Petite lumière sur au moins un mystère!^^

Bonne lecture à vous.


Callie passa une main sur son visage, essayant au mieux de s'éclaircir les idées. La frustration monta en elle, elle se tourna vers Marc et commença à lui crier dessus.

-Pourquoi tu ne m'as pas dit que Roxanne était une enfant ?

-Figures toi, que quand tu m'as demandé de conduire Roxanne au parc, je croyais que tu étais au courant. Bordel tu t'attendais à quoi au juste ?

-Pas a sa ! Je croyais que c'était une femme, qu'il me suffirait de forcer une rencontre pour la convaincre que mon aide était nécessaire. Elle le dit plus calmement.

-En quoi le fait que se soit un enfant change les choses ? Marc était confus.

-Sa change tout. L'instinct maternel. Si Arizona était une femme méfiante avant, avec un enfant sa à du devenir pire. Comment se fait-il que cette information soit restée secrète aussi longtemps ? Elle doit bien avoir dix ans cette gosse. Comment a-t-elle put la cacher pendant dix ans ?

-Bientôt neuf en fait.

-Dit moi ce que tu sais, s'il te plait.

-Non j'en ai largement assez fait. Je ne sais pas si tu te rends compte de la situation dans laquelle tu m'as mit. Arizona n'accorde sa confiance à personne. Et je viens de la perde après des années d'amitié. Je devrais te haire pour sa.

-Tu sais que je le fais dans le but de l'aider. Et j'espère qu'elle-même le comprendra.

Marc soupira, baissant la tête.

-Je suis loin de tout savoir, je crois que personne ne sais tout, mis à par Arizona elle-même. Mais une chose est sure et c'est la dernière chose que je te dirais à son sujet. C'est que si tu ne te dépêches pas, elle aura disparu. Elle est forte pour la fuite et tu viens de lui donner un excellent motif.

Arizona marchait d'un pas rapide. Elle retenait au mieux les larmes qui menaçaient de tomber. Elle ne devait pas craquer, pas devant Roxanne. Elle ralentit légèrement la cadence lorsqu'elle se rendit compte que la fillette était essoufflée. Aucun mot n'avait été échangé entre elles. Il aurait été inutile.

Roxanne connaissait bien le fonctionnement d'Arizona. Elle pouvait voir que la jeune femme était très tendue et inquiète. Elle ne savait pas exactement pourquoi, mais elle savait que sa devait être grave et que leur situation allait sans aucun doute changer. Elle soupira en pensant qu'elle aimait bien cette maison et ses habitants. Qu'elle serait bien restée un peu plus longtemps, voir définitivement. Mais Arizona était sa personne et elle lui faisait entièrement confiance.

Une fois arrivées chez Meredith, elles se rendirent au salon. S'est sans étonnement que Roxanne reçus l'ordre de préparer ses affaires pour leurs départs. Elle monta gardant le silence.

Arizona alla elle aussi dans la chambre qui lui avait été attribuée. Là, elle se laissa aller, pleurant de colère et de frustration. Elle s'en voulait d'avoir baissé sa garde. Elle en voulait à Marc d'avoir conduit Roxanne au parc, de l'avoir trahit. Mais la personne à qui elle en voulait le plus, était Callie. Elle lui en voulait de lui avoir laissé croire qu'elle pouvait lui accorder sa confiance, qu'elle voulait l'aider. Elle savait qu'elle était un peu irrationnelle, mais c'était plus fort qu'elle. Sa force était que personne ne savait qu'elle voyageait avec un enfant. Tous cherchaient une femme seule et non une mère et son enfant. Personnes en avait après Roxanne, car tous ignoraient son existence. Maintenant il serait encore plus difficile de fuir. Car dans son esprit, il ne faisait aucun doute que Callie allait divulguer l'information.

