Désolée pour l'attente de ce chapitre, ayant pleinemnt profité de mes vacances je n'ai pas trouvé une minute pour m'assoir et écrire.
En espérant que vous apprécirez ceci, je vous souhaite une agréable lecture.
Arizona passa la tige dans le barillet, prenant grand soin d'effectuer son geste dans les règles de l'art. Nettoyer son arme l'avait toujours calmée. C'est une chose qu'elle utilisait pour ne penser à rien d'autre qu'au geste qu'elle effectuait. Non pas que l'arme avait vraiment besoin d'un tel soin. Elle ne l'avait à vrai dire jamais utilisée sur autre chose que sur une cible. Arizona détestait l'idée d'avoir un jour, à braquer son revolver sur quelqu'un. Elle n'était pas une femme de force. Elle était une diplomate. Et c'est pourquoi, jusqu'à ce jour, elle n'avait jamais eut besoin de sortir son arme. Même dans les situations les plus délicates. Et des situations délicates elle en avait traversées.
Elle accomplit son travail avec minutie, prenant son temps. Ce revolver était le cadeau que son père lui avait fait pour son seizième anniversaire. Arizona sourit à la mémoire de ce jour. Les pères offrent généralement une voiture pour les seize ans de leur enfant. Mais son père n'était pas tout le monde. Il lui avait promis qu'il lui apprendrait tout ce qu'elle devrait savoir sur cette arme et sur la façon appropriée de l'utiliser. Et il avait tenu sa promesse aux vacances suivantes.
Elle soupira lorsqu'elle déposa l'arme propre et correctement assemblée sur la table devant elle. Elle savait qu'elle aurait surement à l'utiliser dans un avenir proche et qu'il ne serait plus question d'un bout de carton, mais d'un homme. Cette pensée lui donna des frissons. Son regard se posa alors sur la feuille de papier posé près de l'arme, une liste de neuf noms dont quatre avaient déjà été rayés par ses soins. La quête d'une personne de confiance était encore plus dure qu'elle ne l'aurait cru. Il ne lui restait plus beaucoup de temps et seulement cinq noms. Elle était lasse de tout sa, mais elle se devait de finir. Pour toutes ces personnes qui comptaient sur elle, pour Roxanne.
La petite fille lui manquait terriblement. Elle aurait voulu l'appeler, pour s'assurer que tout allait bien, mais elle savait que ce n'était pas raisonnable. Elle devait se fier à Callie. Lui faire confianc0e qu'en à la protection de sa famille.
Elle attrapa un crayon et griffonna quelques mots sur une carte qu'elle mit délicatement dans une enveloppe. Puis elle se leva ramassant ces quelques affaires, il était temps pour elle d'avancer vers sa prochaine destination.
(…)
Lorsque Callie rentra, elle trouva la cuisine désertée. Elle se rendit donc au salon. Roxanne si trouvait regardant un dessin animé, le fond sonore laissa deviner qu'il s'agissait d'un cartoon.
-Ils sont en haut. Dit simplement l'enfant.
-Oh ! Fut tout ce que Callie trouva à dire, avant de s'installer sur le canapé près de la fillette. Elle fixa l'écran sur lequel Coyote dévalait une falaise agrippé à un bâton de dynamite, une explosion colorée retentit, avant qu'une multitude de petits Bip-Bip tournent autour de la tête du pauvre Coyote assommé.
-Ce n'est pas juste. Bip-Bip n'est qu'un idiot, tous ce qu'il fait c'est courir. Le Coyote lui imagine plein de plan pour l'attraper et c'est toujours lui qui ce fait avoir.
Callie sourit aux dires de l'enfant.
-Tu as sans doute raison, mais si le Coyote réussissait à attraper l'oiseau, il n'y aurait plus d'autre histoire à raconter.
Roxanne semblait penser à tout sa, elle soupira tout en se rapprochant de Callie se blottissant dans son côtés.
-Ouai, peut être, mais Bip-Bip reste un idiot. Je préfère le Coyote.
-Moi aussi. Répondit-elle simplement. Elles regardèrent une autre des tentatives du Coyote échouer avant que Roxanne prenne de nouveau la parole.
-C'est mauvais hein ? Pour Arizona ! Elle n'avait pas bougé, gardant les yeux rivés sur la télé, refusant d'entrer en contact visuel avec la jeune femme. Callie essaya de trouver les mots justes, sans pour autant mentir ou inquiéter la fillette.
-On s'inquiète pour elle, de ne pas avoir de ses nouvelles. On a juste besoin d'en discuter. Mais tu n'as pas à t'en faire, je suis sure qu'elle va très bien.
-Et si elle ne revient pas ?
-Alors j'irai la chercher.
