Tout d'abord je tiens à m'excuser pour cette longue attente. Mais le temps en devenu une chose rare pour moi. Je ne peux donc écrire que quelques minutes par ci par là.
Ensuite, ce chapitre ne sera finalement pas le dernier, Je tenais à poster quelque chose le plus rapidement possible donc voilà. Il y aura une suite et fin d'ici une semaine je pense, peut être avant si possible.
Bonne lecture à vous.
La peur qui d'habitude alimentait sa personne, était remplacée par une intense douleur. Malgré la tentation de se laisser porter par les ténèbres, elle lutta pour rouvrir les yeux. Pour rester alerte. Elle sentit une forte pression sur son abdomen. Sa vue était dans un premier temps trop trouble pour discerner la personne penchée au dessus d'elle. Un seul nom lui vint cependant à l'esprit, Callie. Mais se n'était pas le regard de la Latina qu'elle rencontra, mais celui de Teddy. La déception fut de taille. Elle rit, malgré la douleur, malgré le côté dramatique de cette situation, elle rit.
Là, allongée sur le sol froid, blessée par balle, elle n'avait qu'une chose à l'esprit, Callie. C'était tout bonnement ridicule. Elle le savait. Ce sentiment sur lequel elle n'avait pas voulut mettre de nom. Cette magie qu'avait exercée cette femme sur elle. Ce mot quelle avait haïe tant il lui avait fait peur, tant il lui avait fait mal. Elle avait vue les ravages, qu'il avait fais sur sa mère, sur son beau père. Ils avaient tous deux abandonné leurs cœurs à un autre être et en avaient souffert. Par la même occasion, ils avaient répercuté leurs chagrins sur leurs filles. Elis en haïssant une fille qui n'avait répondu à aucune de ses attentes, en plus de ne pas retenir l'homme qu'elle aimait, sa fille lui avait volé l'intérêt qu'il lui portait. Thatcher se sentant utilisé, mal aimé avait simplement fuit son foyer et par la même occasion sa fille. Arizona s'était toujours promis de ne pas tomber dans ce piège, qu'est l'amour et de toujours protéger au mieux sa sœur de ce fléau.
La douleur disparut, elle ne sentait simplement plus son corps. Elle voyait les lèvres de Teddy bouger, mais ne parvenait pas à l'entendre. Elle sentait qu'elle perdait de nouveau prise.
La peur n'était plus, quelle soulagement ! Ni douleur, ni peur, là devant elle se présentait le néant.
(…) 13 heures plus tôt
Teddy parcouru la carte mémoire sous le regard attentif de Meredith, Marc et Dereck. Une multitude de fichiers s'affichèrent. Teddy les fit défiler.
-Qu'est ce que c'est ? Demanda Meredith.
-Dix ans de recherche. Elle a fait une copie de notre travail, se n'est surement pas la seule.
-Une garantie. Souffla Marc.
-Tout à fait.
-Ok et qu'est ce qu'on fait de sa ?
-C'est ce que je suis en train de chercher. Connaissant ta sœur, elle a surement laissé des instructions. Là ! S'exclama-t-elle, en pointant le curseur de la souris sur un dossier portant la mention : « Marche à Suivre ».
Ils lurent les consignes.
-Merde s'est surement adressé à Callie. Se ne sont que des consignes de sécurité pour toi et Roxanne. Soupira Teddy.
-Non ce n'est pas logique. Torres savait déjà ce qu'elle avait à faire. Il y a autre chose. Si on était Torres qu'est ce qu'on aurait fait de ses consignes ?
-A toi de nous le dire, c'est toi l'ami de Callie. Répondit Teddy d'un ton sec.
Marc se leva et se mit à faire les cents pas.
-Ce message nous informe qu'elle est proche de son but. Donc …
-Qu'il y a des chances pour qu'elle ne revienne pas. dit tristement Meredith.
-Elle informe juste Callie qu'il faut qu'elle veille sur nous quoi qu'il arrive. Il n'y a rien de plus.
-Tu te trompes. Elle lui a envoyé toutes les informations, soit dix ans de sa vie. Arizona avait surement une idée en tête. Elle pensait que Callie serait avec nous. Et donc s'attendait à ce qu'on soit tous là lorsque Roxanne ouvrirait cette carte. L'un des points qui importe le plus Arizona est votre sécurité, à toi et à Roxanne. L'autre est de mettre les informations en lieu sur. Pour être sur qu'elles soient utilisées à boécien.
-Callie ne serait pas restée tranquillement ici, en sachant que Robbins était en danger. Elle serait partie à sa recherche. J'en suis plus que sur.
-Encore fallait-il qu'elle sache où elle se trouve.
