La patience était une qualité indispensable pour un bon journaliste. Il était arrivé à Arizona de devoir rester planquée pendant des heures, pour obtenir une petite information. Ce n'était toute fois pas la partie du travail qu'elle préférait. Pourtant ce jour là elle devrait en user. Elle avait finalement décidé d'un nom sur la liste. Cette rencontre, elle l'attendait depuis des années, son choix était risqué, mais elle savait que c'était par la bouche de cet homme qu'elle en apprendrait le plus. Le tout serait de devoir contrôler sa colère, ou du moins sa haine pour l'homme. Il n'était pas question de faire de ce moment une vengeance. Son père l'avait mieux éduquée que sa.
Du haut d'un arbre elle observait l'homme embrasser sa femme sur la joue avant de s'installer pour son petit déjeuner. Elle serra les poings. Elle avait besoin d'attendre que la femme s'éloigne pour faire son entrée. Car même si elle n'allait pas le tuer, elle savait qu'il lui serait impossible de ne pas lui faire du mal. Cet homme était l'assassin de son père. Elle ne pourrait pas rester calme en sa présence. Sa femme ne devrait pas être témoins de cela. C'est pourquoi, elle patienterait du haut de cet arbre, attendant le bon moment.
(…)
Callie fut un peu étonnée d'être accueillie par Bailley à l'aérodrome. Celle-ci paraissait épuisée.
-Comment saviez vous que je revenais ?
-Sloan !
-Il a vraiment besoin d'apprendre à tenir sa langue.
-Peu importe. Stark s'apprête à faire une descente chez Grey. Lorsqu'il va découvrir qu'il n'y a plus personne, il va se tourner vers moi. Et ça risque d'être mauvais. Il faut qu'on le devance.
-Comment ?
-J'ai déjà fait disparaitre du service toutes les données sur Arizona et sur les affaires où elle était mentionnée. Pour le reste, il va falloir se tourner vers quelqu'un qui en connait davantage sur l'affaire.
-Qui ?
-Mon mentor, Richard Webber. On n'a pas de temps à perdre il vit à une centaine de kilomètres d'ici.
Elles montèrent en voiture.
-Vous croyez vraiment que cet homme va pourvoir nous aider ?
-Il a connu Woold. Je suppose que la fille réagit un peu comme le père. Il va peut être pouvoir nous aider à la retrouver.
(…)
Richard regarda par la baie de sa salle à manger, il avait l'étrange impression d'être observé. Pourtant il n'y avait personne à l'horizon. Il secoua la tête comme pour chasser cette idée de son esprit. Les années le rendaient de plus en plus paranoïaque, à moins que se soit son travail. Il sourit en songeant qu'il ne lui restait plus que quelques mois avant de partir en retraite. Il n'était pas sur de pourvoir un jour quitter définitivement son boulot, mais l'idée de lever un peu le pied lui plaisait. Sa faisait des années qu'il n'allait plus sur le terrain, par amour pour sa femme il avait arrêté de mettre sa vie directement en danger. Même si parfois l'adrénaline et l'excitation lui manquait un peu, il était convaincu qu'il avait fait le bon choix lorsque chaque soir il rentrait et était accueillit par sa charmante femme. Adèle était devenue plus détendu depuis qu'il avait troqué son arme à feu, contre des outils de communications.
Perdu dans ses pensées, il en oublia son mauvais pressentiment. Il sursauta lorsqu'il sentit le métal froid de ce qu'il devina être une arme à feu, appuyé contre sa nuque. Il n'osa pas se tourner. Attendant que l'intrus se présente, qu'il baisse sa garde. Sa lui paru une éternité avant qu'il ne face un mouvement. Doucement la personne lui fit face se déplaçant l'arme toujours pointée sur lui. Il frissonna lorsqu'il entra en contact avec des yeux bleu perçants. Il n'y avait aucune émotion sur le visage de la jeune blonde devant lui. Elle paraissait froide et déterminée. Pour la première fois depuis bien longtemps, Richard eut peur pour sa vie.