Callie ne perdit pas une minute. Elle prit sa voiture et se rendit au domicile de Grey. Arizona étant rentrée à pied, elle savait qu'elle n'aurait pas encore eu le temps de fuir. Elle n'avait encore aucune idée de ce qu'elle allait lui dire. Mais elle devait l'affronter. Sans plus attendre, elle se présenta à la porte. Alors qu'elle allait utiliser la sonnette, la porte s'ouvrit précipitamment. Elle fut très surprise de trouver Roxanne derrière celle-ci. La petite mit un doigt devant sa bouche. Callie comprit l'indication et rentra sans un mot. L'enfant lui sourit largement.

C'était une belle petite fille. Assez petite, fine, elle avait de longs cheveux bruns qui lui tombaient sur les épaules. Son visage était doux, bien qu'un peu trop grave pour son âge. Elle observa attentivement Callie, de ses grands yeux verts. Elle semblait encore un peu hésiter.

-Tu es un amie n'est ce pas ? Demanda-t-elle à voix feutrée. Callie nota un léger accent.

-J'aimerai le devenir.

La petite hocha doucement la tête. Puis, elle prit la main de Callie et la tira dans les escaliers. La jeune femme n'osa pas poser de question. Roxanne s'arrêta devant une porte, elle frappa trois coups. Après un court silence, elle eut une réponse.

-Entre Roxy.

La petite prit une grande respiration et fit signe à Callie de rester derrière elle. Lorsqu'elles entrèrent, elles prirent la vue d'Arizona préparant une valise. Elle était alors de dos. Callie la vit distinctement passer la main sur son visage, avant de se tourner vers elles.

Arizona essuya ses larmes avant de faire face à Roxanne. Elle ne voulait pas qu'elle la voit ainsi. Elle prit une légère inspiration avant de se retourner. Son souffle fut coupé d'effroi lorsque son regard entra en contact avec Callie. Elle allait se mettre à crier lorsque ses yeux descendirent un peu. Elle vit sa fille se mordre la lèvre inférieure d'appréhension. Il ne faisait aucun doute qu'elle avait ouvert la porte à Callie de son plein grée. Elle essaya au mieux de contenir sa colère. Elle lui demanda alors dans la langue maternelle de l'enfant, ce que faisait cette femme dans cette maison. L'utilisation du russe était un indicateur du niveau de la colère d'Arizona. Roxanne se retint de pleurer devant cette froideur. Elle lui répondit en la même langue, qu'elle ne voulait pas partir.

Callie observa l'échange, interdite. Elle se douta que la langue était une langue slave surement du Russe. Elle vit clairement que si Arizona était en colère avant son intrusion, maintenant c'était bien pire. A la réponse de Roxanne, la blonde baissa la tête, tout en lui disant quelque chose qui ressemblait à un ordre. C'est sans discuter que l'enfant quitta la pièce laissant les deux femmes seules.

Ne pouvant gérer davantage de la part de sa fille, Arizona lui ordonna de retourner dans sa chambre pour finir sa valise. Les larmes lui brulaient les yeux. Elle ne pourrait les retenir plus longtemps. Elle se tourna vers son lit, ne voulant en aucun cas faire face à Callie.

-Sortez maintenant. Dit-elle la voix étranglée par les sanglots.

Callie se doutait que d'ici peut la femme devant elle allait se décomposer. Il était hors de question pour elle de partir. L'utilisation du vouvoiement lui indiqua le taux de colère de la blonde. Si elle devait pousser sur ce point pour obtenir quelque chose d'elle, elle le ferait.

-Votre fille ne semble pas de votre avis. Elle m'a ouvert avant que je n'ai eu le temps de sonner. Elle m'attendait. Il est évident qu'elle n'est pas d'accord avec votre décision.

Arizona se tourna brusquement vers elle, les larmes ruisselant sur son visage. La vision de cette femme si forte pleurer devant elle, brisa le cœur de Callie.