Roxanne hocha affirmativement la tête, satisfaite de la réponse de Callie.
-Je crois qu'il est temps pour toi d'aller au lit.
C'est sans broncher qu'elle monta se coucher. Roxanne respectait Callie et son autorité, pour sa la jeune femme lui était reconnaissante. Sa facilitait grandement son travail de gardienne d'enfant.
Callie, elle n'était pas prête d'aller dormir, il lui restait beaucoup de points à éclaircir avec les autres et elle se doutait que ce qu'elle allait apprendre n'allait pas la ravir.
Elle trouva Bailley sur le porche, en compagnie de Marc.
-Teddy est plus calme. Elle est avec Meredith. Je pense qu'elles seront en bas d'ici peu. Fit son ami.
-A quel point la situation est-elle merdique ? Callie posa la question à Bailley mais c'est Marc qui lui répondit.
-Au point qu'Arizona ai fait un testament la semaine dernière. Callie cru que son cœur avait cessé de battre. Elle pouvait voir du coin de l'œil Bailley regarder incrédule son ami.
-C'est surtout pour s'assurer de la suite pour Roxanne en cas de problème. Mais je ne pense pas que se soit si grave que sa. Je veux dire, s'il n'y avait pas eu la gosse elle ne l'aurait pas fait. Bien sure, s'il n'y avait pas eu la gosse elle n'aurait surement rien eut à léguer ou à s'inquiéter puisque sa sœur est mariée. Mais… Il digressait se perdant dans son monologue nerveux.
-Marc stop. Fit fermement Callie. Il fut reconnaissant d'être coupé.
Quelques minutes plus tard. Ils se retrouvèrent tous de nouveau dans la cuisine. Teddy avait reprit ces esprits et siégeait aux côtés de Meredith qui lui tenait la main, tant pour le confort de l'une que pour le réconfort de l'autre. Derek lui resta un peu en retrait.
-Ok, maintenant il va falloir que vous me disiez ce qu'il se passe la maintenant.
Il y eut un silence, un long et tendu silence.
-Comme je l'ai dit plus tôt, nos agences, du moins plusieurs des personnes appartenant aux agences gouvernementales, sont impliquées dans des affaires douteuses. Arizona a une liste de ses personnes. J'imagine que cette liste est agrémentée de quelques photos et preuves des faits qu'elle compte dénoncer.
-Ils veulent donc l'arrêter avant qu'elle la divulgue.
-Oui.
-Si elle a la liste des noms, pourquoi ne la confit-elle pas à une personne ne faisant pas partit de cette liste. Le gouvernement s'en chargerait.
-Non, se n'est pas aussi simple que sa. La liste n'est pas complète. Il en manque une bonne partie. Elle ne sait donc pas vraiment à qui se fier. Dit tranquillement Teddy.
Callie réfléchit, milles questions lui traversaient l'esprit.
-Donc si je résume bien la situation des personnes du FBI, de la CIA et de d'autres agences sont à sa recherche pour la stopper.
-Oui. Ces informations sont le résultat d'années de recherches et d'enquêtes. Si vous regroupez tous les articles écris par A.R., vous vous rendrez compte qu'ils sont tous en rapport les un avec les autres. Il ne s'agit pas seulement de détournement d'argent. On parle de trafic d'armes, de drogue, d'humains. On parle de prise de pouvoir et de corruption au sein d'un bon nombre de gouvernements. Notre pays n'est pas le seul à être impliqué dans cette merde.
-Comment une simple journaliste peut mettre en péril tous sa ?
-Arizona n'est pas seule. Beaucoup de personnes l'ont aidée à récolter les informations. La mère de Roxanne était l'une de ces personnes. Son père avait un réseau, qu'elle a reprit et agrandi.
-Et une fois qu'elle aura trouvé la personne, en qui elle aura assez confiance pour lui donné cette liste, qu'est ce qu'elle compte faire ?
-Léguer la suite. Elle aura fait son boulot. Termina Teddy.
-Combien de personnes sont après elle, approximativement ?
-L'équipe de Stark et sans doute plus encore. Fit Bailley.
Callie soupira.
-Est-ce que vous pensez qu'ils ont une chance de la trouver ?
-Difficilement, tant que son identité est cachée tout ira bien. Mais Stark est un homme intelligent. Il sait que Meredith et Arizona ont un lien. Je ne sais pas comment, mais il le sait. Et il m'a mit sur la touche. Donc j'ai bien peur qu'il ne soit proche de la vérité.
-Merde ! Ronchonna Callie. Il fallait qu'elle mette cette famille en lieu sur et au plus vite. Stark allait surement interroger Meredith, peut être même l'utiliser pour faire pression sur Arizona. Sa famille était son talon d'Achille, ils ne pourraient l'avoir qu'à travers elle. Callie prit alors une décision rapide.