Arizona entra sans mal dans la demeure, elle trouva l'homme debout face à une grande baie vitrée. Elle fut presque déçut que se soit si facile. Sans un mot elle pointa l'arme sur lui, puis lui fit face. Elle pensait que sa aurait été bien plus dure que cela. Bien sure le plus difficile allait venir, mais jusque la elle ne se laissait pas impressionner. L'homme avait vieillit. Elle ne pouvait s'empêcher de se demander à quoi son père ressemblerait s'il était encore en vie. Elle bloqua cette pensée. Elle devait rester forte ne pas dévier de son objectif. Sans un mot elle fit signe à Webber de s'assoir sur une des chaises de la salle. Il s'exécuta lentement, sans jamais la quitter des yeux. Elle pouvait voir qu'il n'était pas rassuré, peut être même avait-il peur. Cette idée ne lui déplut pas.
Elle s'installa de l'autre côté de la table posant son arme devant elle, toute en gardant une emprise sur l'objet.
-Arizona. Commença-t-il. Mais il s'arrêta lorsqu'il vit la désapprobation sur le visage de la blonde.
-Je ne suis pas là pour sa. Je ne suis pas là pour parler de lui. Je me fiche de savoir ce que vous avez à me dire Webber.
Il grimaça à l'utilisation de son nom et du vouvoiement. Mais après tout à quoi s'attendait-il ? Il n'était plus l'ami de son père, l'oncle Richard, aux yeux de la jeune femme.
-Alors pourquoi es-tu là ?
-Pour finir son travail, votre travail.
(…)
Il leur avait fallut plus de deux heures de route pour se rendre chez Webber. Il habitait une grande maison isolée, entourée de verdure et d'arbre. Callie songea à quel point c'était peut sécuritaire.
-Cette maison officiellement n'existe pas. Fit Miranda comme pour répondre aux questions de sa collègue.
-Comment sa ?
-Elle n'est connue de personne ou presque, elle n'est sur aucun registre. Mesure de sécurité.
Callie hocha la tête pour toute réponse. C'est sans frapper que Miranda entra. Elle connaissait ces lieux comme sa poche et savait où trouver son mentor et ami à cette heure matinal. Elle fut toute fois stopper dans son avancer lorsqu'elle entendit la voix de Richard s'élever.
-C'est de la folie Arizona.
Elle et Callie se regardèrent, toutes deux très étonnées.
-Ils se connaissent ? Chuchota Callie.
-Apparemment. Elles restèrent tendant l'oreille pour en apprendre plus.
-Tu ne trouveras personnes pour t'aider à diffuser ces informations. Et même si tu y arrives sa ne changera rien. Les gens ne croiront rien de tout sa. L'état te fera passer pour folle. Les agences te chercheront et t'exécuteront.
La colère qu'il vit dans les yeux de la femme le stoppa net dans ses paroles. Il avait clairement utilisé les mauvais mots.
-Sa ne dépend pas de moi. Il n'y a pas que ma vie ici, mais celle de milliers de personnes, si ce n'est plus. Ou devrais-je dire de millions, voir de milliards de dollars. Sa vous parle peut être plus. Puisque les vies ne semblent pas vraiment vous importer. Sa voix était froide, cassante.
-Sa m'importe plus que tu le crois. Si tu…
-Je vous le dit je ne suis pas là pour sa ! Je veux des réponses Webber. Je veux que vous me disiez qui d'autre que vous et moi connait les noms de la liste. En d'autre termes qui à tué Evan Mayer et pourquoi ?
-Evan est mort ? Arizona soupira, elle refusait de penser que Webber pouvait être attristé du sort de cet homme. Il avait froidement abattu son père, ce n'était pas un homme qui pouvait avoir des sentiments. Richard se reprit, voyant que la demoiselle perdait vraiment patience.
-Les services secrets avaient cette liste, elle doit être accessible à toutes les agences. Et je suppose que tes desseins sont connut de beaucoup d'entre elles. Mayers était l'un des plus fervents partisans de cette cause. Il t'aurait surement aidé.
-Comment ce fait-il que vous fassiez toujours partie de cette liste ?
-Que tu le crois où non, je crois en cette cause. Je pense juste que la méthode que tu utilise est trop dangereuse et improductive.
Arizona rit, son rire était amer et pour tout dire effrayant. Bailley avait du mal à contenir sa colère face à l'irrespect qu'avait la jeune femme pour son mentor. Elle ne comprenait pas se qu'il se passait et pourquoi Webber répondait aux questions sans détour, sans même répondre au ton brut de la femme. Elle était sur d'avoir perçut de la tristesse dans sa voix, ce qui la déroutait encore plus.
