Etant donné que je ne pourrais tout de suite écrire une suite, alors que j'ai l'habitude de poster rapidement. Je vous poste le neuvième chapitre.
Ce n'est pas le dernier, au cas, où les dernières lignes vous ferez penser le contraire.
MERCI POUR VOS REVIEWS, je vois que ça vous a donné espoir de voir notre Edward vivant, ET libre ! Elles m'ont beaucoup touché...MERCI AUSSI POUR VOS AJOUTS
Chapitre 8 : La raison n'a pas dit son dernier mot
04h30 : Depuis une heure, je ne retrouve plus le sommeil. Les yeux levés sur mon plafond, je repense au cauchemar, qui vient de provoquer mon réveil brutal.
C'était la première fois que je rêvais de lui de cette façon. Edward, moi, une cave, et du sang. Je viens de rêver de mon meurtre. Ça avait l'air tellement intense, réel !
Ma raison n'a pas dit son dernier mot. Depuis le début, c'est elle que j'aurais du écouter, j'en serais pas là !
Je suis pathétique, horriblement pathétique ! Comment je peux ressentir une quelconque forme de sentiments amoureux envers ce monstre. Il a ôté la vie, il a ôté la vie, IL A OTE LA VIE ! Pourquoi ça ne voulait pas rentrer dans mon foutu crâne ! Comme une petite adolescente idiote, j'ai cru à ce qu'il disait. Ce genre d'humain ne pouvait pas ressentir d'amour.
Je riais nerveusement, me rendant compte à quel point j'ai été stupide. J'aurais du faire ce cauchemar, depuis longtemps. J'aurais du le voir de cette façon depuis le début. J'aurais du le voir, comme je regarde James, Emmett, ou encore les autres centaines de tueurs en série que j'avais vu pendant mes années de fac.
Mon manque de contact humain, m'a t-il rendu à ce point naïve ? M'a t-il rendu à ce point conne, pour croire aux soit disant sentiments amoureux d'un malade sadique, et cruel. C'est exactement ça, mon désert amoureux et amical, m'avait jeté désespérément dans les bras de ce type, et moi, je n'avais pas bronché.
J'avais tellement laissé parler mon coeur, que j'avais fini par lui trouver des excuses : La drogue, sa mère...
Swan, tu fais une belle idiote !
J'étais pour la peine de mort, ce genre d'homme méritait d'être éradiquer de la planète, et je trouve encore gentil, qu'on ne les tue que par simple injection létale, où est le bon temps, où ces putains de connard mourraient sous une guillotine, ou sur une chaise électrique. Ils s'en prenaient à des gens innocents, en se trouvant des prétextes stupides, et en réalisant des fantasmes, qui dépassaient largement ce qu'on pouvait appeler la cruauté.
Je ne devais surement ressentir qu'une attirance physique. J'avais dépassé les limites de la morale, là. Tomber amoureuse d'un tueur en série ! J'étais aussi atteinte que lui ! J'avais vécu avec Charlie, un policier, qui m'avait inculqué le bien et le mal, et moi tout ce que je trouve à faire, c'est me jeter sur un détenu. Qu'est ce qui clochait chez moi ? J'ai tellement été aveuglé, que j'en ai oublié mes peurs du début. Mon inconscient me criait-il de m'éloigner de lui ! Certainement !
Dire qu'il y a encore quelques jours, j'hésitais à lui donner ma virginité. Je riais à nouveau.
Ma pauvre fille, tu fais vraiment pitié !
Je devais le voir dans 4heures30. Fallait que je lui dise que son jeu, ne marcherait pas avec moi.
Je me comprenais plus ! J'avais toujours agi de façon intelligente dans mes choix de vie. J'avais toujours fait en sorte de faire le bon choix. Alors pourquoi cette fois, je n'arrivais pas à le faire.
J'en pouvais plus de mes sautes d'humeur ! Un coup, je le déteste, puis je l'embrasse, puis je me déteste de l'avoir fait, et je recommence, j'aime même ça. Voilà de nouveau, qu'il me répugne. Je suis fatiguée ! Ce type me tuera, avant même d'être exécuté, et sans en venir aux mains !