-Je sais où elle peut être. S'exclama Teddy triomphalement. Elle cliqua sur l'un des fichiers, la photo d'une immense propriété s'afficha.
-J'appelle Bailey. Informa Marc.
(…) Une dizaine d'heures plus tard.
Arizona gara la voiture au pied d'une colline. La tension dans le véhicule était palpable. Callie ne savait absolument pas à quoi s'attendre, elle voyait Madame Abbot se décomposer à vue d'œil. Son fils dormait paisiblement, l'enfant semblait inconscient de la gravité de la situation et Callie était plus qu'heureuse de ce point.
Le silence dans la voiture devenait pesant. Arizona scrutait l'horizon cherchant semblait-il quelque chose. Il y eut comme un appel de phare, sans doute le signal attendu par Arizona.
-Bien restez ici, je reviens. Il va de soit Madame Abbot qu'à la moindre tentative d'évasion, vous en payerez les conséquences. Elle lui lança un regard froid en prononçant ses mots. Callie n'aimait pas du tout ce côté de la personne d'Arizona. Elle était clairement effrayante. Elle lui donna un regard de convenance avant de quitter le véhicule.
La blonde disparut bien vite de leur champ de vision.
-C'est de la folie. Vous suivez les ordres d'une folle. Je pense que vous devez le savoir.
-Avez-vous peur des conséquences de vos actes Madame Abbot ? Callie savait pertinemment que la femme essayait de la déstabiliser, mais elle ne marcherait pas la dedans.
-Il n'y aura aucunes conséquences. Du moins pas pour moi. Vous n'avez aucune idée de ce qu'il se passe vraiment n'est ce pas ?
Callie choisit de garder le silence, voulant en apprendre davantage de cette femme.
-Arizona se berce d'illusion. Phoenix est une organisation de grande envergure. Elle est intouchable. Si vous êtes contre elle, vous êtes mort. Si vous êtes en elle, vous êtes puissant. C'est comme sa que sa se joue. Alors que croyez-vous qu'il se passe lorsqu'il vous propose de rentrer dans leur rang ? Vous n'imaginez même pas combiens de grands de ce pays font partie de cette organisation. Quoi qu'elle face se n'est qu'un coup d'épée dans l'eau.
-Alors pourquoi avez-vous si peur d'elle ?
-Les fous sont toujours effrayant, ne trouvez vous pas ?
Callie le regarda longuement par le biais du rétroviseur, elle finit par lui sourire.
-Vous savez ce que je pense ? Je pense que vous avez peur. Non pas de la folie d'Arizona, mais de sa lucidité. Vous savez pertinemment qu'elle est une menace. Peut être pas pour phœnix, pas directement. Mais pour vous. Elle n'arrivera peut être pas à faire tomber phœnix. Mais je ne suis pas sure que ce soit son but premier. Et vous en êtes plus que consciente. Vous savez que l'un de ses buts est de venger son père. Hors vous êtes de ses personnes qui ont participées à son exécution. En vous faisant payer vos actes à vous et à Peter Clay, elle fera tomber deux des importants pantins de phœnix et ébranlera son fonctionnement. Une enquête sera mise en place et de ce fait votre appartenance à une organisation plus que douteuse sera rendu public, tout comme l'existence même de cette organisation.
C'était donc sa ! Pensa Callie. Le plan d'Arizona consistait à faire d'une pierre deux coups. Faire tomber les assassins de son père et lever par la même occasion le voile sur l'existence de phœnix.
-Woold est mort car c'était un ennemi de l'état. Ces assassins sont des héros, vous devriez le savoir. Railla la femme.
-Vous et moi savons qu'Arizona à de quoi vous faire tomber, sinon vous ne seriez pas ici.
Leur affrontement verbal fut interrompu par le retour d'Arizona.
-Descendez, on va continuer à pied.
Callie fronça les sourcils, elle jeta un regard vers l'enfant endormit.
-Il reste ici, ce serait trop dangereux pour lui de l'amener. Répondit Arizona comprenant l'inquiétude de Callie.
-Vous ne pouvez pas le laisser seul. Ce n'est encore qu'un bébé. Fit Mona la voie remplie d'inquiétude. La blonde lui sourit, la encore son côté effrayant prenait le dessus. Elle poussa simplement la femme vers l'avant sans lui répondre. Callie vit qu'une personne se dirigeait vers le véhicule, une femme lui sembla t'il, Mona ne le vit pas. Sans doute qu'Arizona voulait jouer sur ses nerfs, sa semblait très bien fonctionner. Cette femme était peut être une enflure, mais elle n'en restait pas moins une mère. Son enfant serait donc le moyen de pression qu'Arizona utiliserait sur elle.
