Arizona resta éveillée, elle resta un moment dans les bras de Callie. Se délectant du contact de la peau nue de la Latina contre son corps. Elle la regarda longuement, mémorisant ces traits, son odeur, la douceur de sa peau. Elle soupira constatant qu'il était l'heure pour elle de partir. Elle se dégagea avec prudence de l'étreinte de Callie et ne put se retenir de déposer un baisé sur ses lèvres, la remerciant silencieusement du moment qu'elles avaient eut. Puis elle quitta la salle, les habilles en main. Elle s'habilla et prépara ses affaires. Avant de partir elle fit un détour par la chambre de Roxanne. Doucement, elle s'installa sur le bord du lit.

-A très bientôt ma princesse. Chuchota-t-elle lui donnant un baisé sur la joue.

C'est le cœur gros qu'elle partit. Il lui sembla qu'il n'avait jamais été aussi difficile de partir de chez elle.

Roxanne regarda la voiture d'Arizona s'éloigner, elle n'avait pas voulu répondre à ses aux revoir, elle les avaient attendu mais n'était pas prête pour eux. Après quelques minutes, elle se faufila dans la chambre d'Arizona et monta sur le lit à côté d'une Callie elle-même très éveillée. La perte de contact avec la jeune femme blonde ayant été sa sortie de sommeil. Elle avait prit le temps de se rhabiller et comme l'enfant avait observé de sa fenêtre le départ d'Arizona. Sans un mot elle ouvrit les draps invitant l'enfant à la rejoindre. Roxanne s'allongea à ses côtés et lui demanda :

-Elle va revenir ?

Callie voulait lui dire oui, mais elle n'en était pas vraiment sur.

-Il faut l'espérer. Répondit-elle faiblement avant de serrer la petite dans ses bras.

C'est non sans mal qu'elles se rendormirent. Meredith se présenta dans la chambre sur la pointe des pieds. Elle chercha sa sœur du regard, c'est sans surprise qu'elle constata son absence.

-Elle est partit tôt ce matin. Chuchota Callie.

Meredith sursauta, elle pensait que la femme dormait. Callie lui offrit un faible sourire.

-Euh, je vais préparer le petit déjeuner. Elle fit demi-tour prête à fuir cette situation inconfortable. Mais elle avait besoin de vérifier un point. Elle prit la vue de sa nièce fermement endormie contre Callie.

-Tu restes, n'est ce pas ?

-Oui, aussi longtemps qu'il le faudra.

La blonde soupira presque de soulagement. Sa sœur était partie, mais elle ne les laissait pas seules. Cette journée fut longue et remplit de moments de tension. Callie fit de son mieux pour préserver Roxanne. Mais la fillette n'était pas dupe.

A partir de ce jour Teddy n'alla pas au travail, elle passa tout son temps au domicile de Grey, prenant le relais pour divertir Roxanne.

Même Derek fut affecté par le départ de sa belle sœur. Il avait cru que sa aurait été un soulagement de ne plus l'avoir à son domicile. Qu'il aurait été plus détendu. Mais il en était rien. La présence de quatre personnes nerveuses autour de lui, n'arrangeait en pas la situation. Il ne connaissait rien de l'histoire, mais il ne faisait aucun doute à ses yeux que la situation était mauvaise et dangereuse. Sinon pourquoi un garde du corps ce serait installé chez eux ? Il ne voulait pas interroger sa femme à ce sujet car il voyait bien qu'elle était à fleur de peau. Il se contenta donc d'être au maximum là pour elle, en observant ce qui se passait.

Les jours passaient et ils n'avaient toujours aucune nouvelle d'Arizona. La tension devenait à son comble et l'ambiance était irrespirable. Callie se sentait impuissante. Son travail consistait ni plus ni moins, qu'à faire du baby sitting toute la journée. Et sa commençait à lui peser. Non pas qu'elle n'aimait pas passer du temps avec Roxanne. Bien au contraire, elle appréciait sincèrement la petite fille. Et s'attachait chaque jour un peu plus à elle. Mais elle avait l'impression de ne pas faire correctement son travail. Chaque jour Roxanne lui posait des questions sur Arizona. Lui demandant quand elle pensait qu'elle reviendrait et si elle pensait qu'elle allait bien. Le fait d'être incapable de répondre à l'enfant amplifiait ce sentiment d'impuissance. Roxanne faisait de son mieux pour ne pas les importuner ou les inquiéter. Parfois Callie la surprenait à pleurer en silence sous sa couette. A chaque fois sa lui brisait le cœur. La petite dormait soit, avec Teddy, soit avec elle, jamais seule. Le soir elle passait le plus clair de son temps avec Meredith, lui demandant de lui raconter des histoires sur Arizona lorsqu'elle était enfant. Callie profitait elle aussi de ses récits.

