je en venant l'embrasser sur le front.

« Toujours quand je suis à la maison. Kate m'a dit de te dire qu'elle t'attendait au bureau et que si tu oubliais son café, tu pouvais te considérer comme un homme mort » me répondit-elle en secouant la tête avec amusement.

« Ah les femmes! Voilà ce que c'est de leur donner de mauvaises habitudes! » m'affligeais-je d'un ton faussement désespéré.

« Papa! » s'exclama Alexis en secouant la tête en rigolant doucement.

« Je file, sinon je vais me faire arracher les yeux! » souris-je en lui faisant un clin d'œil complice.

J'arrivais au commissariat armé de deux cafés et d'un carton de beignets, et m'empressais de rejoindre le bureau de ma douce moitié.

« C'est pas trop tôt! J'ai cru que j'allais devoir signaler ta disparition! » m'accueillit-elle en s'emparant avidement du café que je lui tendais avant d'en boire une gorgée qui lui tira un gémissement de plaisir, me faisant déglutir.

« Bonjour mon ange, tu m'as manqué aussi! » ironisais-je en l'embrassant sur le front avant de m'asseoir sur ma chaise.

« Si je t'avais manqué autant que tu le dis, tu serais venu me rejoindre plus tôt! » répliqua-t-elle en me lançant un regard lourd de reproche.

« Désolé, mais la nuit a été courte… » répliquais-je alors qu'un sourire idiot se peignait sur mon visage.

A cette allusion à peine voilée, Kate sourit à son tour tout en rougissant, avant de répliquer pour dissimuler sa gêne « Ça ne m'a pas empêcher de me lever! »

Je me contentais de rigoler, savourant nos petites taquineries à leur juste valeur. La journée s'étira en longueur sans qu'aucune nouvelle enquête ne vienne nous tirez de notre ennui.

« Oh fait, j'ai fini mon livre… » lançais-je négligemment tout en jouant avec mon Iphone.

« Déjà? » s'exclama-t-elle en relevant vivement la tête.

« Ouep. Je crois qu'il sera mon meilleur… » souris-je, une lueur rêveuse dans le regard. Depuis quelques mois, je crevais d'envie de demander Kate en mariage, mais je n'osais pas. Je savais qu'elle m'aimait, et le fait qu'elle ait accepter de venir vivre avec moi signifiait beaucoup, et j'avais peur qu'elle se sente prise au piège si je faisais ma demande maintenant, alors je repoussais à plus tard. Mais je me sentais frustré, et je m'étais défouler dans mon livre. Jameson et Nikki avaient vu leur relation évoluée de façon un peu plus chaotique que la notre, mais l'un dans l'autre, ils formaient un couple soudé. Et j'avais décider que Jameson ferait ce que j'avais peur de faire. Aussi à la fin de mon roman, demandait-il Nikki en mariage comme j'aimerais le faire avec Kate.

« Et quand pourrais-je le lire? » s'enquit Kate avec enthousiasme.

Depuis que nous étions ensemble, elle était la première à lire mes romans. Toujours. Et ses conseils étaient souvent excellents. Mais cette fois, je craignais un peu sa réaction…

« Et bien… » hésitais-je en me dandinant nerveusement sur mon siège.

« Tu ne veux pas? » s'enquit-elle alors que son sourire disparaissait.

« Si, bien sûr que si, c'est juste que… » tentais-je d'expliquer en me sentant idiot.

« Quoi? Tu a tuer Nikki? » me taquina-t-elle en faisant référence à la façon dont j'avais mis un terme aux aventures de Derrick Storm.

« Jamais de la vie! » me récriais-je scandalisé par l'idée.

« Alors? » insista-t-elle en me fixant d'un regard perçant.

« Comme tu voudras… » abdiquais-je en priant pour qu'elle ne prenne pas ses jambes à son cou.

