rappel: tous les personnages appartiennent à SM.

Voici la suite des chapitres que j'apprécie particulièrement. Un peu de détente et d'humour avant que les drames ne recommencent!

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Chapitre 24: jalousie

- Alice a vu nos amies du nord venir nous rendre visite, me dit Edward le jeudi alors que nous écoutions le cours d'espagnol.

La lecture réciproque de nos esprits était devenue une habitude quotidienne. En cours, nous étions arrivés à prendre une expression de deux élèves studieux et j'étais parvenue à répondre aux questions des profs tout en conversant avec mon amoureux.

A la maison, c'était autre chose. Nous étions souvent pris de fou rire incontrôlé et cela irritait au plus faut point Emmett qui ne supportait pas de ne pas comprendre.

« Allez au diable » était devenu le grognement le plus fréquent qu'il nous assénait et cela ne faisait qu'accroitre notre hilarité.

- C'est curieux, remarquai-je alors. Lorsque tu lis dans l'esprit d'un autre, je ne peux pas le voir. C'est comme si tu utilisais un autre canal pour le faire.

- C'est une théorie intéressante, suggéra Edward. Il faudra que nous en parlions à Carlisle. Tu sais comme il est passionné par le fonctionnement de nos dons.

Carlisle avait le comportement type d'un scientifique. Chaque énigme le passionnait et il plongeait dans les livres pour tenter d'y trouver une solution.

Je l'avais surpris un jour à lire un ouvrage de la botanique du néolithique. Il cherchait à trouver la plante qui nous avait tous transformés. Il fut contrarié lorsqu'il lut sur mon visage mon mécontentement.

- Découvrir cette plante n'est pas une bonne chose, lui avais-je dit. Elle a causé suffisamment de dégâts, il n'est pas nécessaire qu'elle en provoque d'autres.

- Peut-être que son étude nous permettrait de renverser les effets, se hasarda Carlisle.

- Je ne prendrais pas ce risque. Je ne te dirai pas de quelle plante il s'agit. Libre à toi d'agir suivant ta conscience.

Le docteur avait acquiescé et n'avait rien rajouté de plus.

- Qui sont ces amis ? lui demandai-je.

- Irina, Tanya et Kate, trois sœurs qui vivent ensemble plus au nord, à la limite de l'Alaska avec deux autres, Eléazar et Carmen.

- Sont-elles végétariennes, elles aussi ?

- Oui, ne t'inquiète pas ! Tes mais n'ont rien à craindre. Même si elles sont arrivées à ce mode d'alimentation par des biais… détournées.

Il avait pensé cette dernière phrase avec un brin d'humour et je tentai un coup d'œil vers lui. Il avait son petit sourire en coin qui me ravageait le cœur.

- Elles apprécient beaucoup le contact avec les hommes. Et elles sont arrivées à comprendre que les laisser en vie permet de renouveler plusieurs fois ces expériences, m'expliqua-t-il alors.

- Oh ! dis-je simplement.

Il rit dans son esprit, un rire aussi clair que s'il l'avait réellement prononcé. Depuis que je lui avais promis de réfléchir à sa demande de mariage, il était une gaieté intarissable. Cette nouvelle disposition me plaisait, me rendant également de bonne humeur.

Edward me demandait parfois quand mes réflexions sur le mariage prendraient fin, l'attente devenant insupportable.

- Si nous prenions un peu d'avance, ton Dieu ne nous en voudrait pas puisque nous régulariserions ensuite, lui avais-je proposé.

Edward s'était esclaffé :

- Je ne suis pas né de la dernière pluie, Bella. Si je te donne maintenant ce que tu veux, je peux faire une croix sur le mariage.

Je l'avais alors regardé, tentant de paraître offusquée :

- Penses-tu que je pourrai rompre ma promesse ?

Il m'avait adressé son sourire taquin auquel j'avais du mal à résister :

- Mais tu ne m'as toujours rien promis, Bella !

