Coucou :) désolé de ne pas avoir posté plus tôt, j'ai eu un petit soucis avec mon ordinateur...
Voici le chapitre 4, où les vérités sur le passé de Naruto explosent au grand jour... j'espère qu'il sera à la hauteur de vos espérances :)
Bisou bisou!
Votre petit gâteau.
Chapitre Quatrième:
Cette voix… ce n'est pas Neji. Je me retourne brusquement.
"Kiba?"
Qu'est ce qu'il fait là? Non! Non! Il a tout entendu! Il sait! NON!
Je n'entends plus rien, mon corps s'engourdit et le sol se dérobe sous mes pieds… Kiba… il me regarde, avec ses yeux durs, ses yeux qui me jugent. Je suis a genoux, devant lui, sentant l'horreur et la peur s'emparer peu à peu de mon esprit, ne laissant aucune place à une quelconque autre émotion. Je me sens reculer, le cœur au bord des lèvres, des larmes aux coins des yeux… et crie. Je crie douloureusement mon impuissance face a cette atroce vérité, je crie mon angoisse de sentir Kiba s'éloigner de moi, lui aussi. J'ai les mains sur les oreilles, les yeux plissés, et je m'enfuis. D'abord àquatre pattes, puis je me relève, manquant de tomber, Kiba et Neji ne bougent pas. Ils me regardent, désespérés.
Je claque ma porte et ferme le verrou. Je me laisse glisser, dos à celle-ci, mes mains agrippant ma tignasse blonde, m'arrachant quelques cheveux. Et alors que j'entends Kiba demander des explications à Neji, je me replonge malgré moi, dans les souvenirs de ce jour si sombre…
*FLASH BACK*
"Je vais tout leur dire. Pour Itachi et moi, peu importe leur réaction, j'en ai marre de me cacher."
Mon monde s'effondre. Ça y est, c'est la fin, je ne pensais pas que ce moment arriverai si vite. Sasuke va définitivement s'éloigner de moi. Pour toujours. C'est insupportable.
"Tu es bien sûr de ce que tu fais? Et si jamais ça se passe mal?"
"Je suis sûr que tout se passera pour le mieux, merci de t'inquiéter. Je suis content de t'avoir à mes côtés."
"De rien. Tu es vraiment sûr hein?"
"Oui, je le suis. J'aime vraiment Itachi. Je n'ai besoin que de lui pour vivre. Il faut que mes parents le sachent."
"Bon... ben d'accord alors. J'espère sincèrement que tout ira pour le mieux. Tu me tiens au courant hein?"
"Oui, ne t'en fais pas."
On se fait la bise. Lui, rejoint son frère, qui l'attendait, et moi je repars avec Neji. Je ne parle pas durant tous le trajet. J'essaie de me faire une raison mais je n'y arrive pas. C'est impossible. Sasuke ne peut pas s'éloigner de moi. J'avais le monopole… son frère étant partit de la maison familiale, il ne pouvait le voir que très rarement et moi, il me voyait tous les jours, j'étais là pour lui quand Itachi ne pouvait pas le voir, je ramassais les pots cassés, je séchais ses larmes à coups de blagues idiotes et de ramens instantanés… j'avais tout, sauf son amour. Mais j'aurais fini par l'avoir à force de patience, j'en suis convaincu.