Dès que nous fûmes arrivés à l'appartement, Kate retira vivement son manteau et monta prendre une douche. En l'attendant, je nous préparais à dîner, et tout était prêt lorsqu'elle redescendit, un quart d'heure plus tard.

« Ça sent bon! Qu'est-ce que tu nous a préparer? » dit-elle en venant me rejoindre et en déposant un baiser sur ma joue.

« Spaghetti à la bolognaise… Si madame veut bien se donner la peine » répondis-je en lui tirant cérémonieusement sa chaise.

En riant, elle s'assit, et nous passâmes le dîner à rire et à plaisanter. Après le repas, elle insista pour faire la vaisselle pendant que j'allais prendre ma douche à mon tour. J'acceptais et montais après l'avoir tendrement embrasser. Lorsque je redescendis, elle avait allumer un feu dans la cheminée, et m'attendais assise sur le canapé.

« Tu ne m'a pas ramener ton roman? » s'enquit-elle en tournant la tête lorsqu'elle m'entendit. En grimaçant, je m'asseyais près d'elle et la fixais en silence.

« Qu'est-ce que tu a bien pu imaginer pour craindre à ce point ma réaction… Une nouvelle page 105? » me taquina-t-elle en riant.

« Non… et puis il me semble que j'ai fait beaucoup plus sulfureux dans le tome 5... » souris-je avec amusement.

« Oh que oui, si j'avais su que notre semaine dans les Hamptons donnerait ce résultat… » me sourit-elle en se mordillant la lèvre.

« Tu ne serait pas venue? » la défiais-je en connaissant d'avance la réponse.

« Où est-ce livre Castle? » esquiva-t-elle avec un sourire mutin.

« Dans mon coffre… » rigolais-je devant sa mine déconfite.

« Va le chercher maintenant, sinon… » me menaça-t-elle en me pointant du doigt.

« Sinon quoi? Tu feras la grève du sexe? » souris-je avec un sourire canaille.

« Hep! Pourquoi je devrais aussi être punie? » s'exclama-t-elle avec une expression outrée qui me fit exploser de rire, mais mon rire s'éteignit dans ma gorge lorsqu'elle déclara « Puisque c'est comme ça, je vais le chercher moi-même! »

« Tu n'a pas la combinaison! » lui fis-je remarquer alors qu'elle atteignait la première marche de l'escalier.

« Ce n'est pas parce que je n'ai jamais eu recours à cette information que je ne la possède pas! » répliqua-t-elle en me tirant la langue.

Estomaqué, je la regardais disparaître à l'étage, et secouais la tête. Je savais qu'une fois en possession du précieux manuscrit, je ne la reverrais pas avant qu'elle ait fini de lire. En soupirant, je me saisissais de mon ordinateur, et sans y penser, commençait à écrire mon prochain roman.

L'attitude de Rick avait aiguisée ma curiosité. La dernière fois qu'il avait été aussi réticent à me laisser lire un de ses romans, c'était à cause de la scène sulfureuse qu'il y avait insérée. C'était oser, très oser, et je comprenais qu'il ne veuille pas que je lise ce roman. Surtout que maintenant que tout le monde savait que nous étions ensemble, les railleries avaient fusées. Mais en fait, ça m'était égal. Je m'étais d'ailleurs beaucoup amusée lorsqu'une fan un peu trop insistante m'avait pousser à bout et que je lui avais balancer que si Rick décrivait nos ébats dans ses livres, ceux-ci devraient passer de roman policier à roman érotique. En m'entendant, Rick avait exploser de rire et m'avait embrasser passionnément sous les yeux exorbités de la fan qui était partie sans demander son reste.

