Bonjour bonjour :) Désolée pour le retard, j'ai eu du mal à me mettre à écrire ces derniers temps, à cause de choses pas très gaies dans ma vie, mais rassurez-vous, je ne vous ai pas oublié ! Sinon, après trois chapitres, je comprends ENFIN comment répondre aux reviews (puisqu'y répondre ici est interdit...). Si vous n'avez pas de compte, n'hésitez pas à me laisser une adresse pour que je puisse vous répondre !

Je rappelle que Drago et le reste de son univers (quoi, comment ça le monde ne tourne pas autour de lui ? *choquée*) appartienne à la talentueuse JK Rowling. Allez, hop, c'est parti !

- Alors, c'est ça, Beauxbâtons... murmura Kendra à ses côtés.

Hermione n'en croyait pas ses yeux. Devant elle s'étendait une vallée bordée par une rivière sinueuse. Mais ce n'était pas cela qu'elle n'arrivait pas à cesser de regarder. Quelques centaines de mètres plus loin, une montagne d'environ huit cent mètres de haut couvait d'un air tranquille le petit village moldu dont on apercevait quelques habitants partir se baigner sur les rives.
La jeune femme s'agrippa à sa monture pour éviter de tomber lorsqu'elle déchanta en voyant qu'au fur et à mesure que leur petit groupe fondait sur le pic rocheux, celui-ci s'effaçait. En effet, c'était alors un château de pierre de taille qui apparaissait. Ils traversèrent la pierre translucide et se dirigèrent vers l'entrée du château.
Ce dernier, un peu plus petit que Poudlard, cachait derrière lui une gigantesque serre, haute de trente mètres, qui semblait contenir autant d'animaux que de plantes ainsi qu'un jardin soigné et fleuri d'une centaine de mètres carré. Visiblement, les élèves devaient passer plus de temps dans le château, en dépit du temps magnifique qui régnait près de la Méditerranée.
Les sombrals se posèrent devant l'imposante grille en fer forgé et leurs cavaliers descendirent.

Ils furent accueillis par la directrice, qui les salua tous chaleureusement en leur faisant deux bises chacun. Ils pénétrèrent dans le hall, qui donnait sur une grande cour intérieure. Madame Maxime la longea aux côtés de leur propre directrice qui lui confirma que leur voyage s'était bien passé et que les sombrals s'acclimateraient très vite au climat méditerranéen. Les quatre élèves, intimidés, les suivirent en silence. Hermione regardait tout autour d'elle pour mémoriser chaque détail. Quelques tableaux étaient disséminés dans le couloir mais ils représentaient presque tous des paysages. Madame Maxime s'arrêta devant une porte en bois. Elle toqua trois fois et un visage se dessina dans entre les nervures de la porte.

- Qui va là ? demanda le visage en français.
- Ce n'est que moi, accompagnée de nos hôtes de Poudlard ! répondit gaiement la demi-géante.

Le visage baissa les yeux et disparut, laissant la porte s'ouvrir dans un grincement désagréable.

- Entrez, entrez ! s'exclama la française avec enthousiasme.

Hermione pénétra la première dans la salle. Semblable à la salle commune des Gryffondors, mis à part les couleurs plus pastelles, la pièce donnait sur une dizaine de portes. Séparées des autres par une cheminée, quatre d'entre elles s'ouvrirent toutes seules en les voyant s'approcher. Hermione jeta un regard curieux dans l'une d'elle avant de se faire bousculer par Sally-Ann :

- Je prends celle-là ! dit-elle d'un ton supérieur.

La Gryffondor se retint de lui répondre qu'elle était malpolie car elle ne voulait pas que leur séjour commence mal. Elle s'éloigna et rentra dans la seule encore inoccupée, entre Kendra et Drago. Son colibri se posa au pied de son lit et se retransforma. Hermione ramassa sa valise et la déposa près de l'armoire, seul autre meuble de sa chambre. « De toute manière, il n'y aurait pas eu la place pour mettre ne serait-ce qu'une chaise ! » pensa-t-elle.
Elle comprit qu'ici, une chambre ne servait qu'à dormir et que le reste du temps se passait à l'extérieur, dans la salle commune ou... à la bibliothèque ? Elle se promit de la chercher dans les jours suivants. Elle ressortit de la pièce.