Nous n'étions pas les seuls à profiter de notre bonne humeur. Jasper nous tournait régulièrement autour. Il était attiré par les sentiments positifs que nous dégagions. Aussi nous passions beaucoup de temps avec lui et Alice, à faire les boutiques, à Port Angeles ou à se balader dans les montagnes aux alentours de Forks. Depuis que j'étais arrivé à le stopper quand il s'était rué sur Victoire, il ne me regardait plus enfin comme une proie potentielle et nos discussions étaient intéressantes. Il avait autrefois été un soldat nouveau-né au service d'une vampire guerrière. Son passé était passionnant et je lui posai de nombreuses questions sur les nouveau-nés, leur impulsivité, leur prise de contrôle progressive. Il me parla des techniques qu'on lui avait enseignées pour les combattre et les tuer.

- Accepterais-tu de combattre avec moi, m'avait-il demandé le week-end précédent.

Edward avait grogné, mécontent de sa proposition. Je lui avais décoché un clin d'œil :

- Tu préfèrerais peut-être que je me batte contre toi ?

- Jasper est un soldat, Bella. Je ne veux pas qu'il te fasse du mal.

- Tu parierais sur la victoire de Jasper, m'étais-je exclamée, offensée. Je pensai avoir montrée que je savais me battre.

- Tu sais stopper le don des autres ou projeter quelqu'un. Mais dans un combat en corps à corps, sans utiliser tes dons, avait suggéré Jasper.

- Top là ! En piste, soldat !

Je m'étais dressée et m'étais dégagée d'Edward qui avait tenté de me retenir. Jasper était venu se mettre face à moi, à deux mètres. Alice avait gloussé, assise à côté de son frère.

- Allez, Edward, plaisanta-t-elle. Arrête de jouer les amants possessifs. Ce n'est qu'un jeu.

J'étais restée droite, immobile, légèrement de trois quarts par rapport à Jasper. Lui avait pris une position offensive, penchée en avant, les jambes légèrement écartées, les bras devant lui. J'avais souris de la position que j'avais du voir des centaines de fois.

Soudain, il s'était détendu et avait fait un bond vertigineux pour disparaître derrière moi. Je n'avais pas bougé. Je savais que les premières attaques serviraient uniquement à me déstabiliser. Je ne l'avais plus vu mais j'avais suivi ses déplacements. Tous mes sens me l'avaient indiqué. J'avais fermé les yeux pour me représenter ses trajets dans mon esprit. Il avait tourné autour de moi à une vitesse ahurissante, tenant de tromper mon ouïe.

Cela avait duré moins d'une dizaine de secondes avant qu'il ne saute sur mon flanc droit, prêt à m'aplatir contre un tronc d'arbre. A l'instant où ses doigts avaient tenté de crocheter mon bras, je m'étais aplati à terre. Il était passé au-dessus de moi, emporté par son élan. Je m'étais redressée quelques centièmes de seconde plus tard, avais saisi son bras gauche et l'avais coincé derrière son dos tandis que je l'avais poussé contre un arbre.

J'y avais mis peu de force pour ne pas le blesser. L'important était qu'il ne pouvait plus bouger.

Il avait fait une grimace. Je m'étais approchée de son oreille et je lui avais murmuré :

- Alors Jasper. Crois-tu toujours que je suis une petite humaine fragile ?

Je l'avais lâché et j'avais reculé pour reprendre ma position de départ. Il s'était retourné et m'avait adressé un sourire narquois. Il avait compris mon message : j'étais un être extrêmement forte et il devait arrêter de croire qu'il pourrait me faire du mal.

Derrière moi, Alice m'avait applaudi et m'avait félicité. J'avais tourné la tête pour voir ce qu'en pensait Edward. Jasper avait cru qu'il pouvait en profiter. Il avait foncé droit sur moi, dans une attaque plus frontale. Mon écart avait été plus rapide.

Il était passé devant moi et je lui avais asséné un coup de pied dans le dos. Je l'avais projeté en avant et il avait atterri dans les bras d'Alice qui était tombée à la renverse dans un grand éclat de rire.

