Après une douche rapide, Callie prit sa voiture pour aller voir Bailley. En arrivant à son bureau, Callie tomba sur une conversation que ses oreilles n'auraient jamais du entendre. Un homme que Callie devina être Stark se trouvait avec Bailley. Le ton montait entre les deux.
-Bordel Bailley, réveillez vous, c'est une chance inespéré de la coincer.
-Je le dis et le répète, il en est hors de question.
-Tout nous laisse penser qu'elle est sur le sol américain depuis au moins deux semaines. Elle a utilisé le passeport d'Emma Prague à deux reprises, ici même puis à New York.
Emma Prague, était l'une des identités qu'utilisait Arizona. Callie tendit un peu plus l'oreille.
-Qu'est ce qu'il vous faut pour vous convaincre ? Cette femme est dangereuse. Un jour elle interviendra du mauvais côté et ce jour là, se sera trop tard.
-Strak s'en est assez. Je ne mettrai aucun de mes hommes après cette femme. Et je vous interdis de le faire par vous-même.
-La femme sans visage est une menace que vous l'acceptiez ou pas. Votre dette envers elle vous aveugle. Railla-t-il avant de quitter le bureau visiblement mécontent.
Calie attendit quelques minutes que Bailley reprenne ces esprits pour frapper à la porte du bureau.
-Entrez ! Oh Torres, dites-moi que vous avez de bonnes nouvelles pour moi.
-Euh, pas vraiment, mais je n'en ai pas de mauvaises. J'ai besoin de rentrer en contact avec Teddy au plus vite.
-Vous n'êtes pas en contact actuellement ?
-Elle filtre mes appels.
Peu surprise, Miranda griffonna une adresse sur un bout de papier.
-Merci ! Elle allait partir, lorsque Miranda la retenu par le bras.
-Si vous avez entendu ce qu'il s'est dit, prenez en note. Ne me contactez plus, sauf si c'est réellement nécessaire. Elle l'avait dit à voix basse, Callie hocha la tête, puis partit.
Sans plus attendre, elle se rendit à l'adresse donnée. Sur le chemin, elle relia les différentes informations qu'elle venait d'apprendre, à celles qu'elle savait déjà. Nul doute que sa devenait de plus en plus compliqué. Bailley, avait comme elle le pensait déjà, bien plus qu'un rapport professionnel avec Arizona. Elle sourit en resongeant au nom que Stark avait utilisé pour désigner la blonde « La femme sans visage ». Elle devait avouer que c'était plutôt inspirer. Mais le point qui l'intrigua le plus était l'utilisation du personnage d'Amy Prague. Comment pouvait-elle l'avoir utilisé à New York ?
Ses pensées prirent court lorsqu'elle se gara devant une agence de photographie. Callie se rendit alors compte qu'elle ne savait rien de Teddy Altman, si se n'était qu'elle connaissait personnellement Arizona. Sa devint alors assez évident pour elle que Teddy travaillait avec Arizona. Elle se réprimanda mentalement de ne pas avoir songé à mener sa petite enquête. Plus elle avançait, plus elle devenait confuse. Elle se présenta à l'accueil demandant après Altman.
-Vous avez prit rendez vous ?
-Heu non.
L'hôtesse d'accueil la regarda des pieds à la tête.
-Et vous êtes ?
-Callie Torres.
L'hôtesse empoigna son téléphone.
-Madame, une certaine Callie Torres demande à vous voir…Bien. Elle raccrocha.
-Elle vous attend dans son bureau. C'est la troisième porte à gauche.
-Merci ! dit-elle sur le même ton dédaigneux employé par la jeune femme.
Teddy l'attendait à l'entrée de son bureau. Elle était surprise de voir le détective là. Après des salutations polies, elle l'invita à entrer.
-Je suppose que je dois cette visite à Bailley. Commença la blonde un peu irritée.
-Non, enfin pas directement. Je lui ai demandé où je pouvais vous joindre, étant donné que vous ne répondez pas à mes appels.
-Ok, il me semble avoir déjà fait ce que j'avais à faire.
-Je sais. Mais j'aurai besoin d'un petit coup de main supplémentaire.
