Ch.3 : T'aimer et mourir
Lex avait la tête qui lui tournait un peu. Les événements s'enchaînaient un peu trop vite. D'abord cette histoire, la veille, avec la fille qui l'avait drogué. Puis... le corps de Clark sous le sien, sa bouche contre la sienne, sa peau sous ses doigts, et un immense sentiment de dépit, sans qu'il sache s'il regrettait d'avoir très probablement perdu l'amitié de Clark par ses actes ou bien de n'être pas allé jusqu'au bout, de n'avoir pas pu posséder au moins une fois le corps de son fermier quitte à le perdre après... Et ensuite, le rendez-vous urgent avec son avocat, qui s'était révélé être devenu fou, ou peut-être drogué, et qui l'avait assommé et emmené dans ce hangar où il venait de se réveiller, attaché debout à un poteau.
-Enfin réveillé, mon Lex ? dit une voix.
Le prisonnier regarda autour de lui : ce hangar semblait être un laboratoire. Il voyait sur une étagère des morceaux de météorites vertes et rouges, sur une autre des produits étranges, sur une table quelques fioles remplies d'un liquide rouge et vert... et derrière la table la jeune femme qui avait parlé. La jeune femme de la veille. A ses côtés se tenait l'avocat de Lex, celui qui l'avait assommé, et qui regardait maintenant Sylvia comme si elle était Aphrodite incarnée, murmurant :
-Vous avez vu mon amour je vous l'ai amené comme vous me l'aviez demandé... Ô ma douce... S'il vous plaît embrassez-moi, je vous désire tellement, je suis votre serviteur...
Lex eut une grimace de dégoût, espérant qu'il n'avait pas proféré de telles inepties la veille. Apparemment cette femme possédait une drogue très efficace. Elle-même devait être agacée par le babillage incessant de l'avocat, car elle attrapa un couteau et d'un mouvement fluide lui trancha la gorge, en lui accordant à peine un regard.
"Nympho ET psychopathe", songea Lex.
-Ma chère Sylvia, je suis ravi de vous revoir, commença-t-il sur le ton de la conversation, tout en cherchant du regard comment s'enfuir de cet endroit qui n'augurait rien de bon.
-Mmm je n'en doute pas mon chéri, mais pas autant que je le suis de te voir... Même si tu n'as pas été très gentil hier soir... Pas beaucoup plus qu'il y a six mois, en fait.
Ah. Il l'avait rencontré il y a six mois. Lex fouilla dans son cerveau un souvenir ou une information qui pourrait lui servir, mais rien sur cette femme ne lui revint. Il l'avait complètement oubliée, comme beaucoup d'autres. Pendant ce temps, Sylvia s'était saisi d'une fiole, l'avait agitée et avait bu son contenu d'un seul trait. Elle avait compris que les effets de l'elixir ne duraient que quelques heures.
-Je te laisse le choix, Lex. Soit tu m'épouses, comme tu aurais du le faire il y a six mois ; soit tu meurs ici et maintenant, et toi mort je n'aurai aucun mal à remporter mon procès pour viol et à saisir une bonne partie de ta fortune. Surtout que je sais me montrer TRES persuasive avec les avocats, comme tu as pu le voir, et je suis sûre que je ferai le même effet au juge...
-Je te propose un marché encore plus intéressant : tu me laisses partir d'ici et je te donne l'argent que tu veux sans même que tu aies besoin... d'user de tes charmes sur le juge.
Sylvia éclata de rire.
-Lex, Lex... dès que tu seras sorti d'ici je crois que tu oublieras de me donner ton argent... Non ça ne marche pas comme ça... Et puis c'est toi que je veux mon amour...
Elle se rapprocha de lui et souffla doucement sur son visage, faisant pénétrer dans l'organisme du milliardaire des molécules extra-terrestres qui avaient un effet aphrodisiaque et hypnotique. Aussitôt le corps de Lex se tendit, avide de caresses, et quand elle répondit à son désir en lui effleurant la poitrine il ne put s'empêcher de gémir :
-Clark...
