Chapitre 14 : premier jour de classe

Le lendemain matin, nous partîmes plus tôt car je devais me présenter à l'administration pour parfaire mon inscription. J'étais désormais devenue Bella Masen, ce qui me fit virer rouge pivoine - ce qui avait rendu hilare Emmett pour toute la matinée - en découvrant ma nouvelle carte d'identité que s'était procuré Jasper : c'était en effet le nom de naissance d'Edward.

La secrétaire me remit mon emploi du temps et un plan du collège. Ma gorge se noua à nouveau lorsque je vis étaler toutes les matières que j'allais étudier : mathématiques, anglais, histoire, biologie, physique, philosophie, espagnol, géographie.

- La famille Cullen accueille ainsi un nouveau membre, me dit-elle en me faisant signer le registre d'admission du collège. Vos cinq frères et sœurs sont les plus brillants élèves que vous avons actuellement. Pas facile de débarquer là-dedans.

Je ne répondis pas mais je n'en pensais pas moins. Edward me conduisit à mon premier cours, de la biologie. Les enfants Cullen n'avaient pas choisi les mêmes options mais Carlisle s'était arrangé pour que je suive les mêmes que Edward.

Lorsque nous arrivâmes dans la classe, la quasi totalité des élèves était déjà installée. Tous les regards fusèrent vers moi et un silence pesant s'installa. Je me pétrifiais sur place. Edward leur lança un regard noir et tous baissèrent les yeux immédiatement.

- Mr Blake, dit-il alors au professeur de biologie qui préparait ses lamelles, voici Bella.

L'homme aux cheveux bruns, à l'allure débraillée, leva les yeux vers moi et m'adressa un sourire chaleureux.

- Ah oui ! Bella Masen – il me tendit un livre et des photocopies- Vous êtes entrée dans une famille de petits génies. Félicitations ! Ecoutez les cours et je suis sûr que vous y arriverez.

Edward me présenta une chaise à une paillasse vide et s'assit à côté de moi. Je feuilletai rapidement le livre puis je regardais autour de moi. Les élèves chuchotaient et me lançaient des regards furtifs. Sur la paillasse à côté de la notre, je reconnus Mike Newton avec qui j'avais parlé un mois et demi auparavant. Il me fit un large sourire et je lui rendis. Mais son visage se referma aussitôt et il tourna la tête rapidement. Je regardai Edward. Il avait un regard à faire peur n'importe quel adolescent.

- C'est toi qui a voulu que je vienne ici, murmurai-je. Tu dois en supporter toutes les conséquences.

- Ne t'inquiète pas pour moi, me dit-il. Je maîtrise la situation.

- En fichant la trouille à tous les garçons qui vont m'adresser la parole ?

- En lui faisant comprendre qu'il n'a pas intérêt à mettre en application ce qu'il a dans la tête.

Le professeur commença alors son cours. Il s'agissait des différentes étapes de la mitose, la reproduction des plantes. Sur un écran, Mr Blake nous montrait comment reconnaître les différentes étapes et à quoi elles servaient. Je murmurai certaines questions à Edward, si doucement que seul lui pouvait entendre et il me fournissait les explications nécessaires. Finalement, je trouvai le cours compréhensible, seuls quelques mots techniques me manquaient.

- Qui peut me citer un organisme qui n'utilise pas ce type de reproduction ? interrogea le professeur de biologie. Bella, avez-vous déjà vu ce chapitre dans votre lycée précédent ?

- Les bactéries, répondit alors Edward.

- Ainsi que certaines algues et champignons, précisai-je, en le regardant un peu vexée qu'il réponde à ma place.

- Félicitations, s'exclama Blake. Et bien Edward, auriez-vous trouvé votre égal ?

Je lui adressai une grimace et il sourit de bon cœur.

- Sans aucun doute, monsieur, répondit-il.

La sonnerie retentit. Edward me tint la chaise pour que je me lève.

