Pdv Greg :

Là maintenant, je n'ai jamais été autant terrifié de toute ma vie. Oh mon dieu, je crois que je vais être malade ! Pourquoi lui, pourquoi lui ? Qu'a-t-il fait pour mériter ça ?

L'homme que j'aime secrètement depuis tellement longtemps, celui à qui je n'ai jamais osé rien dire, de peur d'être ri au nez. Comme tout le monde le sait, de toute façon, Nick c'est l'homme à femmes, le plus hétéro que la terre est connu.

Et moi, je suis quoi ? Un simple rat de laboratoire, bisexuel, insignifiant, et je sais que le monde ne changera pas beaucoup sans moi.

Pourtant, j'essaye d'y croire, une petite lueur d'espoir en moi me dit que peut-être. Oui je dis bien peut-être que ses touchers, ses flirts, ses visites fréquentes à mon labo, et même notre travail plus qu'efficace tous les deux (avant que ce connard d'Ecklie nous sépare) étaient liés à quelque chose d'autre qu'à une relation professionnelle.

Mais comme je l'ai dit, non je n'ai pas d'espoirs fous. Je veux juste continuer mon travail et rêver tout naturellement, en m'autorisant quelques plaisirs en imaginant tout ce que je pourrais lui faire et ce qu'il pourrait me donner en retour.

Putain, je le veux, je veux qu'il nous revienne tous. Ne laissez pas cette chance passer ! Et merde, mais qu'est ce que j'attends ? Non non je peux pas faire ça, je peux pas risquer le peu de liens que j'ai avec lui en avouant ça. C'est pas possible ! Non Greg arrête tes conneries !

Et voilà nous y sommes, enfin, à cette pépinière qu'on a eu tant de mal à trouver, alors que la réponse était là sous nos yeux. Par une simple saloperie de bestiole, par ces terribles fourmis qui le dévorent vivant. Nous qui avons assisté pendant douze heures à la terrible souffrance de notre collègue : ses cris, son air perdu. On a même cru à un moment qu'on allait le perdre. Mais non, la seule chose qui pouvait le rendre encore plus fou était cette lumière qui s'allumait en permanence, alors qu'on regardait, impuissants, son calvaire.

Alors quand Catherine cria qu'elle l'avait trouvé, ma joie et mon impatience de le sortir de cet enfer me coupèrent le souffle quand j'arrivais à proximité, par la vitesse à laquelle je me suis précipitée.

Creuser, creuser, encore creuser, c'est interminable, je ne vois plus la fin de ce trou. Je regarde mes collègues, qui avec la force du désespoir font tout leur possible pour le sortir au plus vite. Tout d'un coup, on entend une voix forte et faible à la fois sortir du trou. Une voix que je reconnaîtrais entre mille à l'avoir tellement absorbée dans mon esprit. Celle de Nick. Et ces phrases m'achèvent en larmes incontrôlables, je ne peux plus regarder ça, je ne peux plus entendre tout ça. Il est trop tard, et je viens d'apprendre que Nick m'aimait.

Oh mon dieu, je vais être malade !

The end ?

SVP RetR ! Est-ce que je continue ou pas ? Veux vos avis !