Ce nom eut l'effet d'une gifle sur la jeune femme. Furieuse, elle lui saisit le menton et l'obligea à la regarder en face. Dans les yeux de Lex, elle pouvait lire un désir intense, presque fou, mais qui n'était pas pour elle.
A ce moment, la porte du hangar s'ouvrit en grand.
-Lex !
D'un regard, Clark jaugea la situation. Devant la porte qu'il venait d'ouvrir, un escalier qui descendait, et en bas du hangar... Lex attaché à un poteau et la femme de la photo collée à lui, l'air menaçant. Sans réfléchir davantage, il descendit en courant l'escalier et se précipita vers son ami. Mais alors qu'il se faufilait entre les tables sur lesquelles trônaient de nombreuses fioles d'extrait de kryptonite, il se sentit mal, trébucha et s'écroula sur le ciment.
-Clark ! Qu'est-ce que tu fais là ? Va-t-en, elle est dangereuse !
-"Clark" ?, répéta Sylvia, comprenant que c'était là le nom qu'avait prononcé Lex en gémissant de plaisir. C'est LUI que tu veux ? Peuh, tu me dégoûtes ! Très bien. Je renonce. Vous mourrez ensemble, alors. C'est dommage, Lex, nous aurions pu être un couple très heureux.
La brune s'approcha de l'adolescent qui était couché par terre, tentant en vain de se relever. La présence de kryptonite verte lui ôtait toute sa force, mais en même temps la kryptonite rouge supprimait ses inhibitions et il réussit à prononcer à l'adresse de Sylvia une volée d'injures très imagées qu'il ne se savait même pas connaître. Cette dernière lui adressa un violent coup de pied, puis se saisit d'une corde et tira Clark jusqu'au poteau où était Lex. Elle l'y attacha, et se dirigea vers une immense valve d'eau.
-Adieu, Lex, dit-elle en ouvrant la valve, libérant des trombes d'eau qui se déversèrent dans le hangar.
Elle récupéra les fioles du produit fabriqué par son père, remonta les escaliers et sortit du hangar, ne laissant aux deux hommes qu'une promesse de noyade.
Pas besoin d'être Sherlock Holmes pour voir que la situation était plutôt mauvaise. La salle était parfaitement étanche et le niveau de l'eau montait lentement mais sûrement. Lex avait déjà les chevilles trempées. Ils étaient tous les deux attachés et en plus Clark était, pour une raison quelconque, dans les vapes. Lui-même avait du mal à concentrer ses pensées sur la manière de s'échapper de ce traquenard, tant la proximité de Clark perturbait tous ses sens. Lex tenta de dégager ses mains qui étaient ligotées au-dessus de sa tête, mais ne parvint qu'à les baisser un peu. Le poteau était carré avec des arêtes assez pointues, et le jeune milliardaire songea qu'il pourrait peut-être entailler ses liens. Il serait plus pratique pour cela d'être face au poteau, et il pivota un peu, mais trébucha sur Clark qui gisait toujours par terre, sur le ventre. Ses liens glissèrent vers le bas du poteau et il tomba accroupi, les jambes autour du corps du fermier.
-Clark, tu m'entends, il faut qu'on sorte de là !
Mais Clark n'avait pas l'air d'avoir conscience du danger. Il ne sentait que le corps de Lex bougeant sur le sien et soupirait bruyamment. Lex s'aperçut que le niveau de l'eau allait bientôt atteindre le visage de Clark et qu'il fallait absolument qu'il se lève ou du moins qu'il se retourne sur le dos pour ne pas mourir étouffé.
-Retourne-toi, Clark, tu m'entends ? Clark !
