Titre : Must have done something right

Auteur : MissPronounced que je remercie pour m'avoir autorisé à traduire son histoire. Thanks girl !

Traductrice : Falx Italica

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Chapitre 3 : Faire du shopping avec votre petite amie : le Bon et le Mauvais

L'émerveillement de Pré-au-Lard n'avait jamais disparu chez Albus. Non qu'il y ait de nouveaux produits à acheter ou d'échoppes, il était plus question ici du temps passer auprès de ses amis, et surtout de sa petite amie. Meg et lui n'avaient pas encore réellement pu sortir ensemble depuis le début de l'année scolaire et il était déterminé à compenser cela en y consacrant une grande partie de son samedi.

Un sourire aux lèvres, Albus attrapa son manteau et se dirigea vers la salle commune en ignorant les commentaires joueurs que Matt persistait à lui lancer. Le gardien des Serpentards avait voulu se rendre avec Albus à Pré-au-Lard, mais Al avait refusé en clamant que Mel était sa priorité.

"Allez, Potter! Tu t'amuseras beaucoup plus avec moi!" pleurnicha Matt en suivant Albus dans les escaliers en spirales.

Albus rit, "Ouais, mais je doute de pouvoir te faire du pied sous une table des Trois Balais."

Matt gloussa. "Eh, n'importe qui mourrait pour un seul morceau de ma personne ," s'enorgueillit-il en tendant la main pour attraper le bras d'Albus, en faisant une moue moqueuse de ses lèvres imitant un baiser.

"Dégage de là, espèce de grande folle!" l'accusa Albus d'un ton moquair.

Son timing, malencontreusement, se révéla désastreux. Au moment même où ils prirent le dernier tournant, pour atterrir dans la Salle Commune, Scorpius Malfoy leva les yeux en entendant le commentaire d'Albus et le rire de Matt qui résonnait dans toute la pièce.

Albus remarqua le visage de Malfoy se figer immédiatement, et il cessa de rire. Matt, en revanche, ne se rendit compte de rien et enchaina ses remarques scabreuses.

"D'accord, d'accord. Vas-y et baise ta copine, ou quoique vous ayez prévus, les amoureux."

Albus détacha ses yeux de Malfoy et frappa le dos de Matt d'un air complice. "A plupart, mec," dit Albus, la voix plus calme qu'il y a quelques minutes, toujours conscient de la présence de Malfoy assis à quelques mètres d'eux.

Il passa devant le garçon blond et sortit des cachots pour rejoindre Mel; son esprit focalisé sur une seule pensée alors qu'il avançait dans la Grande Salle. Il se sentait mal à propos du commentaire de Matt. Il avait toujours essayé de se comporter correctement en présence de Malfoy. Il savait parfaitement bien que ses amis tourmentaient constamment le garçon à cause de ses ...préférences... ou même le simple fait d'être un rat de bibliothèque. Albus fronça les sourcils. Aux yeux de ses amis, Malfoy ne valait rien. Il avait pitié de lui, mais ne le mentionnait jamais à haute voix. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était ignorer à la fois Scorpius et les insultes de ses amis, tout aussi monstrueux que cela puisse paraître.

Et puis, ajouta Albus en descendant un escalier mouvant, même s'il avait voulu être ami avec le garçon, lui et Malfoy n'avaient que peu de choses en commun. Leurs réputations et personnalités représentaient deux mondes différents. A ajouter à cela le différent entre leurs pères, et le fait qu'Albus était convaincu que Malfoy ne voudrait jamais avoir affaire à lui... surtout s'il s'agissait de pitié.

"Albus!" cria Mel, un immense sourire s'étalant sur son visage.

Sortant de sa rêverie, Albus oublia pendant quelques instants ce qu'il faisait ici, mais le visage de Mel le ramena au présent. Quel étrange cheminement de pensée. Il n'aurait pu dire à quel moment il avait cessé de penser aux insultes de Matt pour commencer à envisager la possibilité de se lier d'amitié avec Malfoy.

Il haussa les épaules, déterminé à ne plus y penser. Il se focalisa sur le sourire de sa petite-amie, avant de se mettre à l'embrasser à grand bruit.

Toutes ses pensées concernant Malfoy quittèrent son esprit dès l'instant où il attrapa la main de Mel et l'escorta jusqu'à Pré-au-Lard, excité de passer la journée avec elle. Peut-être irait-il jeter un coup d'oeil chez Quidditch Qualité aux meilleurs balais de première classe internationale qui seront utilisés lors de la Coupe du Monde l'année prochaine. Les possibilités étaient infinies.

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"Qu'y a-t-il de si excitant avec le shopping?" gémit Albus, exaspéré. "Je ne comprends pas comment dépenser de l'argent peut être considéré comme passer du bon temps."

