Disclaimer : Mon anglais est toujours à un niveau aussi bas, et je ne possède pas une jolie maison en Angleterre. Conclusion ? Je ne suis pas JKR, 10 points pour le t-shirt rouge au fond !
Note 1 : Apparemment, ma p'tite Jes Cullen-Malfoy aime ce que j'écris, et elle a repris commande. Cette fois, ce sera un « un Neville/Harry (couple peu publié). [Sans le Arky cette fois-ci... mais rien ne t'empêche de l'y introduire en tant qu'époux parfait de mouhaaaa] ». Et je vous promets que je reprend ses mots exacts.
Note 2 : C'est encore une histoire yaoi, donc au revoir les homophobes !
Note 3 : Lemon ! Donc les plus jeunes peuvent partir, je ne veux pas être responsable de leur perte d'innocence.
PROFESSORAT
Neville Londubat avait longtemps été un petit garçon timide et peu courageux, trop solitaire pour se faire des amis. A Poudlard, alors même qu'il partageait son dortoir avec quatre garçons, il était seul, coincé entre Harry et Ron qui lui préféraient la compagnie d'Hermione et les inséparables Seamus et Dean.
En quatrième année, à l'époque du Tournoi des Trois Sorciers, il avait été étonné que Ginny réponde favorablement à sa demande. Il savait que la jeune rouquine était amoureuse d'Harry – même le premier aveugle venu s'en serait aperçu, bien qu'Harry ne voie rien – et il n'aurait de toute façon jamais pensé qu'elle oserait sortir en sa compagnie à lui, le gamin joufflu dont il était si facile de se moquer.
Puis ceux qui avaient torturé ses parents jusqu'à ce que ces derniers en perdent la raison avaient été libérés par Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom et il s'était durci. Neville ne se souvenait pas de parents aimants, il ne se souvenait pas de câlins venant de sa mère, ni de son père lui apprenant à voler sur un balai miniature. Il ne se connaissait pas plus les rires de sa si joyeuse mère, ni l'histoire du soir qu'aurait pu lui lire son père. Il n'avait eu qu'une grand-mère trop vieille pour s'occuper d'un bébé et aucun camarade de son âge pour jouer avec lui. Et il en voulait à ces Mangemorts de l'avoir privé de toutes ces expériences normales pour un enfant. Il promit à ses parents de se battre, de suivre leur voie, même s'il était trop maladroit et même si ces derniers ne pouvaient plus l'entendre. En bon Gryffondor, il tiendrait sa promesse.
Il avait vu l'admiration prendre peu à peu le pas sur tous les autres sentiments dans les yeux de ses camarades de l'AD. Il faisait enfin parti d'un groupe, il était enfin reconnu par ses pairs. Rien n'aurait pu le rendre plus heureux. Même s'il voyait encore de la pitié dans les regards de Ron, Hermione ou Harry, il savait que ces trois-là voulaient battre Vous-savez-qui, et lui, Neville Londubat, se battrait à leurs côtés !
Il y avait eu le Ministère, la mort d'un Sirius Black qui s'était révélé innocent, la gloire parce qu'il avait côtoyé Harry à ce moment précis. Mais il ne voulait pas la gloire. Lentement, l'idée s'était formée, une idée que sa grand-mère approuverait sûrement s'il s'était confié à elle. Il voulait venger ses parents, se battre contre Bellatrix Lestrange, qu'il avait croisée au Ministère et qu'il avait trouvée cinglée et le fallait pour que d'autres ne souffrent pas comme sa famille avait souffert.
En septième année, il avait fait sa rentrée en compagnie de Seamus Finnigan, de Lavande Brown et de Parvati Patil. Il devinait Harry, Ron et Hermione se battant contre Voldemort de la façon apprise par Dumbledore, il imaginait Dean fuyant à travers le pays parce qu'il avait le malheur d'être né-moldu.
