Hello! Vous allez bien ? Je vous poste le second chapitre, bien plus long que le premier :D
Je vous remercie pour les reviews! Ca m'a fait très plaisir! Allé, je vous laisse lire...
Chapitre 2 : Pic ou touche
Il avait fallu qu'il tombe sur une fille qu'il connaissait. Lily Evans, précisément. À Poudlard, il l'avait toujours trouvé très belle, avec ses longs cheveux roux et ses yeux émeraude en amande. Il en était même tombé amoureux –enfin il pensait- lors de sa cinquième année. Mais la fille, indifférente, n'avait cessé de le remettre à sa place, c'est-à-dire au rang des déchets humains qui aimaient se pavaner… Il avait insisté, et elle l'avait détesté encore plus. Puis, il s'était intéressé aux autres filles qu'il pouvait avoir. Lily Evans avait été éjectée dans un coin de sa tête.
Aujourd'hui, il méritait amplement sa réputation de « joueur de quidditch qui couche avec un mannequin différent chaque nuit »… Mais il s'en fichait, tant qu'il profitait des plaisirs de la vie, il était heureux comme ça.
Ce matin-là, il ne savait pas. Il laissait tomber provisoirement son rôle de don juan et courrait aider une ancienne camarade de Gryffondor. Bénévolement. Sans jamais avoir exercé le métier.
James s'assit et dévisagea la jeune femme, immobilisée dans le lit. Il devait « faire connaissance ».
« Pourquoi fais-tu dans la charité ? » demanda-t-elle, tournant son visage vers lui.
« J'y suis obligé », répondit-il, car il savait qu'avec Lily Evans, il fallait privilégier la franchise.
« Pardon ? »
Il expliqua brièvement. Puis il s'intéressa.
« Tu es paralysée des jambes, c'est bien ça ? »
« Tu peux me frapper avec une batte et je ne sentirai rien…ri-en du tout. Rien. »
« C'est pour cela qui je suis là, Evans… »
« Oh, s'il te plaît, oublions Poudlard, appelle-moi Lily. »
« J'avoue que c'est une idée. Lily. »
C'était parti. Et pour une fois, bien parti. James était fier, il avait réussi à parler à Lily Evans comme à une personne civilisée. Et il l'a trouvait toujours belle. La médicomage du matin revint pour lui donner un dossier avec ce que James devrait faire. Tout y était minutieusement inscrit, avec illustrations à l'appui.
« Il ne nous reste plus qu'à commencer la rééducation ! » annonça-t-il joyeusement.
« Qu'est-ce que tu vas me faire ? C'est légal au moins ? Tu n'es pas médicomage, ni kiné, ni ergothérapeute, ni …. »
« Oui, c'est légal et il ne faut pas de formation pour te rééduquer, juste un manuel ! » sourit-il.
Il exposa le classeur bleu. Elle lut en même temps que lui : « PREMIERE LECON : PIC OU TOUCHE ? ». Cette première leçon consistait à 'piquer' ou 'toucher' les jambes du patient et attendre que celui-ci sente si le médicomage 'piquait' ou 'touchait' la jambe. Il s'avança donc et tira les couvertures. « Oh-oh… »
« POTTER ! RECOUVRE-MOI SUR-LE-CHAMP ! »
Il prit son temps pour remonter les couvertures sur les jambes fines et musclées. Il était encore tôt et elle n'était pas encore habillée. Une petite culotte en guise de bas de pyjama ; c'était plus facile pour la pommade matinale. Elle avait complètement oublié. Morte de honte, elle remonta les couvertures pour les caler sous ses bras.
« Mais qu'est-ce que tu attends pour appeler une infirmière ? »
James appuya deux fois sur le bouton orange situé sur la barre transversale du lit et quelqu'un pénétra dans la chambre.
« Oui ? »
« Vous pourriez m'habillez, s'il vous plaît ? Je ne vais pas aller à la salle de gym en petite tenue ! » expliqua Lily.
« Mademoiselle, nous sommes débordés, excusez-nous ! »
« Oui, je comprends », dit timidement Lily.