Sauf que là, tout va changer. Que ses parents acceptent ou non leur relation, puisqu'ils seront au courant, les deux frères pourront se voir en permanence, quand ça leur chante, et moi… ben moi je vais passer à la trappe. Je ne peux pas accepter ça. Je nourris un amour si intense pour Sasuke, je ne peux pas me passer de lui. Même si mon amour ne sera sans doute jamais réciproque, personne ne pourra m'interdire de le voir, j'ai besoin de lui! Et je ne pourrais plus! À cause d'Itachi! Il a tout ce que je rêve d'avoir depuis maintenant presque 7 ans! Ça fait 7 ans que j'observe les sentiments de Sasuke, de plus en plus fort pour cette personne, 7 ans que je me retiens, 7 ans que j'attends qu'il me remarque… 7 ans pour rien, à cause de lui. Si seulement il pouvait disparaître… oh oui si seulement…
Je rentre chez moi. Je suis seul. J'ai hérité de l'immense demeure de mes parents à leur mort dans un accident de la route, mais je ne supporte pas cet endroit. Il est vide et froid. Il n'y a que quand Sasuke vient dormir à la maison que j'arrive à l'apprécier. Il est le seul capable d'alléger ma solitude. Sous ses airs froids et hautains, il a toujours su prendre soin de moi… je l'aime tellement… j'attrape un album photo dans la bibliothèque, m'assoit dans un des nombreux fauteuils du salon, et regarde avec nostalgie les images de moi et Sasuke au collège. Qu'est ce qu'on a grandi! Ha ha ha… on est trop chou la dessus… pas du tout virils! Et dire qu'on se prenait déjà quasiment pour des adultes… quelle blague!
Le bruit de la sonnette me ramène brusquement à la réalité. J'ouvre la porte et manque de crier sous la surprise de voir Sasuke ET Itachi sur le pallier.
"Qu'est ce que…"
"Naruto! Il faut que tu m'aides! Mes parents n'acceptent pas notre relation et nous ont mis a la porte! Ils veulent qu'on parte d'ici! S'il te plaît prête moi des affaires et ta bagnole, je t'en prie!"
Je le regarde, choqué. Je ne comprend pas. Pourquoi il me demande ça à moi? Il n'a pas compris que je l'aime à en crever? Et il veut que je l'aide à s'enfuir? Loin de moi? Avec ce connard? Sérieusement? C'est HORS DE QUESTION! Je ne veux pas!
Il ne remarque pas la lueur folle qui traversa mes yeux à cet instant. Peut être aurait-il dû…
"Oui bien sûr, entrez."
Je ferme la porte a clef derrière eux un sourire carnassier sur le visage.
Tout se passe très vite.
Je les emmène dans la cuisine, attrape une casserole et frappe Itachi avec. Ce dernier tombe sous le choc, assommé. Je prend ensuite brutalement Sasuke par les cheveux et l'enferme dans la cave, qui se trouve juste à coté de la cuisine. Je fais attention à ne pas le pousser trop fort dedans pour pas qu'il ne tombe dans les escalier derrière lui. Je referme à clefs. Je le vois me regarder avec effroi au travers de la vitre incrustée dans la porte.
J'entends Itachi se relever.
"Nan mais Naruto qu'est ce que tu… "
"Oh ta gueule toi! Nan mais sérieusement! Tu croyais sincèrement que j'allais te laisser te barrer avec Sasuke je ne sais où, comme ça? T'as toujours pas compris? Sasuke est à MOI, t'entends? Je l'aime tellement plus que toi, tellement plus que quiconque sur cette terre d'ailleurs! Il serait tellement mieux avec moi, il serait aimé, choyé, il n'aurait pas à s'enfuir d'ici à cause de moi… seulement tu es là. Et il t'aime. Je ne suis que loin derrière toi, en deuxième position. C'est tellement injuste… "
"Naruto ne…"
"JE T'AI DIS DE TE LA FERMER!"
Je le frappe une deuxième fois. Il recule sous le choc, et tombe en se cognant violemment l'arrière de la tête sur le coin du plan de travail. Je mets un bout de temps avant de réaliser ce qu'il se passe. Sasuke crie. Itachi se vide de son sang. Il est mort? Je me tente à prendre son pouls, bien que je n'ai jamais fais ça de ma vie. Je dépose mon index et mon majeur sous le poignet de l'aîné Uchiwa. Je ne sens rien. Je recule, horrifié, et prend mes jambes à mon cou. Déverrouillant la porte avec hâte, je me précipite vers la maison de Neji.
Arrivé devant la porte, Neji m'ouvre, me regardant, interloqué.
"Bah alors? Qu'est ce qui se passe?"
