Arizona fut accueillit par le son le plus doux qu'elle connaisse. Celui du rire de Roxanne. Celui-ci était assez rare pour être pleinement apprécié. Elle s'avança vers sa provenance, trouvant la demoiselle dans la cuisine en compagnie de Meredith. Roxanne était assise sur l'un des hauts tabourets du comptoir regardant Meredith formé des cookies sur une plaque de cuisson.
-Je ne savais pas que faire de la pâtisserie était aussi hilarant.
Elles accueillirent toutes deux la nouvelles venues avec de larges sourires.
-Sa ne l'ai normalement pas Miss Robbins. Je racontais à Roxanne l'un de tes nombreux exploits culinaires.
-Oh ! Dit elle simplement, sachant très bien où tout sa allait.
-Et tu oses te moqué de ma capacité à cuisiner petit démon.
-Oui, je comprends mieux pourquoi on mange tout le temps des plats à emporter.
-Hey ! Les plats à emporter sont des valeurs sures et délicieux et…
-Difficiles à rater ! Finit Meredith pour elle.
Arizona fit la moue.
-Tout à fait injuste, deux contre une, pas du tout équitable. Je vais vous laisser finir et aller prendre une douche.
Roxanne et Meredith rirent en regardant la blonde battre en retraite.
Arizona gémit de contentement lorsque l'eau chaude entra en contact avec son corps. Elle se détendit, relâchant la tension de ses muscles. Une fois la tension lever, une sensation que trop familière s'empara de sa personne, la fatigue. Sa plus fidèle compagne. Elle devait reconnaitre que la proposition de Callie était alléchante. Elle ronchonna contre sa faiblesse. Rien venant de cette femme ne devait être alléchant. Elle devait maintenir son niveau de méfiance au plus haut. Ne jamais baisser sa garde. Il en allait de sa sécurité, de celle de Roxanne.
Elle sortit de la douche, s'habilla en vitesse et se laissa lourdement tomber sur son lit cherchant à éclaircir son esprit. Elle n'aurait jamais dut proposer à cette femme de la revoir. Elle n'aurait jamais dut non plus, se rendre chez elle comme elle l'avait fait. Pourtant c'était indéniable, plus que tout Arizona voulait lui faire confiance. C'était une chose assez rare pour être poussée un peu plus loin, raisonnablement plus loin. Ne voulant pas ignorer son instinct, elle décida qu'elle continuerait sur cette voie avec Callie. Heureuse de sa décision elle alla rejoindre les filles en cuisine.
Les cookies étaient fin prêt à être enfournés.
-Il n'y a plus aucun danger, tu peux t'approcher maintenant. Continua sa sœur de la taquiner.
-Tu es cruelle, tu le sais sa ? Meredith lui tira puérilement la langue.
-Alors votre tournée, comment c'était ?
-Bien, Meredith m'a montrer où était l'école. Je pourrais y aller ?
-Euh, sans doute, je veux dire sans plus trop tarder, enfin je crois.
-Ok. Tu n'es pas sure. Dit-elle un peu déçu.
-Si. Mais je ne peux pas te dire dans exactement combien de temps. Il faut que tous soit en règle avant que je t'y inscrive.
-Je comprends. Elle était sincère dans sa réponse, elle savait qu'Arizona se donnait beaucoup de mal pour elle.
-Bien, très bien. Vas regarder la télé je dois parler avec Meredith.
Celle-ci était plus que perplexe. L'attitude de sa sœur ne présageait rien de bon. Elle la connaissait suffisamment bien pour savoir qu'il y avait anguille sous roche.
Arizona s'adressa à elle, une fois qu'elle fut sure que Roxanne ne pouvait plus l'entendre.
-Merry tu sais que je t'adore, mais ne refais pas ce genre de chose.
-L'école ? Demanda-t-elle un peu confuse.
-Oui.
-Alors tu ne comptes pas vraiment rester. C'est bien sa ?
-Si je veux rester et plus que tout je veux que Roxanne reste. Mais c'est plus compliqué que sa.
-A quel point ?
L'ainée grimaça.
-Je sais que tu as installé tout un tas de trucs dans ma maison et à l'extérieur. Je sais aussi que ta virée avec Callie Torres visait à cacher Roxanne. Tu peux m'en dire davantage ?
-Non. Pas sans que sa te mette en danger.
-Donc à quoi je dois m'attendre ?
-J'aurais bientôt un visa à son nom, sous mon nom. Roxanne Robbins. Si sa tourne mal, je veux que tu l'as garde avec toi.
Meredith la regarda gravement.
-Tu entends quoi par si sa va mal ?
-Il est possible que je parte pour un petit moment. Rien de définitif, je te le promets.
Sa cadette soupira.
-Quand ?
-Je ne sais pas trop, il faut que je règle quelques détails. Sans doute une semaine ou deux.