« Dans ce cas, vous comprendrez que les aidants puissent se rendrent utile pour cela aussi, Miss. »
« Pardon ! »
« Ça ne vous dérange pas, n'est-ce pas, jeune homme ? »
« Absolument pas, je suis prêt à me rendre utile… »
« MAIS ! » objecta Lily, verte de rage.
« Je suis l'homme de la situation, madame, partez tranquille. »
« POTTER ! »
« Miss, calmez-vous, enfin ! »
Sur le bracelet de la dame portant un uniforme vert eau (la blouse de médicomage), un point orange clignota et la femme eut vite fait de partir.
« Bon Lily, tu sais que les médicomages sont débordés, c'est normal que si je peux aider, je… »
« TU l'as fais EXPRES ! »
« Mais non, tu m'as dis d'appuyer sur le bouton et j'… »
« TRES BIEN. »
« Je dois faire quoi ? »
Elle désigna du doigt l'armoire blanche. Il l'ouvrit sous les ordres de la jeune femme au tempérament de feu.
« Il y a un short bleu clair. »
« Et pas de culotte ? » s'exclama-t-il.
« NON ! bon, on n'a pas toute la journée…. » Fit-elle cramoisie.
James tira à nouveau sur les couvertures. Enfin, il essaya. Il pouffa.
« J'en verrai d'autre, Lily, tu oublies que je suis ton rééducateur ? Je serai ici presque tous les jours. Alors, très bien, si tu ne veux pas changer de culotte aujourd'hui, mais tu ne pourras pas faire tes caprices indéfiniment, tu as entendu la médicomage aussi bien que moi. »
Lily desserra son emprise sur les couvertures et James Potter souleva les jambes crémeuses de Lily pour lui enfiler le short. Il souleva par ailleurs ses fesses pour pouvoir monter le short sur ses hanches, il ferma enfin la braguette et le bouton sous le regard extrêmement gêné de Lily.
« Bien ! On peut commencer la première leçon », laça-t-elle, ravie de clôturer ce chapitre « habillage ».
« Oui ! » s'enthousiasma James. « Si tu préfères faire les exercices dans la salle de gym avec ton haut de pyjama bien sûr… »
« Ah, heu, non…. Oublié. »
Il chercha dans l'armoire et montra une blouse blanche (elle acquiesça).
« Et les soutiens-gorge ? »
« Deuxième tiroir », grogna-t-elle.
« Waouh ! Sexy Evans ! »
Il sortit le soutien-gorge le plus sexy qu'elle avait et le balança au bout de ses doigts. Et le regarda sous toutes les coutures.
« Alors, tu fais ressortir ton côté de tigresse en dessous de tes jupes d'écolière », dit-il d'un ton expert.
« Range ça ! Hors de question ! Et puis, Monsieur l'expert, on ne met pas du noir en dessous d'un t-shirt blanc ! Donne-le rose,… »
Il s'exécuta, pressé –excité- de pouvoir voir ce qu'Evans n'avait jamais mis en valeur à Poudlard ; sa poitrine. Et selon la taille des soutiens-gorge…
« C'est du quoi ? » demanda-t-il. « 90 C ? » ajouta-t-il, sur le même ton expert qu'il avait pris une minute auparavant.
Elle souffla, réprimant un rire, malgré sa gêne. Il chassa la question de son esprit, il s'en fichait des chiffres…
« Très bien, lève tes bras… »
Elle éclata d'un grand rire moqueur.
« Non, mais je suis paralysée des jambes, pas d'autre part, alors t'es gentil, tu sors de la chambre. »
« Il est écrit en grand sur le classeur « NE JAMAIS LAISSER LE PATIENT SEUL » », lut-il bêtement.
« VOYEUR ! PERVERS ! » hurla-t-elle. « RETOURNE-TOI AU MOINS TRIPLE IMBECILE ! »
Elle se dépêcha d'enlever les bras de son haut de pyjama et d'attacher son soutien-gorge dans son pyjama. Une fois cela fait, elle passa son t-shirt en moins de temps qu'il faut pour énoncer les qualités de James Potter.
« En route pour la première leçon ! » dit-il.