Elle était la première à ressortir de ce qui serait sa chambre pour les trois mois à venir. Elle s'approcha des deux directrices en grande conversation. Elle profita de l'attente pour s'asseoir dans un fauteuil. Le voyage avait été éreintant : les Sombrals n'étaient décidément pas très confortables ! Sally-Ann vint s'asseoir à son tour, en face d'Hermione. Elle semblait visiblement à l'aise et une esquisse de sourire se dessinait sur son visage. Cela contrastait avec son pied impatient qui tapotait sur le sol avec un rythme endiablée.

Kendra les rejoint et s'affala dans le dernier fauteuil :

- C'est fou ce que ça peut être désagréable, un aussi long voyage ! se plaigna-t-elle avant de pousser un soupir plus long que tous ceux que Ron avait poussé en faisant ses devoirs de Potions.

- Bien d'accord, acquiesça Hermione. Vos chambres vous plaisent ?

- Je m'en fiche un peu. Tant qu'ils ont un bon terrain de Quidditch, tout me va ! dit Kendra.

Sally-Ann avait l'air de se moquer totalement de la question que la Gryffondor venait de lui poser.

- Et toi, Sally-Ann ? insista l'amérindienne.

- Pardon ? Je n'écoutais pas.

- Qu'est-ce que tu penses de ta chambre ?

- Je ne compte pas y rester, normalement il y a toujours une place dans le dortoir C.

- Hein ? fit Hermione, complètement perdue. Tu voudrais aller dormir avec les élèves de Beauxbâtons ?

La blonde haussa un sourcil dédaigneux.

- Evidemment, lui cracha-t-elle. Il vaut mieux se renseigner sur les gens, avant de poser des questions sottes.

Elle se leva et sortit de la petite salle. Hermione en profita pour interroger Kendra du regard.

- Oh, tu découvres Sally-Ann, on dirait. Une petite poupée hautaine. Pas plus intelligente que ça. Elle a sûrement été choisie parce qu'elle connaît bien Beauxbâtons.

- Ah bon ? Mais pourquoi ?

- Elle est partie de Poudlard en début de deuxième année, parce que son père avait été muté en Italie. Et c'était l'école la plus proche, donc… Elle est arrivée ici. Ensuite, son père a encore été muté, à Londres cette fois. Donc elle est revenue. Ca, c'était l'année dernière. C'est pour ça que tu ne te rappelles sans doute pas d'elle.

- Effectivement. Mais maintenant que tu le dis, je me souviens un peu d'elle. Sauf qu'elle était dans mon année, non ?

- Oui, les professeurs ont préféré lui faire redoubler sa sixième année pour être sûrs qu'elle ait les bonnes connaissances.

- Donc c'est sa troisième sixième année ?

- Oui. Et là, je peux te dire qu'elle le connaît, le programme !

- C'est donc aussi peut-être pour lui alléger un peu la chose qu'ils l'ont envoyé pour le tournoi, suggéra Hermione.

- Sûrement, mais ça ne veut pas dire qu'elle est plus calée que nous !

Kendra se pencha vers la Gryffondor :

- Entre nous, ça m'étonnerait qu'elle soit sélectionnée… lui chuchota-t-elle. Quand elle t'apprécie ou que tu peux servir à ses intérêts, c'est un ange mais sinon… Son arrogance aura raison d'elle, crois-moi.

- Je me demande pourquoi elle n'a pas été envoyée à Serpentard.

- Peut-être parce qu'elle n'est pas assez bien pour nous, répondit une voix bien plus masculine que celle de Kendra.

Les deux filles se retournèrent, se retrouvant nez-à-nez avec Drago Malefoy, nonchalamment installé sur le bord de la cheminée. Hermione paniqua un peu à l'idée qu'il ait entendue toutes les critiques sur la Serdaigle mais n'en laissa rien paraître :

- Comme si c'était toi qui décidait qui se retrouve chez les serpents, rétorqua la jeune femme.

- Je n'ai pas dit ça. Mais elle n'est pas Serpentard dans le sang, tu vois. Elle se donne un genre. Mais comme Kendra vient de le sous-entendre, elle est faible. Et il n'y a pas de faible chez nous.

Hermione retint un ricanement. Pas de faible chez eux ? Il en était pourtant le parfait exemple !

- Dois-je te rappeler qui s'enfuit au moindre accroc ? A moins que tu es une définition différente de la faiblesse. Parce que pour moi, tu en es le parfait représentant.