J'avais accouru vers eux, à la fois amusée et gênée d'avoir entraîné Alice dans notre combat.

- Je suis désolée, m'étais-je écriée avant de les aider à se relever, un sourire aux lèvres.

- Ne le sois pas, m'avait répondit Alice en frottant son pantalon pour enlever les traces d'herbes. Je ne me suis jamais autant amusée.

Edward m'avait pris dans ses bras, visiblement impressionné par ma prestation. Une bouffée d'orgueil m'avait envahi. J'aimais qu'il soit fier de moi.

- Comment fais-tu cela ?, avait bougonné Jasper. Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi rapide.

- Tu n'as que deux cents ans, lui avais-je lancé. J'en ai des milliers. Avec le temps, tu gagneras en vitesse. Surtout que tes attaques sont intelligentes. Dans quelques siècles, tu me battras certainement.

Le compliment lui avait plu et il avait affiché un sourire rayonnant. Alice lui avait donné une tape sur l'épaule et nous sommes partis tous quatre à rire.

Ces moments de bonheur resteraient à jamais graver dans ma mémoire. Ils faisaient partis de souvenirs que je me constituais en tant que membre à part entière de la famille Cullen.

- Quand arrivent-elles, demandai-je à Edward en sortant de mes pensées.

- Demain soir. Carlisle sera content. Il les considère comme une branche de la famille. Il se fera une fierté de te présenter.

Je souris, encore étonnée que je puisse être un centre d'intérêt.

Le temps de cantine était le seul moment où je quittais brièvement Edward. Victoria était revenue quelques jours plus tard au lycée. Elle n'avait pas voulu me voir le premier jour. Mais je m'étais plantée devant elle. Je lui avais dit que sa décision, même si elle me chagrinait, ne changeait rien à notre amitié. Je n'avais pas à être fâchée, la décision lui appartenant entièrement. Et quand elle serait prête, peut-être, un jour…

Victoria avait paru soulagée d'entendre que nous étions encore amies et nos discussions recommencèrent comme auparavant.

Bref, ces trois semaines furent un bonheur parfait et j'eus l'impression que le temps défilait trop vite. Le printemps pointait déjà son nez, l'air était plus doux, les premières fleurs commençaient à éclore et même les élèves semblaient avoir le cœur plus joyeux.

- Quelqu'un t'a-t-il invité pour le bal des finissants, me demanda le lendemain matin Edward alors que nous nous habillions pour la dernière matinée de classe avant le week-end.

- Je n'ai pas entendu dire qu'un lycéen avait mystérieusement disparu ces derniers jours, ironisai-je.

Il pouffa doucement, me tirant en arrière pour coller mon dos à son torse. Je sentis son souffle dans mon cou et mon cœur réagit instantanément.

- Pas de cabot ? insista-t-il en posant ses lèvres dans mon cou.

- Tu sais bien que je n'ai pas vu les Quileutes depuis un bon moment

- D'accord. Mais s'il te le demandait, me susurra-t-il, ses lèvres caressant ma peau de l'oreille jusqu'à mon épaule.

Mes pensées étaient vraiment trop embrouillées pour que j'entende ce qu'il me disait. Je fermai les yeux, ma respiration s'accélérant. J'avais demandé à Alice combien de temps durerait ces instants de pur bonheur. Elle m'avait répondu que cela dépendait suivant les couples, certains étant plus démonstratifs que d'autres. Au bout d'un moment l'équilibre s'opérait entre nos désirs et nos priorités. Mais l'intensité restait toujours la même.

Edward finit par détacher ses lèvres de mon cou et ma respiration devin moins saccadée.

- Alors, accepterais-tu une invitation de Jacob ? me répéta-t-il.

- Au moins avec lui je pourrai apprécier la soirée. Avec toi, je serai tellement absorbée par ta présence que je ne pourrais pas me rendre compte du reste.

- Tu n'est donc pas contre le fait que quelqu'un t'invite au bal, alors ?

Je me retournai et le toisai soupçonneuse.

- Edward Cullen, vous n'auriez pas cherché à me tester parfois !

