XOXOXOXOX
Le moins que l'on puisse dire, c'est que je venais vraiment de perdre les pédales. Moi, le timide Hope, venait presque de violer cette pauvre Vanille. A ce moment là je n'étais vraiment pas fier de moi. J'avais si honte d'avoir fait subir cela à la femme que j'aimais que je n'osait plus me tenir à moins de 2 mètres d'elle. Je m'étais laissé emporter par mes émotions trop présentes et n'avait pas calculé mes gestes. J'étais sûr qu'elle ne m'adresserai plus jamais la parole et qu'à cause de moi elle ne laisserait plus jamais un homme l'approcher. J'espérais qu'au moins elle ne s'était pas rendue compte que j'étais en érection, mais le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est cela qui m'a fait redescendre sur terre. Sans cela, j'aurais sans doute continué mon acte immonde, la souillant de mon vice. Et ça, je ne l'aurais pas supporté.
Le reste de l'après-midi était passé très lentement pour moi, n'osant regarder personne dans les yeux. Vanille semblait elle aussi mal à l'aise, mais elle s'efforçait de garder le sourire, même si je pouvais voir de temps en temps dans ses yeux une lueur de terreur quand Snow ou Sazh s'approchaient d'elle. Je m'en voulait réellement et désirait m'excuser, mais je n'arrivais plus à l'approcher. Le soir, après notre repas, je la vis s'éloigner du campement. Je pris donc le peu de courage qu'il me restait en allant la rejoindre.
Je m'approcha donc d'elle.
Je sentis derrière moi la présence d'Hope et je voulais plus que tout au monde fuir. Mais je me disait que si je partais en courant cela semblerait étrange au groupe, et ils s'inquièteraient pour moi. Mais je ne voulais pas qu'ils se fassent du souci, je ne bougea donc pas.
-Vanille ?
Je me composa un visage souriant et tourna lentement la tête vers Hope. Il semblait confus et au bord des larmes, et je crus à ce moment revoir en lui l'adolescent innocent que j'avais connu. Mais les souvenirs des évènements de cet après-midi m'empêchèrent de le prendre dans mes bras afin de le consoler comme je le faisais avant.
-Oui.
-Je voulais m'excuser pour...
Il n'arrivait pas à finir sa phrase, bafouillant de plus en plus.
-Hope... Dis-moi que ce n'était pas toi...
Je le regardais, pleine d'espoir, espérant quelque chose du genre "j'étais possédé" ou "c'était mon frère jumeau". Mais je lus dans son regard que c'était bien lui.
-Écoute, Hope... Je suis sûre que ce n'était pas réellement toi. Quand j'ai vu ton regard à ce moment, j'ai crû reconnaître quelque chose de bestial.
Il baissa les yeux.
-C'était moi. J'ai honte. Terriblement honte. Je n'aurais jamais dû te faire subir ça, j'ai été horrible.
Il parlait si bas que je peinais à l'entendre.
-Alors, tous les hommes sont comme ça quand ils désirent ?
Murmurais-je, les larmes aux yeux.
Il n'osa pas me regarder dans les yeux, et moi, j'étais de plus en plus perdue face à ces nouveaux sentiments que je sentais naître en moi chaque fois que je le voyais si désemparé. Quand il s'aperçut que des larmes roulaient sur mes joues, il avança pour me prendre dans ses bras, pour me consoler, mais je me recula. Il semblait s'attendre à cette réaction, et il baissa les bras, les yeux brillants tant il semblait vouloir pleurer. Je ne supportais pas de le voir dans cet état, je partis donc en direction du camp pour aller dormir. Mais la douce voix d'Hope m'interpella encore, plus basse que jamais.
-Tu avais dit que je serais toujours le même pour toi... Et maintenant tu dois me voir comme un monstre. Tout est de ma faute.
Je n'arriva pas à continuer d'avancer sans l'ignorer. Je ne pu supporter le faible gémissement de ses sanglots, c'était tout simplement trop dur pour moi de laisser un ami dans cet état. Je décida donc d'oublier, et me précipita vers lui pour l'enlacer avec sollicitude. Il écarquilla les yeux de surprise et murmura honteusement :
-Il...Il ne faut pas... J'ai peur de recommencer.
Et il me supplia du regard pour ponctuer ses paroles. Je resserra mon étreinte sans prendre compte de ses plaintes.
-Je ne peut pas te laisser tomber alors que tu es si triste. Tu es toujours le même pour moi. Avec une petite modification, mais elle ne se voit à peine !
Je lui sourit pour l'encourager.
-Tu as réagi comme cela cet après-midi parce que tu grandis, c'est tout. Tu es toujours aussi mignon, t'inquiètes pas !
Et je lui ébouriffa les cheveux dans un élan de tendresse. J'étais persuadée que son petit "problème" était dû à son excès d'hormones à cause de son adolescence. C'était bien normal après tout ! Mais il ne semblait pas convaincu et il était toujours sur ses gardes, ne voulant pas rester dans mes bras.
-Je ne suis pas sûr que ce soit le fond du problème...
Dit-il doucement, tout en repartant vers le camp.
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