Callie, elle écoutait l'échange sans se poser de question. L'attitude d'Arizona ne l'étonna pas, celle de Webber la laissa perplexe.
-C'est sure que votre méthode est beaucoup plus efficace.
-Arizona si tu me laissais t'expliquer…
Arizona bondit sur ses jambes, Richard sursauta tandis que les deux autres femmes se rapprochèrent inquiètes de la suite, elles voulaient avoir un aperçu de la scène, pour pouvoir intervenir en cas de besoin.
-Qu'est ce que tu veux m'expliquer au juste Richard ? Combien il était nécessaire de tuer mon père pour faire avancer la cause ? Ou pourquoi il était nécessaire que tu le faces toi-même ?
-Ce n'était pas comme sa.
-Peut importe ! Tu as tué mon père.
Les mots raisonnèrent dans l'esprit de chacun, Callie et Miranda étaient choquées. Richard baissa les yeux, incapable de surmonter davantage le regard de cette orpheline. Arizona elle sentait qu'elle perdait tout contrôle de ses émotions. Il fallait que sa sorte qu'elle dise tout ce qu'elle avait sur le cœur.
-Tu étais son ami. Le seul en qui il avait confiance. Tu étais mon oncle Richard. Il te faisait confiance. Tu m'as prit mon père. Il était ma seule famille avec Merry. Tu m'as prit mon seul parent. Mon père était un homme méfiant, il ne baissait sa garde avec personne. Il n'accordait sa confiance qu'à une poigné de gens. Tu en faisais partie.
-Tu as tore, il baissait sa garde pour quelqu'un, pour toi. Tu étais sa faiblesse. Ce soir là il devait partir. C'était le foutu plan. Qu'il parte pour l'étranger et qu'il agisse dans l'ombre. Mais il ne pouvait pas quitter le pays sans te voir. Pour que tu ne te sentes pas abandonnée. Les services secrets savaient qu'il y avait une personne au pays pour qui il revenait régulièrement. Etant donner que ses retours s'effectuaient sur des périodes de vacances scolaires, ils en sont venus à la conclusion qu'il devait avoir un enfant. Ils pensaient que tu étais beaucoup plus jeune. Ce soir là, il était pisté.
-Stop, ne te fait pas passer pour le héro.
-Je ne le suis pas. Lui l'était. J'y suis allé pour le prévenir, lorsqu'il ma vu il a tout de suite compris. Il y a avait cinq ou six tireurs aux alentours et une unité d'intervention. Tout était prévu pour le neutraliser, ils attendaient juste que tu arrives. On a entendu ta voiture avancer. Il m'a fait signe de tirer.
-Tu mens. Cria-t-elle la voix déchirée par les sanglots.
-Non ! Si ils avaient découvert ton existence, ils en t'auraient tiré abattu. Tu étais déjà considérée à leurs yeux comme une adulte et donc comme une menace. Ton père t'aimait plus que tout. Il savait qu'avec moi le secret de ton existence serait bien gardé.
-Richard Webber l'homme de confiance hein ? Elle leva son arme la pointant sur le vieil homme. Elle n'avait qu'une envie c'était de tirer. A ce stade Miranda ne pouvait pas intervenir, elle était bien trop abasourdit par ce qu'elle venait d'apprendre. Son mentor, son héro, avait assassiné Daniel Woold. Cela dépassait l'entendement pour la dame.
Callie, elle, ne pouvait détacher son regard d'Arizona. Elle pouvait clairement voir la douleur, la colère et la tristesse dans les actes de la blonde. Elle ne savait pas quoi faire. Elle n'était même pas sure de vouloir l'empêcher de tirer sur l'homme. Si elle avait été à sa place, il y a longtemps qu'elle aurait appuyé sur la détente.
-En m'offrant cette arme, mon père m'a dit qu'une arme à feu n'était pas faite pour ôter des vies, mais pour les protéger. Par respect pour l'enseignement de mon père, je ne te tuerais pas Webber. Elle baissa l'arme, les yeux remplient de larmes qui menaçaient de tomber à tout moment.