Tout en lisant les explications, il avait suivi le lit magique –que Evans conduisait- jusqu'à la salle de gym.
Elle était dans la salle de gym, dans le petit carré réservé à son nom. Elle était entourée ; à droite comme à gauche, quelqu'un était allongé sur un lit ou dans une chaise roulante. Et elle entendait derrière elle, derrière le rideau que l'on avait tiré, quelqu'un qui avait mal, qui criait. Elle ferma les yeux, ne voulant pas voir ce qu'elle faisait ici.
« Alors, prête ? » demanda James.
Elle ne répondit pas ; Mike venait de passer devant elle, allongé lui aussi dans un lit, le regard inexpressif. Il était paralysé à un niveau bien supérieur au sien.
Les grands yeux verts de Lily parcoururent l'immense salle de gym. Elle repéra d'autres membres de son équipe. Alors, elle se sentit bête d'avoir fait une vie pour une simple petite culotte, quelques minutes plutôt.
Potter agita une main devant le visage aux nombreuses taches de rousseur. « Ohé »
Il se saisit d'un petit bout de bois qui ressemblait aux cure-dents moldus.
« Bien, tu dois me dire ce que tu ressens, il avait pris un air sérieux. Évidemment, tu ne regardes pas… »
Elle ferma les yeux, essayant de sentir du mieux qu'elle pouvait.
« Pic ou touche ? » demanda-t-il.
« Je… je sais pas. »
« Je recommence. Il ne faut penser qu'à tes jambes. Pic ou touche ? »
« Je ne sens rien », dit-elle.
« Ça ne vient pas tout de suite, il faut s'y attendre. Pic ou touche ? »
Ils passèrent une heure à cette première leçon mais Lily ne sentait rien.
« On va faire une pause, okay ? » dit James.
« Je veux retourner dans ma chambre maintenant. J'ai faim. »
« Quelle révélation frappante ! Ton ventre n'a pas arrêté de gargouiller… » il fit un clin d'œil.
« Je veux du chocolat. »
« Okay. »
Lily savait qu'elle était exigeante mais s'il avait accepté de l'habiller, il devait accepter de lui fournir du chocolat en suffisance. Cinq couloirs plus loin, elle était à nouveau dans sa chambre et quelqu'un l'y attendait.
« Chérie ! »
Le visiteur n'était pas très grand, les cheveux bruns tombant sur ses épaules. Il avait une robe de sorcier noire très élégante et avait apporté un énorme bouquet de fleurs. Il se précipita sur le lit de la jeune fille pour l'embrasser.
« Comment tu vas ? J'étais tellement inquiet pour toi… »
« Ça va, Curt, mais tu m'étouffes là ! répondit-elle. Je suis contente que tu sois venu. »
« C'est normal. Et puis, aussi, Anaïs m'envoie t'apporter quelques papiers… »
« Ah je vois », sourit-elle, sachant qu'il ne venait jamais sans raison.
Curt était le genre de petit copain distant. Il venait souvent voir les entraînements de Lily parce qu'il travaillait dans les sponsors et non pour voir sa bien aimée. Lily le voyait alors et parfois il l'emmenait au restaurant après l'entraînement. Il vouait une admiration folle à Lily. Toujours à lui offrir des fleurs ou des chocolats. Les cadeaux, c'était sa spécialité.
Malheureusement, la très belle copine en avait plus que marre. Ça faisait un moment qu'elle ne supportait plus qu'il lui parle des sponsors et des pub qu'elle et son équipe devaient tourner pour essayer de passer outre du quidditch.
Lily fut ramenée à la réalité par un très habile « Hum » de la part de James Potter.
« Oh, excuse-moi, Curt, je te présente celui qui s'occupe de ma rééducation. »
« Bonjour, enchanté », dit James.
« Enchanté ! » répondit le petit copain de Lily qui ne paraissait pas du tout enchanté.
« Tu nous laisses, s'il te plaît ? » dit Lily à James.
« Je vais chercher du chocolat… »
Une fois partit, Curt interrogea Lily.