Hermione était peut-être allée un peu loin, mais la Serdaigle ne méritait pas qu'on l'insulte aussi gratuitement. Sally-Ann n'était sûrement pas la personne la plus aimable de Poudlard mas de là à la traiter ainsi… Elle sentait la colère monter en elle. Toute personne mérite un minimum de respect. Elle sentit Kendra se raidir à ses côtés et vit son regard s'affoler en regardant le blond. Celui-ci avait sorti sa baguette et regardait dans sa direction d'un air menaçant :

- Fais gaffe à ce que tu dis, Granger. Si les mots t'échappent parfois, moi ce sont les sorts.

- Comme si tu me faisais peur.

Il ne sembla pas remarquer le léger tremblement dans sa voix. Non, elle n'avait pas peur de lui, elle le savait inoffensif. Mais ses yeux glaçants la fixaient avec une telle haine qu'elle ne pouvait s'empêcher de se tendre à son tour. Mais les Gryffondor sont courageux et ne reculent pas devant le danger. Aussi, elle se leva pour être à sa hauteur.

Kendra se leva à son tour mais c'était plutôt pour tenter d'empêcher ce qui allait inévitablement suivre.

- Bien, que diriez vous si nous allions maintenant rencontrer mes chers élèves ? leur demanda madame Olympe avec son fort accent, interrompant ainsi le duel presque entamé.

- Génial ! s'exclama Kendra, soulagée.

Ils sortirent de la pièce. Hermione se tenait aussi loin possible qu'elle le pouvait du Serpentard et elle était donc forcée de se retrouver devant, aux côtés d'une Sally-Ann qui n'en semblait pas ravie. La Gryffondor tenta quand même d'amorcer la conversation :

- Excuse moi pour tout à l'heure, je n'ai pas été présente l'année dernière donc mes souvenirs de toi étaient un peu flous.
- C'est oublié, répliqua la blonde d'un ton sec.
- Ecoute, Sally-Ann, je n'ai pas envie qu'on parte sur de mauvaises bases. Je ne sais pas pourquoi tu me méprises comme ça, continua Hermione avec sa franchise habituelle, mais ça ne peut pas durer ! Il vaut mieux qu'on mette les choses à plat dès maintenant, non ?
- Je ne te méprise pas. Ce n'est quand même pas ma faute si nous n'avons pas d'atomes crochus ! fit-elle d'un ton plus doux mais toujours sans lui adresser un regard.
- On va vivre ensembles pendant plus d'un trimestre, alors il serait peut-être bon de nous en trouver, tu ne crois pas ?
- Si tu le dis, céda-t-elle.

Hermione sourit de cette petite victoire. Sally-Ann saurait à quoi s'en tenir, elle n'était pas le genre à chercher les histoires ! Elle remarqua que la Serdaigle en question s'était arrêtée. Elle refit les quelques pas qu'elle avait fait en trop et leva les yeux vers la majestueuse porte qui trônait devant elle.

- Bien, je vous laisse, je vais annoncer votre arrivée ! Mes élèves et ceux de Durmstrang vous attendent avec impatience ! s'exclama la demi-géante avec son fort accent français, gommée par sa bonne humeur.

Elle ouvrit la porte d'un coup de baguette et pénétra dans la salle bruyante, laissant les cinq anglais se regrouper.

- Préparez-vous, ordonna le professeur McGonagall. Ne leur faisons pas mauvaise impression dès notre rencontre !

Elle continua les instructions tandis que les quatre élèves sortaient leurs baguettes :

- Vous vous dirigerez vers le fond de la salle, où se trouvent les professeurs, avant de rejoindre les élèves de Durmstrang. Compris ?

Ils acquiescèrent.

- Parfait. Alors dépêchez vous, allons, allons !

Hermione ferma les yeux et tendit son bras pour y concentrer sa magie au maximum. C'était un sort relativement complexe qu'elle allait devoir effectuer.

Elle respira longuement, pointa sa baguette vers le sol, dessina un triangle et fit :

- Leonem apparere.

Surgit alors une matière semblable à une boule d'argile qui enfla jusqu'à atteindre la taille d'un gros chien. Elle se mit alors à émettre des bruits sourds semblables à des clapotis et à vibrer très vite.
Un petit bruit d'explosion retentit et un flash aveugla Hermione. Le cœur de cette dernière commença à battre la chamade : c'était l'instant de vérité. Elle avait beau s'être entraînée plusieurs fois pendant les vacances, elle n'en avait pas moins peur d'avoir raté. Après plusieurs clignements d'yeux, sa vision fut plus claire et elle baissa le regard vers sa création.