Le corps de Clark tremblait, mais échappait visiblement au contrôle de son propriétaire. Tout en continuant d'appeler le nom de son ami, inquiet qu'il ne répondit pas, Lex donna comme il put des coups de genoux dans son torse, dans l'espoir de le faire réagir. Inconsciemment, il commença à donner des coups de rein et une douce chaleur s'éleva dans son corps depuis son bas-ventre, lui embrouillant l'esprit. Le fermier commença lui à gémir, jusqu'à ce que l'eau s'engouffre dans sa bouche ; il sembla alors reprendre un peu conscience et trouva la force de se retourner sur le dos, bousculant Lex à côté de lui. Epuisé par cet effort et par la présence prolongée de kryptonite verte près de lui, il demeura immobile en haletant. Lex se rapprocha de lui, tentant de le ramener à la réalité. Mais Clark ne voyait rien du monde extérieur, il ne voyait que le beau torse glabre à travers la chemise blanche trempée, les lèvres de Lex qui remuaient, loin de lui, si loin de lui... Sous l'influence de la kryptonite rouge, il avait envie de serrer ce corps si fragile, de le prendre, le violer... Mais il arrivait à peine à bouger, à murmurer :
-Lex, touche-moi... serre-moi...
-Tu... tu n'es pas dans ton état normal Clark, ne t'en fais pas, on va s'en sortir.
Garder la tête froide. Garder la tête froide. Lex se répétait ces quatre mots encore et encore, en essayant de ne pas remarquer que Clark bougeait ses hanches contre les siennes, que sa bouche essayait d'attraper son visage... Il tirait sur ses liens, les frottait contre l'arête du poteau, mais la corde était solide. Il tenta de se relever mais ses pieds glissèrent dans l'eau et il retomba allongé sur Clark, qui gémit de plaisir. Garder la tête froide.
-Lex ?
-Oui, Clark ?
-Embrasse-moi.
Ils n'avaient sans doute plus que quelques minutes à vivre, mais c'en était trop pour un Lex encore sous l'emprise de l'haleine aphrodisiaque de Sylvia. Il abandonna sa lutte contre ses liens et embrassa Clark à pleine bouche, avec l'énergie du désespoir, comme si ce baiser était leur dernière chance de salut. Ils s'embrassèrent, encore et encore, jusqu'à ce que l'eau atteigne leur menton. Lex tenta alors de nouveau de se relever, et cette fois y parvient, moitié poussant au sol, moitié nageant. Clark, comme accroché à la bouche de Lex, suivit le mouvement. A cause de la kryptonite verte cependant, il ne tenait debout que grâce au poteau et au corps de Lex.
Ce dernier avait finalement lâché la bouche du fermier pour arracher les boutons de sa chemise à carreaux avec ses dents. Frustré de ne pouvoir utiliser ses mains, il déploya avec sa bouche deux fois plus de vigueur que d'habitude pour compenser. Il suçait, embrassait, mordait, léchait tout le torse du brun, dont la peau était aussi tendre que celle d'un humain. Clark, enhardi par la météorite pourpre, lui demandait des choses de plus en plus osées entre deux gémissements, et c'était une torture pour Lex de ne pouvoir assouvir tous les désirs du brun à cause de leurs liens. Il ne pouvait même pas enlever ses vêtements. Il remonta de nouveau son visage pour embrasser le brun, tout en collant son entre-jambe contre le sexe qu'il sentait durci de Clark. L'eau ne leur montait encore que jusqu'aux cuisses, mais leurs pantalons étaient déjà trempés et il en percevait d'autant mieux à quel point Clark était dur. Ils frottèrent leur bassin l'un contre l'autre, d'abord lentement puis plus rapidement, dans une parodie de l'acte sexuel. Clark grognait de plaisir, mais Lex lui bouillait d'une haine telle qu'il en avait rarement connu, à l'encontre du pantalon de Clark qui emprisonnait l'objet de ses désirs.