-Meredith, Derek et Teddy vous faites vos bagages. Prenez que le strict nécessaire. On part dans une demi-heure.
-Quoi mais…Commença Meredith.
-Ta sœur vous à confié à moi. Je suis là pour assurer votre sécurité et je suis plus que sure qu'elle est compromise dans l'immédiat. Donc vous faites vos bagages au plus vite et vous ne discutez même pas cet ordre. Le ton autoritaire de Callie dissuada les trois d'entre eux de protester. Ils montèrent s'exécuter.
-Partir ne fera que confirmer son idée. Fit calmement Bailley.
-Se n'est qu'une question de temps pour qu'il s'en rende compte. Je vais les mettre en lieu sure. Vous restez dans les parages et tenez moi au courant de tous changement. Sloan, fait de même et surveille cette maison. Il risque dit avoir de la visite pendant notre absence. S'ils passent t'interroger, fait l'idiot comme tu sais si bien le faire.
-Compte sur moi Torres.
Une fois les ordres donnés, Callie monta réveiller Roxanne. C'est somnolente que l'enfant se leva.
-Prends toutes tes affaires, on part pour quelque temps.
D'un coup les yeux endormis, s'élargirent et se remplirent de larmes.
-Hey, qu'est ce qu'il y a ma puce.
-Je ne veux pas partir.
-Il le faut, mais je te promets que tu vas beaucoup aimer le lieu où l'on va.
-Mais si Arizona rentre et qu'elle ne nous trouve pas ? Si elle ne sait pas où on va ? Comment elle va me retrouver ?
-Ne t'en fait pas pour sa. Je m'occupe de tout. Elle nous trouvera et si elle ne le fait pas j'irai la chercher pour lui montrer le chemin.
-Tu promets ?
-Je promets.
Un quart d'heure plus tard et ils étaient tous prêt. Callie les a conduit jusqu'à un petit aérodrome, où un pilote les attendait déjà. Etre la fille de Carlos Torres avait ses avantages. Quelques heures plus tard et ils étaient sur une petite île au large de Miami. Le soleil se levait tous juste, accueillant l'équipage fatigué. Meredith tenait le corps endormit de Roxanne dans ses bras lorsqu'elle descendit du petit Jet. Elle était plus que perplexe.
-On est où là ?
-Sur l'île de mes parents. Ici personne ne viendra vous trouver, croyez moi.
-Je savais que tes parents étaient riches, mais pas au point de procéder une île. Fit la blonde abasourdit.
-Ce n'est pas vraiment quelque chose dont j'aime me flatter. Mais pour le coup sa va nous être très utile. Cette île a le genre de dispositif de sécurité qu'Arizona a installé sur votre maison. Mon père est aussi du genre parano. Vous pourrez donc dormir sur vos deux oreilles.
Elle les guida jusqu'à l'habitation. Là, elle les laissa s'installer tranquillement et se reposer.
Callie alla dans l'immense cuisine, sortant les ingrédients nécessaires pour faire un bon petit déjeuner. Lucia fut réveillée par la douce odeur de crêpes chatouillant ses narines. Cela ne pouvait vouloir dire qu'une chose. Et un large sourire se dessina sur son visage à cette pensée. Elle alla à grand pas vers la cuisine.
-Callie. Chanta-t-elle.
-Maman. Les deux femmes se serrèrent dans une étreinte presque étouffante.
-Je suis heureuse que tu daignes enfin venir rendre visite à tes vieux parents.
-Maman on c'est vu il y a moins d'un mois de cela.
-Autant dire une éternité pour ta vieille mère.
-Tu n'es pas vieille maman.
Elles s'installèrent dégustant les crêpes. Vu la hauteur de la pile de la délicieuse gourmandise, Lucia devina que Callie n'était pas venu seule. Elle attendit patiemment que sa fille aborde le sujet.
-Je ne suis pas vraiment venu pour le plaisir maman. Je veux dire bien sure sa me fait très plaisir d'être là. Mais c'est pour le travail que je suis venu.
-Bien. Fit la femme un peu confuse. -Comment ton travail peut t'amener à venir ici ?
-Je suis venu avec un couple, un enfant et une femme qui ont besoin de ma protection. Et étant donner les circonstances, circonstances dont je ne peux pas vraiment te parler. Je me suis dit qu'ici serait un lieu sur pour eux.
-Je vois. Répondit la dame en un sourire. –Toi et tout ce petit monde, pouvez rester autant que vous le voulez. Un peu d'animation sera le bienvenu.
-Merci maman. Elle l'embrassa chaleureusement.