- Je me trouve assez ignare comme ça, lui dis-je alors. Je n'ai pas besoin que tu en rajoutes une couche en répondant à ma place.

- Je suis désolé, s'excusa-t-il. J'ai compris la leçon.

Je lui souris tendrement pour lui faire comprendre que je n'étais pas fâchée. Nous sortîmes de la classe pour nous diriger en mathématiques. J'étais toujours le principal sujet de discussions d'autant que l'altercation avec Edward amenait beaucoup de nouvelles spéculations.

Seule une fille restait à l'écart. Elle était assise au fond de la classe. Je l'avais reconnue, elle faisait partie du groupe de musiciens que j'avais écouté. En passant près de moi, elle me jeta un regard noir qui me troubla. Que lui avais-je donc fait pour qu'elle me déteste à ce point ?

En mathématiques, Edward me présenta de la même façon au professeur Mortimer.

- En espérant que vous soyez aussi douée que le reste de la famille, me lança-t-il en me donnant mon livre.

Je soupirai et suivis Edward.

Juste après, nous eûmes histoire. Cette fois-ci, Alice et Jasper étaient avec nous. Pour la troisième fois, mon chevalier servant m'introduisit auprès du professeur, Mr Holmes.

- Vous êtes rentrée dans une famille extrêmement douée.

- Elle l'est d'autant plus que vous êtes la quatrième personne à me mettre en garde depuis les trois dernières heures, rétorquai-je. Mais pourquoi paniquer, je vous le demande ?

De petits rires fusèrent dans la classe et le professeur, visiblement mal à l'aise, me donna mon livre. Je m'endormis à moitié à ce cours. Le professeur était ennuyeux.

Enfin, nous nous retrouvâmes tous à la cafétéria.

- Alors. On t'a rétrogradée d'une classe, me lança Emmett.

Je ne pris pas la peine de répondre.

- J'ai l'impression d'avoir été une bête de foire durant toute la matinée, grognai-je.

- Mais je confirme, me dit Rosalie. Tu es devenue le nouveau joujou de tout le lycée.

- Ca va leur passer, me murmura Edward. Je vais te chercher une pizza.

- Tu m'apportes encore une fois à manger et je te jure que je t'amène un lapin pour que tu le saignes devant tout le monde, m'exclamai-je.

Edward se rassit, visiblement peiné tandis qu'Emmett ricanait. Je me frottai les yeux, poussai un profond soupir et posai ma main sur la sienne.

- Je suis désolée. Entre les profs qui s'apitoient sur mon pauvre sort parce je vais devoir rivaliser avec l'intelligence exceptionnelle des Cullen, les garçons qui me reluquent comme si j'étais un mannequin de mode et les filles qui font la liste de mes défauts physiques, ça me rend irritable. Je vous avais bien dit que ce n'était pas une bonne idée. Excuse-moi !

- Excuses acceptées, me dit Edward en me faisant le plus beau sourire du monde.

- Je croyais que tu n'aimes pas lire dans l'esprit dans l'esprit des gens, me demanda Jasper.

- Je n'en ai pas besoin, râlai-je. Les ado ne savent pas chuchoter. Les seuls qui cherchent à rester indifférents, ce sont les quatre assis là-bas dans le fond de la cafétéria.

Je montrai très rapidement – trop pour qu'un être humain s'en aperçoive – la table. Deux filles et deux garçons, ce que j'avais vu dans la salle de musique quelques semaines plus tôt.

- Les autres les appellent les zarbis, m'expliqua Alice. Ils font partis des ados qui se cherchent. Ils sont un peu décalés alors les autres les mettent à l'écart.

- Un peu comme nous, quoi ? rétorquai-je.

- Mais c'est qu'en plus qu'être irritable, elle devient cynique, s'exclama Emmett.

La sonnerie retentit alors.

- Deuxième round, annonça Alice.

- Deux heures d'anglais, maugréai-je. Et puis, dieu merci, j'ai fini pour aujourd'hui.