Un soir Meredith rentra du travail complètement bouleversée. Callie et Teddy la regardaient faire les cents pas en agitant les bras en l'air sans comprendre exactement ce qu'elle disait tant son discourt était décousu. C'est Roxanne qui mit un terme à cela en prenant sa tante dans ses bras. Meredith la sera contre elle, une fois qu'elle sentit sa tante se détendre un peu, elle se retira de l'étreinte et quitta la salle sentant que les adultes avaient beaucoup de chose à se dire. Callie attendit encore un peu avant de l'interroger. Elle lui chauffa un café et l'invita à s'installer sur une chaise.

-Ok, qu'est ce qui se passe ?

-Ils l'ont repérée. Ils montent un plan pour la coincer. Bailley est mit en dehors de l'affaire.

-Qui est à la tête de cette affaire ?

-Starck !

Teddy se mordit la lèvre.

-Pourquoi il veut l'arrêter au juste ?

-Elle est une menace pour lui. Dit teddy.

-Pourquoi ?

-C'est compliqué. Commença la jeune femme.

-Non, je ne veux plus entendre ce discours. Je veux des réponses et maintenant.

C'est à ce moment là que Marc et Derek firent leurs entré. Depuis le départ d'Arizona il n'était pas rare que Marc passe pour alléger un peu l'humeur de la maisonnée.

-Je crois qu'on arrive au mauvais moment.

-Non Marc c'est parfais. Je veux que vous vous installiez tout les deux autour de cette table. Chacun va me dire ce qu'il sait sur Arizona Robbins et les raisons pour lesquels on m'a engagée pour sa protection. Parce que c'est ce que je vais faire, je vais assurer sa protection. Mais pour sa il faut que je sache où je mets les pieds. Pas de secrets, juste les faits.

Ils la regardèrent tous avec de grands yeux.

-Euh moi je ne sais rien. Fit Derek un peu penaud.

-Tu ne veux pas en savoir plus sur elle ?

-Si bien sur que si. Mais je ne suis pas sur que je sois autorisé à en savoir plus. Tu sais quand elle va rentrer elle risque de ne as trop apprécié et…

-Pour sa il faudrait qu'elle rentre. Ils se tournèrent tous vers la porte de la cuisine où se trouvait Bailley aux côtés de Roxanne. Elle remercia l'enfant de son service et attendit qu'elle quitte la pièce pour prendre la parole.

-Désolée de vous interrompre, mais la situation est grave. Plus encore que vous ne l'imaginez. Torres à raison. Le temps des secrets est révolu. Chacun va dire ce qu'il sait.

-Pourquoi je vous ferais confiance ? Demanda Meredith sur un ton dédaigneux.

-Parce que je suis du côté de ta sœur, sinon pourquoi m'auraient-ils mit hors de cette affaire. J'ai tout fait pour retarder ce moment, mais il était inévitable.

Meredith soupira.

-Tout ça c'est de sa faute ! Railla-t-elle.

-La faute de qui ? Demanda Callie plus calmement.

-De son père, Daniel Woold.

-Attend le Daniel Woold ?

-Oui.

Callie était perdu, tout comme Teddy et Derek. Bailley elle fit seulement un signe de tête pour que Meredith continue.