-Mais une chose est sure je ne reculerai pas. Un jour tu payeras pour ce que tu as fait. Je t'en fais la promesse.
Elle n'attendit pas de réponse et partie. Elle ne pouvait plus rester une seconde de plus face à cet homme. Cet homme qu'elle avait aimé durant une grande partie de sa vie. L'homme qui avait changé à tout jamais le cours de son existence. Elle le haïssait mais ne pouvait se résoudre à le blesser physiquement. Avant qu'elle ne s'en rende compte elle se mit à courir à toute allure, voulant aller le plus loin possible. Les mots prononcés par Webber raisonnaient dans sa tête, il était inconcevable que son père lui ait demandé de tirer. Son père était un homme fort et fier. Il ne pouvait pas s'être laissé abattre de la sorte. Pour elle de surcroit. Non! C'était impossible. Sinon cela voudrait dire qu'elle était indirectement l'assassin de son père.
En l'a voyant partir de la sorte le premier instinct de Callie était de suivre la jeune femme. Elle lui laissa prendre un peu d'avance consciente qu'elle avait sans doute besoin d'espace. Elle fut heureuse d'être en mesure de suivre le rythme soutenu d'Arizona. La foulée de la blonde grandissait au fil des mètres. Jusqu'à ce que d'un coup elle s'effondre. Callie vit le corps d'Arizona heurté durement le sol.
Arizona courait à un rythme inhabituellement rapide, elle revit le soir de la mort de son père. Le regard de Webber lorsqu'il l'a vit, l'approche de tous ces hommes vers le corps de son père. S'en était trop. Elle lâcha prise, tant physiquement que mentalement. Elle ne sentit aucune douleur physique lors de sa chute, sa douleur morale était telle qu'elle occultait sa douleur physique.
Arizona sentit des mains se poser sur ses épaules. Elle leva la tête, s'est une vision flou d'une Callie clairement inquiète qui lui apparut. Les larmes l'empêchaient de la voir clairement. Elle se laissa dans un premier temps réconforter dan s les bras de la femme. Incapable d'avoir une pensée cohérente.
Après quelques minutes de réconfort, la réalité de la situation le revint à l'esprit. Elle repoussa alors violement Callie. Surprise celle si la regarda avec de grands yeux.
-Qu'est ce que tu fais là ? Ou est Roxanne ?
-Je suis venu avec Miranda pour voir Webber, Roxanne, ta sœur et Teddy sont en sécurité. La où elles sont personnes ne peut les trouver.
-Tu venais voir Webber ?
-Oui Miranda pensait qu'il pourrait nous aider à te retrouver.
-Pourquoi pensait-elle sa ? demanda- t'elle avec une colère évidente.
Callie hésita à le dire se demandant.
-Parce qu'il connaissait ton père et son fonctionnement. Elle le chuchota mais Arizona entendit clairement la réponse. La colère bouillait dans ses veines.
-Je le savais, je n'aurais jamais du faire confiance à cette femme. Elle travail pour lui.
-Non, elle ne savait rien de cette histoire. Elle paraissait choquée.
-Vous avez entendu ? Callie hocha simplement la tête. -Parfait ! Railla la blonde.
Elle se leva d'un bon, mais grimaça lorsqu'elle sentit une douleur à son genou gauche. Callie le vit.
-Laisses-moi t'aider.
-Non.
-Arizona, je suis de ton côté, ok. Et d'après ce que je sais, tu as grand besoin d'avoir du soutient. Alors laisses-moi t'aider.
Arizona soupira mais finit pas accepter l'aide de Callie. Celle-ci prit la blonde par la taille et la soutenu pour le reste du chemin, qui les mena jusqu'à une moto. Callie regarda l'engin émerveillée.
-Woaw c'est la tienne ?
-On peut dire sa. Tu saurais la conduire ? Demanda-t-elle timidement clairement gênée de reconnaitre que dans son état elle ne pouvait pas le faire.
-Bien sure. Je le ferais avec une extrême plaisir. Elle prit place et attendit qu'Arizona monte derrière elle. Elle sourit lorsqu'elle sentit les bras de la demoiselle serrer fermement son tour de taille.
