Titre : Must have done something right

Auteur : MissPronounced que je remercie pour m'avoir autorisé à traduire son histoire. Thanks girl !

Traductrice : Falx Italica

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Chapitre 5 : Miroir, Miroir, Arrête de Me Faire Rougir!

La perspective de devoir passer un temps substantiel Claire Zabini jusqu'à l'année suivante n'était pas particulièrement attrayant . Outre le fait qu'Albus la connaisse à peine, sa capacité à parler non-stop suffisait à lui faire croire qu'un cognard s'était invité dans sa tête. Il n'avait passé qu'un petit peu plus d'une heure avec elle en classe de Potions, mais ces soixante-dix minutes avaient suffit. Il grimaça en pensant à leurs rendez-vous de travail prévus chaque semaine pour débuter leurs recherches.

Albus détestait Slughorn.

Se passant rageusement les doigts dans ses cheveux ébouriffés, il s'assit au fond d'un canapé de la salle commune des serpentards et fixa les flammes dans la cheminée qui mouraient doucement. Un peu comme ma vie, pensa-t-il, en soupirant d'un air tragique.

"Mec, je t'avais bien dit lorsque tu t'es jeté dans la gueule du loup que tu ne devais pas prendre Potions," dit Brice Gilles, l'un de ses Batteur, depuis son échiquier. Face à lui se tenait Merrick Sims, Poursuiveur, et il menait clairement le jeu. Les deux septièmes années jouaient depuis déjà deux heures.

"Ferme-la et retourne à ton jeu," dit Albus, en lui jetant un coussin en direction de sa tête.

"Aie! Enfoiré!"

Le coussin fut renvoyé, atteignant Albus en plein dans le visage.

Matt éclata de rire derrière Albus, en rejetant sa tête en arrière, plongé dans sa bande dessinée.

"Je ne vois pas en quoi mon malheur t'amuse, Morion," pesta Albus dans sa direction. Il souffla et plaça confortablement l'oreiller derrière lui et s'enfonça dedans.

"Quelle diva tu fais, Potter. Ce n'est qu'un devoir de Potions,"rit Matt.

Albus lui lança un regard noir. "Ce n'est pas le devoir qui m'inquiète. C'est la...compagnie,"dit-il, en murmurant le dernier mot, pour ne pas qu'on l'entende, surtout Zabini. Il jeta un regard aux alentours et repéra Malfoy assis dans un fauteuil près de la porte, en train de lire un manuel scolaire. Albus remarqua que le garçon blond avait un sourire sur les lèvres, ce qui lui parut complètement bizarre. Que pouvait-il y avoir de drôle dans un livre de cours. Haussant les épaules, il revint à Matt.

"Qu'est-ce qui ne va pas avec elle, Al? Elle n'est pas moche à regarder," ricana Matt.

Albus grimaça. "Tu es sérieux? De un: J'ai une petite-amie, et de deux je ne suis pas—"

"Ok, ok," dit Matt. "Je t'embête, c'est tout."

"Et bien, assez avec ça...J'ai mal à la tête." Albus s'effondra et soupira en se passant à nouveau la main dans les cheveux

Merrick, qui venait de prendre le cavalier de Brice, haussa la voix . "Ok, j'en ai assez de ce bureau des pleurs," dit-il, souhaitant de toute évidence changer de sujet. "Quand est notre prochain entrainement de Quidditch, Cap'tain?"

Albus retint un bâillement et lui répondit qu'il serait le lendemain. "Sois à l'heure, Brice, d'accord? Pour une fois." Son coéquipier eut la grâce de lui lancer un regard bovin. "Le premier match sera en novembre, contre les Griffondors, donc ce ne sera pas simple. Nous devons nous donner à cent pour cent," dit-il, en adoptant son 'ton de Capitaine', comme Matt aimait l'appeler. Il abandonna lorsqu'il du retenir un autre bâillement. "Je vais au lit. A demain," les salua Albus. Il reçut un grognement en réponse de la part de Matt, qui à nouveau plongé dans sa bande dessinée, regardait rapidement les dessins bouger. Brice et Merrick l'ignorèrent. Albus haussa les épaules et se tourna vers les escaliers, soudainement très épuisé.

