Note de l'auteur:

Tout d'abord, je voudrais remercier ceux qui m'ont lu et à ceux qui m'ont laissé des reviews :)

À mon petit pingouin (que j'ai tout de suite reconnu parce qu'il y avait Onew dans le commentaire… hum hum… x) ) ainsi qu'à Pain (bien que j'aimerais quelques précisions, je ne suis pas bien sûre de ce qu'il/elle veut me dire par là. Si le résumé ne te plait pas dis moi au moins pourquoi :S) et à lenachan33 (à qui j'ai déjà répondu si tout va bien :) )

Voici le deuxième chapitre, j'espère que ça vous plaira :) (et n'hésitez pas à donner vos impressions… ;) )

Bisou bisou!

Votre petit gâteau.

Chapitre Deuxième:

Je suis devant mon appartement. Je remarque que la porte est ouverte, inspire profondément et l'ouvre lentement. Neji est là, assit sur le canapé. Il se retourne brusquement en m'entendant et me fixe de ses yeux clairs, presque blancs.

"Naruto?"

"Salut Neji"

Je me retiens de grimacer d'angoisse en le voyant me détailler de haut en bas. Ça y est, j'y suis. Je suis seul face à mon ami d'enfance que je fuis depuis 3 ans. Il me regarde. C'est vraiment lui? Il arbore une expression que je ne lui connais pas… dans le temps, ses yeux polaires, comme deux étoiles perdues dans l'infinité du ciel me fixaient avec une étrange chaleur que je ne retrouve pas ici. Est ce qu'il m'en veut? Je ne sais plus bien, il doit surement être complètement retourné par tout ce qu'il s'est passé…

"Naruto? C'est vraiment toi?"

Je panique un peu. Qu'est ce que je suis censé répondre? J'ouvre des yeux grands comme des soucoupes en le regardant s'approcher peu à peu de moi. Son regard se fait plus insistant et… je me rends compte qu'en fait… Neji m'a vraiment beaucoup manqué. J'avais beau me répéter que finalement je ne ressentais pas de manque, voir mon ami aujourd'hui me prouve ma connerie monumentale de l'époque.

Neji… on a passé tellement de bons moments ensemble… et malgré ça, je sais que c'est impossible qu'il me pardonne. C'est impossible! Pourtant j'aimerai qu'il me prenne dans ses bras, qu'il me comprenne, qu'il me dise que tout va bien maintenant, qu'il est là pour moi. Parce que je n'ai pas la force d'avouer quoi que ce soit, je suis trop lâche, trop faible, je ne pourrais pas le lui dire de moi même alors j'aimerais qu'il comprenne… car si il ne comprend pas, je vivrais jusqu'à la fin de ma vie dans ce mutisme si douloureux pour mon coeur…

Je tremble. J'appréhende ce qu'il va dire, je ne sais plus trop quoi faire. Je le regarde troublé, bouleversé, tourmenté, j'attends qu'il réagisse. Je sens doucement mes larmes monter, piquant mes yeux secs. Il s'avance d'un pas lent, mal assuré, j'ai l'impression qu'il va pleurer lui aussi… ça doit être mon imagination. Il s'avance et me prend dans ses bras.

"Je sais Naruto, je sais tout. Pour Sasuke, pour son frère, ne t'inquiète pas, je suis là maintenant…"

Je ne comprends pas..! Après tout ce que j'ai bien pu faire, il met 3 ans à me retrouver pour me dire.. Ça? Quelqu'un d'aussi gentil n'existe pas non, c'est impossible qu'il comprenne. Je sens mes larmes redoubler d'intensité, elles creusent de douloureux sillons sur mes joues, brûlent mon cou, agressent ma clavicule, ça fait tellement de mal et tellement de bien à la fois.

Je suis soulagé, vraiment soulagé. Je ne pensais pas que ces retrouvailles se passeraient de cette manière. Je ne pensais pas que Neji aussi attaché à moi ( ? ) ça me fait plaisir… Il retrace du bout des doigts les trois cicatrices que j'ai de part et d'autre de mes joues, et me demande doucement:

"Quand est ce que tu t'es fais ça ?"

"Quand j'ai cassé ta vitre."

"Oh… pffff! T'aurais pu faire attention banane!"

Il sourit. Ça lui va bien. Il m'appelait souvent banane dans le temps, surement à cause de ma couleur de cheveux. Je le regarde et souris à mon tour. Je suis content qu'il soit là. Je lui demande s'il veut quelque chose à boire.