- Avec Mr Weston. Quelle chance! Tu me diras ce que tu en penses, toutes les filles en sont folles.

Je me retrouvai devant un jeune adulte aux cheveux blonds mi-longs qui lui tombaient sur les yeux. Ca lui donnait un air romantique. Edward me présenta pour la quatrième fois de la journée.

- Bienvenue Bella, me souhaita Weston. J'espère que vous aimez William Shakespeare.

- Je ne suis pas une fan, lui rétorquai-je.

- Tiens. Et pourquoi donc ?

- Il avait de drôles de mœurs avec les femmes.

Quelques élèves du premier rang pouffèrent. Le prof sourit.

- Je pensai plutôt à Hamlet.

- Oh ! Un personnage tellement envahi par le remord de son passé et celui de sa famille qu'il n'est plus capable d'avancer et d'aimer…

Je réalisai alors que j'étais en train de parler de ma propre vie et je me mis à rougir.

- Ca mérite d'en discuter, concluais-je en évitant le regard d'Edward.

- En tout cas, l'analyse est pertinente, s'étonna Weston. Commençons le cours, voulez-vous ?

Les deux heures furent passionnantes. Le prof d'anglais savait animer les débats et même si certaines réflexions volaient assez bas, il avait le don de savoir rebondir dessus pour relancer la conversation. J'étais enthousiasmée. Et Edward, à mes côtés, m'observait avec un sourire ravageur aux lèvres.

- Hamlet se tue pour venger son père. La fin est nulle. Shakespeare aurait du le laisser vivre, lança Mike qui tentait de suivre la discussion.

- C'est un des premiers anti-héros, répondit Weston. Un homme qui ne peut pas vivre parce que l'histoire de sa famille le lui a interdit.

- L'histoire familiale a une grosse incidence sur la vie de quelqu'un, rétorquai-je. Pour autant, l'être humain a le choix de sa vie et peut décider de ce qu'il fera de son avenir.

- C'est le libre arbitre, affirma Weston. Hamlet a-t-il choisi lui-même de se sacrifier ?

- Certaines personnes ont des personnalités plus marquées que d'autres pour sortir de situations difficiles, ajouta Edward. Beaucoup de personnages historiques ont eu une enfance difficile comme Martin Luther King ou Roosevelt et ils s'en sont sortis parce qu'ils avaient du caractère.

- Moi, je pense que ce sont plutôt les évènements qui renversent les situations, lui répondis-je. Les gens évoquent souvent un moment marquant dans leur vie pour expliquer leur décision. Pour Hamlet, c'est l'apparition de son père en fantôme. Et pourtant, il a fait le choix de disparaître.

- C'est bien beau de palabrer. Mais qu'est ce que vous y connaissez vous, à tout ça ?

Je me retournai. La même fille qui m'avait lancé le regard noir en biologie venait de parler.

- Voilà une réflexion intéressante, Mélissa, rétorqua Weston. Ne pouvons-nous comprendre Hamlet que si nous avons vécu nous aussi une situation douloureuse ?

- Je ne crois pas que William Shakespeare est eu une enfance très tortueuse et ça ne lui a pas empêché d'écrire Hamlet, affirmai-je en regardant Mélissa.

La sonnerie retentit. La jeune fille me jeta à nouveau un regard noir et haussa les épaules avant de sortir.

- En attendant, je remercie Bella qui nous a permis aujourd'hui d'entendre enfin l'avis de son compagnon de table, lança Weston.

Je ris en regardant Edward. Il ne sembla pas offusquer et s'approcha de moi pour me tenir la chaise.

- On rentre à la maison, chuchota-t-il.

- Oh oui ! m'exclamai-je soulagée.

Le foule d'étudiants défilait dans les couloirs en cette fin d'après-midi. On commençait à sentir la fatigue et l'énervement de fin d'après-midi. Une fille trébucha juste devant nous et laissa tomber son classeur. Les feuilles s'envolèrent au vent. Edward l'esquiva avec sa souplesse et sa rapidité habituelle. Je rattrapai une feuille au vol et m'accroupis pour l'aider.