Ignorant l'eau qui commençait à atteindre leur taille, il fit coulisser ses liens vers le bas du poteau et descendit jusqu'à avoir la tête au niveau de l'entre-jambe de Clark. Il se débâtit quelques secondes avec la braguette et ses dents finirent par gagner. En s'aidant de sa langue, des ses dents et de son menton, Lex baissa comme il put le pantalon et le boxer de Clark, libérant son érection. Pressé par un sentiment d'urgence tout à fait compréhensible au vu de la situation, il s'empara aussitôt à pleine bouche du sexe tendu vers lui. Clark poussa un long gémissement, convaincu d'avoir franchi les portes du Paradis – et complètement inconscient du fait qu'une prochaine noyade risquait de l'y envoyer pour de bon.
-Lex... je t'aime...
Le jeune Luthor ne pouvait répondre, mais les caresses de sa langue et les mouvements de va et viens autour du sexe de Clark en disaient assez long. Malgré sa faiblesse et sa presque totale absence de mouvements, le corps de Clark se tendait de temps en temps en un violent coup de rein, et son sexe raclait alors la gorge du chauve. Le niveau de l'eau finit par atteindre l'endroit où la bouche de Lex travaillait au plaisir de son fermier, et il songea qu'il serait heureux de mourir noyé avec Clark à l'intérieur de lui, que ce serait mille fois préférable à lâcher le brun ne serait-ce que quelques secondes pour remonter à la surface et reprendre sa respiration. Mais le brun jouit à ce moment-là, en hurlant le nom de l'homme dans la bouche duquel il répandait son essence, et Lex décida qu'avant de mourir il devrait encore continuer le plus longtemps possible, jusqu'à la toute dernière seconde, à procurer du plaisir à celui qui s'était emparé de son coeur.
Il remonta à la surface et reprit la bouche du brun, mêlant ensemble l'essence de ce dernier à leurs deux salives. L'eau poursuivait son œuvre destructrice, en renversant les tables et les étagères. Mais les deux hommes étaient entièrement l'un à l'autre et ne remarquèrent pas qu'elle avait emporté toutes les fioles contenant les produits extraits de kryptonites, et que seul demeurait près d'eux un débris de météorite verte et un rouge, sur une étagère. L'eau s'empara enfin de la kryptonite verte, et Clark recouvra aussitôt sa force surhumaine. Il ne songea cependant pas une seule seconde à les sortir de là, l'esprit encore altéré par la roche rouge, et commença au contraire à prendre les devants avec un Lex surpris du changement d'attitude de son aimé. Pour ne plus être gêné par l'eau qui leur arrivait maintenant au nombril, Clark fit glisser ses poignets vers le haut et grimpa à la force de ses bras vers le haut du poteau, s'appuyant tantôt sur ses poignets, tantôt sur ses pieds qu'il collait au poteau ; dans le même temps, il soulevait sans peine Lex dont les poignets étaient accrochés au-dessus des siens. Quand il fut à une hauteur suffisante, il entoura le chauve de ses jambes puissantes pour le soutenir, et entendit un soupir de soulagement : les bras de Lex étaient solides, mais pas suffisamment pour soutenir trop longtemps le poids de son corps.
Dans cette position étrange, Lex était prisonnier, presque incapable de tout mouvement. Heureusement, une table qui flottait passa sous ses pieds et il y prit appui. Mais Clark avait décidé que c'était à son tour de prendre l'initiative. Il y avait beaucoup trop de tissu sur leurs jambes à son goût, et se moquant de révéler son secret à Lex, fit cramer avec ses yeux le haut de son pantalon et celui de Lex. La puissance du rayon réduisit instantanément les vêtements en cendres, sans même qu'ils prennent feu, et le sexe tendu de milliardaire fut enfin lui aussi libre. Avant que Lex comprenne ce qui se passait, Clark lui serra plus fort la taille avec ses jambes, le forçant à se rapprocher, et s'empala aussi profondément qu'il put sur la verge du chauve. Les deux crièrent ensemble de plaisir. Si Clark avait eu davantage de maîtrise sur son cerveau à cet instant, il aurait pu noter l'information pratique qu'un corps de kryptonien ne ressentait pas de douleur même lorsqu'il était brusquement pénétré sans préparation ni lubrifiant. Uniquement du plaisir. Mais son cerveau était complètement ailleurs pour le moment.