Pour Dean qui était on ne savait où, pour tous les autres nés-moldus, Luna, Ginny et lui ressuscitèrent l'AD, qui eut bientôt plus de membres que deux ans plus tôt, quand la Gazette disait de Harry qu'il était cinglé.
Ils s'attaquèrent aux Carrow, aidèrent les petits premières années et rivalisèrent d'imagination pour montrer aux Mangemorts qu'à Poudlard même se tenait un réseau de résistants. Puis Neville dut disparaître, et il se cacha dans la Salle sur Demande, merveilleusement utile en ces temps troublés. Il y resta seul durant quelques jours, assez pour réfléchir à sa situation. Il s'était rendu compte depuis quelques temps déjà que s'il assurait le commandement de l'AD, ce n'était pas uniquement en hommage aux nés-moldus à travers le pays. A chaque action qu'il faisait, chaque slogan qu'il créait, chaque nouveau qu'il recrutait, il pensait à Harry.
Harry, dont l'épisode de la survie avait bercé son enfance, Harry qui aurait pu être son meilleur ami si leurs parents respectifs avaient vécu. Harry qui était beau dans ses énervements et sa spontanéité, Harry qu'il admirait et aimait. Neville ne pouvait plus s'en cacher – ne pouvait plus se le cacher. S'il voulait devenir plus fort, il devait tout assumer.
A l'aube de la Dernière Bataille, il fut heureux de revoir le jeune Potter et lorsque celui-ci lui confia la lourde tâche de tuer Nagini, il s'y conforma avec joie. Même la scène d'humiliation de Voldemort ne lui fit rien. Il voyait Harry mort et ne voulait pas le croire. Il sentit à peine le choixpeau s'enflammer sur sa tête. Il se réveilla quand l'épée lui tomba sur la tête.
La suite était floue dans son esprit. Il revoyait le face à face entre Voldemort et un Harry miraculeusement vivant – il le savait que ce dernier n'était pas mort ! Il revoyait la liesse qui avait pris l'école après la mort du Seigneur des Ténèbres, les enlacements, les cris de joie et les nouvelles envoyées d'un bout à l'autre de l'école par des braillements. Mais il ne se souvenait que de Harry, dévasté en voyant que tant des siens étaient morts, triste pour tous ceux qui ne pourraient plus jamais exprimer leur joie.
Les années passèrent, et il se retrouva professeur de botanique à Poudlard, remplaçant une Pomona Chourave qui avait décidé de prendre des congés sabbatiques et de voyager à travers le monde pour découvrir de nouvelles plantes. Il se maria avec Hannah Abbot, serveuse au Chaudron Baveur. Leurs deux enfants, Lewis Scott et Alison Sarah, étaient amis avec ceux des Potter, ce qui amenait Neville à croiser souvent l'homme qu'il aimait toujours malgré les années.
Puis il y avait eu cette invitation de Jes, une spécialiste des potions qui avait invité tout ce que le monde sorcier possédait comme potionistes, botanistes, guérisseurs et Aurors – le corps de métier qui utilisait le plus les potions, dépassant même les toubibs de Sainte-Mangouste. Après avoir parlé à Arkandias, le mari serviable et aimable de Jes, il s'était retrouvé avec Harry, seul autre Gryffondor de leur année.
Chacun avait un verre de champagne sorcier dans la main – un alcool beaucoup plus festif que son homologue moldu – et aucun d'eux n'en était à sa première coupe. Harry interrogea Neville sur son travail, étonné d'apprendre que le jeune botaniste était passé directeur. Très vite, ils s'éclipsèrent de la soirée, ravis d'échapper aux nombreux Serpentard qui envahissaient le manoir – et étrangement très répandus dans les branches de la Santé et des Potions, sans oublier que l'hôtesse elle-même était l'une d'eux, bien qu'elle soit mariée à un Serdaigle.
