J'ai vraiment pris du plaisir à écrire ce chapitre ! (pas de pensées déplacées s'il vous plaît!)

J'espère que vous prendrez autant de plaisir à le lire :D (prévoyez une serviette pour éponger les bavouilles au cas où... ;P)

XOXOXOXOX

Aujourd'hui, un jour comme un autre sur ma terre natale, je me réveillais rapidement afin d'éviter les foudres de Lighting (This is a joooke ! -' oui je sais...) quand je me rendis compte que quelqu'un m'observait. Je me retournais donc quand je vis que ce n'était qu'Hope. Je lui fis un rapide sourire tout en m'étirant, puis je regardais le alentours. Notre campement était toujours le même et tout le monde baillait en tentant de masquer sa fatigue due à l'entraînement intensif que nous faisait subir Light. Quand je regardais à nouveau Hope, celui-ci n'avait pas bougé et semblait perdu dans ses pensées. Je l'interpellais donc avec appréhension :

-Tout va bien ? Tu as l'air fatigué... C'est les entraînements qui sont trop durs ?

Il bafouilla et se mit à rougir en entendant mes paroles.

-Euh... Non, ça va, t'inquiètes pas V-Vanille.

-Tu n'as pas à avoir honte, tu es le plus jeune, c'est normal que tu aie du mal à suivre.

-Je te promets ça n'a rien à voir...

-Ah... Tu peux tout me dire, tu sais. Je te promet que quoi que tu dises ou que tu fasses, tu sera toujours le même pour moi !

Il rougit furieusement cette fois-ci, semblant terriblement gêné. Je lui fis donc un grand sourire d'encouragement et me pencha vers lui. Il sembla encore plus confus et se détourna de moi brutalement. Je n'arrivais plus à le suivre ces derniers temps, et je trouvais qu'on s'éloignait de plus en plus. Cela me rendais vraiment triste, car il faisait partie des gens de notre groupe avec lesquels j'étais la plus proche. J'en étais même venue à me demander si je n'étais pas la source du problème, car habituellement il me confiait toujours ses soucis. C'était donc un peu moins dynamique qu'a mon habitude que je suivais les autres vers la steppe d'Archylte pour y faire notre entraînement quotidien. Je remarquais aussitôt qu'Hope se tenait à l'écart du groupe.


Je m'étais trouvé extrêmement gêné par la sollicitude de Vanille, et quand j'ai refusé de lui avouer ce qui me tracassait, elle a semblé deviner qu'elle avait un rapport avec mon "problème"... Mais ce qui m'a le plus dérangé, c'est quand elle s'est innocemment penchée vers moi pour me réconforter, sans même se douter qu'elle m'offrait une vue un peu trop agréable pour me laisser indifférent. Je l'avais donc vivement repoussée, sachant pertinemment que cette action la blesserait, mais c'était pour son bien. Je sentais que si je restais là à la contempler un peu plus longtemps, je n'aurai pas pu m'empêcher de l'embrasser ou quelque chose dans ce goût là... Bon, OK, j'avais dit que j'allais tenter quelque chose, mais ma timidité reprend toujours le dessus. Mais la prochaine fois qu'une occasion se présentera, je saurais l'utiliser... En attendant, je m'étais écarté du groupe afin d'éviter de sombrer dans la contemplation du joli visage de Vanille, même si je l'entendais toujours et que cela me provoquait des pincements au cœur. Mais je ne pouvais pas devenir sourd sous prétexte que sa petite voix me rendais fou. Je prenais donc mon mal en patience, tout en réfléchissant à une technique d'approche pas trop audacieuse pour que je puisse l'exécuter, quand j'entendis Lighting et Snow se disputer violemment au sujet de Serah. Cela n'arrivait plus aussi souvent qu'avant car Light se tempérait plus, mais apparemment elle n'avait pas réussi à se retenir plus longtemps. Sazh décida de s'éloigner et il fut rapidement suivit par Fang. Je partis sans hésiter dans la direction opposée afin d'être seul avec mes pensées lorsque je remarquais que Vanille me suivait. Je me préparais donc à saisir ma chance.


-Hope ? Ça te gênes si je viens ?

Il fit non de la tête tout en détournant la tête. Je tentais toujours de comprendre ce que j'avais pu faire qui l'aurait contrarié à ce point, tout en évitant soigneusement d'aborder le sujet, le sachant sensible.

Il partit s'asseoir face à la falaise et je le suivit sans un mot. Ce fût lui qui aborda le sujet en premier.

-Vanille... Tu m'as dit tout-à-l'heure que je serais toujours le même pour toi... Mais qu'est-ce que je suis pour toi au juste ?

Je fus prise de cours par cette question, car moi-même je ne le savait pas vraiment, n'y ayant jamais vraiment réfléchi.

-Un ami, je pense. Nous sommes tous un peu comme une grande famille, alors...

-Je ne parle pas de tes relations avec le groupe entier, mais celles que tu entretiens avec moi.

Il gardait ses yeux constamment fixés sur le précipice, cherchant sûrement à cacher ses émotions. Mais je savais qu'il était gêné. Mais pourquoi ce sentiment paraissait si souvent dans ses yeux quand il était avec moi depuis quelques temps ? Je le saisit donc par les épaules afin de lui faire face.

-Et toi ? On ne parle que de moi alors que c'est toi qui a des problèmes en ce moment.

Il tenta de baisser les yeux mais je le prévint aussitôt :

- Regarde-moi. Pourquoi es-tu comme ça depuis peu avec moi ? Qu'est-ce que j'ai fait ? S'il te plait, dis-le-moi, sinon je ne pourrais pas modifier ce qui te pose problème !

Cette fois-ci il planta son regard dans le mien, et j'y vit une lueur nouvelle. Comme un éclat... Animal ? Celui qui m'était toujours apparu comme un enfant depuis le début de notre aventure me sembla très adulte tout à coup.

Il sembla hésiter, comme à cours de souffle, mais finit par se rapprocher de moi. Je n'eut pas le temps de réagir, il avait déjà fondu sur mes lèvres, tentant bientôt d'en ravir l'entrée. Quand je me rendis compte de ce qu'il faisait, je tenta de le repousser, mais il resserra son étreinte et me fit basculer sur le dos tout en introduisant sa langue toujours plus loin dans ma bouche. Je ne m'étais pas rendue compte à quel point ses bras étaient puissants et je ne pouvais pas crier, il me faisait taire en prolongeant toujours plus le baiser si bien que l'air viendrait bientôt à me manquer. Il était sur moi, et il me maintenait fermement sur le sol entre ses jambes de façon à ce que je ne puisse pas bouger et quand je tentais de rouler sur le côté afin de lui échapper il plaquait mes poignets à terre si fort qu'il laissait les marques de ses ongles encrées en ma peau. Je me savais réellement vulnérable à ce moment, les bras écartés de façon à ce que je ne puisse plus protéger ma poitrine de son regard insistant. Je sentais quelque chose toucher mon entrejambe, me faisant frisonner.

Je me débattais toujours plus vivement quand il sembla se rendre compte de sa position, et il se redressa rapidement en devenant couleur écrevisse. Il semblait à cours de mots et totalement choqué par sa propre réaction et le fut encore plus quand il me vit haletante dans l'herbe, toujours allongée, encore sous l'effet de la surprise et affaiblie par le manque d'oxygène. Il bredouilla un :

-E...Excuse...Excuse-moi...Vraiment...Désolé...

Et il s'enfuit en courant.

XOXOXOXOX