Ca y est! Les premières vacances sont déjà finies. Heureusement je repars en Août!
Nous avons visité Paris avec les enfants. Le chateau de Versailles sont la pluie et l'orage, j'avoue que c'était bizarre!
Voilà donc la suite de ma fic!
Merci à tous ceux qui la lisent et spécialement à ceux qui m'envoient des reviews. J'essaye toujours d'y répondre, ne serait-ce que d'un mot!
disclaimer: tous les personnages appartiennent à Stéphanie Meyer.
Chapitre 18 : rencontre 1
Le vendredi soir, j'étais dans la chambre d'Edward – elle était devenue la mienne également même si je n'en avais pas fait explicitement la demande – je lisais Orgueil et préjugés de Jane Austen – lorsque je poussai un grognement.
- Que se passe-t-il, me demanda Edward assis mes côtés.
- Jacob arrive !
La mâchoire d'Edward se crispa subitement et sa main se referma sur moi.
- Le conseil des Quileutes lui a demandé de venir me chercher, lui expliquai-je.
- Je ne veux pas que tu y ailles, trancha-t-il.
- Ce serait pris comme une offense. Les conséquences en seraient désastreuses pour toi et ta famille, Edward.
Il en répondit pas, me fixant avec un regard inexpressif.
- Moi non plus, je n'ai pas envie d'y aller. Mais je dois le faire. C'est important.
Il fouilla dans son blouson et sortit un téléphone portable qu'il me tendit.
- Tu me téléphones dès que tu veux revenir. Je viendrai te chercher à la limite de nos frontières.
Je pris le cellulaire, le mis dans ma poche et l'embrassai furieusement.
- Je t'aime, lui murmurai-je.
Nous descendîmes les escaliers pour arriver sur le palier de la porte.
Jacob arriva en moto. Je pensai immédiatement à la proximité de nos deux corps sur le véhicule et je me dis que le choix du loup-garou n'était pas anodin. Il s'arrêta à un mètre d'Edward et de moi mais il n'arrêta pas le moteur.
- Le conseil voudrait te parler, me dit-il sans adresser un regard à mon compagnon.
- Nous savons, lui répondis-je
J'avais appuyé sur le nous pour lui faire comprendre que le choix était collégial.
J'embrassai à nouveau Edward puis montai à l'arrière de la moto.
Edward avait son visage des mauvais jours. Il fixait Jacob avec une méchanceté que je ne lui avais jamais connu auparavant.
- S'il lui arrive quoi que ce soit, grogna-t-il, je t'en tiendrais pour responsable.
Jacob eut un sourire mauvais :
- Tu n'es pas le seul tenir à elle, buveur de sang. C'est une loup-garou et elle fait partie de ma famille.
Jacob démarra en trombe et dévala le chemin qui menait à la route.
- Si tu as peur, tu peux te tenir à moi, me dit-il.
- Il en faut plus que ça pour me faire peur, lui répondis-je.
- C'est ce qu'on va voir.
Il coupa à travers la forêt, zigzaguant entre les arbres. Le vent me fouettait le visage, la vitesse me grisait, je souris devant l'exaltation.
Nous arrivâmes au village des Quileutes. Jacob prit un chemin qui descendait vers la plage. Il stoppa à quelques mètres d'un grand feu.
- Alors, ça t'a plu, me demanda-t-il, une fois que nous étions descendus.
Je fis la moue et ne répondis pas. Sept indiens s'étaient levés à notre arrivée. Je sentis une boule dans le haut de mon estomac. Avant de rencontrer les Cullen, j'aurai fui ou je serai rentrer dans le tas devant un tel problème. Mais je savais ici que la situation ne le permettait pas. Encore une fois, j'allai devoir faire quelque chose que je ne connaissais pas et qui me m'effrayer au plus haut point: discuter et certainement aboutir à un compromis à peu près valable pour tous. J'étais responsable de cette situation - moi et mes stupides envies de jouer les humaines - et je devais me montrer responsable.
- Le procès va commencer, murmurai-je.
- Ils ne vont pas te faire de mal, me rassura Jacob. Ils se posent des questions, c'est tout.
- Tu vas rester là ? lui demandai-je, inquiète.