-Tu comptes lui en parler ?
-Je ne la laisserais pas sans explications. A mon retour je devrais être en mesure de tout t'expliquer.
-Je savais que tu n'étais pas revenu pour le plaisir. Et si je refuse ?
-Tu n'as jamais sut me dire non. Je suis ta super grande sœur. Plaisanta Arizona dans l'espoir d'alléger l'humeur.
-J'accepte à une seul condition.
-Oh non, je sens que ça a un rapport avec l'homme qui partage ton lit.
-Tout à fait. Je veux que tu arrêtes de le martyriser.
-Mais c'est si drôle de le voir se tortiller.
-Arizona !
-Bien, j'arrête dès demain.
-Ar…
-Il t'a épousé sans que je l'aie rencontré au préalable. Il doit passer l'épreuve ultime.
-Ton immaturité m'impressionne.
-S'il te plait, laisses moi ce plaisir. Il y aura Marc si sa peut te rassurer.
-En rien, mais je te l'accorde, c'est plutôt drôle. Ok. Mais sa se fera ici.
-Hey, y a rien de drôle là dedans. Il ne nous dira rien s'il sait que tu es à l'étage.
-J'irai chez Christina en attendant.
-Sa marche.
Alors qu'elles se serraient la main pour sceller leur accord Dereck fit son apparition, rentrant d'une longue journée de travail.
-Je te laisse le mettre au courant, moi j'appel Marc.
-Oh courant de quoi ? Demanda Dereck quelque peu inquiet.
-Tu passes la soirée avec Arizona et Marc à la maison.
Il pâlit à cette annonce.
-Oh non. Pitié !
-C'est ton dernier test. Tout ira bien tu verras. Tu es un homme exceptionnel, ne l'oublie pas.
-Vraiment ?
-Bien sure sinon pourquoi je t'aurais épousé.
-Tu pourrais en toucher un mot à ta sœur. Sa faciliterait les choses.
-Elle joue juste son rôle de grande sœur. Elle l'a toujours fait avec beaucoup d'application. Et puis, Marc sera là. Vous allez juste boire et ils vont te poser des questions.
-Quel genre de questions ? Et comment tu sais tout sa ?
Elle lui sourit avant de l'embrasser tendrement.
Marc accepta tout de suite l'invitation, il se proposa même de ramener des pizzas. Il arriva assez tôt. C'est Dereck qui lui ouvrit. Le pauvre homme avait l'air plus que nerveux.
-Woaw, détends toi. On ne va pas t'exécuter.
-Vraiment ! Tu en es sur. Parce que cette femme me déteste.
Marc rit, il avait presque oublié combien son amie pouvait être intimidante.
-Où est-elle ?
-En haut avec Roxanne, elle ne devrait plus tarder.
Ils s'installèrent au salon en l'attendant. La demoiselle ne tarda pas à faire son entrée. Par reflexe et surtout par nervosité Dereck se leva lorsqu'elle apparue.
-Repos Shepherd. Détendez vous un peu.
-Euh oui, désolé. Face à la blonde, il oubliait souvent qu'il était chez lui.
Elle s'installa face à lui le regardant droit dans les yeux. Il fallut beaucoup de détermination à Dereck pour ne pas détourner le regard.
-Bien, c'est votre dernier soir en temps qu'étranger à ma famille. Si vous réussissez ce test je vous approuverais en temps que mari de Meredith.
-Euh quel test au juste ?
Elle aligna trois shooter qu'elle remplit et pour toute réponse elle le leva, invitant les hommes à en faire autant. « Santer » dit-elle avant de le porter à la bouche suivit par les deux autres.
La soirée continua tranquillement, Arizona servait les verres que les hommes buvaient, elle devait garder l'esprit clair. Une fois que Dereck fut bien éméché et il faut le dire plus détendu, elle commença à l'interroger.
-Shepherd l'heure est venue de me convaincre que vous êtes un homme bon pour ma petite sœur. Quels sont vos intentions à son égare ?
Il écarquilla les yeux, le but premier de cette soirée lui était momentanément sortit de l'esprit. Il essaya au mieux de rassembler ses esprits, pour former une phrase cohérente, pour trouver les bons mots.
-Je l'aime, je ne veux que son bonheur. Même si je dois pour sa me faire tyranniser par sa sœur. Parce que quand je vois son sourire quand vous êtes là, je me dis que sa vaut la peine.
Arizona sourit à cette déclaration.
-Je vois. Et si je devais venir vivre avec vous et que vous deviez me supporter tous les jours ?
Il garda le silence réfléchissant à une réponse.
-Sa ne changerais rien. Je sais que vous êtes une personne très importante pour elle. Vous êtes sa constante. Celle qui était la quand ses parents ne l'étaient pas, celle qui me met à l'épreuve pour être sur que je suis digne d'elle. Il faut l'aimer pour faire sa. J'aime que vous l'aimiez. Même si vous êtes effrayante.
