Chapitre 7

Elle se tint un instant contre la porte et regarda étonnée la scène qui se passait devant elle. Elle voyait toute sa famille classée par métier qui lisait des lettres et y répondait plus ou moins sérieusement. Elle tourna la tête et vit un vieil homme qu'elle n'avait jamais vu auparavant. Le vieil homme avait des cheveux courts, fournis, blancs et des yeux d'un bleu intense qui faisait toujours craquer Pénélope. Le vieil homme lui fit un grand sourire et lui fit un signe de tête pour qu'elle vienne vers lui. Encore un peu hésitante sur ses pieds, elle marcha lentement vers lui. Le vieil homme la prit dans ses bras et la plaça sur ses genoux pour qu'elle puisse tout voir sans se fatiguer. Le vieil homme lui dit :

-Enfin je rencontre ma dernière petite fille. Tu sais la famille m'a beaucoup parlé de toi et j'attendais avec hâte ton réveil pour te parler.

Gabrielle se mit à rougir violemment ce qui fit rire David. Le vieux grand-père embrassa tendrement sa petite fille sur le haut du crâne, puis l'installa confortablement sur ses genoux pour qu'elle puisse tout voir sans aucune fatigue. A part Pénélope et David, personne n'avait fait attention à l'arrivée de la jeune fille. Elle écouta avec intérêt ses cousins lire les lettres qu'elle avait reçu. L'un des cousins s'exclama mort de rire :

-Hey ! Ecoutez - tous ! Hum, hum... Oh ! Toi reine des glaces. Mon amour est intemporel. Je serais prêt pour toi à combattre la glace pour libérer le feu de ta passion.

Les rires de la famille éclatèrent après ce poème d'un certain Fudge. Mais les rires se turent quand ils entendirent le rire clair de Gabrielle. Walter prit une des lettres et se mit à déclamer :

-Oh toi oiseau de mon présent,

Pourras-tu jamais aimer mon cœur ?

-Et c'est de qui cette ineptie ? Demanda Gabrielle.

-C'est de heu... attends... Ah! Antony Crabb ! Répondit-il en lisant la signature à la fin de la lettre.

-ARG ! Brûle ce truc, ou tu risques d'être contaminé par sa stupidité !

Il blêmit et jeta la lettre dans le feu. Toute la famille hurla :

-HOURRA ! VIVE GABY !

-Nous sommes extrêmement fiers de toi, tu as vaincu le pire sorcier tout en restant une White. La félicita Pénélope.

-Alors nous avons décidé que tu ferais tes études ici, avec nous. Et tu passeras tes examens au ministère. Lui dit son grand-père avec un sourire fier.

Gabrielle folle de joie serra fort le cou de son grand-père, puis s'exclama :

-Allez, on continue à s'amuser en lisant ces inepties.

Sa grand-mère lui donna une pile de lettres qu'elle se mit à lire. Elle ouvrit la première et explosa de rire en lisant le contenu inepte sortit tout droit de l'imagination limité d'un adulte. Cette lettre et les suivantes finirent leur vie dans le foyer de la cheminée. Soudain Daniel leur dit :

-Ecoutez celle-là :

Tu m'as demandé de te haïr, et pour ta sécurité je l'ai fait. J'ai fait tout ce que tu m'as demandé. Alors pourquoi m'as-tu laissé ? Je sens mon cœur se briser comme cette nuit de pleine lune où tu as joué avec ce loup gris. Combien de nuit ai-je rêvé d'être à sa place ? Combien de fois ai-je rêvé de venir te retrouver et de te dévoiler mes sentiments. Depuis la première année, mon coeur brûle pour toi.

Gabrielle, pourquoi ne reviens-tu pas ? Ton absence me tue un peu plus chaque jour. Tous les jours j'espère te croiser dans les couloirs. Mais tu n'es pas là. Tout le monde me dit que tu es morte, que tu ne reviendras pas. Mais je sais que ce n'est pas le cas. Je l'aurais senti, je sais que tu es toujours vivante à l'abris. Je t'en supplie, reviens – moi !

Un pauvre loup qui se meurt d'amour pour son ange aux ailes ténébreuses.

-Oh, c'est mignon. S'extasia Eveline.

-C'est de qui ? Demanda Pénélope aussi ému que sa belle-fille.

-Je ne sais pas. Dit Daniel qui observait avec attention la lettre et l'enveloppe.

-Remus ! Chuchota Gabrielle.

-Oui, mon ange ? Demanda son père.