"Neji… neji laisse moi entrer. J'ai fais une connerie mais quoi qu'il arrive, quoi qu'on te demande, tu ne m'as pas ouvert la porte, tu ne m'as pas vu, tu ne sais pas ou je suis, ni ce que je deviens. Tu ne me cherche pas non plus. S'il te plaît."
Il ne comprend pas mieux ce qu'il se passe mais je profite d'un moment d'inattention pour pénétrer dans sa maison, courir vers sa chambre, la fermer à clef, lui piquer son portefeuille et sauter par delà sa baie vitrée. Des bouts de verre me lacèrent le visage mais je n'en ai rien à faire. Je retourne chez moi. Il faut que j'amène Sasuke avec moi. Il est le seul témoin de mon meurtre, je ne peux pas le laisser me dénoncer.
Mais quand j'ouvre la porte de la cave… je vois Sasuke en bas des escaliers, la tête fracassée contre le sol, et son dos formant une drôle de courbure… non… pas lui… mon visage se tord douloureusement sous l'horreur de cette insoutenable vision.
Je ne vois plus rien. Je n'entends plus rien. Seules mes jambes me portent loin de tout ce massacre. Elles me guident vers un endroit inconnu, me font oublier un peu de ce que je viens de voir. Je ne veux pas y penser.
Je m'arrête finalement, à bout de souffle. Je m'assoit, au bord de la route. Une twingo bleue s'arrête.
Le chauffeur me regarde, troublé. Il est assez jeune. Il tire une latte sur sa clope et me demande:
"Tu vas où?"
"Je ne sais pas. Loin d'ici en tout cas."
Il me fixe un instant puis décrète que je ferai le voyage avec lui. Je ne refuse pas et monte à bord.
"Je m'appelle Kiba. Et toi, c'est quoi?"
"Naruto."
"Ha ha. C'est trop bizarre comme prénom! Et alors, qu'est ce qui t'amène là, au bord d'une route paumée au milieu de nulle part?"
J'ai le regard perdu dans le vague. Je repense à tous ce que je viens de vivre. Une étrange sensation s'empare de moi, brutale. Et soudain, une crise de larmes me prend. Je n'arrive pas à m'arrêter, cette sensation est atroce, elle me découpe le cœur en petits morceaux, me bouffe mon âme à grandes bouchées, je me sens partir en poussière, emporté par cette marrée malsaine de sentiments inconnus.
Kiba me regarde, sans rien dire. Il doit se sentir désolé pour moi.
Je pleure pendant une trentaine de minutes, et m'endors. Au réveil, nous ne sommes toujours pas arrivés, je recommence a pleurer.
Pendant que Kiba va chercher de quoi manger, je fixe le briquet posé a côté du paquet de cigarettes quasiment vide de mon hôte. Je le prend et l'allume. La flamme jaune danse devant mes yeux rougis par les larmes. Je passe mon bras sur cette douce chaleur. La douleur m'envahit. Quelque part… je me sens apaisé. J'éteins vite le briquet en voyant Kiba se ramener avec deux sandwich. Je cache le briquet dans ma poche. Je le remercie et commence a manger. J'en laisse plus de la moitié, je n'ai pas vraiment faim. Je finis par me rendormir, réveillé plus tard par Kiba.
"Hmmmmmmm…. Où on est ?"
"Chez moi, à Paris. Allez viens."
Il me prend par le bras, me fais monter les escaliers et, une fois dans son appartement, me prépare une chambre. Je le remercie, et m'installe. Je ferme à clef. Tandis que je me déshabille, j'entendsquelque chose tomber de ma poche. C'est le portefeuille de Neji ainsi que le briquet de Kiba. Je sais pertinemment pourquoi j'ai pris celui de Neji. Sa famille est très riche, j'étais sûr de me faire un maximum d'argent en piquant le sien. Je prend le liquide dans le portefeuille, et commence à le brûler avec le briquet. Je ne veux aucun souvenir de ma vie 'd'avant'.
Je jette le portefeuille par la fenêtre et pars me coucher.
*FIN DU FLASH BACK *