Edward me fit sa moue craquante.

- Je sais que tu n'aimes pas les fêtes, les jolies robes et tout le tralala ! Alors je me demandais…

J'enroulai mes bras autour de ses épaules et l'embrassai tendrement.

- L'important, c'est que je sois avec toi, lui répondis-je.

La journée se déroula sans heurt et nous rentrâmes vers quinze heures comme de coutume.

Une camionnette était stationnée devant la maison. Les amies des Cullens étaient arrivées. Une vague appréhension me saisit. C'était la première fois que je rencontrai d'autres vampires depuis que je vivais avec les Cullen – Je ne comptai pas les Volturi dont la présence fut brève et désagréable et la rencontre éphémère de notre partie de base-ball. Je savais mon apparence différente, leurs yeux allaient forcément me dévisager, me scruter, me juger.

Trois femmes sortirent alors de la maison, suivis par Esmé et Carlisle qui, pour l'occasion, n'était pas allé au travail. Elles étaient toutes trois magnifique, trois nymphes sorties tout droit de la mythologie grecque. La première était la plus grande avec de longs cheveux bruns qui lui descendait jusqu' la taille, la seconde les avait plus court et un ton plus clair et aux reflets roux, la troisième était blonde.

De grands sourires s'affichèrent et chacun s'enlacèrent pour se souhaiter la bienvenue.

La vampire blonde s'approcha immédiatement vers Edward et l'enlaça un peu trop suavement à mon gout. Il ne tenta pas de la repousser mais ne l'incita pas non plus. Je trouvai la scène indécente et je me surpris à grogner.

- Edward, comme je suis contente de te revoir, s'exclama-t-elle en se détachant enfin. Tu es rayonnant.

- Merci, Tanya. Tu es toujours aussi magnifique. Permet-moi de te présenter Bella. Elle vit avec moi depuis quelques mois maintenant.

Je fis une légère grimace au mot magnifique mais reprit vite contenance. Tanya ma jaugea du regard, intriguée. Je me demandai si c'était du à mon aspect humaine ou au fait qu'Edward soit tombé amoureux de moi.

- Je suis ravie de faire ta connaissance, Bella. Carlisle et Esmé nous ont longuement parlé de toi.

Je fronçai les sourcils. Qu'avaient bien pu raconter mes deux parents adoptifs ? Je n'avais pas très envie qu'elles sachent tous de moi.

Je regardai Edward vaguement inquiète. Il mit une main autour de ma taille et m'adressa un sourire rassurant.

- Oui Carlisle et Esmé sont ravis d'avoir Bella dans notre famille. Comme mes frères et sœurs et moi bien sur.

Il avait plongé son regard dans le mien, pétillant de bonheur. Je lui rendis son sourire.

- Bien, bien, s'exclama Tanya. Que de changements dans ta vie, Edward. Il faut absolument que tu me racontes tout ça.

Elle le prit par la main et le tira pour l'entraîner vers l'intérieur. Il soupira mais se laissa faire. Derrière moi, Emmett pouffa. Je ne me retournai pas et rentrai bougonne dans la maison.

J'exécrai cette soirée. Elle avait été pour moi, sans aucun doute, la pire que j'ai pu vivre chez les Cullen. Et j'étais même persuadée qu'elle était la pire depuis que j'avais quitté mon clan.

Je détestai les trois amies de ma nouvelle famille. D'abord parce qu'elles m'ignoraient complètement. Moi qui craignais d'être le centre d'intérêt de leur regard et de leur conversation, me voilà réduite au statut de potiche.

C'était stupide ! Je ne comprenais pas leur réaction, pourquoi elles m'ignoraient ainsi, pour elles répondaient à peine à mes questions, sans me regarder.

Mais le pire, c'était l'attitude de Tanya. Elle avait jeté son dévolu sur Edward avec une insolence et un sans-gêne qui me laissaient désarmée. Elle était littéralement collée à lui, lui posant des dizaines de questions, lui faisant exclusivement la conversation. Edward parvenait toujours à l'éloigner quand elle tentait de se rapprocher encore, plus amusé qu'autre chose. Il gardait en permanence une main autour de ma taille, se penchant parfois pour m'embrasser les cheveux, l'oreille, la main.

