Ch. 5 : Emprisonne-moi dans tes bras
- Tu voulais me parler, Lex ?
Lex contempla le jeune fermier. N'était-il pas encore plus beau et désirable que la veille au matin ? Mais Clark gardait obstinément les yeux fixés sur ses pieds, et il songea le coeur battant qu'il devrait sans doute recourir à l'elixir de Sylvia pour parvenir à ses fins. Oui mais, oserait-il faire cela à Clark ?
Ce dernier avait longtemps hésité avant de venir au manoir. Sa mère lui avait transmis le message de Lex, mais il était resté tétanisé une bonne heure avant de se résoudre à aller visiter... son ami ? son amant ? son simple voisin ? Et maintenant, il regrettait d'être venu, ne sachant que dire, regrettant que ses pouvoirs extra-terrestres ne comprennent pas la faculté de parler d'une voix neutre quand son coeur était en lambeaux.
-Je voulais t'apprendre que la police avait attrapé la folle qui a tenté de nous tuer hier.
Clark ne répondit pas.
-Clark je, euh...
Sa main caressa la boîte dans laquelle reposaient les fioles d'elixir. La tentation était forte.
Les yeux de Clark remontèrent presque inconsciemment vers ceux du milliardaire, avant de retourner immédiatement à leurs chaussures. Le brun rougit fortement. Un étau serra douloureusement le coeur de Lex. Il ne pouvait pas abuser davantage de l'homme qu'il aimait. Sa main abandonna à regret la boîte de Pandore.
-Je suis désolé, pour ce qui s'est passé hier.
Et voilà, on y était, songea Clark. Au moins, il s'excuse, je ne crois pas qu'il en ait fait autant avec toutes les filles qu'il a rencontrées. Mais... j'aurais préféré qu'il ne s'excuse pas... j'aurais alors pu m'imaginer qu'il ne le regrettait pas. "Ce n'est pas grave, laisse tomber", essaya-t-il de dire, mais les mots ne franchirent pas ses lèvres. Il ne les pensait pas.
-Clark ? Parle-moi.
Clark restait muet.
-Tu gardes encore tes pensées secrètes ? La force de l'habitude, sans doute... Combien as-tu de secrets, Clark ?
Enervé par le silence du brun, il s'approcha et lui saisit soudain les poignets.
-Aucune trace des cordes, hein ? Et là, poursuivit-il et ouvrant d'un coup sec sa chemise à carreaux, aucune trace de morsure ni de suçon ! Je t'ai pourtant bien travaillé hier soir, mais tu n'es pas comme tout le monde, n'est-ce pas Clark ! Alors, quoi ? Tu as une force exceptionnelle, tu fait cramer les pantalons, ton corps ne ressens pas les brûlures ni les morsures... Est-ce qu'il ne ressent rien ? Ni douleur, ni plaisir ? Qui es-tu, Clark ! ... Mais bien entendu, tu n'as pas assez confiance en Lex Luthor pour me le révéler.
-La...
Clark avait chuchoté.
-Oui ?
-Lâche-moi les mains, Lex..., articula-t-il d'une voix plus forte.
Clark avait enfin tourné son visage vers celui de Lex et ce dernier s'aperçut que le jeune homme était rouge vif, avec des yeux suppliants. Cédant à une impulsion, il le poussa contre un mur et l'embrassa rageusement, lui enserrant les poignets encore plus fort. Lorsque leurs lèvres se séparèrent, Lex constata :
-Si tu veux partir, Clark, tu n'as qu'à me repousser. Je sais que ta force est largement supérieure à la mienne.
Mais Clark ne bougea pas. Il fixait les yeux du milliardaire avec espoir, le coeur battant à tout rompre, et soudain détourna la tête, gêné.
-Je... mon corps n'est pas insensible à tout. A la douleur, oui, mais...
Clark se tut de nouveau. Mais Lex sourit intérieurement : c'était déjà un début de révélation. Il allait arracher tous ses secrets à Clark, un à un.
-Mais ? demanda-t-il en lâchant les poignets de Clark pour glisser ses mains autour de la taille de l'adolescent.
-Aah ! Arrête, Lex, ce n'est pas drôle !
-Je ne ris pas du tout.
-...
-Clark ?
-Il... Il faut que j'y aille...
-Tu n'iras nulle part.