- Bien sur, me répondit-il avec un grand sourire.
Je pris une grande respiration et m'avançait vers la feu.
- Ok ! On y va ! m'exclamai-je pour me donner du courage.
Les sept indiens m'accueillirent sans dire un mot. Jacob me montra une place et nous nous assîmes tous en même temps. Un grand silence s'installa, ils m'observaient tous et cela me mettait mal à l'aise. Je me mis à me frotter l'avant-bras et je me dis que cela faisait bien deux mois que ce la ne m'était arrivé.
Finalement, un indien d'une vingtaine d'année, celui qui avait pris la parole devant Carlisle quelques jours plus tôt, commença:
- Bella, tu es à la fois lycaon et vampire. Jamais pareil événement ne s'était produit et aucune mémoire d'indiens ne mentionne de fait similaire.
- Je suis la seule à ma connaissance à être comme cela, lui répondis-je et les légendes des indiens au sujet des lycaons et des vampires sont trop récentes pour pouvoir m'inclure.
Les visages devinrent inquiets, certaines chuchotaient entre eux, ne sachant pas que j'entendais chacun de leurs mots.
- Quel âge as-tu ? continua-t-il.
Je pris une profonde respiration, jouant toujours avec ma cicatrice. Et je commençai à raconter mon histoire : mon clan, la découverte de la plante, les changements opérés au sein de la tribu, la mutation génétique, les cinq enfants particuliers, l'enjeu génétique de mon adolescence, mon union avec mon frère, le massacre de mon clan, ma fuite. Ils écoutèrent hébétés, découvrant ainsi leur passé, leur origine. Certains semblaient sceptiques mais ils n'osaient plus parler.
Jacob écoutait tout cela, observant les réactions des siens, la gêne, buvant mes paroles.
Les questions continuèrent.
- Comment as-tu si que tu étais une lycaon ?
- En fait avant la semaine dernière, je ne m'étais transformée qu'une seule fois.
- Une seule, s'étonna le chef.
- Mouais, commençai-je, peu enchantée de me rappeler de cet événement. Lorsque les deux loups-garous de ma tribu se transformaient, ils étaient incapables de se contrôler : ils attaquaient et tuaient tout et n'importe quoi. La plupart du temps, cela convenait au clan. Lorsque nous étions attaqués ou que nous voulions attaquer un autre clan, ils étaient des atouts importants. Mais parfois, cela dégénérait. Un jour, une enfant de notre clan s'est retrouvée au milieu du combat.
Je me tus un instant. J'avais du mal à parler, c'était compliqué pour moi.
- La vie des femmes n'avaient pas beaucoup d'important dans mon clan et aucun homme ne songeait la sauver. Alors…
- Tu t'es transformée, termina Jacob.
Je lui souris pour le remercier de son aide.
- Tu les as vaincu ? me demanda le chef qui n'était pas du tout impressionné par mes émotions.
- Je crois qu'ils ne s'y attendaient pas. C'est la surprise qui les a vaincus.
- Et que s'est-il passé ensuite ?
- J'ai été punie, murmurai-je en fixant le sol.
- Pour avoir sauver une enfant, s'indigna Jacob.
Je ne répondis pas. Cet interrogatoire me stressait de plus en plus. Cela frôlait l'insupportable.
- Tu disais que les lycaons n'avaient pas réussi à se reproduire. Comment expliques-tu que nous existions ?
- J'ai dit que les loups-garous ne s'étaient jamais reproduits avec des femmes de notre clan. Ils y sont parvenus avec d'autres. Peut-être que notre évolution au sein de notre clan nous a rendu stérile entre nous. Nous avons eu besoin, à ce moment là, d'aller chercher du sang nouveau.
- Et toi, pourrais-tu avoir des enfants ?
J'eus soudain la chair de poule. Ils abordaient un sujet très sensible pour moi.
- Je voudrais rentrer maintenant, leur dis-je.
- Comptes-tu faire des enfants avec Edward Cullen, insista le chef.
- Les vampires ne peuvent pas avoir d'enfants, crachai-je.