Tanya me jetait alors des regards presque moqueurs, comme s'il était ridicule qu'on puisse tomber amoureuse de moi. Mes anciens instincts ressurgirent. Je me sentais diminuée, minuscule par rapport à elle, si belle, si vampire. Elle avait raison : pourquoi Edward m'aimait-il moi et pas elle ?

Vers la fin de la soirée, la tension était tellement vive que je préférai m'éloigner. Je sortis m'aérer près de la rivière. Les oiseaux avaient recommencé à chanter leur parade amoureuse printanière et cette douce mélodie me calma un peu.

Silencieusement, Emmett vient s'asseoir à côté de moi. Je ne m'attendais pas à lui.

- Ne te bile pas, Bella ! Edward n'a jamais été intéressé par Tanya et ca n'est pas prêt d'arriver, dit-il calmement.

- Sans rire, grinçai-je.

- Personnellement, je ne serais pas contre un combat de catch entre vous deux.

Je lui frappai dans le bras et il recula en riant, évitant mon coup. Il redevint immédiatement sérieux.

- J'avais cru que tu t'étais rendu compte combien il t'aimait, continua-t-il. Edward n'a jamais été attiré par aucune femme avant toi. Apparemment, il apprécie tes rougissements et tes affolements cardiaques.

Je m'empourprai derechef, ce qui lui rendit hilare.

- Je le sais tout ça, maugréai-je. Mais c'est difficile de contrôler ses émotions. Que ferais-tu, toi, si un autre tournait autour de Rosalie.

- Tu veux plaisanter, s'indigna-t-il. Je n'ai pas ton tempérament, Bella. Ami ou pas, ce type aurait déjà la moitié du corps arraché et éparpillé aux quatre coins de la maison.

Je ris à mon tour, jugeant toutefois à la lueur sauvage de son regard qu'il ne devait être assez proche de la vérité.

Derrière moi, j'entendis glousser Alice. Elle vint s'asseoir à ma droite.

- Ce que tu peux avoir mauvais caractère quand tu es stressée, maugréa-t-elle. Détend-toi. Les Denalis font parties de la famille… Considère-les comme des cousines !

- Elles me détestent, murmurai-je.

- Non, répondit-elle après quelques instants de réflexion. Elles sont plutôt effrayées, quoi que le mot soit un peu fort. Perplexe conviendrait mieux. Tu ne peux pas renier que tu es un peu particulière.

Elle balaya sa main de haut en bas devant moi pour appuyer ses dires.

- Tanya a l'air en effet tétanisé par la peur, ironisai-je.

- Tanya tente sa dernière carte, lança Rosalie qui vint s'asseoir à côté de son amoureux. Je dois avouer, avec honte, que je la comprends un peu.

Je la dévisageai, incrédule. C'était la première fois que je l'entendais confesser un défaut. Elle m'adressa un pâle sourire.

- Elle fait partie de ces femmes qui ne comprennent pas qu'un homme ne la trouve pas attirante. Tanya a toujours eu ce qu'elle voulait sauf Edward. Et Edward, lui, ne voit que toi.

Je n'en avais rien à fiche des états d'âme de Tanya même si je n'osais pas l'avouer à Rosalie pour ne pas la blesser. Je préférai me taire mais je sentis que personne n'était dupe.

Un long silence s'installa jusqu'à ce que je me rende compte que nous étions cinq, Jasper nous ayant rejoint sans rien dire. Un sourire narquois s'afficha sur mon visage.

- Vous n'avez pas l'impression d'être impolis. Vous laissez vos invités toutes seules.

- Tu viens avec nous ?, demanda Alice.

- Ce ne serait pas une très bonne idée, soulignai-je. Je vais me balader. Dites à Edward que je serai de retour dans quelques heures.

Sur ce, n'attendant pas leur approbation ou désapprobation, je m'enfonçai dans les bois.