- Merci me dit-elle, très gênée.

- De rien. Je m'appelle Bella.

- Oh je sais. Tu es la copine d'Edward Cullen – elle lança un regard enjôleur à Edward qui s'était arrêté quelques pas devant moi et m'attendait patiemment. Je suis Jessica.

- Enchantée Jessica.

Une autre fille s'approcha de nous. Elle pointa son appareil photographique et le flash crépita.

- Bonjour Bella, je suis Angéla, journaliste pour la gazette du lycée. J'aimerai faire un article sur toi.

- Sur moi, paniquai-je un peu. Il n'y a rien d'intéressant à écrire.

- Tu veux plaisanter, s'exclama Jessica. Comment as-tu fait pour mettre le harpon sur le type le plus craquant de Forks ?

Je restai stupéfaite devant l'aplomb de cette fille. Je n'allai pas me laisser faire comme cela. Je m'avançai vers elles et pris un air de confident.

- Pour tout vous avouer, leur murmurai-je, je l'ai emprisonné dans un cave et je l'ai torturé durant trois semaines jusqu'à ce qu'il accepte de sortir avec moi.

Elles me regardèrent, mi-amusée, mi-perplexe. Je me retournai vers Edward, satisfaite.

- Au revoir, leur lançai-je.

- Au revoir Bella, me répondirent-elles. Au revoir Edward !

Il ne leur adressa même pas un regard et me sourit lorsque j'arrivai à sa hauteur.

- Quel toupet ces filles!, lui dis-je. Cela m'apprendra à être gentille.

- Pourquoi ? me demanda-t-il.

- Tu n'as pas remarqué comme elles te regardaient et parlaient de toi devant moi.

- Non, je n'ai pas fait attention.

Je le regardai d'un air sceptique. Essayait-il de feindre où n'avait-il vraiment pas vu leur scène de séduction ?

- Tu es sûre que tu ne les détestes pas parce que tu vas passer dans le journal ?

- Alors ça, ça m'étonnerait fort, rétorquai-je en levant triomphalement entre l'index et le majeur de ma main droite la carte mémoire de l'appareil photo d'Angéla.

Edward prit un air offensé.

- Quelle honte, Bella ! C'est du vol !

- Un emprunt temporaire, rectifiai-je. Demain, je lui remets dans son sac après avoir fait quelques rectifications.

En descendant vers le parking, nous croisâmes Mike avec trois de ses copains.

- Salut, Bella, chouette journée, hurla-t-il.

- Au revoir, Mike, à demain, lui répondis-je.

- Tu ne viens pas en sport.

- Non, j'ai fini pour aujourd'hui.

Nous montâmes dans le 4x4 d'Edward.

- Tiens c'est vrai, m'étonnai-je. Il n'y a pas de sport dans mon emploi du temps ?

- Si Mike te voyait soulever un poids d'une tonne et le lancer à travers le gymnase, cela m'arrangerait plutôt, rit Edward. Il arrêterait de te tourner autour.

- En effet, rougis-je, comprenant combien ma question était idiote.

- C'est l'avantage d'avoir un médecin dans la famille. Carlisle nous a tous fait un certificat médical. Tu souffres d'asthme.

Toute la famille arriva en même temps à la maison. Esmé nous accueillit avec un grand sourire.

- Alors Bella, comment s'est passée cette première journée ?

- Du point de vue des élèves, commenta Emmett à ma place, Bella a le plus beau corps de Forks – Rosalie lui donna une tape dans le ventre – et elle s'est définitivement séparée d'Edward vers dix heures pour se remettre avec lui au moment du repas.

- Ouais ! continua Alice Et du point de vue des vampires, elle a un caractère de cochon quand elle est entourée par deux cent cinquante paires d'yeux qui ne regardent qu'elle.

Je haussai les épaules.