-Non, je veux dire que c'est de Remus Lupin.

-Je croyais que tu ne l'aimais pas ? Demanda Eveline.

-C'était à l'époque où je croyais que grand-mère était l'équivalent du croquemitaine version féminine, que toute la famille était composé de malades mentaux et que papa était le diable incarné. Et surtout que Sirius était le plus beau mâle de la création, alors qu'en fait, ce n'est qu'un imbécile.

-Oh d'accord. Et donc maintenant ce Lupin fait battre ton cœur ? Demanda Remus avec un sourire amusé.

-Je ne crois pas ! Enfin, je ne sais pas ! Révéla la jeune fille en se mordillant nerveusement sa lèvre inférieur.

-Hein !

-Je n'ai pas eu trop de temps de compter fleurette avec en ligne de mire un sac à main sur patte. Révéla Gabrielle en se tortillant sur les genoux de son grand-père qui pouffait de rire.

Toute la famille éclata joyeusement de rire sous le diminutif de Voldemort. Soudain Eveline décida :

-Tu vas passer tes examens à Poudlard !

-Mais maman, j'aime pas Poudlard !

-Tu iras. Un point c'est tout. Et essaie de te faire des amis. Suggéra Eveline.

Gabrielle se raidit et dit d'un ton glacial :

-Un White n'a pas d'ami, il n'en a pas besoin. Et moi je n'ai pas besoin d'avoir des amis qui me poignarderont dans le dos .

Eveline foudroya son époux du regard mais croisa un regard aussi froid que la glace et se souvint de la discussion qu'elle avait eu avec la matriarche de la famille.

Flash-back :

-Pourquoi faites-vous subir cela aux enfants ? C'est...

-C'est horrible. A chacun de mes petits enfants, je pries pour qu'il ne soit pas un sorcier.

-Pourquoi ?

-Vois-tu Cassiopé, notre famille est maudite, depuis des millénaires, notre famille a développé un pouvoir puissant sur les éléments. Le feu, l'eau, l'air et la terre. Le problème, c'est que ce pouvoir est calqué sur nos émotions. Donc nous devons apprendre à contrôler nos émotions, nous devons apprendre à contrôler notre douleur et empêcher quiconque de nous contrôler.

-Mais comment ?

­-Nous entraînons son corps et son esprit avec des sorts de douleurs et de contrôle mental.

­-KWOAAAAAAA ! DES SORTS DE DOULEURS A 12 ANS ! Mais c'est atroce. Pourquoi ?

-Parce que la première fois que quelqu'un de la famille a dévoilé ce pouvoir, le manoir a été détruit et sa famille dévastée, par un tremblement de terre très puissant, suivit par une tornade, puis un raz de marée et enfin, ceux qui n'avaient pas été tués par les catastrophes, ont été brûlés vifs. Wolfgang avait 12 ans quand son pouvoir s'est déchaîné et il a vécu plus de 150 ans avec la culpabilité de ce massacre. Seule sa sœur a survécu avec lui, elle avait 10 ans. Wolfgang a décidé d'apprendre à contrôler son don et s'est forcé à contrôler ses sentiments et il a fait de même avec sa sœur.

-Quelle horreur, pauvres petits. S'écria Eveline horrifiée.

-Vous comprenez maintenant, pourquoi nous devons faire cela ?

-Oui, je comprends. Mais pourquoi avez-vous ce pouvoir ?

-Nous ne le savons pas, mais il se transmet dans la famille et s'éveille aux 12 ans du possesseur du pouvoir.

-Alors vous... ?

-Oui, moi aussi j'ai été entraînée par mon père.

-Oh ma pauvre !

Eveline serra la vieille femme contre elle et la berça. Pénélope surprise resta stoïque dans l'étreinte sincère de sa belle-fille, puis sentit une larme couler le long de sa joue parcheminée par l'âge, puis elle se mit à pleurer contre la jeune femme. Toute la souffrance qu'elle avait gardée au fond de son cœur s'était évanouie grâce à Eveline. Après deux heures de sanglots, Elle s'écarta et lui dit en séchant ses larmes:

-Cassiopé, merci. Merci d'être restée avec moi et d'avoir pris ma douleur sur ton épaule.

Fin du Flash-back

-Bon d'accord, ne te fait pas d'amis, mais alors ne te fait pas d'ennemi.

-Là, on est d'accord. Mais je ne veux quand même pas y aller. Mais est-ce que papa pourrait rester avec moi ?