« Tu veux dire que c'est le poursuiveur James Potter ! »
« Oui », fit-elle agacée.
« Mais ce gars est une vraie machine à sexe .Il est hors de question qu'il s'occupe de toi, Chérie. »
« Curt, je le connais bien. Ne t'inquiète pas, il a très bien compris le message avec moi. Déjà à Poudlard, je n'avais pas…à… »
« Mais enfin ! C'est James Potter ! Le joueur de quidditch élu le plus sexy de l'année. »
« Je-ne-le-trouve-pas-sexy ! » protesta Lily. « Il est repoussant. »
« Tant mieux, avec sa tête de calmar… »
Lily préféra ne pas relever. Elle s'en fichait et si elle disait ne serait-ce qu'un mot sympa en la faveur de Potter, Curt recommencerait. Elle préféra changer de sujet.
« Alors, les papiers d'Anaïs ? »
« Ah oui, voilà. »
Il lui tendit une petite farde rouge. Elle lut et resta muette une minute. Avant d'exploser.
« TU veux sponsoriser une équipe paralysée. C'est nouveau ça. »
« Non, ce n'est pas ça ! Il suffira de te photographier le visage. Tant qu'on ne voit pas tes jambes et qu'… »
« Tu plaisantes ? Et pourquoi dis-tu que ces documents appartiennent à Anaïs ? C'est toi qui t'occupes de ça. Pas elle. »
« Chérie… » dit-il en déposant ses lèvres sur le front de Lily.
« NON ! Pourquoi fais-tu ça ? Je suis paralysée ! Tu ne peux pas me prendre en photo pour tes sponsors, ce n'est pas juste pour moi ! »
« Ecoute, Chérie, tu p… »
« N'y pense même pas ! Non ! Je refuse ! Pas maintenant, en tout cas… »
« Chérie, tu as signé le contrat ! Tu n'as pas le choix ! »
« QUOI ? Tu n'es pas sérieux là ? »
« Mais enfin, chérie, c'est normal que je continue à travailler, non ? »
« TU PARS MAINTENANT », cria-t-elle.
« Chérie, écoute… »
« TU PARS ! JE NE VEUX PLUS TE VOIR. PLUS JAMAIS. »
« Lily, tu te calmes. Anaïs est d'accord. »
« TU PARS », hurla-t-elle.
Lily appuya sur le bouton orange de toutes ses forces pour qu'un médicomage vienne. Celui-ci fit sortir Curt en le menaçant de sa baguette et alla s'expliquer avec lui dans le couloir.
« Qu'est-ce qui se passe ici ? » demanda James en revenant avec un petit sachet.
« Rien », répliqua-t-elle.
« J'ai déjà vu ta tête des millions de fois à Poudlard Evans, par surcroît, je sais quand tu es énervée. Et là, justement, tu es énervée… » conclua-t-il.
« Parce que tu es psy maintenant Potter ? »
« Je suis quoi ? »
Elle grogna et, avec les commandes magiques du lit, elle se retrouva face à la grande fenêtre, pour ne plus voir personne.
James Potter resta là, droit comme un roi, ne sachant que faire. Il n'était plus habitué au caractère de Lily Evans. Ces dernières années, il les avait passées auprès de jeunes femmes qu'il ne voyait qu'une nuit. Et elles ne pétaient pas leur câble toutes les deux minutes. Et ce qu'il pensa à cet instant-là fut qu'il avait peut-être besoin d'une fille qui pétait son câble lorsqu'elle n'était pas contente.
« Tu veux du chocolat, Lily ? » proposa-t-il en s'asseyant sur le bord du lit.
« Ça fait grossir », répondit-elle bêtement.
« Oh oui, mon dieu, tout le chocolat va aller dans tes fesses et demain, à la piscine tu vas couler… » rétorqua-t-il. « Y a pas à dire, Evans, t'es vraiment une fille… »
« Excellente réponse, Potter, je suis une fille. »
Elle grogna et attrapa la tablette de chocolat.
« Toi, par contre, James… Mec ou pas, tes fesses sont énormes, tes petites copines t'engraissent ? Ou tu n'as plus de place dans ta tête ? »