07h58 : Je finis par me lever, pour aller prendre une douche. J'arrive pas à comprendre ce que je veux. Je suis fatiguée, horriblement fatiguée. Comment arrive t-il à me troubler autant ? Mon coeur me crie de laisser mes sentiments prendre le dessus, quand ma raison me hurlait au visage, de revenir à la réalité.
C'EST UN TUEUR EN SERIE ! MERDE ! IL JOUE AVEC TOI !
J'étais aussi dégueulasse que lui. L'aimer, c'est comme cautionner ce qu'il a fait ! Il en était hors de question !
Douchée, coiffée, habillée, je rejoignais ma voiture, pour rejoindre San Quentin. Après l'habituelle fouille corporel, je pus rejoindre la salle de notre entretien. Habituellement assise, avant qu'il n'arrive, cette fois, je restais adossée au mur de béton, au fond. Les yeux rivés sur mes converses, je relevais la tête, quand la porte s'ouvrit accompagné d'un bruit de chaîne.
Comme d'habitude, Jasper détacha ses chaînes, avant de nous quitter. Son sourire sur ses lèvres, me dégoûta. Je lui donnais le sourire. Alors qu'il devait souffrir pour ce qu'il avait fait, moi je lui donnais le sourire. Seuls, il s'approcha, curieux devant mon humeur massacrante.
Edward : Bébé, qu'est ce qui y a ?
Il posa ses mains sur mes hanches, je les retirais immédiatement, comme ci elles me brûlaient.
Tu vas surement rire
Edward : J'en doute
Cette nuit, j'ai fait un rêve intéressant
Edward : Et ?
Je souffrais pendant des heures, nue, les mains attachés au plafond, tu me torturais pendant des heures, avec un magnifique sourire aux lèvres
Edward : Je ne te ferais jamais ça !
Rappelles moi pourquoi tu es ici (arquant un sourcil)
Edward : Tu m'expliques ce qui t'arrive ?
Y a que j'ai été conne, une pathétique idiote, en pensant qu'un mec comme toi, pouvait ressentir quelque chose pour un autre humain
Edward : Je savais que ça finirait par revenir
Avoue quand même qu'il faut être atteinte, pour tomber amoureuse d'un homme dans ton genre, je veux dire, drogue ou pas, t'as torturé 5femmes, qui souffraient déjà de ne pas surmonter les épreuves de la vie...ah non, suis je bête, tu leur a donné ce qu'elles voulaient avant, c'est tellement généreux de ta part
Edward : Je peux pas t'en vouloir de penser ça, je sais ce que j'ai fait
Je ne crois pas que tu aies conscience de ce que tu as fait...à ta place, je me serais donné la mort, après ma première victime, ça aurait évité à l'État de dépenser de l'argent à te nourrir, et te loger dans leur putain de cellule
Je finis par éclater de rire, toujours nerveusement.
J'arrive pas à croire qu'un type comme toi, ait pu autant perturber ma vie
Edward : Toi aussi, tu m'as embrassé, et répondu à mes appels
Tremblante de rage, je le giflais.
Tu peux pas savoir comme j'ai hâte, qu'on arrive au bout de ta peine, pour te voir mourir après cette foutu piqûre, et crois moi, savoir que tu brûleras, et rebrûleras en enfer, me fera sourire du matin au soir...un connard en moins, sur cette planète, ce sera toujours ça de gagner
Je ramassais mon sac, et frappais à la porte pour que l'un des gardiens m'ouvrent. Je ne fis pas attention à la surprise de Jasper, de me voir sortir si tôt. Edward Masen n'interféra plus dans ma vie. Je refusais qu'un salop dans son genre, vienne troubler mon quotidien. Vaux mieux être seule, que se sentir aimer par un connard comme lui.
On ne choisit pas qui on aime, Ok, mais comment pourrais je aimer un type aussi immonde que lui, sachant que je souffrirais tôt ou tard, alors que l'amour est censé être quelque chose de beau. J'avais de l'emprise sur tellement de chose, alors pourquoi n'en aurais-je pas sur mes sentiments ?
Raison VS Cœur. Mon coeur n'a réussi qu'à mettre K.O ma raison. Mais c'est elle, qui a eu le dernier mot. On ne choisit par qui on aime, mais le coeur doit savoir posé certaines limites !