Teddy soupira.
-Je dois la voir dans maintenant moins d'une heure.
-Vraiment ? Fit Teddy très surprise.
-Oui, je veux gagner sa confiance au plus vite et pour sa j'ai besoin d'un petit coup de pouce.
-Enquêté dans son dos n'est pas la bonne méthode.
-Ce n'est pas ce que je compte faire. Je veux accélérer le processus de la façon la plus naturelle qu'il soit. Pour sa j'ai besoin que vous me disiez quel est l'endroit qu'Arizona préfère dans les environs. Celui où elle se sent le plus serein.
Teddy ne put retenir son rire.
-Votre but est-il de la séduire ?
-Non, de la mettre à l'aise. Qu'elle baisse ses gardes.
Teddy ne vit que la sincérité chez la Latina, c'est pourquoi elle lui répondit.
-Il y a un parc près de chez sa sœur. Il n'est pas très grand, ni vraiment beau si vous voulez mon avis, mais elle l'aime beaucoup.
Callie lui sourit en remerciement.
-Sa ne suffira pas à lui faire baisser ses gardes, j'espère que vous en êtes consciente.
-J'en suis pleinement consciente, mais se n'est qu'une partie de mon idée.
Elle se leva prenant la direction de la sortie lorsque son regard se posa sur une photo en noir et blanc. Soigneusement accrochée au mur, dans un cadre doré, elle regroupait trois femmes dont Teddy et Arizona beaucoup plus jeune. Suivant le regard de Callie, Teddy se leva, elle décrocha la photo.
-Elle a été prise il y a une éternité. Je ne devrais pas la garder là.
-Si vous la gardée, si précieusement c'est qu'il y a une bonne raison.
-Raison de plus pour ne pas la garder tellement en vue !
-Qui est la troisième personne.
-Un fantôme !
Voyant le visage de Teddy se fermer, Callie sut qu'il était inutile d'insister.
-Bien merci pour votre aide. Sur ce elle quitta les lieux.
L'ambiance chez Meredith était conviviale. La tension qu'il y avait autrefois entre Dereck et Arizona avait tout bonnement disparu. Comme promis, Arizona s'adoucie en sa présence, l'appelant désormais par son prénom. C'est donc détendu qu'Arizona se rendit au rendez vous avec Callie. Elle ne s'attendait à rien en particulier. Elle n'avait pour ainsi dire rien planifié. Elle comptait sur son instinct tout en restant tout de même vigilante. Cette fois elle fit en sorte que la brunette, la vit bien arriver vers elle. Elle monta en voiture très souriante.
Comme la veille, l'attitude décontractée d'Arizona ne manqua pas de déstabiliser Callie.
-Bonjour.
-Salut.
-Heu, je me suis dit que comme c'était toi, qui a choisit l'itinéraire d' hier. C'était mon à tour aujourd'hui.
Arizona lui sourit, amusée par l'entrer en matière de la demoiselle.
-Ok. Où allons-nous alors ?
-J'ai vu qu'il y avait un parc pas très loin. Lui dit-elle simplement. Elle vit que le sourire de la blonde ne diminua pas, ce qui l'encouragea. Elles ne parlèrent pas en voiture et gardèrent le silence au début de leur balade pédestre.
Callie devait admettre que le parc était agréable, paisible. Richement arboré, il offrait un cadre relaxant. Elles marchèrent jusqu'à un banc, un peu isolé. Là Callie se décida à prendre la parole.
-J'ai une proposition à te faire.
-Encore.
-Oui, encore. Je sais que tu as fait une enquête sur moi. Tu as donc une vague idée de qui je suis. Disons que ton enquête fait office de CV. Et que aujourd'hui c'est mon entretient d'embauche.
Arizona rit doucement.
-Je vois, je peux donc te bombarder de questions.
-C'est l'idée. Je suis sure que tu en as.
-Je dois admettre que ton parcours est assez atypique et plutôt intrigant. Quelles sont mes limites ?
-Presque infinies.
-Quelle est la contre partie ?
-J'aurai le droit à une question.
Arizona tiqua, mais il fallait avouer que l'offre était alléchante. Sa curiosité étant piquée, elle accepta.