- Entre eux ou avec des humains. Mais toi, tu es différente de nous tous…
- Ma relation avec Edward ne vous regarde pas, m'irritai-je.
- Tu es une lycaon, tu appartiens à notre clan. Tout ce que tu fais nous regarde.
Je me levai d'un bond, la fureur m'envahit soudain. Mes yeux devinrent froids, des yeux de vampire.
- Je n'appartiens à personne.
Les indiens se levèrent d'un bond et reculèrent, effrayés. Seul Jacob resta à côté de moi.
- Calme toi, Bella, me murmura-t-il. Ils ne voulaient pas te blesser.
- Je veux rentrer chez moi maintenant, lui dis-je d'un ton cassant.
Jacob regarda Sam. Celui-ci lui fit un petit signe de tête.
- D'accord, je te ramène.
Je tournai le dos au feu, m'éloignai de quelques pas en sortant le cellulaire que m'avait prêté Edward. Je cherchai dans le répertoire le numéro de téléphone fixe des Cullen et le composait automatiquement.
Edward décrocha immédiatement.
- Viens me chercher, Edward, le suppliai-je. Tout de suite !
- J'arrive, répondit-il, paniqué par ma voix.
Je raccrochai et me retournai vers Jacob. J'avais retrouvé quelque peu mon calme.
- Nous te reverrons, me dit le chef du clan. Nous n'avons pas fini de te poser des questions.
- C'est ça, lançai-je sèchement.
Je me dirigeai vers la moto, suivie de près par Jacob.
- Sam est parfois un peu direct, s'excusa-t-il. Mais il n'est pas méchant. Il s'inquiète juste pour notre clan.
- Et toi, pourquoi n'as-tu pas peur de moi ? lui demandai-je en montant derrière lui.
- Si tu avais voulu me tuer, tu l'aurais fait à la Push lorsque tu as découvert qui j'étais.
- Ne me donne pas de regrets, marmonnai-je.
Jacob rit de bon cœur en démarrant l'engin.
- Ne te fais pas plus méchante qui tu n'es Bella.
Le trajet fut plus court. Cinq ou six kilomètres seulement nous séparaient de la frontière entre le territoire des loup-garou et celui des vampires.
Le soleil commençait apparaître à la base des arbres et des filets de lumière dorés arrivaient jusqu'à nous. Edward nous attendait déjà.
Je descendis du véhicule et lui adressa un sourire rassurant.
- Est-ce qu'un jour, tu pourras regarder un autre homme comme tu le regardes, lui, me demanda Jacob, visiblement jaloux.
Je me sentis gênée et je rougis.
- Non, répondis-je. Il est le premier et il restera le seul, Jacob.
Le visage de Jacob se referma.
- Quel âge as-tu ? continuai-je.
- J'ai 16 ans.
Je le regardai, un peu surprise. Il faisait plus âgé. Sa musculature, sa taille, les traits de son visage, lui donnait entre dix-huit et vingt ans. Il s'en rendit compte et sourit de contentement.
- Tu es un gamin, Jacob. Trouve toi quelqu'un de ton âge, lui recommandai-je.
Il s'avança vers moi, son visage à quelques centimètres de mon oreille. J'entendis Edward grogner.
- Je préfère les femmes plus mûres.
Je secouai la tête et souris de sa bêtise.
- Au revoir Jacob, dis-je simplement en me dirigeant vers Edward.
Edward me prit par la taille et colla son front contre le mien.
- Ca va ? demanda-t-il anxieuse.
- Maintenant, oui, répondis-je simplement.
Je plongeai mon regard dans ses yeux qui reprenaient peu à peu leur couleur miel. Il m'apaisait.
- Ils t'ont fait du mal, me demanda-t-il, toujours inquiet.
- Non, murmurai-je. Mais c'était… pénible. Je veux rentrer la maison.
- Tout ce que tu veux Bella, murmura-t-il en m'embrassant sur le front.
Il m'entraîna vers la voiture. Derrière nous, j'entendis la moto s'éloigne. Je ne me retournai pas et suivit Edward.
Je rassurai le reste de la famille de mon état. Les Quileutes ne m'avaient pas fait mal. Edward m'entraîna dans la chambre. Il ferma la porte et me prit dans ses bras pour me serrer dans ses bras. Je mis mes mains dans ses cheveux et coinçai mon visage dans son cou. Nous restâmes ainsi de longues minutes sans bouger.