(…)
Arizona laissa le véhicule dans un terrain vague et finit son chemin à pied. Il lui faudrait trouver un nouveau moyen de locomotion. Evan Mayers était un autre nom qu'elle pouvait railler de sa liste. Après quelques kilomètres à pied, elle arriva à un motel, elle y prit une chambre. Une fois dans la petite pièce, elle tira les rideaux ferma la porte et commença à se dévêtir, retira en premier lieu la perruque brune qu'elle avait portée ce jour là, puis elle se concentra sur la tache délicate du retrait des lentilles de couleurs, avant de s'attaquer au quelques centimètres de silicones sur son nez. Avec les années, l'art du déguisement était devenu une seconde nature. Elle aimait le faire, mais dans ce processus sa partie préférée était le moment où petit à petit, Arizona réapparaissait sous le masque. Elle resta un long moment sous la douche. Se délectant du contact de l'eau chaude sur ses muscles tendus. Elle ne sortit de là que lorsque l'eau devint froide.
De retour dans la chambre elle prit la liste de plus en plus courte dans ses mains. Elle était consciente qu'elle n'avait plus le droit à l'erreur. Le corps froid qu'elle avait trouvé d'Evan Mayers en était la preuve irréfutable. Quelqu'un d'autre avait la liste et comptait surement éliminer ses personnes. Sur les six noms raillés Arizona avait essuyé trois refus, trouvé un cadavre et les deux autre étaient manquant. Elle ne savait pas s'ils se cachaient ou s'ils étaient dans l'autre camp. Mais elle n'avait pas le temps de se pencher sur la question. Il lui fallait choisir le bon nom, ne plus perdre de temps si elle ne voulait pas que sa route soit jonchée de cadavres.
(…)
Lucia fit la rencontre de la famille d'Arizona. Elle tomba instantanément sous le charme de Roxanne. Elle se demanda qui pouvait bien vouloir de mal à une enfant aussi adorable. Elle se souvenait avoir déjà entendu parler de Meredith avec sa fille et fut ravit de pouvoir mettre un visage sur le personnage. Son mari lui sembla être un homme bon. Teddy l'a laissa plus perplexe. Il faut dire que la jeune femme était distante. Elle paraissait tracasser. Lucia pouvait tout à fait comprendre pourquoi. Après tout si elles avaient besoin de la protection de sa fille, c'est que la situation de ces personnes ne devait pas être bonne.
Callie était ravi que tout aille pour le mieux. Ils étaient tous installé autour de la table, Lucia et Callie buvaient un café tandis que les autre dégustaient les crêpes.
-On doit rester combien de temps ici ? Demanda calmement Meredith.
-Je ne sais pas quelques jours.
Callie voyait que quelque chose tracassait sa collègue.
-Et si Arizona cherche après nous ? Si elle essaye de rentrer en contact ?
-Je compte retourner sur le continent, aller à sa recherche et l'aider à accomplir son travail. Vous êtes en sécurité ici, je vais donc pouvoir vous laisser sans me faire de soucis et pouvoir me concentrer sur elle.
-Je viens avec vous ? Fit Teddy.
-Non vous restez là. Arizona voulait que j'assure votre sécurité. Et je compte le faire. Je ne pourrais pas faire correctement mon travail si je dois vous protéger.
-Tu sais qu'elle ne te laissera jamais te mêler de sa ? demanda Meredith.
-Je ne compte pas lui demander son avis. Dit-elle sérieusement.
Meredith sourit à cela. Roxanne la regarda gravement.
-Tu vas la ramener n'est ce pas ?
-Je vais tout faire pour, je t'en donne m'a parole.
Lucia regarda la scène, elle n'était pas surprise du départ de sa fille. Mais était un peu dessus tout de même. Elle savait que tout cela était grave. Au moment où Callie fit ces aux revoir à tout le monde elle la serra fortement dans ses bras.
-Fait attention à toi ma fille.
-Comme toujours maman. Merci de les accueillir.
-Merci à toi de m'avoir trouvé de la compagnie.
-J'amènerais quelqu'un pour assurer leur sécurité dès ce soir.
-Bien, mais tu sais que les hommes de ton père seront surement suffisant.
Pour toute réponse, Callie lui sourit, mais ce sourire était triste et peu rassurant pour sa mère. Après un dernier au revoir elle partit.
Elle était plus que sure qu'il fallait qu'elle aille après Arizona, qu'elle la trouve. Son instinct le lui hurlait. Et Callie était l'une des meilleures dans son domaine car elle c'était toujours fiée à son instinct. La famille d'Arizona maintenant à l'abri elle pouvait se pencher sur la tache complexe de trouver sa cliente.