-Comment osez-vous ? Cette situation est tout de votre faute. Vous avez convaincu Marc d'amener Roxanne au parc. Vous m'avez fait baisser ma garde. Tout sa pour quoi ? Pour pouvoir s'en prendre à une gosse ? Pour l'utiliser contre moi ?

-Non Arizona. Je suis ici pour te protéger toi et ta famille.

Arizona eut un rire amer.

-Et qu'est ce que vous croyez qu'il va se passer lorsque le service de Bailley va l'apprendre ? Hein ? Vous croyez qu'ils vont gentiment laisser passer l'information ? Qu'ils vont me protéger ?

-Je ne leur dirai rien. Je suis tenu au secret. Je l'ai déjà dit. Il faut me faire confiance.

-Pourquoi ?

Callie soupira, sentant que ce chemin était une impasse, elle essaya autre chose.

-Roxanne, n'est pas ta fille biologique. Je me trompe ?

Arizona secoua vigoureusement la tête.

-Ne joue pas sur ce terrain Calliope.

Callie sourit à la réapparition du tutoiement, c'était bon signe.

-Elle est ton erreur.

Arizona leva la main en signe d'avertissement.

-L'acte légal, était son adoption. C'est pour elle que tu as utilisé ta véritable identité. Tu ne pouvais pas faire quelque chose de si important sous un faux nom. Parce que…

Arizona ne voulait pas en entendre davantage. Sa colère monta. Elle savait qu'elle n'arriverait pas à faire taire Callie avec des mots. Dieu que cette femme était obstinée. Elle osait lui expliquer le pourquoi de ces actions. Bordel, il fallait la faire taire.

Elle s'avança vers elle, elle vit Callie lever un sourcil, reculer légèrement. Mais la rapidité de déplacement d'Arizona combiné à la surprise de Callie fit qu'Arizona est parvenu à l'atteindre avant qu'elle n'ait eu la chance de bouger davantage.

C'est sans crier gare, qu'Arizona s'empara des lèvres de Callie. Son baisé était agressif, désespéré. Déséquilibré par l'impact, Callie se retint à la chemise de la blonde. Une main de chaque côté de ses hanches. Elle n'eut pas l'idée de la repousser, malgré la violence du geste, elle ne pouvait si résoudre. Il lui sembla qu'Arizona voulait la blesser. Elle sentit ses dents mordre sa lèvre inférieure. Un liquide salé se propagea sur ses lèvres. Une fois encore Arizona pleurait. Se n'est qu'à ce moment que Callie rompit le baisé. Elle passa sa langue sur sa lèvre qui commençait à gonfler légèrement.

-Ne parle pas de sa comme sa ! Ne dis pas que c'est une erreur. La voix d'Arizona était cassée, brisée. Ses dernières résistances s'émiettèrent. Tout comme sa détermination, son corps c'est effondré.

Elle n'en pouvait plus, physiquement, moralement. Sa devenait trop.

Callie l'accompagna au sol, gardant une étreinte sur elle, entourant la taille de la blonde de ses bras. Arizona montra d'abord une réticence, essayant de se libérer de cette emprise, la repoussant de ses mains. Mais à ce stade Callie était plus forte.

-C'est ok Arizona. Tout va bien. Tout va bien. Je veille sur toi. Je te le promets. C'est ok. Tu n'as pas besoin de te battre contre moi. Elle répéta ses paroles encore et encore. Petit à petit, Arizona cessa de se débattre. Callie se tut alors. Au bout de quelques minutes elle sentit le corps d'Arizona se détendre dans ses bras, sa tête se pausa sur son épaule. Elle sentit les larmes tremper son teeshirt, mais elle en avait que faire. Tout ce qui lui importait était de parvenir à la calmer. Elle passa sa main doucement dans son dos, traçant de petits huit. Peu à peu les larmes cessèrent, la respiration d'Arizona se stabilisa. Callie n'osa pas bouger, elle continua son geste. Elle n'avait aucune idée de combien de temps elles avaient passés dans cette position. Et à vrai dire elle s'en foutait.