-Non !

-Mais pourquoiiiiiiiiii ? Gémit la jeune fille d'un air désespéré.

-Parce qu'il va rester avec moi ! Et toc.

-Maiheuuuuu !

Remus était tout souriant de voir les deux femmes de sa vie se battre pour lui. Gabrielle avait les yeux pétillants de malice surtout quand une des cousines s'approcha de Remus. Eveline attrapa son cher et tendre, se plaça devant lui et siffla :

-Arrière sorcière.

-Et fière de l'être. Rétorqua Joanne avec un grand sourire fier.

Toute la famille éclata de rire. Gabrielle était heureuse pour ses parents, et dit en riant comme une petite folle :

-D'accord, je te laisse papa. Parce qu'il va avoir besoin de beaucoup de bisous mouillés.

-Beuuuuhhhh ! Répliqua très spirituellement Eveline en lui tirant la langue et en serrant son époux contre elle. Remus avait l'air d'être dans la lune, un sourire niais sur ses lèvres.

-Bon, retournons à l'ouverture des lettres. S'exclama Arthur qui tendit une lettre d'aspect officiel. Elle l'ouvrit et lu :

Chère Miss White

Suite à l'annonce de votre victoire face au mage noir Voldemort. Le ministère de la magie et moi-même avons l'honneur de vous annoncer que vous êtes cordialement invitées le lundi 27 juin à 19h 30 au Ministère de la Magie afin de vous remettre votre récompense, l'ordre de Merlin 1ère classe. Et à la demande de la communauté magique le souhait qu'il vous plaira dans la mesure du possible bien sûre.

Je vous prie d'agréer Miss White, l'expression de mes respectueuses salutations.

Arthur Martin. Ministre de la magie.

PS : Je suis extrêmement fier de toi ma petite puce.

Gabrielle eut un sourire ravi, puis regardant son oncle Arthur, elle lui dit :

-Je crois que mon souhait sera une dette d'honneur de tous les sorciers envers notre famille.

-Ma chérie, tu es machiavélique. Lui dit son grand-père en lui coiffant tendrement ses cheveux ébouriffés.

Toute la famille hurla de joie tandis que l'oncle Arthur éclatait de rire devant la joie de la famille. Gabrielle se pelotonna contre son grand-père et regarda toute la famille répondre aux lettres de ses admirateurs. Elle s'endormit tranquillement là où elle se trouvait et se réveilla étonnée d'être dans son lit. Cette fois-ci, elle fut réveillée par le soleil qui éblouissait de lumière le parquet lustré de sa superbe chambre. Gabrielle s'étira de tout son long, puis alla dans la salle de bain attenante et prit une bonne douche revigorante. Après s'être séchée, elle s'entoura d'une belle serviette moelleuse, puis en entrant dans sa chambre, elle poussa un superbe :

-AAAAAAARRRRRRRRRRRRRRRGGGGGGGGGG ! Mais qu'est ce que c'est que ce truc !

Le truc en question sursauta et se mit à trembloter de terreur. Elle avait des oreilles de chauves-souris, de gros yeux globuleux et larmoyants et surtout un gros nez ressemblant à une pomme de terre. La créature se ratatina sur elle-même et s'excusa en pleurant :

-Tiny est désolée maîtresse.

La petite créature se mit à se cogner violemment la tête contre le mur. Gabrielle écarta la pauvre créature et lui demanda :

-Mais qui es-tu ?

-Je m'appelle Tiny maîtresse. Tiny est une elfe de maison maîtresse. Votre père a mis Tiny à votre service maîtresse. Tiny est fière d'être au service de la famille de maîtresse White.

-Pourquoi je ne t'ai jamais vu avant ?

-Les elfes de maisons restent dans la cuisine maîtresse. Maîtresse était trop jeune et ne connaissait pas encore bien sa famille. Mais maintenant qu'elle sait tout, Le maître a dit à Tiny de venir vous servir, maîtresse.

-Heu... bien. Mais où se trouvent mes vêtements ?

-Tiny vas apporter à maîtresse ses vêtements.

-Merci, Tiny.

La petite elfe alla chercher les effets de la jeune fille et les posa sur le lit. Puis elle salua la jeune fille à grand renfort de courbettes, puis disparut dans un plop bruyant. Gabrielle s'habilla d'une magnifique robe de velours noir de confection moldu. Elle mit de superbes escarpins de la même matière. Gabrielle descendit avec grâce vers la salle à manger sous les sifflement des portraits. Ses cousins ne se gênèrent pas pour siffler sa silhouette très féminine. Gabrielle pour s'amuser fit semblant de marcher comme dans un défilé de mode. La famille qui arrivait éclatait de rire devant les facéties de la jeune fille. L'un des cousins s'exclama :

-Gaby, tu veux pas être ma petite amie ?