Nous nous installons donc devant une tasse de thé, et discutons. Et puis, plus on parle, plus je prends compte de la beauté de l'homme en face de moi. Ses grands yeux clairs sont encadrés par de lourds cheveux noir aux reflets bleus nuit négligemment attachés en une queue basse. Il a la peau très blanche et malgré son aspect quelque peu fragile, il est vraiment bien bâtit.

J'apprends qu'il a fait 2 ans d'école de police pour respecter la lignée Hyûga, mais qu'en parallèle, il me cherchait. Il avait fini par me retrouver, je ne sais trop comment (je crois qu'en fait il ne veut pas me le dire) et que là, il avait pris une année sabbatique pour venir s'occuper de moi. Il m'a dit qu'avec tout ce que j'avais vécu, je devais avoir besoin de compagnie… il ne savait pas que j'avais un colocataire (donc en fait il rate un an de sa vie pour rien, selon moi). Je lui explique donc ma rencontre avec Kiba, et comment se passent mes études. Nous n'abordons aucun sujet difficile, je pense que ni lui ni moi n'avons envie de nous prendre la tête dès nos retrouvailles.

Bon. C'est pas tout mais j'ai faim moi.

"Neji?"

"Hn?"

"Manger?"

"Ramens?"

"Hn."

C'est ce qui s'appelle une conversation brève mais intense. Je prépare donc deux ramens instantanés et alors que nous mangions dans un silence quasi-religieux, Kiba fait irruption dans la cuisine. Il me regarde, puis Neji puis… moi puis Neji et se décide finalement a réagir.

"Oh! Euh. Bonsoir! Je suis Kiba. Tu dois être Neji?"

"Oui c'est moi! Enchanté."

Ils se font la bise, Kiba vient me faire un bisou, puis, après avoir enlevé son manteau, vient s'asseoir avec nous. J'ai l'impression que Neji le regarde avec un drôle d'air. Ça doit être mon imagination. Je regarde l'heure, 21h… comment se fait il qu'il soit rentré aussi tôt ?

"Kiba? T'étais pas avec Temari? Comment ça se fait que tu sois déjà là?"

Il me regarde de travers. Merde. Je crois que j'ai fais une boulette. Il m'avait pourtant envoyé un texto en fin d'après midi pour me dire qu'il casserait avec elle ce soir… le pauvre a appris par un de ses amis de fac qu'elle l'avait trompé. J'essaie de me rattraper.

"T'as mangé?"

"Nan."

Je vais donc préparer un troisième ramen instantané (heureusement que j'ai une sacrée réserve, qu'est ce qu'on deviendrait sinon!) et l'apporte sur la table où je trouve les deux compères en train de discuter tranquillement. Je me joins a eux, profitant de la bonne entente générale.

Finalement, Neji reste dormir, étant donné qu'il dort à l'hôtel sinon. Il risque de squatter un moment apparemment. J'espère que ça ne dérange pas trop Kiba… je me mets en pyjama (enfin. En caleçon) et me glisse sous les draps. Neji me rejoint peu de temps après, éteignant la lumière. Je ferme les yeux

Mais au bout d'une heure, je ne trouve toujours pas le sommeil. Je me retourne en essayant de ne pas faire trop de bruit. Il n'y a que nos deux respirations et le bruit du drap qui se froisse sous mon mouvement . Neji dort, paisible. Moi je ne sais pas, je ne le sens pas, qu'est ce que je croyais aussi… que simplement par l'arrivée de Neji, ce que j'ai fait allait être pardonné ? Je suis trop naïf…

Je me lève doucement, et me dirige vers la salle de bain. Je suis secoué de spasmes. J'aime pas ça… je tremble, j'ai froid, je m'appuie sur le lavabo et respire profondément. Cette sensation… elle s'empare de moi, violemment, elle me frappe, m'oppresse, me brise de l'intérieur. Je me recroqueville sur moi même. Je ne pleure même pas.C'est juste de la souffrance crue, présente en moi, qui, ne pouvant pas ressortir par les mots, ressort dans ces moments, à l'état pur. J'ai les doigts engourdis par le froid, du mal a respirer… il faut à tout prix que je me calme. J'attrape un rasoir et commence mon affaire.

Un bruit me fait sursauter, on allume la lumière. Neji.