Les escaliers menant au dortoir des sixièmes années lui parurent plus long que d'habitude et Albus du trainer les pieds pour faire les derniers pas. Une fois dans la pièce vide, il se dirigea droit sur son lit, enleva son t-shirt et son pantalon, les balança en vrac dans sa malle et tituba vers la salle de bain attenante pour se brosser les dents. Il frissonna à la fraicheur du sol sur ses pied nus.

"Salut, mon beau," l'accueillie une voix clairement féminine.

Albus sursauta et faillit faire tomber sa brosse à dents avant que son cerveau fatigué ne réalise que son miroir venait de parler.

"La ferme," grogna Albus, sa brosse dans la bouche, en faisant couler l'eau du robinet.

"Voyons, voyons, Mr Potter. Qu'est-ce que cette attitude..." dit le miroir d'un air outré.

Albus soupira. "Pardon, Sybille," dit-il, en faisant référence au nom que les garçons lui avaient donné. Pour une personnalité aussi sienne que la sienne, un nom s'était révélé nécessaire. "Je suis juste un peu fatigué." Il continua à se brosser les dents.

"Tu n'es pas beau à voir," lui offrit Sybille pour toute aide.

Albus ricana, le faisant de cette façon s'étouffer avec son dentifrice. Il en cracha un peu et continua. "Merci," grommela-t-il.

"Mais ce n'est que ton visage," continua le miroir. "Le reste de ta personne est splendide. Je veux dire, Mr Potter, vous faites du sport?" demanda Sybille d'un ton admiratif.

Albus sortit la brosse à dent de sa bouche et fixa le miroir. "Arrête, espèce de perverse," dit-il en souriant malicieusement. "J'ai une petite-amie, tu sais. Une relation entre nous deux ne pourrait jamais marcher," plaisanta-t-il. Il réalisa à quel point il avait l'air stupide : à fixer le miroir, et discuter de relations amoureuses.

"C'est vraiment dommage si tu me demandes," soupira Sybille sur un ton dramatique. "Je suppose que je vais devoir passer le reste de ma vie toute seule." Albus ricana à nouveau. "Tant que je peux avoir un aperçu de délicieux corps de spécimens masculins, tout au long de la journée ."

Roulant des yeux, Albus reprit sa mission de brossage de dents.

"En parlant de délicieux..." murmura presque Sybille, lorsque la porte de la salle de bain s'ouvrit.

C'était Malfoy.

Par le biais du miroir, Albus se figea et observa son apparence, et vit Malfoy le fixer. De toute évidence, aucun des deux garçons ne s'attendait à découvrir l'autre : Albus vêtu d'un simple boxer; Malfoy d'un maillot très moulant et d'un caleçon, portant sa trousse de toilette. L'embarras prit possession d'Albus lorsqu'il réalisa qu'il était planté là à le regarder, la bouche remplie de dentifrice qui s'étalait même autour de ses lèvres. Il devait avoir l'air un parfait imbécile.

"Mm, Mr Malfoy, vous êtes à croquer," dit Sybille. Elle fut la première à rompre le silence pesant. "N'es-tu pas d'accord, Albus?"

Les yeux d'Albus s'élargirent et il continua à fixer le blond dans le miroir. A croquer?

Malfoy prit le premier la parole. "Oh...désolé. Ne fais pas attention à moi," dit-il en se retournant pour partir.

"Non, pas de soucis. C'est aussi ta salle de bain," était ce qu'avait l'intention de répondre Albus, mais ce fut à la place un son étouffé mélangé avec un gargouillis, qui sortit de sa bouche. Il se pencha vers le lavabo pour cracher la substance qu'il avait toujours en bouche, retrouvant de cette façon sa capacité à parler. Le fait d'avoir retiré son regard du miroir empêcha Albus de voir une vibrante couleur rose s'étendre sur les joues, généralement pâles de Malfoy alors que le garçon se trouvant juste derrière lui eut droit à une vue des plus..complète.

Sybille gloussa.

Albus se rinça rapidement la bouche, lui se redressa et se retourna vers le blond derrière lui. "Désolé pour ça," dit-il, "Je devais avoir l'air ridicule."