Miranda attendait nerveusement sur le parking d'un motel, faisant les cent pas pour tromper le temps, qui lui paraissait extrêmement long. Elle tourna la tête entendant le son d'un moteur s'approché. La femme soupira de frustration lorsqu'elle vit que ce n'était pas la personne qu'elle attendait. Plus elle y pensait et plus il lui sembla que le plan était mauvais. Un coup de klaxon la sortie de ses sombres pensées. Elle se dirigea hâtivement vers la nouvelle arrivée montant dans la voiture.
-Enfin vous voilà, j'ai bien cru que vous m'aviez oubliée.
-Désolé, il m'a fallut plus de temps que prévu pour partir. Disons que Grey ne m'a pas facilité la tache. S'excusa Teddy.
-Bon, ne perdons pas de temps. J'ai bien trouvé Stark et son équipe chez les Abbot. Comme vous le pensiez Arizona était passée par là. Et comme prévu je l'ai mit sur sa trace. Vous êtes sur que c'était une bonne idée de faire sa.
-D'après ce que vous m'aviez dit, Madame Abbot l'avait repérée bien avant qu'Arizona n'intervienne. Elle voulait être vue.
-Elle avait brouillé les lignes. L'appel d'Abbot n'était pas parvenu aux services de Stark. Elle avait ses chances.
-Son but est d'attirer l'attention. Le plan se finit Bailley. Ce soir est son soir. Dix années de travail qui se concrétisent.
-Concrètement sa donne quoi ?
Teddy lui sourit . Comme Bailley s'en était doutée la photographe en savait beaucoup plus que ce qu'elle avait bien voulut dire jusqu'ici.
-Arizona a pensé à tout ou presque. Mon appel au secours faisait partie du plan. Elle voulait que vous soyez écartée de l'affaire pour que vous puissiez nous venir librement en aide. Le temps était toute fois une donnée qui n'était pas exacte. Elle espérait que sa se face beaucoup plus rapidement que sa et elle ne s'attendait pas à ce vous mettiez quelqu'un pour la protéger. Et surement pas à quelqu'un comme Callie. Je m'étais bien gardé de le lui dire. Je trouvais l'idée plutôt bonne. Dans un premier temps, elle pensait la décourager rapidement et profiter de votre aide ultérieurement. Le plan a donc été modifié, mais seulement pour être renforcé. Callie a gagniez sa confiance. Elle est donc partie plus sereine en sachant sa famille protégée par cette femme.
Elle jeta un coup d'œil à Miranda pour mesurer l'impact de ses mots. Celle-ci hocha la tête l'encourageant à continuer.
-Je devais rester en contact avec elle. Ce que j'ai fait jusqu'au moment où elle s'est rendu chez Webber. Après je n'ai plus réussie à la joindre.
-Vous étiez au courant pour son père ?
-Non. Je savais qu'elle avait des motivations personnelles mais je n'ai jamais sut lesquelles. Sa famille à toujours été un sujet plutôt trouble.
-Alors vous ne connaissez pas vraiment le plan. Je me trompe ?
-Je suis sure qu'elle s'est rendu au QG de Phoenix. Je sais qu'elle veut que ce soit rendu public, je devine donc qu'elle a envoyé des copies de son travail à plusieurs médias.
-Une fois qu'elle a atteint Phoenix c'est quoi le plan ?
-Rejoindre les notre et attaquer de front.
-Les votre.
-Aucune autorité n'est de notre côté, mais sa ne veut pas dire que l'on soit seule. Des femmes et des hommes victimes de Phoenix sont avec nous. Un petit nombre est ici, aux Etat Unis.
-Emme Prague ! Souffla Bailley .
-Oui, entre autre. Arizona a eut recourt à un subterfuge. En faisant utiliser l'une de ses identités par une autre personne, elle a put rentrer tranquillement sans se faire repérer. Les services se concentrant sur Emme Prague.
-Qui a joué ce rôle ?
-Marie !
-Pardon ?
-Vous avez bien entendu.
-Vous nous avez dit qu'elle était morte.
-Non je n'ai jamais rien dit de la sorte. Vous savez pourtant que les mots comptent pour nous. Je vous ai dit qu'Arizona était rentrée seule et bouleversée. Et c'était le cas. Marie avait besoin de prendre du temps pour elle. Pour sa nouvelle famille. Et sa arrangeait les plans d'Arizona qu'elle disparaisse aux yeux des services secret. Elle est restée active mais dans l'ombre et aussi loin du terrain que possible. Cette partie était surement la plus difficile pour nous. Sa va faire cinq ans que je ne l'ai pas vue.