- Magnifique, miss Granger ! Très beau travail ! la félicita McGonagall.

Un lion de glaise, réplique presque parfaite d'un vrai félin, rugit à ses pieds. Hermione ne put empêcher la fierté d'envahir chaque cellule de son corps. A ses côtés, Sally-Ann avait déjà terminé son aigle qui planait maintenant autour d'elle et Drago était en phase de terminer son serpent. L'explosion eut lieu, puis une autre, celle de Kendra. Les quatre étaient prêts. Ils s'avancèrent vers la porte devancés par leurs animaux d'argile. Ils entrèrent dans l'immense salle qui servait de réfectoire. Tous les regards étaient tournés vers eux et Hermione sentit ses joues s'empourprer légèrement. Elle garda le sourire et la tête haute et suivit tranquillement son lion qui avait sauté sur l'une des nombreuses tables rondes. Son rugissement résonna contre le haut plafond de la pièce, si transparent qu'on aurait pu croire qu'il n'y en avait pas. Les gens installés à la table eurent tous le même mouvement de recul accompagné du même regard surpris et amusé. Elle continua de progresser dans la salle, ses pas dérangeants le silence. Elle entendit des cris à quelques pas d'elle et tourna la tête. Malefoy avait laissé son serpent se faufiler aux pieds d'une table exclusivement utilisée par des filles. Hermione leva les yeux au ciel et continua son chemin vers le fond de la salle où des professeurs les regardaient avec un air joyeux et captivé.

« Bon timing » se félicita Hermione en voyant qu'ils arrivaient tous les quatre au même moment devant la longue table en bois qui les séparait des professeurs français. Leur directrice les rejoint et se plaça entre Sally-Ann et Kendra. Ils pointèrent alors tous quatre leurs baguettes en l'air pour rappeler leurs créations qui arrivèrent rapidement vers eux avant de les dépasser et de se jeter sur les professeurs innocents. Ils explosèrent à quelques centimètres d'eux sans leur causer aucun dommage. Les éclats d'argile qui en découlèrent s'élevèrent dans l'air et formèrent le mot Poudlard avant de disparaitre.

Ils s'inclinèrent devant les professeurs et partirent vers les élèves aux uniformes rouges et noirs et s'installèrent à leurs côtés. Hermione regarda ses camarades et vit Kendra lui sourire de toutes ses dents. Elle lui sourit à son tour. Ils s'en étaient bien sortis. Elle se risqua à jeter un coup d'œil à ses colocataires du nord. Ils étaient plus nombreux, sept après un comptage rapide. Cinq garçons, tous taillés dans le même moule imposant et fier. Deux filles, pas moins intimidantes, les accompagnaient. L'une d'entre elle aurait pu passer pour un sixième homme si son uniforme n'avait pas été féminin. Elle dut remarquer qu'Hermione la fixait car elle lui adressa un petit sourire timide, auquel Hermione répondit avant de baisser la tête.

Pendant ce temps, Madame Maxime discourait en français. Bien que la Gryffondor le comprenne à peu près, elle ne se sentait pas la force d'essayer de comprendre. Elle préféra regarder les élèves français.

Ils paraissaient tous souriants et détendus mais leur uniforme de soie claire leur donnait une élégante désinvolture. Les groupes attablés n'étaient pour la plupart pas mixes et les âges semblaient les mêmes. Elle remarqua qu'ils commençaient tous à être bien plus intéressés par le discours de leur directrice, aussi Hermione décida d'être plus attentive.

- … sera installée à l'entrée de la salle d'étude. Des protections seront installées contre d'éventuels tricheurs. Je rappelle que vous devez être âgé de dix-sept ans au minimum pour mettre votre nom dans la coupe. Elle sera accessible à partir de dix-huit heures ce soir, jusqu'à demain même heure. Merci de votre attention.

Les élèves commencèrent alors à sortir en masse. Seuls quelques uns restèrent dans la salle. Parmi eux, un groupe de filles de treize ou quatorze ans, qui s'approchèrent alors du groupe d'étrangers. Hermione reconnut immédiatement celle qui semblait être la chef du groupe. Une démarche aussi parfaite, un sourire aussi éblouissant et des cheveux blonds qui bougeaient avec autant de grâce, il n'y en avait pas des tas.

- Gabrielle ! s'exclama Hermione. Comment vas-tu ?