Ce disant, Lex plongea vers le cou de son amant et tenta de nouveau de le marquer, avec ses lèvres, sa langues, ses dents... Bien qu'il ne réussit pas à laisser la moindre trace sur la beau du brun, ce dernier eut un soubresaut et repoussa brutalement le chauve. Heureusement pour Lex, il atterrit dans son canapé.
-Je ne suis pas un jouet avec lequel on s'amuse un jour et qu'on casse le lendemain, Lex !
Il s'apprêtait à partir en super vitesse lorsque Lex lança un appel désespéré :
-Je t'aime, Clark !
L'interpellé se figea. Il allait répliquer une remarque acerbe, mais il vit que le visage du milliardaire portait toutes les traces de la sincérité. Perdu, tétanisé, Clark n'osait plus bouger. Ni s'enfuir, ni s'approcher de Lex. Le temps semblait s'être arrêté.
La pluie commença à tomber, et les chocs répétés des gouttes contre les vitres étaient les rires moqueurs des anges du Paradis, qui leur rappelaient ce qu'ils avaient connu dans le hangar.
-Je t'aime, répéta Lex. Tu n'es qu'un foutu gamin, ringard, niais, crédule, obsédé par une fille stupide, aux ambitions limitées à une ferme, peut-être même pas humain... mais je t'aime. Et même si tu pars d'ici maintenant, je te jure que je te retrouverai, aussi vite que tu puisses courir.
-...
-Tu ne pars pas ?
-Je... n'en ai pas vraiment envie.
C'est à peine si Clark entendit ses propres mots tant les battements de son coeur étaient bruyants. En revanche, il entendit parfaitement les mots que Lex lui chuchota à l'oreille tandis qu'il le conduisait dans sa chambre, et ces derniers lui arrachèrent un nouveau rougissement. Lex le fit s'allonger sur son lit et le couvrit de son corps. Il s'empara de sa bouche et entreprit de la fouiller longuement de sa langue. Lorsqu'il releva la tête pour attraper une bouffée d'air, Clark leva la tête pour rattraper les lèvres qui s'échappaient, et immisça à son tour sa langue dans l'humide cavité du milliardaire, d'abord timidement, puis, enhardi par les encouragements de son amant, plus passionnément. Leurs langues jouaient un ballet étrange, se frôlant, s'enlaçant, attaquant la gorge de l'autre. Tout en cherchant à posséder entièrement la bouche de Clark, Lex enlevait la chemise de son amant, la passant par dessus ses épaules avec force caresses.
Ils se remirent en position assise et Clark acheva d'ôter sa chemise. Puis, les doigts fébriles, il s'attaqua aux boutons de celle de Lex, mais ne parvenant pas à contrôler sa force il en arracha un.
-Hola, doucement Clark, tu sais combien coûte cette chemise ? le réprimanda Lex.
Honteux, Clark lâcha immédiatement la chemise et mit les mains sur son visage pour cacher sa gêne. Avec un petit rire, Lex lui chuchota à l'oreille :
-Tu es vraiment trop mignon quand tu rougis...
Et arracha sa chemise d'un coup sec, déchirant le tissu.
-Ne te moque pas de moi ! protesta Clark.
Lex rit encore et s'empara d'un des tétons de Clark avec sa bouche, le suçant avidement, tandis que sa main titillait le second. Les nerfs tendus à l'extrême, Clark frissonna et bascula la tête en arrière. Ses propres mains se placèrent sur le crâne chauve et doux et il fut surpris de constater à quel point le caresser était sensuel. Lex répondit à ses caresses en parcourant tout son torse de sa langue, sans que ses doigts ne lâchent les tétons dressés. Il remarqua que Clark appréciait non seulement les baisers mais aussi les petites morsures, qui par ailleurs ne lui causaient aucune douleur. Lorsque les soupirs de contentement de Clark se muèrent en une respiration difficile et empreinte de frustration, il se décida enfin à descendre doucement sa langue vers le nombril du brun, avec lequel il joua quelques secondes, puis plus bas, jusqu'à s'arrêter au bord du pantalon. Prévoyant la suite, Clark donna convulsivement un léger coup de bassin qui fit sourire le chauve, mais il fallait encore que son aîné finisse de lui ôter ses vêtements, ce qui prit encore quelque temps.