Ils étaient Aux Robes de Tony, une nouvelles boutique de prêt-à-porter qui venait d'ouvrir, et Mel prenait tout son temps pour explorer les allées, laissant seul un Albus confus et fatigué, qui lui tenait ses sacs provenant des trois précédents magasins. Dont aucun n'était Quidditch Qualité, se lamenta-t-il. Heureusement, le vendeur, qu'Albus présuma être Tony, aidait sa petite-amie, heureux d'avoir attraper une nouvelle proie dans ses filets. Soudain la vision du grand et vendeur dégingandé faisant pousser quatre nouveaux membres lui vint à l'esprit et il secoua la tête, sachant que plus de shopping allait le rendre fou, s'il n'avait pas déjà atteint ce stade.

Albus sortit sa baguette. En lançant un rapide Tempus, il réalisa qu'ils étaient arrivés à Pré-au-Lard il y a trois heures, et qu'ils n'avaient rien fait si ce n'est : Mel, shopping; et Albus, rouler des yeux.

"Mel, s'il te plait. Ne pouvons-nous pas moins manger un morceau?" supplia Albus.

Mel rit au ton désespéré d'Albus. "C'est presque fini, bébé, il ne me reste plus que quelques boutiques," promit-elle, avant de retourner à sa mission.

D'un long soupir exprimant toute sa douleur, Albus repensa à son excitation du matin, et découvrit que Matt avait raison. Le facteur amusement aurait été bien plus développé auprès de lui.

"Et si on décidait de se retrouver aux Trois Balais?" suggéra Albus, l'implorant du regard.

Mel, prenant pitié de lui, gloussa et accepta. Albus prit sans complainte les sacs et sortit du magasin pour rejoindre le restaurant.

Il entra dans l'établissement bruyant et commanda immédiatement une bierreaubeurre. Une fois qu'on lui eu tendit son verre, il choisit une table dans le fond afin d'attendre sa petite-amie.

En quelques minutes, son verre fut vide et il s'interrogea sur le temps qu'il prendrait à Mel pour jeter un coup d'oeil à "quelques boutiques." Si on faisait une moyenne de ce qui avait déjà été fait, Albus dirait des heures. Se résignant à subir encore, au moins, vingt minutes de solitude, il soupira et souhaita avoir quelque chose de plus excitant à faire. Devant son manque d'options, il attrapa le menu et examina les différents plats. Ses yeux se stoppèrent, affamés, devant la mention à la tarte à la mélasse.

La sonnette de la porte du restaurant résonna et Albus leva ses yeux plein d'espoir. Il relâcha sa respiration qu'il avait retenu en voyant que les nouvelles venues n'étaient que Claire Zabini et Andréa Parkinson, deux filles Serpentard de son année qu'il connaissait très peu. Le cercle d'amis des filles était très réduit et incluait en plus d'elles deux, Malfoy, et Albus, par pur principe, les évitait.

Les filles commandèrent leurs boissons, puis vinrent s'asseoir à la dernière table disponible, adjacente à celle d'Albus, tout en continuant à discuter de vive voix.

On avait parfaitement apprit à Albus, depuis son plus jeune age, à ne pas écouter les conversations privées, mais il avait terminé de lire le menu et la conversation des filles portait vers lui

"J'ai essayé de le faire venir, mais apparemment étudier est plus important," disait Andréa. Albus pouvait presque la voir rouler des yeux. "L'année commence tout juste; que pouvons-nous bien avoir à étudier?"

Claire soupira. "Tout aurait été plus simple s'il avait été là. Il aurait su exactement quoi acheter."

"Comment les gays savent-ils ce qu'il faut acheter et où les trouver?" demanda Andréa rhétoriquement, ce qui confirma les soupçons d'Albus concernant la personne dont elles discutaient.. "C'est comme s'ils avaient un sixième sens."

"Qu'elle est l'utilité d'avoir un meilleur ami gay, s'il est trop occupé pour venir faire du shopping avec vous!" s'écria Claire en attirant l'attention des autres tables.

Leur conversation tomba dans le silence, comme sous le poids de leur lourde crise existentielle. Puis, Andréa prit la parole pour prononcer de plus douces paroles à l'encontre de leur ami blond. "Nous ne devrions pas être aussi dures avec lui. Je veux dire, ce n'est pas comme s'il nous envoyait toujours balader. Quand il sait que c'est urgent, il vient. Comme cette fois où il a remis à plus tard ses devoirs pour t'aider à trouver une robe pour le mariage de ton cousin. Peut être que cette fois-ci, les études ont gagné, c'est tout," dit-elle en grondant légèrement son amie, qui eut un soupir audible.