Remus se mit à grogner et gronda :

-Personne ne s'approchera de ma fille.

-Ooouuuhhhh ! Mumus est jaloux ? Se moqua George.

-Mumussounet n'est pas content ? Pouffa le sombre Arthur.

Toute la famille explosa de rire de même que Remus et Gabrielle. Eveline arriva à ce moment et demanda :

-Gabrielle descends de cette table.

-Heu... oui maman.

Gabrielle descendit rapidement, puis s'assit gracieusement près de son père et commença à manger. Toute la famille rigolait des nouvelles blagues qu'avaient fait le trio infernal. Maintenant que Gabrielle était bien réveillée, les cousins l'interrogeaient sur les mauvais coups qu'elle avait fait sur les maraudeurs ou sur les élèves de Poudlard. Avec un sourire, Gabrielle leur dit :

-La première à avoir subit mon courroux, a été Lily Evans. Bien que je n'aime pas ce terme, il va très bien à cette saleté. Simplement parce qu'elle est mignonne, elle se croyait le droit de me rabattre et de m'insulter, alors je l'appelle sang-de-bourbe. C'est bien la seule que je nomme comme cela. Je la déteste.

-Alors fais lui regretter d'être venu au monde. Siffla Arthur outré.

-Mais c'est bien ce que je vais faire.

Ensuite, elle raconta à tous ce qu'elle avait déjà fait aux autres et surtout, le fait qu'elle ait fait retomber tous les soupçons sur les maraudeurs. Ses cousins l'acclamèrent comme une héroïne. Sa mère un peu énervée lui demanda :

-Et tu vas continuer tes mauvais tours sur eux ?

-Non, parce que maintenant que face de Serpents est mort, je n'ai plus besoin de faire semblant. Alors je vais les ignorer, sauf pour Evans qui va payer tout ce qu'elle m'a fait et dit.

Sa mère étant furieuse contre Lily accepta que sa fille se venge, mais qu'elle ne fasse pas la même chose contre les autres. Les autres membres de la famille était pas vraiment d'accord, mais comme Eveline était la seule et unique mère de la jeune fille, ils ne pouvaient pas dire grand chose. Le temps passa assez rapidement et son congé de rétablissement arriva à son terme. Tout en grognant, Gabrielle prépara ses affaires, puis accompagné de Daniel et de son père, elle retourna à Poudlard. Eveline et tous les autres serrèrent la jeune fille contre eux et lui souhaitèrent une bonne année et de faire de sales coups aux profs et aux élèves. Gabrielle les salua les larmes aux yeux, puis tous les trois transplanèrent pour Pré au lard. Cependant, Gabrielle rata son transplanage et atterrit sur la tête d'un auror qui patrouillait dans les rues du petit village sorcier. Daniel voyant sa nièce accroupit sur l'auror, explosa de rire. Remus lui colla un coup de coude dans le flanc et l'auror se calma immédiatement et reprit un air digne et glacial. Gabrielle baissa la tête et dit à l'auror sonné.

-Veuillez m'excuser. Au revoir.

Elle se releva et le trio repartit vers Poudlard. Soudain ils entendirent un cri et virent l'auror se relever et beugler :

-Vous pourriez faire attention!

-Qu'est-ce qui t'arrive Jerkins, tu veux goûter à mon bon caractère ?

-Oh calme-toi White ! J'te parles pas ! Je parle à la pouff près de toi !

-La pouff ! Gronda Gabrielle, c'est celle qui vous a débarrassé de Voldemort ! Alors dégage avant que je t'éclate pitoyable cancrelat !

L'auror se mit à blêmir et fit un pas en arrière. D'après les mangemorts témoins du combat, la jeune fille avait terrassé le mage noir avec des sorts puissants et inconnu. Gabrielle tourna les talons et repartit vers Poudlard avec Daniel et son père. Le portail délimitant le Domaine de Poudlard s'ouvrit devant eux, leur donnant le droit de continuer leur chemin. Tous les trois regardèrent froidement le château qui s'approchait lentement d'eux. Enfin, ils arrivèrent devant les portes d'entrée.

A suivre