Et voilà le chapitre 2 ! =P


Chapitre 2

Jean, toujours en pleine contemplation de son colonel, fut sortit de sa rêverie par un coup de pied rageur de celui-ci contre un pauvre caillou qui n'avait rien demandé. Il secoua la tête pour essayer de remettre ses idées en place et ne pas montrer à celui qu'il aimait ses vrais sentiments. Car, bien qu'ils se connaissaient depuis maintenant plusieurs années, Jean n'avait jamais osé parler à son colonel de ce qu'il éprouvait pour lui. Ce n'était pas spécialement parce qu'il avait peur d'être regardé de travers après mais plutôt parce qu'il avait peur d'être rejeté à l'annonce du sens unique de ses sentiments.

- Havoc, arrêtez de rêvasser et aidez-moi à contacter ces idiots en haut.

Jean poussa un soupir. A quoi bon essayer de les contacter ? La mission ne semblant pas être dangereuse, ils n'avaient pas pris de quoi communiquer à distance. Il sortit donc un paquet de cigarette de sa poche et en pris une afin de se détendre un peu. Roy, ayant remarqué ce que faisait son subordonné, le fusilla du regard. Jean rangea donc docilement son paquet. On dirait bien qu'il ne pourrait pas fumer avant d'être sortit de cet endroit.

La logique humaine d'un fumeur invétéré aurait donc voulu trouver une sortie le plus rapidement possible. Cependant, Havoc pensait différemment. Être coincé avec la personne qu'on apprécie le plus au monde dans un endroit où il n'y a rien que nous et cette fameuse personne était loin d'être désagréable. En plus, Roy commençait doucement à se calmer et son visage reprit cet air assez sérieux qu'on lui connaissait puis, un petit sourire ironique vint doucement se dessiner sur sa bouche. Jean, lui, sourit bêtement. Il était heureux de chaque moment passés en exclusivité avec son colonel. Surtout lorsque celui-ci arrivait à rire de ses propres bêtises.

- Vous voyez colonel, c'est beaucoup mieux quand tout le monde est calme, non ?

Roy soupira et annonça, pas vraiment persuadé :

- En effet, c'est mieux ... De toute façon, tout ce qu'on a à faire c'est d'attendre qu'ils nous sortent d'ici.

Le colonel s'assit contre une des parois de la mine et regarda Jean. Il n'avait pas arrêté de sourire et le jeune colonel ne comprenait pas ce qui donnait cet air niais à son subordonné. En fait, il avait l'impression qu'il était constamment en train de sourire. Au début, il avait pensé que c'était peut-être la présence de Riza qui le rendait joyeux. C'est vrai quoi ! Comment résister aux charmes d'une si belle jeune femme ? Mais vu qu'elle n'était pas présente en cet instant présent, Mustang se dit que ça devait probablement être une sorte de tic nerveux. Un peu comme sa manie de fumer cigarette sur cigarette. Cependant, il décida d'en avoir le cœur net.

- Dîtes-moi Havoc, pourquoi vous souriez constamment ?

Jean fut pris de court par cette question. Il ne savait que répondre. Après tout, il ne pouvait quand même pas dire "Parce que je vous vois !" Il fallait donc vite qu'il trouve quelque chose à répondre pour ne pas éveiller les soupçons de son supérieur.

- Euh ... Et bien, c'est parce que ... Parce que je suis heureux. Voilà !

Quelle réponse idiote ! Franchement, il aurait pu trouver un truc encore plus con que ça serait mieux passé. Jean, assez inquiet, guetta la réaction de son colonel. Celui-ci le fixait avec l'air de quelqu'un qui regarde une personne ayant lâché la plus grosse évidence du monde. Et c'était ça en quelque sorte. Jean pria alors pour un changement de sujet fortuit. Malheureusement pour le pauvre Havoc, Roy Mustang, n'ayant rien d'autres à faire que d'attendre les secours, avait décidé de savoir pourquoi il souriait aussi souvent.

- Quelle réponse intéressante Havoc. Vous n'avez pas quelque chose de plus débile encore ?

