Recueil de petites fictions courtes sur différents personnages de Kuroshitsuji, reliées à une chanson. Song-fics donc...

Titre : Justes quelques mots...

Genre : Hum... Tragédie la plupart du temps, drama à d'autre...

Rating : Vu qu'il n'y a rien de bien répugnant, rating K

Disclaimer : Comme dit plus haut, les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont tiré de l'univers de Kuroshitsuji, et de la comédie musicale 2, et appartiennent à Yana Toboso

Note : Que ceux qui n'ont pas vu la comédie musicale ne LISENT PAS, GROS SPOILER ! Merci d'avance de me laisser des rewiews, le pain de toute personne se cassant la tête à écrire x3

Merci à Cielsweet and Sebastimes pour sa rewiew x3


Chapitre deux : Alan
A comme Abîme

Ima mo sora de kagayaku

Shinda hoshi no kioku

Itsuka ore mo dare ka no

Hikari ni naritai

Les souvenirs d'étoiles mortes

Brillent toujours dans le ciel,

Un jour, moi aussi,

Je deviendrais l'une de ces lumières.

Je savais depuis longtemps que j'allais mourir, que ce n'était qu'une question de temps. J'étais condamné et je m'y étais fait, je m'y étais résigné. Afin de ne blesser personne, je me suis enfermé dans une triste et morne solitude. De toute manière, un shinigami n'a que faire des autres et des sentiments qu'il peut ressentir, ce ne sont que des entraves qui le gène dans son travail n'est-ce pas ? Je m'étais fait à cette idée que je n'étais pas comme les autres, et même si cela me faisait souffrir, je n'en montrais rien, absolument rien.

Nagai tabi wo Tsuzuketekita

Kodoku na kage Hikizuri

J'ai fait un long voyage,

En glissant le long d'une ombre solitaire.

Et puis tu as débarqué, tu m'as prit sous ton aile. Ton sourire amusé et ton caractère je-m'en-foutiste ont brisés de suite les barrières que j'avais construit, et pour la première fois depuis longtemps, je me suis attaché, comme le lierre à un arbre, à toi. Avec toi, il n'était pas question de tricher avec quoi que ce soit. Tu étais au courant de mon état, et pourtant, tu m'as laissé me lier à toi, tout comme je t'ai laisser faire de même. Rapidement, j'ai réalisé que notre relation dépassait l'amitié. C'était troublant et destructeur, je ne savais pas comment réagir. Nous avons préférés l'ambiguïté. Nous avons préférés cette relation ténébreuse. Pourtant, elle me réconfortait comme la plus belle et la plus pure des lumières.

Tatta hitori Umareochite

Mata hitori de Shindeku

Sore ga sadame na no ni

Namida ga deru no wa Naze?

Je suis né seul en ce monde,

Et seul je mourrais,

C'est mon destin,

Pourquoi des larmes coulent-elles le long de mes joues ?

Lorsque j'ai apprit que c'était toi qui tuait et volait les âmes perdues, mon cœur a manqué de se taire, et j'ai sentit une douleur atroce me traverser la poitrine. Ce n'était pas la maladie, mais un désespoir glacé. J'étais totalement déchiré entre toi, ton sourire, ta voix, ta gentillesse, et ce que tu avais fait, à ce que mon devoir me dictait. Ce fut encore pire quand tu me frappas peu après. Et pourtant, je voulais te revoir, te parler, ne serait-ce que pour savoir pourquoi tu faisais tout cela. Quand tu m'as donné cette raison, une douce chaleur s'est emparée de mon âme en même temps qu'un soulagement mêlé de tristesse. C'était donc pour moi que tu avais fait tout cela, pour me soigner… En un instant, je t'avais tout pardonné et j'avais décidé de fuir avec toi, après avoir renoncé à mon statut de shinigami. Tu en as fait de même, et tu m'as fait une promesse, celle de ne plus tuer qui que ce soit pour moi.

Tu as faillit la briser. Si je ne m'étais pas jeté sur le jeune Phantomhive, tu l'aurais tué sans une once de remords. Alors je me suis interposé. J'ai immédiatement ressentit une immense douleur, puis un froid glacial qui se répandait dans mon corps. C'est à peine si je t'ai sentit me prendre dans tes bras. Maintenant, je ne t'entends pas m'appeler, alors que je vois tes lèvres bouger. Dans un dernier effort, je t'offre un faible sourire. En vérité, je crois que je voulais mourir de ta main. Ainsi tu n'as pas trahit notre promesse n'est-ce pas ? J'ai à peine le temps de voir tes larmes naître au coin de tes yeux que ma vue se voile. Juste avant que le noir ne s'empare de mon esprit, je revois une discussion assez ancienne où tu m'as dit vouloir tout faire pour me sauver, vu qu'il y avait des milliers d'âmes à disposition, sans te soucier des règles et des lois. Peut être que si j'avais su que tu ne plaisantais pas à ce moment là, peut être que tout aurait été différent… Je n'ai plus assez de forces pour penser, et je me laisse engloutir par la noirceur glacée de la mort, alors que je revois encore ton sourire, alors que j'entends ta voix… Merci, Eric… Et pardonne moi…