"Oh ... non, t-tu étais ... euh ... bien," murmura vaguement Malfoy. Ses yeux faisaient délibérément attention à ne pas fixer Albus.

"En effet," soupira Sybille.

Albus ignora le miroir et hocha la tête. "Ok. Cool. La salle de bain est à toi," dit-il en dépassant Maljoy et essayant d'agir comme s'il ne venait pas de se ridiculiser devant lui, la bouche pleine de dentifrice et son interprétation personnelle d'un animal pétrifié par les phares d'une voiture. Et Sybille qui n'avait fait qu'envenimer la situation, comme à son habitude.

En sortant, Albus ne remarqua pas le petit hoquet du blond à la seconde où leur deux corps se frôlèrent, tant il était pressé de se rendre le plus rapidement possible dans son lit. Si son lit avait lui aussi une voix, Albus était persuadé qu'il l'inviterait à dormir. Fort heureusement, il atteignit son lit à baldaquin et s'y jeta.

Le sommeil atteignait les bords de son état conscient, prêt à le l'enlever pour une nouvelle nuit, quand Malfoy sortit de la salle de bain. Albus, à demi-réveillé, ne put s'empêcher de l'observer, les yeux plissés alors que le blond passait sur la pointe des pieds devant son lit. Albus remarqua l'apparence de l'autre garçon. Comment peut-il ressembler à ça en allant au lit? Albus aurait pu jurer que les cheveux de Malfoy venaient d'être soigneusement peignés. Il l'observa poser son nécessaire de toilette sur sa table de nuit. Puis il attrapa une bouteille et commença à étaler une sorte de crème sur tout le visage, les bras et les jambes. Il ne fallut pas longtemps avant que la douce et fraiche odeur l'atteigne. Quelque chose de fruité. C'était très agréable, considéra Albus.

Il vint à l'esprit d'Albus que le blond et lui avaient été dans les mêmes classes et dortoir depuis leur première année, mais que Malfoy avait plus occupé ses pensées ces derniers jours qu'au cours de des cinq précédentes années. Légèrement mal à l'aise, Albus se demanda pourquoi il le faisait à présent, alors qu'il y avait tant de choses en jeu cette année? Il avait passé un pacte mental quelques jours auparavant afin de cesser de penser à Malefoy. Il faisait du bon boulot, c'était certain! Il était capitaine de Quidditch, il était extrêmement populaire—et pas seulement à Serpentard, mais auprès de tous le corps étudiant—et ils venaient de débuter les cours pour leurs ASPICS en vue des examens de l'année prochaine—non qu'étudier était une grande priorité pour Albus, mais quand même, c'était le principe. Ca ne servait à rien de penser à Malfoy.

A travers le léger trait de lumière de ses yeux, Albus regardait le garçon finir de s'étaler la crème à l'odeur agréable, sur les jambes — qui, Albus trouvait cela bizarre, n'avait pas de poils— puis se glisser dans son lit et s'enrouler dans sa couverture, en faisant attention à ne pas faire de bruit pour ne pas réveiller Albus. Très vite, seuls ses cheveux blonds furent visibles, ressortant forcément sur la taie d'oreiller verte foncée. La lumière de la flamme virevoltante se trouvant aux murs de la chambre faisait briller les cheveux de Malfoy. Albus se demanda, et ce n'était pas la première fois, si des cheveux pouvaient réellement être si blond.

Albus soupira. Il supposa qu'il avait tout le temps Malfoy à l'esprit à cause de Matt et du reste de l'équipe. Albus n'avait jamais été très à l'aise avec les taquineries, les moqueries et les blagues mais à présent, plus qu'auparavant, il se sentait désolé pour le garçon.

Peu importe, pensa Albus. Il était fatigué; il avait un entrainement demain et ce n'était pas le bon moment pour penser à Malfoy.

Sur cette dernière pensée, Albus se laissait tirer vers le sommeil, mais non sans avoir inspirer une dernière effluve de l'agréable odeur de crème de Malfoy.

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Fin du chapitre

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Voilà, ce chapitre est enfin posté malgré le retard! Je m'en excuse mais je dois ajouter que c'est malheureusement le cas également pour « Esprit brisé, âme morcelé ». J'espère que la lecture vous aura plu!