Marc rit à ce commentaire et Arizona se retenu pour ne pas faire de même.
-Bordel, tu dois vraiment être mordu Shepherd. J'adore Zona mais jamais je ne vivrais avec elle.
Il haussa simplement les épaules. Arizona savait qu'il était sincère, il était trop saoul pour être en mesure de mentir, d'autant plus que ce n'était pas une personne familière des soirées beuveries.
-Dereck, je compte donc sur toi pour veiller sur ma sœur.
Il lui sourit, ne se rendant pas encore réellement compte qu'elle venait de l'appeler par son prénom.
-Merci Madame Robbins.
-Arizona.
-Arizona. Testa-t-il le sourire encore plus large. Quelques verres de plus et il était couché.
Il ne restait donc plus que Marc et Arizona.
-Bon si tu me disais pourquoi tu m'as fait venir ce soir. Tu n'avais pas besoin de moi pour Dereck.
-C'est toujours plus drôle avec toi.
-Zona !
Elle soupira, Marc avait toujours réussit à la percer à jour.
-Calliope Torres, qu'est ce que tu peux me dire de cette femme ?
-Tu es intéressée ? Dit-il avec un sourire narquois.
-Professionnellement.
-Tu as besoins de ses services ?
-Je n'en sais rien.
-Toujours tes problèmes de confiances ! C'est une bonne personne. Elle est fiable et douée dans ce qu'elle fait. Mais sa tu le sais déjà. Je suis sure que tu as déjà mené ta petite enquête.
-Je veux un avis d'une personne en qui j'ai confiance. Bien que je ne suis pas sure que je puisse te faire confiance. A toi et à ta grande bouche.
-Hey, je suis un homme discret.
-Qu'est ce que tu lui as dit à mon sujet ?
Il se mordit la lèvre, conscient que sur ce coup là il n'avait pas été très discret.
-Marc ! fit Arizona avec impatience.
-Peut être que je lui ai laissé savoir que tu étais A.R. !
-Marc ! lui cria-t-elle en lui tapant l'épaule sans ménagement.
-Hey, c'est entièrement de ta faute. Si tu ne m'avais pas dit de l'escorter dehors alors que j'étais saoul, je ne lui aurais rien dit. En plus c'est à mon amie que je ne m'adressais pas au détective.
-Et bien pour ton information le détective était de service ce soir là. Sa t'arrive souvent de dire aux gens qui je suis ?
-Jamais. C'était la première et la dernière fois. Je te le jure.
-Sa va. Je suppose que ce n'est pas si grave que ça pour cette fois. Mais taches de garder ta langue à l'avenir.
Il hocha vigoureusement la tête.
-Donc Torres est après toi ! C'est chaud !
Il reçu une nouvelle tape.
-Aie, qu'est ce que j'ai dit ?
-Elle n'est pas après moi. Je ne sais toujours pas si je peux ou non lui faire confiance.
-Elle est douer et digne de confiance. Je te le dit en tant qu'ami et en tant qu'avocat. Elle est fiable.
Arizona resta songeuse, l'avis de Marc lui importait beaucoup, il avait toujours été de bon conseil.
-Donc quel mafieux as-tu été chatouillé, pour avoir besoin des services de Torres ?
-Peu importe. Oublions tous ça pour ce soir ! Vodka ?
Il acquiesça.
Callie se réveilla assez tôt. Cette nuit de repos lui avait été bénéfique. Son esprit était clair et son moral au beau fixe. Elle profita de son réveil matinal pour aller faire un footing. Au file des foulées, les pensées de Callie allèrent vers Arizona. Il lui restait quelques heures avant de retrouver la blonde au lieu de rendez vous. Avant cela il lui fallait trouver une solution pour la convaincre de lui accorder sa confiance. Elle tourna au coin de la rue accélérant sa foulée, ne trouvant pas de solution au problème.
Un nom clignota dans son esprit : « Roxanne ». Un point important pour Arizona, très important. Sans doute l'une des raisons d'une telle méfiance de sa part, sans doute la raison qu'elle avait de l'éloigner de chez Meredith.
« Risqué » pensa t'elle. Beaucoup trop risqué. Elle continua sur sa lancée arrivant au parc où elle avait l'habitude de finir sa course. Mais ce matin là, elle continua. Consciente qu'elle touchait de près à la solution. Elle ne pouvait pas forcer la main d'Arizona de crainte qu'elle ne se braque, mais elle devait utiliser cette connaissance avec finesse.
Elle s'arrêta à bout de souffle, les muscles des jambes légèrement endolories. Pourtant son visage arborait un sourire triomphant. Sa solution elle la tenait !
