Arizona était frustrée par sa négligence. Elle n'aurait jamais du boire autant. Elle sourit en pensant qu'une soirée avec Marc valait bien une gueule de bois. De plus sa rencontre avec Callie l'avait ravi. Cette femme était magnifique. Elle soupira, ayant maintenant atteint le pas de la porte de chez sa sœur. Elle prit une grande respiration avant d'entrer. Elle ne fut pas du tout surprise de trouver Roxanne l'attendant de pieds ferme dans l'entrer. Elle lui sauta littéralement dans les bras. Arizona se stabilisa, avant d'entourer le corps de l'enfant de ses bras.

-Hey, tout va bien ?

-J'ai cru que tu n'allais pas renter.

Arizona, alla jusqu'au salon, elle déposa l'enfant sur le canapé, s'asseyant à ses côtés.

-Ma puce, il peut arriver que je ne rentre pas un soir, mais je reviendrais toujours. Tu n'as pas à t'inquiéter à ce sujet.

-Tu promets ?

-Je te le promets.

Elle la tira vers elle, lui donnant un câlin.

-Tu as prit ton petit déjeuner ?

Elle secoua vigoureusement la tête.

-Je vais te chercher des céréales. Tu n'as cas regarder les dessins animés, pendant ce temps là.

Elle se dirigea vers la cuisine. Meredith y sirotait son café. Elle donna un sourire narquois à sa sœur.

-Alors la nuit fut bonne ?

-Oui, mais pas de cette façon. J'ai beaucoup rit et assurément beaucoup bu.

-Tu n'as donc pas finit dans le lit de Callie Torres ?

-Si ! Mais aucun sexe. Je suis une femme de principe Madame !

Meredith rit.

-Tu étais surtout très saoule.

-Accordé. D'ailleurs fais moi pensé à tuer Marc pour sa.

Elle versa les céréales dans un bol.

-Roxanne était inquiète à ton sujet. Elle n'a pas beaucoup dormit cette nuit, elle t'attendait.

Arizona baissa les yeux, la culpabilité commençait à monter elle.

-J'ai finit par dormir avec elle.

-Merci.

-De rien c'est normal, après tout je suis sa tante.

Arizona lui sourit chaleureusement. Elle aimait le fait que sa sœur prenne les choses aussi simplement, qu'elle ne la bombardait pas de questions au sujet de Roxane. Elle savait que sa cadette attendrait jusqu'à ce qu'elle lui raconte l'histoire, lorsqu'elle en sentirait l'envie. Il en avait toujours été comme ça entre elles. Si Arizona exigeait de tout savoir sur sa sœur. Meredith elle se contentait de ce qu'Arizona voulait bien lui dire.

Callie était restée un long moment au lit, se remémorant les évènements de la veille. Plusieurs éléments l'intriguaient. Tout d'abord le fait que la sœur de sa cliente travail pour le même patron qu'elle. Elle doutait que se soit un hasard. Meredith travaillait dans ce département depuis plus de cinq ans. Hors Arizona était indirectement affiliée au service depuis une dizaine d'années. Elle se demandait si Meredith était au courant des agissements de sa sœur. Elle était plutôt sceptique à ce sujet. Un autre point était son travail pour l'un des plus grands journaux du pays. Si ce que Marc lui avait dit était vrai, cette femme était la journaliste à la fois la plus convoitée et la plus controversée du pays. Ses articles étaient toujours chocs. Elle se souvenait que son dernier article parlait de la traite des femmes en Europe de l'Est. Elle se demanda comment Miranda pouvait ignorer la vraie identité de cette femme.

Elle se leva, cherchant le dossier sur Arizona Robbins. Elle l'avait rapidement parcouru avant de savoir qu'elle était sa cliente. Mais pour être honnête elle s'était surtout arrêtée sur la photo. En reparcourant le dossier elle se rendit compte que la blonde avait modifié un bon nombre d'informations, notamment sur sa famille, sur ses employeurs et même sur sa nationalité. Voilà pourquoi Bailley n'avait pas su que c'était elle. Il lui fallait maintenant trouver d'avantages d'informations sur cette Roxane.

Son esprit dériva un peu, resongeant à combien Arizona Robbins était adorable lorsqu'elle était saoule. Elle avait aimé sa soirée oubliant par moment qu'il s'agissait d'un boulot et qu'en aucun cas elle ne devait s'attacher à cette femme. Mais c'était plus fort qu'elle, elle se remémora la façon dont la jeune femme c'était blottit contre elle.

-Promis je ne profiterai pas de la situation, aucunes mains plus basses que la ceinture. Lui avait-elle dit d'un air coquin. Callie n'avait pas put s'empêcher de rire à cette déclaration.

-Je vois que Madame sait comment ce comporter. Lui avait-elle dit d'un ton moqueur.

-Je pourrais te surprendre. Mais pas ce soir. Elle avait déposé un baisé sur la joue de Callie avant de s'endormir rapidement, bercée par les vapeurs d'alcool.

Elle fut sortie de ses pensés par la sonnerie de la porte d'entrée. Teddy se trouvait derrière. Elle arbora un sourire nerveux.

-Bonjour.

-Salut. Je suppose que vous êtes là pour faire un débriefing.

-Plus ou moins, oui. Je sais que ça c'est assez bien passé, étant donner qu'elle n'est pas rentrée et que d'après Marc, elle est partie avec vous.

-Vrai. Attendez, Marc est au courant ?

-Non bien sure que non. Il est rentré chez Meredith. Il était trop saoul pour conduire.