Alors franchement, il n'y avait plus grand-chose qui pourrait me choquée. Arrivée dans notre chambre, je me dirigeais vers le mur du fond, et ouvrais le coffre. La date de naissance d'Alexis. Enfin Rick avait fait preuve d'imagination en mélangeant les nombres, mais j'avais quand même trouver. Bien sûr, je ne m'étais jamais permise de fouiller dedans, mais je n'avais pas résister au défi que représentait ce coffre. Sans prêter attention à ce qui se trouvait à l'intérieur, je m'emparais du précieux manuscrit et m'empressais de m'installer confortablement sur le lit. Dès les premières pages, je me glissais dans la peau de Nikki et perdais toute notion de temps.

Deux heures plus tard, je reposais la dernière page sur le lit. Je n'arrivais pas à y croire. Jameson avait demander Nikki en mariage. Et la scène avait si bien été écrite que j'en frissonnais encore. J'avais eu l'impression que c'était à moi que cette demande avait été adressée. Le livre s'achevait sur cette interrogation. Nikki n'avait pas dit non, mais elle n'avait pas dit oui non plus. Prenant une profonde inspiration, je soulevais délicatement le précieux manuscrit, songeant que Rick avait eu raison. C'était sûrement le meilleur qu'il ait écrit. Même si la fin laissait à désirer. Et à nouveau, je me demandais ce qui avait pousser Rick à laisser la question en suspens.

Il avait craint ma réaction… A cette idée, mon cœur s'accéléra. Cherchait-il a me faire passer un message? Était-ce une demande en mariage? Connaissant Rick, il en serait tout à fait capable… En avais-je envie? La réponse s'imposa immédiatement à moi. Oui, définitivement oui. Un jour, je lui avais dit que je ne comptais me marier qu'une fois, et quand j'imaginais mon avenir, je ne le voyais avec personne d'autre que lui. Le manuscrit de retour dans le coffre, je m'apprêtais à refermer celui-ci quand mon regard fut attirer par un petit écrin de velours bleu.

Hésitante, je tendis la main, mais la retirais alors que mes doigts effleurèrent l'écrin. Devais-je la prendre? L'ouvrir et voir ce qu'il y avait à l'intérieur? Cette petite boîte m'était-elle seulement destinée? Et puis, je repensais à la façon dont Rick avait décrit la bague que Jameson avait offert à Nikki, et je sus. C'était ma bague. Pas celle de Nikki, mais la mienne. Rick l'avait trop bien décrite pour que ce ne soit pas le cas. Alors d'une main à nouveau sûre, je sortais délicatement l'écrin, et sans même l'ouvrir, fermais le coffre, et quittais la chambre, direction le salon où il devait m'attendre impatiemment.

« Rick? Qu'est-ce que c'est? » m'enquis-je en espérant suffisamment le déstabiliser pour qu'il me réponde sans y penser.

« Ta bague de fiançailles » répondit-il en tournant la tête vers moi et en avisant l'écrin dans ma main.

Moi qui avait voulu qu'il me réponde, j'étais servie. Mon cœur fit une embardée, et j'haletais doucement.

« Tu a aimer le livre? » s'enquit-il en venant me rejoindre et en me prenant l'écrin des mains.

« La fin devra être modifiée… » murmurais-je alors que nos regards s'accrochaient.

« C'est que j'attends ta réponse… » me sourit-il hésitant.

« Alors pose-moi ta question… » répliquais-je en m'humectant les lèvres.

Alors lentement, comme dans un rêve, je le vis ouvrir l'écrin, et la bague la plus merveilleuse qui soit apparue sous mes yeux. Elle était encore plus belle que ce qu'il en avait dit dans le livre. Et une larme coula sur ma joue lorsqu'il mit un genou à terre, et qu'il prononça ces mots que je mourrais d'envie d'entendre depuis que je m'étais avouer mes sentiments pour lui. Incapable d'articuler le moindre son, je me jetais à son cou en pleurant et en riant.

« Ça veut dire non? » rigola-t-il en me passant la bague au doigt, me faisant éclater de rire.

Il me rejoignit dans mon hilarité, et sans me calmée, je m'emparais de ses lèvres. Après tout, il fallait bien que je remplisse mon devoir de muse…