Ils arrivèrent rapidement au 12 square Grimmaurd vide, où Harry lui expliqua que Ginny était allée au Terrier pour éviter de passer une soirée en solitaire. Un verre de Whisky Pur Feu à la main, ils parlèrent de la Dernière Bataille, des morts, de la résistance. Plus la soirée passait, et plus ils se rapprochaient, ce qui fait qu'ils se retrouvaient quasiment collés l'un à l'autre sur le canapé du salon. Neville perdit tout sens des réalités et il posa son verre sur la table basse, où il rajouta le verre d'Harry. Puis il se jeta sur le visage de son ami, l'embrassant voluptueusement. Cela faisait des années qu'il attendait ça, et il en profitait avant que l'Auror ne le repousse.
Il fut surpris de sentir les bras de Potter l'enlacer et le presser contre lui, lui faisant perdre les derniers lambeaux de raison. Il passa l'une de ses mains dans les cheveux toujours décoiffés du Survivant – ou peu importe le nom que les médias lui donnaient ces temps-ci – et l'autre passa sous la chemise de l'homme, le faisant frissonner.
Rapidement, ils se retrouvèrent nus tous les deux, Harry assis sur les cuisses de Neville, ses jambes enlaçant le bassin de con compagnon. Ils s'embrassaient à en perdre haleine, comme si leurs vies en dépendaient. Plus rien ne comptait, et ils ne pensaient même pas qu'on pourrait les surprendre. Une bulle s'était créée autour d'eux, les englobant et laissant leurs soucis à l'extérieur.
D'un coup de rein, Neville fit gémir Harry, qui se tendit brusquement contre lui. Ils étaient tous deux excités, et leurs halètements brisaient le silence de la pièce. Doucement, Neville caressa le fessier de son compagnon, puis entra un doigt en lui, de façon à l'habituer à la présence. L'était d'excitation de Harry lui permit d'en mettre rapidement un deuxième puis un troisième avant qu'il ne se décide à le pénétrer avec son sexe.
Enlevant ses doigts, provoquant un soupir déçu chez son partenaire, Neville le fit se relever un peu puis redescendre directement sur son membre dressé, leur tirant à tous les deux un soupir ravi. Comprenant que Neville le laissait diriger les opérations, Harry commença des mouvements de bassin étroit, appréciant la sensation que lui prodiguaient ces quelques mouvements. Il accéléra cependant, provoquant ainsi des gémissements de la part de son amant, qui entreprit alors de caresser chaque parcelle du corps de Harry qu'il pouvait atteindre.
Leur étreinte s'intensifia, allant jusqu'à l'apogée du plaisir. Ils se libérèrent d'un même souffle, criant de plaisir dans la demeure vide. Le corps de Harry se laissa aller, s'affaissant sur un Neville plus que consentant. Leurs bouches se trouvèrent une dernière fois avant que Harry ne brise leur enchevêtrement en se relevant.
Les deux hommes se rhabillèrent, évitant de se regarder. Neville se pinçait les lèvres pour être sûr de ne pas laisser échapper ses sentiments vis-à-vis du Sauveur du monde sorcier, et Harry ne savait pas quoi dire après ce plaisir qu'il n'avait pas prévu et dont il ne savait que faire.
Neville partit rapidement et il évita son ami pendant quelques mois, avant de faire comme s'il avait oublié et de reparler de nouveau au patriarche Potter. Il crevait d'amour, à tel point qu'Hannah avait tout découvert et menacé de rompre avant de s'apercevoir de la profondeur des sentiments de son mari et de le plaindre sincèrement. Tandis qu'Harry regrettait seulement d'avoir trompé sa femme, et faisait tout pour se faire pardonner de cette étreinte dont Ginny ne savait rien, renforçant par là leur relation.
Voilà ma petite Jes. Verdict ?
J'ai fait un Harry salaud, mais j'en ai marre de toutes ces fictions où il est un vrai petit saint. Alors voilà.
Sinon, n'oubliez pas de vous protéger pendant l'acte sexuel ! C'est important !