-Ok.
Callie eu un large sourire.
-Bien mademoiselle Torres, comment une fille de bonne famille comme vous finit-elle détective ?
Elle commençait fort, songea la brune.
-L'ennuie je pense. Il aurait été trop facile de reprendre la suite de mon père et barbant d'être l'épouse ou la compagne d'une riche personne. Et puis mon métier est excitant. Elle savait très bien où elle allait avec cette réponse attendant sans étonnement la question suivante.
-Tu as fait des études de médecine pourquoi ne pas avoir continué ?
-L'un de mes amis est décédé lors de son service en Irak, je me suis donc engagée.
Arizona le regarda intensément, Callie vit qu'elle hésitait à appuyer ce point.
-Devenir médecin et servir par la suite pour son pays aurait permit de sauver des vies, pourquoi ne pas avoir suivit cette voie la ?
-Sa aurait prit trop de temps. Mon deuil nécessitait que je fasse quelque chose au plus vite. Que je face partit du feu de l'action. C'est ce que j'ai fait, pendant quatre ans.
-Combien as-tu tué de personnes ?
-Trop, moins que j'en ai sauvé, j'ose l'espérer.
-Pourquoi ne pas se mettre au service du CIA ou du FBI ?
-J'aime pouvoir être libre de mes choix, j'ai du trop souvent exécuter des ordres sans pouvoir les discuter.
-Pourquoi devrais-je te faire confiance ?
-Parce que je suis douée et fiable. Et parce que tu meurs d'envie de me faire confiance, que tu as besoin de faire confiance à quelqu'un. Pas pour toi mais pour tes proches.
-Audacieuse ! J'aime sa ! Elle le dit franchement et avec le sourire. Mille et une choses semblaient ce passer dans son esprit. L'amusement qui se lisait jusque là dans ses yeux s'estompa, pour laisser place à un air grave.
-Je te l'accorde, j'aimerai pouvoir te faire confiance. Mais se n'est pas aussi simple.
-Se méfier de tout et de tout le monde n'aidera pas.
-C'est se qui fait que je suis encore en vie. Elle le dit calmement, tristement.
Callie hésita à mettre en place la seconde phase de son plan. Elle décida d'attendre un peu encore pour voir si c'était nécessaire.
-As-tu d'autres questions ?
Arizona réfléchir rapidement, un sourire se dessina sur son visage ayant visiblement trouvé sa prochaine question. En étudiant les traits faciaux de la blonde, Callie ne put s'empêcher de penser qu'elle était attendrissante.
-Quelle a été ta meilleure affaire ? Celle qui a été la plus excitante?
-L'affaire Tomson. J'ai participé à l'arrestation d'un proxénète, en protégeant notamment sa fille vedette.
-Et…
-Non je n'ai pas couché avec.
-As-tu déjà couché avec l'un de tes clients ?
-Non. Seulement avec mes partenaires.
-Vraiment ?
-Oui, deux sur deux. C'est pour sa que je travaille en solo maintenant.
Elles rirent toutes les deux. L'ambiance était redevenue très détendue au grand bonheur de Callie. Arizona ne semblait aucunement sur ces gardes. Bien sure la Latina se doutait que la blonde n'était pas sans se méfier, mais elle tenta tout de même sa chance. Elle savait que sa question allait alourdir l'ambiance mais elle devait la poser.
-Autre chose ?
-Non pour le moment rien ne me vient à l'esprit.
-Alors c'est à mon tour.
Elle vit que le corps d'Arizona, se raidit légèrement.
-Miranda, m'a dit que tu avais commis une erreur, que c'est pour sa que tu es dans cette situation. Quelle était cette erreur ?
-J'ai utilisé ma vraie identité pour des actions officielles.
Confusion allait devenir le mot d'ordre de la journée de Callie si Arizona ne s'expliquait pas plus.
-Comment sa ?
-Peu importe, le fait est que j'ai eu une faiblesse et que certaines personnes en ont profité voilà tout.