Quand Clark fut enfin dans son plus simple appareil, Lex prit le temps d'admirer le corps du fermier, dont il n'avait eu un aperçu que très restreint dans le hangar. Il avait les muscles fermes d'un garçon habitué aux travaux physiques, les jambes bien dessinées et un large torse. Son sexe tendu était d'une taille tout à fait appréciable et son visage était en cet instant plus érotique que jamais, les yeux hagards et suppliants, les lèvres rougies et la respiration haletante.
-Lex... appela le brun, désespéré de ne plus être touché.
Le milliardaire glissa doucement sa tête entre les jambes repliées du brun, mais plutôt que de satisfaire tout de suite son désir il caressa de sa langue l'intérieur de ses cuisses, en se dirigeant lentement du genou vers le sexe qui l'appelait de ses voeux, mais en s'arrêtant juste avant de le toucher pour repartir depuis l'autre genou.
-Lex ! cria le fermier que la torture du chauve rendait fou.
Enfin, gagné par la même excitation que son amant, Lex saisit la verge tendue et après quelques coups de langue, la fit pénétrer lentement dans sa bouche. Clark ne l'entendait pas de cette manière et, exaspéré, souleva brusquement ses hanches pour s'y introduire profondément. Lex, à moitié étouffé et soudainement très excité, ôta sa bouche pour la replacer immédiatement autour du sexe du brun, remonta encore ses lèvres et les redescendit, en un rapide mouvement qu'accompagnaient les caresses de sa langue.
Entre deux gémissements, Clark fut brutalement envahi d'un immense sentiment de culpabilité. Cet homme qui lui procurait tant de plaisir... il lui avait menti si longtemps ! Et continuait de lui mentir... Avait-il le droit de recevoir autant de tendresse de sa part malgré son terrible secret ?
-Lex, attends ! s'exclama-t-il, en total désaccord avec ce que réclamait son corps. Il... Il faut que je te dise...
Des larmes jaillirent de ses yeux tandis que, sans qu'ils puissent empêcher les terribles mots de s'échapper de sa bouche, il révélait enfin son secret au jeune Luthor. Le récit fut bref, entrecoupé de petits cris de plaisirs tandis que Lex poursuivait son œuvre sur la virilité de son amant, mais mentionna tout ce qui lui passait par la tête : la planète Krypton, sa non-humanité, son arrivée sur Terre, ses différents pouvoirs, l'effet des éclats de météorite sur lui, ainsi que ses craintes d'être découvert, ses remords d'avoir menti à Lex, sa terreur d'être rejeté à présent.
Lorsqu'il s'aperçut que la bouche de Lex lâchait son sexe, il crut que tout était perdu.
Mais Lex en avait simplement assez d'entendre le brun parler, sans se concentrer sur les attentions qu'il lui offrait. Il avait compris ce qu'il lui racontait dans les grandes lignes, mais s'aperçut que ce secret qu'il avait tant désiré découvrir autrefois ne revêtait finalement qu'une importance minime. Quelle que soit la planète d'où il vienne, Clark Kent restait Clark Kent. Agacé par les excuses et supplications de son amant, il éloigna sa bouche de la virilité dressée et l'accola aux lèvres de Clark, l'obligeant à se taire. Ses mains attrapèrent ce que sa bouche avait abandonné et poursuivirent ce qu'elle avait commencé.
Clark tenta de se débattre pour continuer à parler, mais les lèvres de Lex l'enserraient fermement et sa langue s'introduisit de nouveau dans sa bouche, l'empêchant totalement de s'exprimer. Les mains du brun attrapèrent alors les épaules du chauve et les serrèrent convulsivement, arrachant un cri de douleur à leur propriétaire.
-Stop, Clark !
-Dé... désolé !
Les yeux écarquillés, le Kryptonien vit les marques qu'il avait infligées aux épaules de l'être aimé et ses larmes s'écoulèrent de plus belle. Jamais encore il n'avait autant détesté sa force surhumaine. Il avait blessé Lex ! Il ne pourrait en être autrement s'ils avaient de telles relations, à quoi donc pensait-il ?
Voyant que le brun tentait de sortir du lit, Lex, répéta son ordre.
-Laisse-moi partir, Lex... Tu le vois bien, je ne suis pas humain, je ne réussirai qu'à te blesser...