Bien que l'étrange aphrodisiaque de Sylvia poussât Lex à continuer immédiatement, un sursaut de remords s'empara de lui. Clark était son meilleur ami, et il était mineur de surcroît !
-Clark, tu es bien sûr que c'est ce que tu veux ?
-Un peu tard pour y penser, non ?
Et reprenant l'initiative, le brun commença à aller et venir sur le sexe de son amant, de plus en plus vite. Ce dernier ne resta pas longtemps passif, le désir de jouissance oblitérant toute pensée cohérente, et il donna de grand coups de rein à l'encontre de Clark, tentant d'atteindre sa prostate à chaque fois. Lex tentait en même temps d'appliquer un suçon dans le cou du brun, mais la peau d'acier de l'extra-terrestre lui résistait, le mettant en rage. Il suça plus fort, mordit, et en même temps les mouvements de son bassin se firent plus violents, plus erratiques. Clark hurlait de plaisir.
L'eau fit alors tomber le morceau de météorite rouge de l'étagère, et il coula loin des deux amants. Clark, libéré de son emprise, se retrouva un peu surpris de la situation.
-Lex ? qu'est ce qui se pa-aah !
Lex, rendu fou par le contact de Clark le long de son sexe, par l'idée qu'il était enfin dans le corps de son fermier, par l'excitation visible qu'il procurait à ce dernier, ne l'écoutait plus. Au contraire, il tenta d'accélérer le rythme ; mais à sa grande déception l'eau ralentissait tous ses mouvements. Ce n'était déjà que grâce au poids du corps de Clark qu'il parvenait à maintenir ses pieds sur la table, et bouger comme il l'entendait était devenu très difficile. Il jura de dépit. Refusant de se laisser vaincre par l'eau, il rassembla ses forces pour donner un coup de rein particulièrement puissant.
-Lex, il faut sortir d'ici ! Je... aaah !
Clark gémit encore une fois, et bien qu'il ne fut plus sous l'influence de la roche pourpre il ne put s'empêcher d'aider Lex dans sa tentative d'accélérer le rythme, n'étant pas lui-même ralenti par l'eau. Il avait de nouveau oublié leur situation précaire et suivait de ses hanches les mouvements de Lex. Tout en adoptant un rythme fiévreux, les deux hommes s'embrassèrent encore, jusqu'à ce que Clark perde le contrôle de sa bouche tant il gémissait de plaisir, et enfin ils jouirent tous deux.
Epuisé, Lex se retira du brun, posa sa tête contre son épaule et s'apprêta à mourir là, heureux. Clark était lui essoufflé comme jamais il ne l'avait été, mais il n'était pas question qu'il laisse mourir Lex. D'un simple mouvement du poignet, il brisa le poteau et les libéra tous deux. Tenant d'un bras le corps de Lex qui n'était que vaguement conscient, il nagea jusqu'aux escaliers. Il prit alors Lex dans ses bras et, pour éviter de se balader sous les yeux des passants les fesses à l'air, fonça en super vitesse jusqu'au manoir, dans la chambre de Lex. Il le déposa doucement dans son lit et, ignorant le murmure du chauve qui prononçait son nom, rentra à la même vitesse dans sa propre chambre à la ferme.
Keiith :
Bon je ne suis pas tout à fait certaine que tout ce que j'ai écrit soit très réaliste... mais on s'en fiche, non ? :3
(PS : non, je n'ai jamais testé de telles acrobaties xD)