-Une faiblesse hein. Est-ce que cette faiblesse à un nom ? Elle savait qu'elle jouait avec le feu mais c'était plus fort qu'elle. Contre toute attente Arizona ne se braqua pas, elle lui sourit simplement sans répondre à la question. Callie appuya discrètement sur le bouton d'envoie de son portable encourager par son avancer. C'était peut être trop tôt mais son intuition lui dit qu'elle n'avait sans doute plus beaucoup de temps devant elle.
-Alors est ce que l'entretient à été concluant ? J'ai le job ? Demanda-t-elle sur un ton léger.
Arizona secoua doucement la tête, mais son expression montrait à quel point elle était désolée.
-Tu as l'air d'être quelqu'un de bien et de fiable. Mais ce n'est pas assez pour que je puisse avoir confiance. Non pas que je ne veille pas te faire confiance mais… Elle soupira, détournant momentanément son regard, cherchant les bons mots pour faire comprendre sa décision à Callie sans la vexer et sans à avoir à trop en dire.
-Regardes, je n'ai accordé ma confiance que très rarement et tu vois où j'en suis. Mes proches pensent que j'ai besoin d'un garde du corps.
-Et en as- tu vraiment besoin ? Elle connaissait la réponse mais elle voulait qu'Arizona l'admette.
-Probablement, oui.
-Est-ce que ce n'est pas une raison suffisante pour décider de faire confiance à une personne chaudement recommandée par tes amis. Elle tentait t'en bien que mal de redonner une ambiance légère.
-A chaque fois que je l'ai fait, il y a eu des morts.
Le silence qui suivit ces paroles, fut lourd. A ce moment là, Callie regretta amèrement d'avoir amené le message. Son impatience allait sûrement lui couter chers. Car mine de rien elle avançait bien. Sans qu'Arizona en ait vraiment conscience elle se dévoilait. L'habilité de Callie additionner à l'envie retenue d'Arizona de lui offrir sa confiance travaillait. Cela allait se briser d'une minute à l'autre. « Merde » Pense fortement Callie.
-Passons. Fit Arizona tout en se levant arborant un timide sourire.
-Raccompagnes moi !
Callie se leva à son tour et sans un mot amorça leur marche. Tout allait ce jouer d'ici peu. Elle vit Marc arriver d'assez loin, sans toute fois prendre un aperçu de la personne qu'il accompagnait. Les yeux d'Arizona s'élargirent avec le choc. Elle se mordit la lèvre pour ne pas se mettre à crier après Marc. Elle se retint de son mieux, en voyant les yeux de Roxanne s'illuminer à sa vue.
Callie, elle resta bouche bée. Roxanne était une fillette d'une dizaine d'année tout au plus. Elle regarda Marc incrédule. Il fit un faible signe de tête indiquant que l'enfant était bien Roxanne.
Ils restèrent figés pendant un petit moment. Roxanne sentant la lourdeur de la situation n'osa pas bouger. Elle garda les yeux fixés sur Arizona. Celle-ci comprenant la situation, s'avança d'un pas décidé vers Marc et Roxanne. Il recula instinctivement.
-Arizona… Commença-t-il. Il fut coupé par l'impacte de la main d'Arizona sur sa joue. Sans attendre son reste, elle prit Roxanne par la main et d'un pas hâté quitta le parc.
Callie reprenant ses esprits, courut après elles.
-Arizona ! Attends ! Elle parvint à les rattraper.
-Quoi ? demanda la blonde avec rage.
-Se n'est pas se que je voulais.
-Et que vouliez-vous au juste Calliope ? Ma confiance ? Elle le dit avec une telle amertume que Callie le reçu comme une gifle.
-Comprendre, avant tout, comprendre. Callie plaida Arizona du regard lui demandait silencieusement le droit de continuer.
Arizona plaça ses mains sur les oreilles de Roxanne. Et à demi-voix elle lui dit.
-Allez tous vous faire foutre.
Il était inutile de continuer pour le moment, Callie se recula les regardant partir, le moral dévasté par la défaite. Son plan était foireux, trop agressif, trop téméraire. Bordel trop présomptueux.
-Qu'elle conne je fais. Grommela Callie.
-Je ne te le fais pas dire ! Dit Marc une main sur sa joue devenue rouge.