Miranda avait regardé le départ de Callie sans essayer de la retenir. Le but de cette femme était de retrouver et de protéger Arizona. Elle lui faisait confiance pour mener à bien cette mission. Richard maintenant conscient de sa présence attendit qu'elle prenne la parole. Il savait qu'il allait essuyer la colère de la petite femme. Miranda avança jusqu'à lui, ne le quittant pas du regard. Son regard était remplit de déception. C'était bien pire que la colère pour son mentor.
-Tu m'as utilisée pour garder un œil sur elle, pour la contenir. Tu m'as utilisée pour avoir de ses nouvelles, pour t'assurer qu'elle n'allait pas trop loin dans ses investigations. Tu m'as trahit.
-Se n'est pas tout à fait exact. Je défends les mêmes causes que cette femme. Je suis juste plus prudent. Je l'ai protégée.
-Faux, elle a fait ce travail de protection seule. Toi et les autres m'avez utilisée pour connaitre les noms qu'elle utilisait. Sauf que toi tu connaissais sa véritable identité. Je n'en reviens pa sque tu ais tué Daniel Woold.
-Je n'avais pas le choix. Cria-t-il. Il ne pouvait pas faire face à deux des personnes les plus importantes de sa vie sur ce sujet.
-Tu crois que je ne m'en veux pas. Que je l'ai fait de gaîté de cœur. J'aimais Daniel comme un frère et sa fille comme une nièce. Je l'ai fait pour la protéger elle. Il ne se passe pas un jour sans que j'y repense. Pendant des années je me suis demandé s'il n'y aurait pas eut une autre solution. Mais c'était trop tard pour lui. Le piège se refermait. Je n'avais pas d'autre choix et il le savait.
Miranda faisait face à un homme brisé. Pour la première fois elle en fut consciente.
Arizona et Callie arrivèrent au motel où ce trouvait les affaires de la journaliste. Elles ne se parlèrent pas. Arizona évitait au maximum de rentrer en contact visuel avec la Latina, alors que celle-ci ne la quittait pas des yeux. Il était évident pour Callie que ce n'était qu'une question de temps avant que la blonde ne craque. Elle la regarda se dirigé vers la salle de bain. « Merde » Chuchota-t-elle. Elle voulait être là pour pouvoir la soutenir, mais elle ne la laisserait pas faire. Callie resta tout de même attentive. Au bout d'une demi-heure elle s'inquiéta de ne pas voir la demoiselle sortir. Elle frappa doucement à la porte appelant son nom. Mais n'eut aucune réponse. Elle attendit encore u n peu avant de ce décider à entrer. Par chance le standing du motel faisait que ses portes n'étaient pas bien résistantes. Il ne lui fallut que peut d'effort pour qu'elle s'ouvre. Elle trouva Arizona roulée en boule, pleurant sous le jet de la douche devenu froid. Callie coupa l'eau et enveloppa le corps frigorifié de la belle dans une grande serviette. Elle la fit se lever et la sécha au mieux. Des bleus dus à sa chute, commençaient à apparaitre sa et là. Arizona commença à trembler. Callie la frictionna mais sa ne semblait pas suffisant. Elle la fit donc s'allonger sous la couette du lit et se dévêtit à son tour avant d'aller la rejoindre. Là elle colla son corps au corps gelé d'Arizona. Elle la sentit s'appuyer contre elle, elle l'entoura alors de ses bras et laissa la magie de la chaleur humain opérer. Peu à peu les tremblement cessèrent. Une fois réchauffée et calmée, Arizona se tourna vers Callie. Cette femme était vraiment étonnante.
Callie lui sourit timidement pas sure de quoi faire. Elle retint son souffle lorsqu'elle sentit l'une des mains d'Arizona faire doucement son chemin vers le bas de son corps, tandis que ses lèvres roses, s'avançaient dangereusement près de sa bouche. Elle ferma les yeux anticipant le baisé. Sa douceur l'étonna. Peu à peu le baisé s'est approfondit tandis que les mains d'Arizona vagabondaient sur le corps de Callie. Nul doute que la demoiselle avait besoin de réconfort, chose que Callie serait incapable de lui refusé. Mais cette fois était différente des autres, plus douce, moins précipité, plus significative.
Arizona avait besoin d'amour, plus de haine et de douleur. Juste de la tendresse.