« Je jure qu'il ne fait que ça. Etudier et à l'occasion un peu de shopping. Si j'étais à sa place je ferai l'inverse : du shopping et occasionnellement mes études." Elles se mirent à rire. Albus eut un reniflement. Les filles. Qu'elles soient à Serpentard ou à Griffondor, elles sont toutes faites pareilles.

Claire s'exclama alors fortement, "Je pensais que les homosexuels étaient censés adorer le shopping."

Albus leva un sourcil. Il le pensait également.

"Il adore," répliqua Andréa. "As-tu vu les vêtements qu'il porte? Ils sont plus chers, tendance et flatteurs que tout ce que je possède." Albus pensa détecter une once d'envie dans sa voix, intelligemment camouflée en émerveillement. "Je suppose, qu'il est juste plus..." elle fit une pause afin de trouver le bon mot, "...calme à ce sujet que nous le sommes."

Claire souffla. "De temps en temps, j'aimerais qu'il ne le soit pas. Mais c'est la vie, je suppose," soupira-t-elle d'un air tragique.

Albus pouffa. Si son plus grave problème à l'heure actuelle était que Malfoy ne soit pas aussi "gay" qu'elle l'espérait, alors, autant qu'il le sache, son monde se résumait à bien peu.

"Salut étranger."

Albus sursauta. "Mel! Tu es déjà là!"

Mel fronça les sourcils tout en conservant son sourire, si cela était possible. "Ca sonne comme si tu ne t'attendais pas à me voir."

Albus lui lança un sourire. "Je pensais juste que tu prendrais plus de temps."

Mel fit un geste en direction de la porte et dit, "Je peux continuer à magasiner, si tu préfères."

"Non!" cria Albus, trop rapidement. "Assis-toi, s'il te plait. Que veux-tu? Une bierreaubeurre ?"

Elle hocha la tête et s'assit en plaçant ses sacs autour d'elle comme un mur, le tout restant à portée de main.

"Je reviens tout de suite," lui promit-il et il se précipita au comptoir.

Lorsqu'il revient, il vit Mel lire le même menu qu'il avait décortiqué plus tôt. Sur une pulsion, il se pencha et posa un baiser sur sa joue.

"Et bien, et bien, tu es de bien meilleure humeur que tout à l'heure," commenta-telle en levant un sourcil.

Albus haussa les épaules. "Tu faisais les magasins tout à l'heure. A présent, tu es là, et je suis là, et il n'y a plus aucune boutique autour de nous. Ca suffit en général à contenter un gars," dit-il en souriant

Mel gloussa et roula des yeux. "Tant que tu es heureux."

Albus arrêta ses mouvements et chercha ses mots. "Et bien...il y a bien une chose qui pourrait rendre un gars encore plus heureux," dit-il, recherchant l'accord de Mel.

"Qu'est-ce-que c'est?" demanda-t-elle.

Il ne répondit pas, mais se pencha vers elle, ne lui laissant aucun doute quand à ses intentions.

Elle rit mais répondit comme il le souhaitait. Elle posa ses lèvres sur les siennes et commença à l'embrasser.

Albus la prit dans ses bras; une main posée sur le bas de sa nuque, et l'autre caressant légèrement son bras gauche. Il approfondit le baiser, introduisit sa langue et rencontra la barrière de ses lèvres. Elle soupira de joie, et l'autorisa à entrer, en se relaxant dans son étreinte, pour permettre à sa langue de rencontrer la sienne. Albus se souvint alors pourquoi il avait voulu aller à Pré-au-Lard avec Mel, plutôt qu'avec Matt.

Ils restèrent enserrés de la sorte pendant un petit moment. La main d'Albus se fit plus audacieuse et remonta son bras jusqu'à atteindre l'épaule de la jeune fille. Se demandant jusqu'où il pouvait aller, il la fit retomber à quelques centimètres de son sein. Il pouvait sentir son sourire contre ses lèvres, mais elle le repoussa avec douceur.

"Pas ici," murmura-t-elle contre son visage. "Il y a trop de monde."

D'un soupir, il se rendit. C'était trop bondé. "Rentrons," suggéra-t-il, le vert de ses yeux scintillant comme s'il avait un secret.

Souriant, elle se mordit la lèvre inférieure. "Oui. D'accord."

Aussi rapidement qu'ils purent, ils attrapèrent les sacs de shopping et quittèrent l'établissement, lui préférant un dortoir silencieux.

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Fin du chapitre

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Pour information, je suis actuellement à Tokyo pour un peu plus d'un mois, mais ça ne devrait pas perturber les publication. Seulement, si j'ai un peu de retard, vous saurez pourquoi ! D'ailleurs pour les lecteurs de « Esprit brisé, âme morcelée » je pense clairement en avoir.

A bientôt pour la suite !