- Bien, lui répondit celle-là en lui faisant la bise. Tu as fait bon voyage ?

- Fatigant, mais je suis en un morceau !

Le petit rire cristallin de la française emplit l'air. Bon, ce n'était pas la personne qu'Hermione aurait souhaité voir, mais cela faisait plaisir de revoir un visage familier. La sœur de Fleur se détourna d'elle pour s'approcher de Sally-Ann.

- Sal' ! Tu as manqué à tout le monde, fit-elle en l'étreignant. Marc t'attend où tu sais.

- Merci ! lui dit la blonde, avant de sortir précipitamment de la salle.

La jeune élève de Beauxbâtons se tourna alors vers les élèves qui restaient.

- Bon, ça vous dit que je vous fasse visiter ?

Hermione s'affala sur son lit. Mine de rien, c'était long de visiter le château. Surtout que Gabrielle avait tenu à leur montrer les jardins. La Gryffondor bailla et ferma les yeux. Tant pis pour le diner. Elle devait dormir. Elle se recroquevilla et tomba dans les bras de Morphée. Elle eut quelques minutes de sommeil paisible avant d'être dérangée par un cauchemar où un bruit sourd la poursuivait. Le bruit se précisait en se rapprochant et elle se réveilla en sursaut, transie de peur, pour finalement se rendre compte que ce n'était que quelqu'un qui frappait à la porte.

Elle se leva en marmonnant :

- Ca va, j'arrive…

Elle ouvrit la porte et tomba nez-à-nez avec une Kendra toute excitée.

- Ma vieille, t'as pas l'air très réveillée.

Hermione ne répondit pas et se contenta de fixer bêtement les yeux de la Poufsouffle. Celle-ci lui attrapa le poignet sans ménagement et la tira hors de sa chambre.

- Allez, viens, on va mettre nos noms !

- J'irais demain matin, protesta mollement la brune.

- Oui mais moi j'ai vraiment envie de l'y mettre maintenant.

- Vas-y toute seule !

- Je n'ai aucun sens de l'orientation.

Hermione la regarda incrédule. Kendra se mit à rire.

- D'accord, c'était nul comme excuse. Mais c'est pas drôle quand tu n'as personne avec toi. Promis, après tu peux retourner dormir. D'ailleurs tu as un peu la trace de l'oreiller sur la joue.

Elle se frotta le visage avant d'être à nouveau entrainée par l'amérindienne.

- On fait vite, alors, céda-t-elle.

- T'inquiète pas, je vais pas mettre deux heures à mettre un bout de papier à bruler !

Elles partirent donc vers la salle d'étude qui se trouvait près de l'entrée du château. Elles y furent en cinq minutes. Un petit attroupement s'était déjà formé. Des cris de joie retentirent quand une des personnes déposa son nom, bientôt suivis par d'autres cris accompagnés d'applaudissements. La foule s'écarta un peu et Hermione et Kendra purent apercevoir Sally-Ann riant aux éclats dans les bras d'un brun. Elles attendirent que les gens partent un peu plus loin pour s'approcher de la coupe, la même que celle utilisée quatre ans plus tôt. Kendra sortit un petit papier froissé de sa poche. Son nom était déjà inscrit dessus, aussi elle n'eut qu'à le jeter dans les flammes.

- A ton tour !

- Tu as une plume ?

- Non, elle est restée dans mon sac.

- Tant pis, fit Hermione en fouillant dans ses poches.

Elle finit par mettre la main sur un vieux bic. Elle écrivit rapidement « Hermione Granger » sur un papier trouvé avec le stylo et le jeta dans le feu.

- Tu te rends compte ? On est officiellement inscrites pour participer au tournoi ! Si je ne suis pas prise, j'espère que ce sera toi, lui confia Kendra.

- Pareil. Il faut qu'on se serre les coudes !

- On retourne au dortoir maintenant ? Une des filles de Durmstrang m'a proposé un bras de fer, j'ai envie de voir si je peux la battre.

- D'accord, répondit Hermione en riant à l'idée de la petite Kendra en face à face contre la monstrueuse russe.

Elles firent le chemin inverse et arrivèrent devant leur salle commune. La porte s'ouvrit avant qu'Hermione ait eu le temps de toucher à la poignée. Derrière la porte se trouvait Drago qui s'apprêtait à sortir.

- Tu vas mettre ton nom ? lui demanda Kendra.

- Ouais.

