Mon Dieu il ne reste que deux chapitres sans compter celui-là... Bon dans ce chapitre, préparations de la fête durant laquelle Katia va enfin dévoiler son "secret". Pas d'indices ou trucs dans le genre, mais pas mal d'humour...

leia26 : non Julian et Poséidon ne gardent pas Amaryllis, ils l'endurent *sort* plus sérieusement Amaryllis se fait garder fréquemment par tous les généraux, quand elle ne vient pas les embêter.


Katia entendit son réveil sonner. Elle l'attrapa, l'envoya ricocher contre le mur et tira la couverture pour se rendormir. Fallait pas la chercher dès le matin ! Na !

-Kat' ?

-Quoi ?

-Tu sais que la pendule du salon indique onze heures ?

-Quoi ? Mais tu pouvais pas me réveiller avant ? !

Elle se mit à courir dans toute la chambre à la recherche de vêtements propres (ou plutôt pas trop tâchés) et repassés (soient pas trop froissés d'être roulés en boule et balancés dans la pièce). Subitement ce fut le déclic dans son cerveau. Son réveil sonnait à neuf heures et demi les rares fois où elle s'en servait et vu qu'elle ne s'était pas rendormie…

-Tu me fais une blague ?

-Qui ? Moi ?

-Qui veux-tu que ce soit ?

-Très bonne question. Mais il est onze heures…

Elle attrapa son réveil dont la rencontre avec le mur avait fait tomber les piles et fonça dans le salon. La pendule indiquait effectivement onze heures… Suspicieuse, Katia retourna dans la chambre chercher son jean de la veille et tirer de son portable d'une poche. Neuf heures quarante.

-Isaak ! Je te déteste !

Le Kraken effectua un repli stratégique hors du pilier, Katia furieuse sur les talons. On avait beau être un Général et avoir survécu aux eaux froides de Sibérie, il existait des choses sur cette planète qu'on ne pouvait affronter. Une femme énervée par exemple…

-Isaak ouvre cette porte !

Le Finnois avait mis la porte d'entrée entre lui et la furie qui lui servait de petite amie histoire de rester en vie et en un morceau. Pour le moment, il tentait de garder la poignée en haut pour empêcher Katia de sortir.

Cela dura cinq minutes pendant lesquels Katia s'énerva contre la porte avec un bon paquet de qualificatifs peu amicaux puis ce fut le silence. Plus de coups contre la porte, plus de bruit… Pas bon ça, pas bon du tout…

-Kat ?

Silence. Bizarre…

-Kat ?

Il lâcha la poignée et recula d'un pas. Ca sentait le piège à plein nez… Alors qu'il ouvrait la porte et découvrait le salon vide, un missile lui rentra dedans.

-Je t'ai eu !

Les deux amoureux roulèrent sur le sol comme des gamins en train de se bagarrer et s'arrêtèrent pile aux pieds de quelqu'un.

-Heu… salut à vous deux.

Ils levèrent la tête sur Sorrento qui passait. La Sirène semblait hésiter entre rire d'eux ou s'en aller rapidement et les laisser à leur querelle.

-Salut So', répondit Isaak en se relevant tandis que Katia faisait de même.

-Je passais juste… Je vous laisse ! Et Katia… Sympa ta culo… heu ton tee-shirt !

Et le musicien partit rapidement sans laisser le temps à ses interlocuteurs de comprendre. Katia baissa la tête sur son haut blanc (dans une autre vie) où on avait marqué dessus en noir et au marqueur indélébile fiancée de poulpman. Subitement elle poussa un cri et tira dessus.

-Tu aurais pu me le dire !

Le tee-shirt s'arrêtait à mi-cuisses mais dans le simulacre de bagarre, il était remonté, révélant le sous-vêtement de Katia: une petite culotte blanche avec un petit nœud sur le côté.

-Mais j'ai pas eu le temps !

-Je vais avoir l'air de quoi moi maintenant ?

-Pourquoi tu m'as sauté dessus aussi ?

-T'avais qu'à pas me faire de blagues !

-Si tu te levais à l'heure aussi !

-J'aurais été à l'heure !

-Mon œil !

Ils en étaient à se dire des mots (très peu) doux quand le Kraken marqua une pause.

-C'est moi ou Camus est en train de se faire la malle ?

En effet, le rongeur avait profité que la porte d'entrée reste ouverte pour sortir de sa cage et partir à la découverte du Sanctuaire sous-marin. Bien évidemment, sans prévenir ses maîtres ou laisser un petit mot genre parti faire un tour, reviens bientôt, ferais attention aux chats, bisous Camus.

-Camus ! Appelèrent en chœur les deux amoureux avant de courir après le rongeur fugueur.

.

Maître Corbeau, sur un arbre perché,

Tenait en son bec un fromage.

Maître Renard, par l'odeur alléché,

Lui tint à peu près ce langage :

"Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.

Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !

Ce qui donnait en version moins poétique et plus sous-marine :

« Perché sur un escabeau,

des épingles coincées entre les lèvres,

Krishna essayait de faire tenir des banderoles multicolores.

C'était sans compter Kanon

Et toute sa délicatesse :

-Krishna on peut savoir ce que tu fabriques ? Et les assiettes en carton elles vont pas se mettre toutes seules ! »

-Le boulot des autres ! C'était à Katia de le faire mais comme elle n'est nulle part…

-Salut tout le monde ! Désolé du retard Katia a loupé le réveil !

-Même pas vrai j'étais debout à l'heure ! C'est Camus qui s'est encore barré !

-Isaak Katia le boulot va pas se faire tout seul !

-Kanon va te faire…

-Vous pouvez la mettre en veilleuse vous deux ? Coupa Krishna en descendant de son perchoir. Katia les banderoles ! On peut pas faire la fête ce soir si rien n'est prêt !

-Oui chef !

.

Amaryllis avait décidé de faire sa casse-pied aujourd'hui. Après avoir dû batailler pour la faire se lever, s'habiller, prendre son petit-déjeuner, se débarbouiller, partir, ne pas traîner des pieds, arrêter les bêtises etc. Baian se trouvait face à un nouveau problème : le bain.

-Amaryllis ça suffit ! J'ai dis que c'était l'heure du bain !

-Non ! J'ai pas envie !

Oh quelle plaie !

-Amaryllis si tu continues comme ça tu n'iras pas dormir chez Katia !

-Tu le feras pas de toute façon !

Baian soupira. Ca faisait dix minutes qu'il lui courrait après dans tout l'appartement. Et dire que Shaina devait passer se changer…

-Je compte jusqu'à trois et tu vas voir la fessée que tu vas prendre…

-Non !

-Un… Amaryllis avait disparu dans sa chambre pour se cacher sans doute. Deux…

-Coucou tout le monde !

Et merde ! Shaina.

-Salut Shaina.

Amaryllis pointa le bout de son museau mais en croisant le regard lourd de menaces de son géniteur, elle glapit et retourna se cacher.

-Heu… Tu as un problème ? Devina l'italienne.

-Amaryllis refuse de prendre son bain…

-Oh… Tu permets ?

Il la laissa faire. Si ça continuait il allait vraiment s'énerver et envoyer un bout de l'appartement à la surface.

-Hé Amaryllis ! Tu viens prendre un bain avec moi ?

La fillette sorti de sous le lit, curieuse.

-Avec toi ?

-Oui.

-Ouais ! Je veux prendre le bain avec Shaina !

Baian soupira. Cette gosse le rendait fou.


Noooooooon je ne suis pas du tout sadique avec ce pauvre Baian... Comment ça on voit mes cornes dépasser de mon oréole ? Pff !

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