- Je vous rappelle que moi, je n'étais pas d'accord pour y aller, soulignai-je. Il va falloir que vous me supportiez maintenant. En attendant, j'ai une dissertation à faire sur Hamlet et je ne sais même pas ce que veut dire le mot dissertation.

- Nous allons voir ça ensemble, me dit Edward en me tirant par la main pour me faire monter à l'étage.

- Deux secondes, s'exclama Emmett, j'aimerai bien connaître les détails croustillants sur William Shakespeare et ses ébats.

Rosalie lui donna un second coup dans le ventre. Il rigola.

- Et! Je me renseigne, c'est tout !

Edward ne fit pas attention à la réflexion de son frère et nous montâmes dans sa chambre. Il ferma la porte et me prit dans ses bras pour m'embrasser.

- La journée n'a pas été si mauvaise, me demanda-t-il.

- J'ai survécu, concluais-je.

- J'ai fait des choses qui t'ont déplu. Je suis désolé, dit-il en jouant avec ses doigts sur mon bras.

Je fermai les yeux pour mieux apprécier la sensation.

- Tu es très protecteur, Edward. Et ça me plait. Mais protéger quelqu'un ne veut pas dire faire à sa place. Je me suis toujours débrouillée toute seule et même si parfois je m'affole et je panique facilement, c'est justement en me laissant découvrir seule que j'apprendrai.

- Je te promets de faire un effort, murmura-t-il en remontant sa main vers mon cou.

- Et moi, je te promets d'essayer d'être plus gentille quand je te dirai que tu dépasses les bornes, lui répondis-je en le tirant vers moi pour l'embrasser.

Les six semaines suivantes continuèrent sur le même rythme. Je découvris le reste de mes professeurs et je commençais à m'habituer aux longues heures de cours assise sur une chaise. Les discussions à mon sujet diminuèrent progressivement. Bien sur, certaines filles continuèrent à palabrer à mon sujet et sur la relation que j'entretenais avec Edward. Mike m'envoyait quelques saluts amicaux à distance mais il se gardait bien de franchir le périmètre de sécurité instauré par le fils Cullen.

J'avais remis la carte mémoire d'Angéla dans le fond de son sac pour lui faire croire qu'elle l'avait oublié et aucun article ne sortit sur moi. Jessica et elle s'avançaient vers moi parfois pour me dire bonjour mais je n'étais pas dupe, le salut était surtout adressé à mon petit ami de vampire.

Et pourtant, progressivement, imperceptiblement, je sentis que la situation se dégradait. C'est surtout Jasper qui montra les premiers signes inquiétants. Il se renfermait sur lui-même, devenait taciturne, irritable. Lorsque nous étions le soir à discuter dans la salle à manger, je l'avais surpris plusieurs fois à m'observer, l'air méchant, le regard noir, vide et froid, comme on observe un morceau de viande. Chez les autres, c'était moins net et pourtant, les signes ne me trompaient pas. Les discussions étaient moins dynamiques, plus acerbes, froides.

Et c'était la prunelle de leurs yeux qui étonnait le plus : de la couleur brun dorée, elles étaient devenus noires comme l'ébène.

Je savais ce qui n'allait pas : ils avaient tous besoin de se nourrir. A vouloir rester auprès de moi pour me protéger et rester une famille, ils s'étaient bornés à ne boire que le sang de petits animaux proches de la maison. Ils avaient tous besoin de proies plus imposantes, des carnivores. Et pour cela, ils devaient partir plus loin.

Edward ne l'admettrait jamais. Plus amoureux que jamais, il refuserait de m'écouter et de me laisser ne serait-ce que quelques jours.

J'avais besoin d'une alliée sur place, quelqu'un qui me soutiendrait pour le convaincre.

Un samedi soir, je parvins à m'éclipser de la chambre d'Edward, prétextant d'aller prendre une douche. J'allai frapper à la chambre de Rosalie.

Celle-ci fut surprise de me voir.

- Il faut qu'on parle, lui affirmai-je. J'ai besoin de ton aide.