Recueil de petites fictions courtes sur différents personnages de Kuroshitsuji, reliées à une chanson. Song-fics donc...

Titre : Justes quelques mots...

Genre : Hum... Tragédie la plupart du temps, drama à d'autre...

Rating : Vu qu'il n'y a rien de bien répugnant, rating K

Disclaimer : Comme dit plus haut, les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont tiré de l'univers de Kuroshitsuji, et de la comédie musicale 2, et appartiennent à Yana Toboso

Note : Pas de spoilers ici, juste une grande demande de rewiews s'il-vous-plait, histoire que je sache si je dois continuer de publier mes oneshots x3. Merci d'avance !


C comme Cauchemar

Si deus me relinquit,
Ego deum relinquo.

Si dieu m'abandonne,
J'abandonne dieu.

Qu'avais-je donc fait pour vivre tant de souffrances alors que je n'étais encore qu'un enfant ? Les péchés d'un petit garçon sont-ils si impardonnables ? Est-ce à cause de moi que toute ma famille a disparue dans le rouge des flammes et du sang ? Je n'aurais jamais la réponse, jamais, car personne n'entend ma requête. Et personne ne me répond.

Solus oppressus nigram clavem habere potest,
Omnias ianuas praecludo
Sic omnias precationes obsigno.

L'oppressé seul peut avoir la clé,
Je ferme toutes les portes
Ainsi je scelle toutes les prières.

Qui était là lorsque j'étais torturé, blessé, meurtri, tué au sein même de mon âme ? Le néant, mes cris, mes larmes. Eux seuls m'ont accompagnés jusqu'au bout de cet enfer. Et c'est grâce à eux que j'ai pu faire le pacte ancré dans mon œil droit. La preuve de mon ultime péché, celui d'avoir appelé le diable, celui de refuser la mort, celui de vouloir me venger.

Le corbeau noir m'avait entouré de ses plumes, de sa voix profonde et ténébreuse, de son regard couleur de sang. J'avais tourné le dos à ce Dieu invisible et fou qui laissait des innocents se faire massacrer. J'ai vendu mon âme au serpent qui tenta Ève et qui déchu Lilith. Peut m'importe les sacrifices qui joncheront ma route, peu m'importe la tristesse et les larmes que je ferais naître chez les autres. J'ai tout perdu, excepté quelques fragments de vie que j'ai arraché au silence, aux ténèbres, et à l'oubli.

Sed
Qui me defendet ?
Ab me terribilissimo ipse.

Mais
Qui me défendra ?
De mon plus terrible moi-même.

C'est ironique n'est-ce pas ? Ce n'est pas Dieu en lui-même qui m'a abandonné, mais sa soit disant miséricorde. Alors j'ai préféré lui tourner le dos. C'est moi qui l'ai abandonné. Je ne le regrette pas... Mais si cela signifie que mon âme soit à jamais perdue...