Elle sourit en songeant que leur retrouvaille était proche. Mais son sourire s'estompa lorsqu'elle se rappela la tache à accomplir avant ce doux moment.
-L'imprudence d'Altman était donc de tomber enceinte. Fit Bailley incrédule.
-Oui. Lui répondit Teddy tout sourire. Elles rirent toutes les deux, c'était plus nerveux qu'autre chose mais sa leur fit du bien.
-Bon et qu'allons nous exactement faire ?
-Leur porter main forte. Elles doivent déjà y être.
Non loin de l'entrée d'une immense propriété se trouvait un groupe d'une douzaine de personnes. L'une d'entre elle attira particulièrement l'attention de Callie. Elle la regarda attentivement n'en croyant pas ses yeux. C'était la femme de la photo, la cousine de Teddy. Le reste du groupe était essentiellement constitué d'hommes.
-Tout est en place. Annonça Marie.
-Stark est à une vingtaine de kilomètres. Il nous reste peu de temps. Il y a quatorze hommes armés à l'intérieur du bâtiment. Fit un homme de grande taille et aux larges épaules.
Arizona fit un signe de tête montrant qu'elle avait prit note des informations. Une femme aux aires candides, s'avança.
-Tous les systèmes de sécurités sont out, grâce au génie de votre hacker préférée. Comme demandé par son altesse les systèmes de vidéos surveillances ont été déroutées et répondent à mes ordres.
-Bon boulot April, on continue de suivre le plan. Toi et Marie, vous vous chargez de la communication et surtout du relais média. Owen je te laisse le soin de t'occuper des hommes armée avec ton équipe. Moi et Madame Abbot.
-Et moi ! L'interrompu Callie, attirant tous les regards sur elle. Arizona la regarda légèrement frustrée par son intervention.
-Et avec Callie Torres ici présente, nous allons directement nous rendre près de Peter Clay. Des questions ?
-On fait quoi une fois Stark et son armée arrivés ? Demanda le dénommé Owen.
-Vous gagné du temps, si la situation se complique et que le plan semble compromis vous vous dispersez et partez sans vous retourner.
Le silence qui suivit était lourd de signification.
-Bien, on n'a pas vraiment de temps à perdre, alors au boulot.
Owen et ses hommes ouvrirent la marche. Ils rentrèrent sans trop de difficulté dans le bâtiment .Les coups de feux se firent cependant rapidement entendre.
Arizona tendit un petit dispositif à Callie.
-Système d'écoute. Ok, pas d'héroïsme, si sa tourne mal on recule.
Callie logea l'appareil dans son oreille.
-Sa me va, tant que cette consigne s'applique à toi aussi.
Arizona lui sourit, avant de se tourner vers Mona.
-Bien allons-y, votre ami doit nous attendre.
La femme ne répondit rien, mais elle n'en menait pas large. Elles avancèrent vers l'entrée.
-April comment s'annonce les choses ?
-Owen fait du bon boulot. Vous pouvez rejoindre le gros méchant loup sans trop d'entrave. Si tu veux mon avis, c'est même trop facile.
La voie de Marie s'éleva à son tours :-Je suis assez d'accord avec April. Y a quelque chose qui n'est pas clair. Restez sur vos gardes.
-Compris. Elle partagea un regard convenu avec Callie.
-Je prends les devant. Annonça celle-ci.
Elle ouvrit donc la marche, l'arme au poing à l'affut du moindre bruit, du moindre mouvement.
-La voix est libre, Clay est au premier étage. Aucun homme au alentour. Fit Owen.
Il y avait clairement quelque chose qui se tramait. Mais Arizona en n'avait que faire, elle avait un but précis. Et peut importe que le piège se referme sur elle. Elle irait au beau milieu de tous cela. Elle voulait des réponses.
-Arizona. Commença Callie mais celle-ci la coupa, d'un signe de main.
-Bien, évacuez le bâtiment et gardez Stark aussi loin que possible d'ici.
-Compris ! Fit Owen clairement résigné à essayer de raisonner la jeune femme.
-Calliope si tu veux faire demi-tour c'est maintenant.
-Et rater le grand final ! Hors de question !
Arizona lui offrit un sourire radieux à cette réponse. Avoir cette femme à ses côtés la rassurait. Même si elle était consciente du danger tant pour elle que pour Callie. Elle était heureuse qu'elle prenne le risque de rester avec elle. C'était sans aucun doute très égoïste de sa par. Mais c'était plus fort qu'elle.
Callie ouvrit la porte imposante de la pièce où se trouvait le dénommé Clay. Elle pointa son arme dans la direction d'un homme d'une cinquantaine d'années, assit dans un immense fauteuil, un sourire présomptueux collé au visage.
-Mesdames, je vous attendais avec impatience !