-Clark...
-Quoi ? Même si je ne m'agrippe pas à toi, il faut bien que ces foutues mains se posent quelque part, et je risque de déchirer le matelas... même si tu m'attachais aux barreaux de la tête de lit je les arracherai, et je te blesserai... Je... je ne peux sans doute pas faire ça, je ne suis même pas humain après tout...
-Calme-toi Clark. Tu parles trop. Ecoute-moi.
-Mais Lex je...
Peu habitué à ce qu'on lui désobéisse, Lex saisit les main de Clark et les plaça sur la bouche trop bavarde.
-Là. Ca t'empêchera de parler. Tu ne risques pas de te blesser toi-même, n'est-ce pas ? Alors tu vas laisser ces mains là, je t'interdis de les bouger. Et je ne veux plus t'entendre, tu as compris ? Pas la moindre parole, pas le moindre gémissement. Tu te tais et tu me laisses faire.
Clark hésita, puis hocha la tête en signe d'assentiment. Satisfait, Lex ajouta en un murmure :
-Et, Clark... pour le reste... je m'en fous complètement.
Les yeux du fermier s'illuminèrent. Lex reprit enfin ce qu'il avait abandonné, et Clark dut serrer fermement ses mains sur sa bouche pour s'empêcher de d'émettre le moindre son. Etait-ce seulement son imagination, ou la bouche de son amant était-elle encore mille fois plus sensuelle que quelques minutes auparavant ? Le fait que Lex ait enfin entendu son secret et l'aie accepté si facilement exacerbait le plaisir qu'il ressentait à chacune de ses caresses. Il ne pouvait plus respirer que par les narines et cela devenait de plus en plus difficile à mesure que son plaisir approchait son paroxysme. Il ne tarda pas à se libérer dans la bouche de son aîné, sans pouvoir retenir un son étouffé qui lui valut un léger mordillement à la poitrine en guise de punition.
Lex écarta les mains du jeune homme pour pouvoir l'embrasser à nouveau, et le sperme du brun se répandit un peu sur son visage. Lex le lécha pour en récupérer la moindre goutte, qu'il avala avec délices. Sans que leurs visages enfiévrés ne se séparent, Lex entreprit d'enlever ce qui lui restait de vêtements, et soupira d'aise lorsque son sexe emprisonné put enfin se dresser pleinement.
Dérogeant aux plans que son aîné avait pour lui, Clark le souleva comme un fétu de paille et le renversa sous lui. Sans écouter les protestations qui s'élevèrent de la bouche aimée, il se retourna, plaça ses genoux autour du torse glabre, et effleura timidement de sa langue la verge dressée. Lex émit un grognement et entreprit de donner des directives au brun sur la manière de s'y prendre. Clark obéissait, heureux d'entendre aux soupirs de satisfaction du chauve qu'il ne s'y prenait pas trop mal.
Mais Lex ne se contenta pas longtemps de ces attentions qui bien que fort agréables, ne parvenaient pas à lui faire oublier le panorama qu'il avait sous les yeux. Les fesses de Clark bougeaient lascivement au-dessus de son visage tandis qu'il était concentré sur le bas de son anatomie, et la délicate rose en leur centre semblait appeler Lex. N'y tenant plus, le jeune Luthor saisit les magnifiques fesses de ses mains en plongea sa langue dans l'antre chaude, surprenant Clark qui poussa un cri avant de reprendre le sexe de Lex entre ses lèvres, en lui appliquant des mouvements beaucoup plus désordonnés sous l'effet de l'excitation. La langue de Lex suivait de lents mouvements de va et viens, savourant chaque parcelle de l'intérieur de Clark, et ce dernier sentit qu'il perdait le contrôle de son corps. Les caresses de plus en plus erratiques de la bouche de Clark sur son sexe accentua encore la fièvre du chauve, qui ordonna au brun de se remettre en dessous, à quatre pattes sur le lit.
-Agrippe et déchire et matelas autant que tu veux, j'en achèterai un nouveau chaque jour s'il le faut.