-Arizona porte le nom de jeune fille de ma mère. Elis Robbins. Ma mère est tombée follement amoureuse de Daniel. Il était alors militaire et haut gradé. Et il fleuretait déjà avec le danger. Elle voulait le garder, lui ne voulait pas s'impliquer. Le plus grand des dangers est d'avoir des personnes que tu aimes dans des situations comme la sienne. Ou comme celle d'Arizona. Alors il ne voulait pas trop s'engager. Mais il n'arrivait pas à mettre un terme à leur relation. Elle a donc eut l'idée de lui faire un enfant. Il est partit en mission et a eut la surprise à son retour de découvrir qu'il était le papa d'une petite fille. Il ne l'a jamais reconnu. Pas part manque d'amour mais par sécurité. Il ne fallait pas qu'elle ait le même nom que lui. Le plan de ma mère tombait à l'eau, tout ses rêves avec. Elle a compris qu'il n'y aurait jamais de mariage, de grande maison et tout le pat à caisse. Alors elle s'est consolée dans d'autres bras. Peut de temps après elle était mariée à mon père. Daniel a toujours été présent pour Arizona, plus encore quand elle était adolescente. Il lui parlait de ses missions, de ses enquêtes et de combiens le système était pourris. Il lui a apprit tout un tas de truc. Elle se tut se rendant compte qu'elle en avait largement assez dit comme ça.

-C'est donc lui qui l'a formée. Nota Bailley, elle s'en était doutée mais n'avait jamais été vraiment sur

de l'affiliation entre Woold et Robbins. Elle l'avait seulement supposé, avant l'assassinat de l'homme les services secrets avaient une piste sur une éventuelle famille et notamment sur l'existence d'un enfant.

-C'est donc lui qui lui à inculqué la paranoïa. Fit Callie songeuse.

-Pas seulement. Fit Marc et Teddy en cœur. L'un comme l'autre se regardèrent surpris. Personne ne savait ce que les un et les autres connaissaient au sujet d'Arizona. Teddy fit signe à Marc de commencer.

-Son père lui avait donné rendez vous avant de se faire descendre. Il savait que ça sentait le sapin pour lui et il voulait s'assurer que tout irait bien pour sa fille. Arizona était dans tout ses états et incapable de prendre le volant. Je l'ai donc conduit. Quand on est arrivé, il était déjà mort. Descendu part l'un de ses hommes.

-Vous l'avez vu ? Demanda Bailley curieuse.

-Oui, Arizona la reconnu, lui l'a vue . J'ai eut du mal à la maintenir dans la voiture. Il a eu le temps de la voir clairement. Je ne sais pas si ce mec à mit les deux ensembles, mais il semblait embêté.

-Son nom ?

-Je ne le sais pas. Je sais juste qu'elle le connaissait de vue et qu'elle l'a appelé traitre. Elle ne s'est pas vraiment étalée sur le sujet. De toute façon il n'y avait pas grand-chose à faire. A peine le corps du colonel avait eut le temps de refroidir que tout les médias proclamaient que le héros de la nation était finalement une pourriture. Ils lui ont mit pas mal de leurs merdes sur le dos.

-Oui. Fit tristement Miranda.

Daniel Woold avait été un grand héro de la guerre du Vietnam et avait eut un parcourt impressionnant au sein du NCIS. Mais l'homme était trop clean, trop honnête et particulièrement curieux. Trop curieux, trop gênant, tout comme sa fille. Il avait été exécuté par les services secrets. Si sa avait été évident pour toutes les agences, que c'était une exécution en bonne et du forme, l'illusion avait été parfaite pour le citoyen lambda. Daniel Woold était un ennemi, un homme dangereux, la guerre l'ayant rendu fou, les services secrets avaient réussit à neutraliser à temps. C'est le discourt qu'avait tenu les médias.

-Je vois. Sa à du lui donner des envies de vengeance. Fit calmement Callie.

-Non, elle est rentrée dévastée. C'est la que la paranoïa à vraiment commencé.

-On devait être à l'université à ce moment là. Remarqua Teddy. Tous la regardèrent attendant la suite.

-Je ne savais pas pour son père. On ne savait pas. On avait des plans elle, moi et Marie. On voulait monter notre agence de médias. Une agence privée, libre. Un jour Arizona c'est présentée en nous disant que c'était trop dangereux de tout faire sous nos propres noms. Qu'il nous fallait une sécurité. Faire publier nos enquêtes sans avoir à mettre un nom ou un visage sous nos textes. Rester anonyme, c'est comme sa qu'on est devenue A.R., A comma Teddy et Marie Altman et R pour Arizona Robbins. Trois personnes sous une abréviation. Personne n'a jamais rien soupçonné. Arizona avait les contacts, elle se présentait toujours seule au rendez vous et sa fonctionnait très bien. Je prenais les photos, Arizona s'infiltrait et Marie écrivait avec elle. Sa à fonctionné pendant plus de cinq ans.