-Lui et Arizona sont donc bons amis. C'était bien vu de votre part !

-Merci. Dit-elle en un sourire honorée du compliment.

-Et maintenant, que se passe-t-il ? Si je ne peux pas la suivre que dois je faire au juste ?

-Attendre. Tel que je la connais elle devrait rentrer en contact avec vous.

-Pourquoi ?

Teddy eu un sourire plein de malice.

-Je vois. Je suppose que quand vous m'avez dit de rester moi-même, vous faisiez référence à ma sexualité.

-Entre autre chose, oui.

-C'est ridicule. Tout à fait en dehors de l'éthique professionnelle et je ne parle même pas du fait qu'elle a déjà une copine.

-Hein ?

-Roxane, elle la appelé ce matin.

-Oh ! Fit simplement Teddy refusant d'allé plus loin sur ce sujet.

-Je ne vous demande pas de sortir avec elle. Juste d'attiser son intérêt pour vous. Il y a des chances pour que se soit déjà fait de toute façon. Peut être pas de la façon dont vous vous attendez.

-Comment ça ?

-Je vous l'ai déjà dit Callie, cette femme est une grande paranoïaque. Un conseil quoi qu'il arrive ne lui mentez pas.

-Ok ! Murmura-t-elle en un froncement de sourcil.

-Cette mission est de plus en plus bizarre. Vous savez quoi au juste sur cette femme ? Je veux dire, vous la connaissez vraiment bien ou juste dans le cadre professionnel.

Teddy hésita un peu avant de répondre.

-Je la connais plus que bien.

-Alors pourquoi ne me donnez vous pas simplement les informations qu'il me faut ?

-Je fais mon maximum, sans que sa me donne l'impression de la trahir. J'ai déjà l'impression de la trahir avec le peu que je vous donne.

-C'est ridicule ! Je croyais qu'on avait déjà éclaircie ce point.

-On ne passe pas plus de dix ans de sa vie à se cacher sans raison. Elle le dit avec fermeté, avant de quitter les lieux, légèrement fâchée par l'insistance de Callie.

Arizona sauta sur le lit où se trouvait Marc.

-Debout. Lui cria-elle dans les oreilles.

Il grimaça.

-Pitié, parles doucement.

-Aucune pitié pour les lâcheurs.

-Quoi ? Oh tu parles du fait que je t'ai laissée en charmante compagnie. Tu devrais plutôt me remercier.

-Non Marc, je devrais plutôt te maudire. J'étais saoule, comme sa faisait plusieurs années que je ne l'avais pas été. Je ne sais même pas comment j'ai finit cette soirée.

-Dans son lit j'espère.

Elle lui donna une tape sur l'épaule.

-Quoi tu n'as pas couché avec elle ?

-Non, nous avons juste dormit ensemble. Pourquoi tout le monde pense que j'aurais couché avec cette femme.

-Peut être parce qu'elle est carrément ton genre.

-N'importe quoi !

-Ne sois pas de mauvaise foi. Brune, teint mate, aux courbes de rêves et supers chaude de surcroit. Elle est carrément ton genre. En plus elle joue dans la même coure que toi.

Arizona fit une moue, elle savait qu'il avait raison mais ne voulait pas l'admettre.

-Comment tu l'as rencontrée ?

-Grace à Meredith, elles sont collègues. Enfin Callie bosse de temps en temps pour le patron de ta sœur.

-Je vois. Fit Arizona d'un ton amer.

-Quoi ? J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ?

-Non bien au contraire. Merci Marc. Lui dit-elle en déposant un baisé sur la joue.

Callie passa sa journée à faire des recherches sur sa cliente. Elle publia tous les articles écris par la blonde, les lisant attentivement. Puis elle se pencha sur ses missions elle se rendit très vite compte que les un, allaient avec les autres. Chaque article avait un rapport plus où moins direct avec la mission. A moins que se ne soit l'inverse. Peut être que son travail de journaliste l'amenait à intervenir sur les missions des hommes de Miranda. Elle n'en était pas vraiment sure. Mais une chose était plus qu'évidente c'était que la journaliste était étroitement liée à l'espionne.

Ses yeux commençaient à lui bruler à force de se concentrer sur les petites écritures des dossiers et des articles. Elle s'étira de tout son long, jetant un coup d'œil à l'horloge sur le mur 23h51. Il était grand temps de rentrer.

C'est épuiser de sa soirée de la veille et de sa journée de travail qu'elle se dirigea chez elle. Elle déverrouilla sa porte, son regard fut tout d'abord attiré par une faible source de lumière provenant du salon. Elle n'eut pas vraiment le temps de se poser de questions, car une voie s'éleva.

-Au salon !

Callie la reconnu aussitôt. « Merde » souffla-t-elle. Elle se dirigea tranquillement au salon, se demandant si il fallait ou non qu'elle sorte son arme. Elle décida que se n'était nécessaire dans l'immédiat.

Arizona était installée dans l'un des fauteuils, attendant patiemment de voir entrer Callie. Elle fut étonnée que se soit désarmé que la Latina lui fit face.

Callie étudia attentivement la femme devant elle. Elle paraissait décontractée et sur d'elle. Elle s'avança d'avantage, mais s'arrêta lorsqu'elle vit la blonde tiquer légèrement.

-Ok, je peux savoir se que tu fais dans mon salon à minuit passé ?

Arizona lui offrit un large sourire, ce qui ne rassura aucunement Callie.

-C'est à moi de vous poser des questions, Agent Calliope Torres.