Malgré sa douloureuse impatience, Lex se refusait de risquer de blesser son cadet, et offrit ses doigts à la bouche de Clark pour qu'il les enduise de salive, à défaut d'avoir un lubrifiant sous la main. Clark voulut dire quelque chose mais les doigts forcèrent le passage entre ses lèvres et il les lécha avidement. Lex les en ôta et, très lentement, introduit un premier doigt dans l'intimité de Clark, tout en prodiguant force caresses de son autre main au sexe de son amant. Ne constatant aucune résistance, il l'enfonça profondément et le bougea doucement pour amollir les muscles du brun et ne pas le brusquer.
Clark n'essayait pas de cacher le plaisir qu'il ressentait à sentir le doigt de son amant en lui, mais il essaya d'articuler :
-Lex, je... mon corps n'a pas... ne craint pas ça... aaah... c'est bon Lex tu n'as pas besoin de me préparer... aaah...
Mais Lex, inquiet, continuait tout de même de préparer la chaude ouverture, ce qui emplit de frustration son cadet.
-LEX ! Je suis prêt, s'il te plaît...
Enhardi par la demande, l'intéressé introduit un deuxième doigt et constata que le corps du Kryptonien ne lui opposait effectivement aucune résistance. L'antre chaude s'adaptait sans difficulté à l'intrusion étrangère, et même se modelait autour d'elle, s'écartant pour la laisser entrer et se serrant ensuite autour d'elle comme pour l'empêcher de sortir.
-Je t'en supplie, maintenant !
Lex sentait que son amant était à bout, mais l'idée qu'il puisse blesser Clark le tétanisait plus que tout et bien que son corps réclama bien davantage, il s'obligea à introduire auparavant un troisième doigt dans l'intimité du fermier, pour être certain qu'il serait prêt à le recevoir. Clark eut un hoquet de plaisir en sentant la nouvelle intrusion, mais ce n'était toujours pas ce qu'il voulait et il feula de frustration et de rage. Sans qu'il puisse se contrôler, ses yeux s'enflammèrent et cramèrent un peu le mur en face de lui.
En voyant cela Lex se dit que torturer ainsi l'extra-terrestre n'était finalement peut-être pas la meilleure chose à faire, et ôta ses doigts pour plonger aussitôt son sexe dans l'endroit tant désiré. Encore peu habitué à cet étrange corps surhumain, il fut surpris de constater que les fesses de Clark l'avalaient sans broncher dans son intégralité. Les deux amants gémirent. Constatant avec une once de dépit que Lex n'avait pas encore compris la leçon et restait immobile, semblant attendre un peu qu'il s'habitue à la présence de son sexe dans son intimité avant de commencer à bouger alors qu'il ne ressentait aucune douleur, Clark prit son aîné de vitesse et commença à bouger ses hanches, lui faisant comprendre qu'il n'était nul besoin d'attendre. Lex oublia alors toutes ses peurs et ne songea plus qu'à s'enfoncer dans Clark, encore et encore, le plus loin possible. Les mouvements passionnés se muèrent en gestes plus violents tandis que Lex cherchait à posséder avec l'énergie du désespoir ce corps qu'il avait tant désiré et qu'il avait cru ne jamais plus pouvoir toucher. Mais cette violence dans les coups de butoir sur sa prostate ne faisait qu'exacerber le plaisir du jeune Kryptonien, qui avait sauvagement planté ses doigts dans le matelas et commençait le déchiqueter sans s'en apercevoir.
Lex repensait aux événements de la veille, lorsque Clark s'était enfui après qu'il l'eut embrassé, lorsque Clark avait failli mourir noyé par sa faute, et ses coups de reins se firent plus rapide comme pour empêcher le jeune homme de lui échapper. Sa main gauche enserrait toujours le sexe de Clark, même s'il avait du mal à lui faire faire des mouvements ordonnés. Clark criait maintenant, et lui-même sentait qu'il perdait la tête en sentant qu'il était dans son amant, que sa peau frottait contre la sienne, et que le fermier était à lui et à nul autre. N'en pouvant plus, Clark se libéra sur les draps avec un bruit de gorge terriblement sexy. Son amant ne tarda pas à le suivre, et après quelques derniers violents coups de butoir laissa jaillir son essence dans le corps du jeune homme.