Havoc se sentait vraiment débile. Il aurait voulu tout lui avouer à propos de ses sentiments. En fait, il le voulait depuis longtemps mais il était effrayé à l'idée que ses sentiments ne soient pas partagés par son colonel. Puis, une petite idée germa alors dans son esprit. Il pouvait lui en parler sans vraiment le faire !

- Ben, pour vous dire la vérité, j'aime quelqu'un

Jean poussa un grand soupir intérieur. Il venait de trouver une réponse voulant tout et rien dire à la fois. Restait à savoir si son colonel allait accepter cette excuse. Mais le moment de doute fut vite passé lorsque Roy s'exclama :

- C'était donc ça ! J'étais persuadé que vous aimiez quelqu'un ! Dîtes-moi donc de qui il s'agit.

Jean, redoutant cette question, avait déjà pensé à une réplique.

- Et bien, je ne peux pas vous dire son nom mais cette personne est proche de vous.

- Proche de moi ? Il s'agit du lieutenant Hawkeye ?

- Non, non ! Pas du tout. Quelqu'un d'encore plus proche

Roy était un peut perdu. Quelqu'un plus proche de lui que Riza ? La seule et unique solution qui s'offrait au cerveau du colonel était lui-même mais ça ne pouvait être possible. Peut-être quelqu'un qu'il voyait assez souvent ? C'est alors qu'un nom parvint dans l'esprit du colonel. Le nom d'une personne à qui il devait beaucoup. Mais qu'Havoc soit amoureux de cette personne semblait des plus improbables. À moins que ...

- Ne me dîtes pas qu'il s'agit d'Hugues ?

- Non !

Roy fut soulagé de cette réponse. Pas qu'il était contre les couples d'hommes mais plutôt parce que ce n'était pas vraiment la bonne personne pour Havoc.

- Ca me rassure, Havoc. Même s'il est très gentil, il n'est pas fait pour vous. Il ne vous mériterait pas.

Jean fut touché par ces paroles. Il n'aurait pas cru que son colonel puisse s'intéresser autant aux compagnes (ou compagnons) de son fidèle subordonné.

Roy Mustang, quant à lui, était toujours plongé dans ses recherches et passait en revue toutes les personnes qu'il avait pu croiser au cours de son existence qui auraient pu sortir avec Havoc. Cependant, plus il cherchait et plus le choix retombait sur lui-même. Exaspéré, il lâcha alors :

- Je ne vois pas de qui il s'agit. La seule personne qui me vient en tête est moi-même.

Après avoir dit cette phrase, Roy partit dans un rire qui se voulait de bon cœur. Cependant, l'idée avait germé dans son esprit. Et cette idée ne lui déplaisait pas vraiment même s'il n'y avait jamais pensé.

Jean se sentit un peu forcé de suivre le rire de son colonel. Cependant, bien qu'il donnait l'impression de bien rigoler, au fond de lui-même il souffrait un peu. Son âme était torturée entre l'envie de sauter sur son colonel et tout lui avouer au risque de paraître débile ou bien de continuer à rire puis de retourner à la vie d'avant en conservant Roy Mustang comme son supérieur. Il allait se décider à agir mais fut coupé dans son élan par Roy qui commença à parler.

- Havoc, si c'est de moi qu'il s'agit ...

Cependant, le colonel n'eut pas le temps de finir sa phrase. Un énorme bruit se fit entendre et une vive lumière pénétra dans la mine. Les soldats dehors avaient fini par percer une entrée et, en quelques minutes, les deux hommes furent entourés de soldats. Un homme s'approcha alors de Mustang et annonça, l'air mi-désolé mi-amusé :

- Désolé colonel, on a mal compris votre ordre de tout à l'heure.

Jean fut assez déçu. Il ne saurait probablement jamais ce que son colonel voulait lui dire.

Roy se leva et se dirigea vers la sortie de la mine, invitant Havoc à en faire de même avec un geste de la main.


Et oui, je finis sur un petit moment de suspens xD

Le prochain chapitre arrive bientôt ;-)