Elle perçut un léger mouvement provenant de la porte. Elle se tourna doucement prenant garde de ne pas perturber la femme dans ses bras. C'était Roxanne. Elle lui sourit timidement. La fillette entra, elle pencha la tête, observant le duo.

-Elle dort. Chuchota- elle étonnée. Callie fut aussi étonnée qu'elle.

-Sa veux dire qu'on reste, non ?

-Je ne sais pas. Pour le moment toujours. Mais une fois qu'elle sera réveillée, je ne sais pas. Dit malheureusement Callie.

-Mais elle dort, en plein jour, avec toi. Elle ne fait jamais sa.

La fillette regarda Callie plus gravement.

-Tu ne lui à pas fait de mal ?

La Latina eut envie de rire, mais voyant l'air sérieux et préoccupé de l'enfant, elle se reteint.

-Non, je te le jure.

Roxanne se détendit alors, elle alla dans le coin de la chambre et tira un gros pouffe, un de ceux fait avec de petites billes de polystyrène. Elle le plaça derrière Callie. La jeune femme fut d'abord hésitante. Elle craignait que tout mouvement puisse réveiller l'endormie. Mais son corps commençait à être douloureux à force de rester ainsi. Avec une extrême lenteur elle se pencha en arrière. Son dos entra en contact avec le tissu mou de l'objet. Elle s'appuya davantage lorsqu'elle vit que sa ne perturbait en rien Arizona. Elle sentit les milliers de billes épouser la forme de son corps. Arizona s'appuya un peu plus contre elle, bougeant légèrement les jambes, elle les fit chevaucher avec celles de Callie. Celle-ci ce figea, craignant dans un premier temps de l'avoir réveillée. Mais il en était rien. Elle soupira de soulagement.

-Sa va aller ? Lui demanda gentiment Roxanne.

-Je crois oui. Merci.

-Meredith devrait arriver d'ici une heure. L'informa-t-elle avant de quitter la pièce.

Peut être que Meredith saura quoi faire. Pensa Callie. Il lui était encore étrange de ce dire qu'Arizona et Meredith étaient sœurs. Elles étaient si différentes.

Elle relia toutes les informations qu'elle avait apprises. Arizona avait donc adopté une petite fille sous son vrai nom. Bien que très risqué, Callie comprenait tout à fait les motivations d'Arizona. Elle se demanda qui était donc cette enfant ? Ou du moins qui étaient ces parents ? Pourquoi Arizona l'avait elle adoptée ?

Plus elle en découvrait et plus elle se posait de questions. Elle espérait qu'Arizona reviendrait sur sa décision de partir. Elle devait revenir sur cette foutu décision. Elle devait lui parler, lui expliquer. Il ne faisait aucun doute qu'elle était à bout. Qu'elle avait besoin de soutient. Son obstination la conduirait à la mort. Cette pensée lui donna un frisson.

Elle baissa la tête posant ses lèvres contre la chevelure blonde, son nez prit l'odeur sucré de son parfum. Son esprit dériva au baisé.

Il n'avait rien eut de doux, mais il avait été plus passionné que beaucoup des baisés que Callie avaient reçu de ses amantes. Cette passion n'avait rien de romantique. Elle avait traduit la tension qu'il y avait eut entre les deux femmes depuis le soir de leur première rencontre. Une tension positive, une énergie indéchiffrable. Cette énergie qui avait conduit Arizona à ce rendre chez Callie, cette même énergie qui avait conduit Callie à pousser sa chance au parc. Une sorte de conscience que l'autre était importante. Pour le moment, indéchiffrable, était le seul mot que l'une comme l'autre pouvaient mettre sur cela.

Pourtant tenant fermement le corps endormie d'Arizona contre elle Callie ne put s'empêcher de se demander se que serait que de recevoir de cette femme un baisé où douceur et passion seraient combinés.