Essoufflé, il laissa tomber son torse sur le dos du brun en l'enserrant de ses bras, et fut soudain pris d'une peur panique : et si Clark s'enfuyait encore une fois ? Partait loin de lui ? Peut-être qu'il allait lui reprocher de lui avoir fait l'amour alors qu'il était mineur, ou encore qu'il allait repartir dans l'espace ? Ses pensées perdaient toute cohérence et il imaginait des scénarios de plus en plus improbables, tandis que ses bras resserraient convulsivement leur prise et qu'il ne retirait toujours pas son sexe de l'intimité du jeune homme. Clark du percevoir l'anxiété de son aîné car il dit doucement :
-Je ne vais partir nulle part, Lex.
Et pour la première fois depuis longtemps, Clark crut à ce qu'il disait, malgré la menace que représentait son père biologique, Jor-El : jamais les pouvoirs d'un kryptonien mort depuis longtemps, si puissant fut-il, ne serait plus fort que l'amour démesuré qui l'attachait au jeune Luthor.
Un peu rassuré, Lex se retira enfin et s'allongea sur le matelas quelque peu abîmé aux côtés de son amant. Clark se tourna vers lui et ils se contemplèrent longuement. Puis Lex déposa un doux baiser sur les lèvres du jeune homme et colla son corps nu contre le sien, somnolant déjà à moitié, son souffle chaud chatouillant le cou de Clark. Appréciant le contact, Clark passa lui aussi ses bras autour de son amant en caressant la peau douce. Ils restèrent ainsi quelques secondes, mais Clark sursauta soudain et s'éloigna d'un bond de Lex, se libérant de son étreinte.
-Clark ? demanda un Lex surpris, brusquement tiré du pays des songes.
Le brun s'était mis à l'autre bout du lit et lui tournait le dos.
-Ce n'est rien, Lex, dors.
-Tu t'éloignes encore de moi ?
-Non !
-...
Lex se rapprocha du brun, mais celui-ci lui demanda de nouveau de dormir sans s'inquiéter.
-Bien sûr que si, je m'inquiète, Clark !
La voix avait voulu garder une intonation neutre mais Clark y sentit la peur réveillée de Lex, et pour l'apaiser, consentit à se rapprocher un peu de lui, toujours en lui tournant le dos. Le milliardaire colla son torse au dos du jeune homme ; il fut rassuré de ne pas être repoussé, il constatait même que Clark appréciait cette proximité, mais il ne pouvait toujours pas voir son visage et sentait que le corps du brun tremblait un peu.
-Clark ?
-Je t'aime, Lex. Dors, maintenant.
Désormais tout à fait réveillé, Lex se redressa et obligea le brun à se tourner vers lui. Ce que Clark avait cherché à lui cacher lui apparut alors pleinement, et il éclata d'un rire soulagé et heureux.
-Je... je suis désolé, bafouilla Clark, le visage d'un rouge pivoine. Ne fais pas attention, je finirai bien par me calmer, c'est juste que ce corps est étrange et je ne le contrôle pas toujours bien...
-Il est plus endurant que celui d'un humain, n'est-ce pas ? Plus sensible et réactif, aussi, observa Lex avec un sourire en coin.
-N'y prête pas attention je t'assure, je vais très bien, je m'apprêtais à dormir...
-Pas question, il va d'abord falloir calmer ceci, ordonna Lex en effleurant du doigt le sexe déjà redressé de Clark.
-Tu es fou, si ça se trouve les Kryptoniens sont insatiables, ton corps ne tiendra jamais le coup, repose-toi je te dis...
-Tsss... frime autant que tu veux, beau gosse venu d'une autre planète, mais ne sous-estime jamais un Luthor. Tu vas voir qui de nous deux a la meilleure endurance !
*dé-zoom de la caméra, qui s'éloigne des deux corps de nouveau fébrilement agités, traversant la fenêtre de la chambre sur laquelle continue de frapper une pluie battante qui masque tant bien que mal les gémissements érotiques de Clark, et reculant jusqu'à ce que les deux amants ne soient plus qu'une seule ombre floue et mouvante à travers un carreau*
FIN !
Keiith :
Et voilà c'est fini... snif... Tous les épisodes de Smallville devraient se dérouler ainsi, vous pensez pas ?
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ANNONCE : j'ai récemment créé un forum-librairie yaoi sur xooit, intitulé HINAN. Il présente et commente les meilleurs œuvres gays (fanfics, mangas, romans, etc.) N'hésitez pas à aller y faire un tour, ça pourrait vous intéresser ;)