- Je viens avec toi ! Ce n'est pas drôle tout seul.

Hermione la regarda avec surprise. Elle souhaitait la compagnie du Serpentard ?

- Tu veux venir, Hermione ?

- Euh… Non, non. Merci, mais je suis fatiguée, déclina-t-elle.

- De toute façon, j'avais l'intention de parler Quidditch ! fit Kendra en haussant les épaules. On est partis, Drago ?

- Euh… ouais.

- Tu ne comptes pas être plus causant ? C'est pas très agréable d'entendre que des « ouais » tu sais ! lui fit remarquer Kendra en s'éloignant.

Hermione entendit Drago protester, mais ils étaient déjà trop loin pour qu'elle puisse comprendre. Elle entra, salua les élèves qui s'y trouvaient et retourna dormir.

Sa seconde journée en France avait été tranquille. Elle s'était d'abord rendue à la bibliothèque où elle avait un peu discuté avec le documentaliste, bien plus accueillant que Madame Pince puis elle avait rejoint Kendra et Drago dehors, occupés à essayer le terrain de Quidditch de Beauxbâtons. Kendra avait voulu forcer la jeune femme à monter sur son balai mais elle avait réussi à esquiver la torture après de nombreux refus. Elle les avait alors regardés échanger quelques souaffles avec les français avant de partir se balader près des serres. Le temps était bien plus agréable ici, et la majorité des élèves qui n'avaient pas cours étaient dehors. Certains l'accostèrent gentiment et elle finit par se retrouver entourée de gens avides de l'entendre parler d'Harry Potter. Elle évita les sujets trop personnels mais leur raconta un peu de leur aventure de l'année dernière, en faisant attention à ne pas paraître narcissique, ce qu'elle n'était pas et ne voulait pas qu'on croit.

Puis, la sonnerie annonçant le diner retentit. Et tout le stress qui s'était évaporé dans la journée revint se tapir dans le ventre d'Hermione. Elle retrouva les deux autres devant la salle, Sally-Ann étant introuvable depuis la veille.

Le repas se passa sans que personne à la table n'aborde le sujet du tournoi. Les élèves de Poudlard, hormis la Serdaigle, avaient préféré rester ensemble, avec les élèves de Durmstrang. Enfin, les plats principaux disparurent de la table, sans que les desserts ne prennent leur place.

- Il est temps d'annoncer nos champions ! s'exclama joyeusement Madame Maxime.

Elle se dirigea vers la coupe de feu installée devant la table des professeurs et s'arrêta derrière. Au bout de quelques dizaines de secondes d'attente silencieuse, le feu crépita et des gerbes de parchemins en sortirent :

- Le champion de Durmstrang sera une championne : Anya Staklar !

Hermione, comme les autres, applaudit poliment. Une grande brune enveloppée se leva et partit vers la petite porte qu'on lui indiquait, avec un air d'enterrement. La Gryffondor apprendrait plus tard qu'elle ne souriait jamais.

Avant que l'excitation ne redescende, un deuxième papier sortit de la coupe :

- Le champion de notre académie est Marc Leroy ! Félicitations !

Des cris de joie l'accompagnèrent. Le Marc en question était visiblement quelqu'un d'apprécié. Hermione remarqua qu'il eut du mal à lâcher sa la main de Sally-Ann, qu'elle revoyait pour la première fois depuis la veille. Ils étaient donc ensembles ? Elle le regarda s'éloigner avant que le feu ne rougisse une dernière fois. Le cœur battant à tout rompre, elle attrapa le poignet de Kendra à côté d'elle.

Enfin, elle comprit qu'elle souhaitait vraiment devenir la championne de son école. Alors, elle se mit à prier Merlin de toutes ses forces. Oui, elle n'avait jamais voulu autant quelque chose, car cela, elle le souhaitait pour elle, égoïstement. Et c'était la première fois de sa vie.

Madame Olympe déplia le papier avec une lenteur exaspérante. Elle lut le nom, puis releva la tête et annonça :

- Drago Malefoy !

Je suis gentille, j'aurais pu couper juste avant ) Mais c'est plus drôle de vous laisser spéculer sur ce qui va suivre ! J'ai profité de ce chapitre pour reposter les deux précédents sans une faute majeure : Drago et compagnie ne passeront pas 4 mais 3 mois en France. Pardonnez mes problèmes en calcul… Et n'hésitez pas à me donner votre avis, positif comme négatif sur ce chapitre !

xHyoide