- J'étais mort d'inquiétude, gémit-il.
- Tout va bien, le rassurai-je. Ils ne veulent pas me faire du mal. Ils veulent juste comprendre.
- Je sais que tu n'aimes pas te raconter.
- C'est vrai… J'ai du leur raconter des évènements de ma vie que tu ignores, Edward. Et je veux que tu les connaisses.
- Tu n'es pas obligé, Bella.
- C'est ce que je veux.
Je m'assis sur le lit et il se mit en face de moi. Je lui racontai la nuit, les questions qu'ils m'avaient posé. Je lui parlai des deux loup-garou de ma tribu, de mon intervention pour sauver l'enfant, de la punition.
- Quelle punition ? me demanda Edward.
Je baissai les yeux, me remémorant ce supplice qui m'avait marquée.
- Mon frère pouvait être très cruel, lui dis-je seulement.
Il passa une mèche de cheveux derrière l'oreille et me caressa la joue. Je lui pris la main et l'embrassa.
- Ils m'ont aussi demandé si je pouvais avoir des enfants et si j'en voulais avec toi.
Edward poussa un grognement.
- De quoi se mêlent-ils ?
- Je ne leur ai rien répondu. C'est à ce moment que j'ai demandé partir et que Jacob m'a ramenée.
Je pris une profonde respiration et je regardai Edward dans les yeux. Il semblait vivre ma peine, la subir en même temps que moi.
- Je ne sais pas si nous pourrons avoir des enfants mais je n'en veux pas, continuai-je. Je ne veux pas lui faire subir ce que moi j'ai vécu. Je le mettrai en danger et je ne me le pardonnerai jamais.
Edward posa un doigt sur ma bouche et murmura un chut doux et réconfortant.
- Tu n'as pas de soucis à te faire, Bella ! Pas d'enfant ! Jamais ! C'est entendu !
Il m'embrassa, ses bras m'enveloppèrent tendrement. Je me rapprochai de lui, enroulai mes jambes autour de sa taille. Ses gestes étaient doux, ils m'apaisaient. J'oubliai les Quileutes, les loup-garou. Je ne pensai plus qu'à lui, à ses mains sur mon corps, à ses lèvres qui quittaient les miennes pour caresser ma joue, mon oreille, mon cou. Mon pouls s'accéléra, je frémis de plaisir. Il me bascula en arrière, colla son corps contre le mien. Une vague de chaleur m'envahit. Je remontai mes mains le long de son dos, emprisonnant ses cheveux. Il appuya son front contre le mien et nous restâmes un instant ainsi, haletant tous les deux.
- Rappelle-moi tes principes vieux jeu à propos du sexe, lui demandai-je.
Il me sourit.
- Ce jour-là, je veux que ce soit exceptionnel, Bella.
- C'est exceptionnel à chaque fois que tu m'embrasses, Edward.
Il sourit, frottant son nez contre le mien.
- Je t'aime, Bella. Cela fait tellement longtemps que je t'attends.
- Pas autant que moi, murmurai-je.
- Je veux faire les choses dans les règles.
- Parce qu'il y a des règles, ironisai-je.
Mais lui semblait très sérieux. Il plongea son regard dans le mien et soudain, je compris ce qu'il voulait dire. J'ouvris de grands yeux terrorisés et m'écartai de lui.
- Ne me demande jamais cela, Edward, balbutiai-je.
- Quoi ?
- Pas de mariage !
Edward s'assit à côté de moi et m'observa, stupéfait.
- Pourquoi ? insista-t-il.
- Pas de mariage, répétai-je. Ca, je ne peux pas.
Les larmes me montèrent aux yeux. Edward paniqua soudain.
- D'accord, lança-t-il en me prenant dans ses bras. On n'en parle plus. Calme toi !
Il me caressa les cheveux.
- Je suis désolée, lui dis-je.
- Ce n'est pas grave, Bella. Calme-toi !
Il m'allongea nouveau à côté de lui et nous finîmes la nuit ainsi.