Elle se tut, resongeant au jour où tout à changé. Les autres respectèrent son silence. Callie devina que la femme de la photo était Marie, qu'elle était sans doute décédée.

-Marie était ma cousine. C'est surtout elle et Arizona qui étaient sur le terrain. On faisait une enquête sur la vente d'armes au Moyen Orient. Tout allait pour le mieux. Sans doute trop. Elles avaient sympathisé avec une fratrie, un frère et sa sœur. Arizona avait même un peu plus que sympathisé avec la demoiselle. Elles ont toutes les deux baissé leurs gardes. Marie plus qu'Arizona. Je ne sais pas vraiment ce qu'il c'est passé ce soir là. Mais Marie n'est pas revenue et Arizona était anéantie. On a mit notre travail en suspend, pendant quelques mois. Après Arizona est devenue encore plus méfiante qu'avant.

Les dires de Teddy concordaient avec le peu d'informations que Callie avait. Elle savait qu'elle devait pousser un peu plus les choses pour savoir ce qui se passait maintenant. Mais elle voulait donner une pause à Teddy. Qu'elle puisse se ressaisir. Elle se tourna alors vers Miranda.

-Ok, mais c'est quoi le rapport entre Arizona et vous.

-Les enquêtes qu'elles ont menées, avaient souvent un lien avec nos agences.

-Comment sa ? C'est un hasard ?

-Non, pas vraiment. Elle a reprit le travail de son père. Je devine qu'elle ne voulait pas qu'il soit mort pour rien. Hors il s'avère que beaucoup d'hommes et de femmes travaillant pour notre beau pays sont impliqués dans des affaires plus que douteuses. Les articles d'A.R. en ont fait tomber plus d'un.

-Vous avez connu son père ?

-De réputation seulement. Mon mentor l'a connu et le respectait. Il m'en a beaucoup parlé et appris sur lui. J'ai lu plusieurs rapports et articles le concernant.

-Pourquoi vouloir protéger Arizona ?

-Je défends ses idées et j'aime ses méthodes. Mais s'est avant tout parce que je l'ai rencontrée sur le terrain lors de sa première enquête. Une affaire qui nous avait donné du fil à retordre, grasse à vous. Dit-elle en regardant Teddy dans les yeux.

- On y est parvenue. Dès lors on a croisé plusieurs fois le chemin de la femme sans visage. Et je ne me suis jamais mise sur son chemin. Teddy travaillait de temps en temps pour l'agence lors de planque. Un jour lors d'une discussion, la femme sans visage a été abordée. Une chose en entrainant une autre, il y a eu un contact.

-Donc aujourd'hui c'est à quelqu'un de votre agence qu'elle s'en prend, c'est bien sa ?

-C'est bien pire que sa. Dit faiblement Teddy.

-Stark n'est que le haut de l'iceberg. Le journal nous lâche trop risqué. Je lui avais dit que c'était de la folie. Tous le monde le lui a dit. Mais elle n'écoute pas. elle n'écoute jamais. L'air vint à manquer pour Teddy. Elle se leva cherchant à calmer ses nerfs mais ce fut vint. La panique prit le dessus. Elle sentit des bras l'entourer. C'était marc qui la serra dans ses bras cherchant à atténuer son angoisse. L'effet fut bénéfique. Mais suite à cette attaque de panique, tout le monde ressentit le besoin de faire une pause.

Callie Sortit s'installant sur la balançoire. Elle commença le mouvement de va et vient. Comprenant bien vite pourquoi Arizona utilisait cette méthode pour se calmer. Elle songea à toutes ses informations qu'elle venait d'apprendre. L'affaire était bien plus compliquée que ce à quoi elle c'était attendu. Elle savait que sa allait devenir bien pire lorsqu'elle aurait tout les tenants et aboutissants de l'affaire. L'inquiétude pour la belle blonde devint encore plus grande. Son esprit se perdit dans les souvenirs étourdissant de la nuit passée dans son lit. Elle sentit le rouge lui monter aux joues en se remémorant les formes de son corps, la douceur de ses mains, l'habilitée de ses doigts. Elle secoua vigoureusement la tête refusant que la luxure l'emporte sur sa raison.

Il fallait qu'elle la trouve, saine et sauve. Sa allait devenir vitale, tant pour son travail que pour sa personne.