Ahem, comment me faire pardonner de ma si longue absence ? x)
Pour ma defense je suis re-là, re-inspirée, et ma fic n'est pas finie ! :)
ATTENTION : Ce chapitre est un lemon, u-ni-que-ment lemon. Donc âmes sensibles s'abstenir. 8)
Sinon, bonne lecture les chouchous ! :D
Nous retournons maintenant à Baker Street dans un silence glaçant. Sherlock n'ose pas me lancer ses sarcasmes habituels. Je sens qu'il me regarde du coin de l'œil, qu'il m'analyse. Je déteste ça, il le sait très bien. Il jette un coup d'œil à la chemise qu'il avait récupéré alors que je l'avais laissé sur le banc. Je le sens troublé, et plein de questions, et malgré mon désir de rester muet, je trouve le silence de la nuit très pesant. Alors que je rassemble tout le calme qu'il me reste pour lui demander où il était et ce qu'il avait fait durant tout ce temps, il se décide à parler.
« Qu'est-ce que tu faisais avec ma chemise, John ? »
Alors c'était ça la question qui lui brulait les lèvres depuis qu'il était arrivé ? Pourquoi j'ai volé sa chemise ? Je soupire. J'ai envie de lui répondre que d'habitude il n'a pas tant de mal à faire marcher son cerveau, et que cette fois la réponse à son interrogation est plutôt évidente. La nuit est glaciale, nous accélérons le pas.
« Je ne crois pas que ce soit à moi de donner des explications. »
Il hausse les épaules.
« Je ne comprends pas ta réaction. » me lance-t-il froidement.
« Je ne comprends pas totalement ta façon d'agir non plus ! » Je commence à m'emporter. « Je te croyais mort. Tu reviens comme une fleur, et tout ce que tu trouves à me demander c'est pourquoi j'avais ta chemise dans les mains lorsque tu es arrivé ? »
Il s'arrête d'avancer et pivote sur lui-même dans ma direction. Il me fixe de ses grands yeux bleus, ils brillent presque dans la nuit. Il se rapproche de moi. Par réflexe je fais un pas en arrière, mais ses longs doigts m'attrapent les poignets et m'empêchent de reculer d'avantage.
« Sherlock ? »
Il ne répond pas. Je m'attends à tout, sauf à ce qu'il va se passer. Les quelques centimètres qui séparent nos deux visages sont vite réduits à néant, et ses lèvres se déposent sur les miennes. Je reste figé. La chemise tombe au sol à nouveau. Ses lèvres sont douces, et chaudes, mais je n'ai malheureusement pas le temps d'en profiter plus longtemps : une porte claque et nous nous séparons brusquement.
« Je vois que vous vous êtes vite réconciliés. » nous lance Lestrade, tout juste sortit du 221b devant lequel nous nous étions arrêtés sans nous en rendre compte. La main droite de Sherlock qui tenait mon poignet remonte jusqu'à mon épaule et me ramène plus près de lui. Il lance un regard inquisiteur à l'inspecteur, qui nous fait signe de la main, avant de s'engouffrer dans un taxi. Nous rentrons sans un mot, comme si chacun de nous croyait à une hallucination. La porte passée, je n'ai pas le temps de retirer mes chaussures que je vois déjà Sherlock monter les escaliers à toute vitesse. Je tente en vain de le rattraper.
« Si tu crois que tu vas pouvoir échapper à des explications de cette manière, Sherlock, tu... »
« Pas maintenant, John. »
A peine suis-je arrivé à l'étage qu'il m'attrape par la manche et m'entraine dans sa chambre. Je le regarde éberlué. Il ne prend même pas la peine de discuter, ses mains s'affairent déjà sur les boutons de ma chemise. Je ne sais pas quoi faire, alors je reste immobile. Jamais ô grand jamais je n'aurais pu m'attendre à ce que mon colocataire éprouve les mêmes choses que moi. Dans l'hypothèse bien sûr où je ne suis pas qu'une simple expérience, ou seulement un moyen de le distraire de son ennui constant. Curieux, mais surtout complètement déboussolé, je lui laisse les commandes. Il détache le dernier bouton de ma chemise et la fait glisser au sol. J'ai l'impression d'être le sujet d'une de ses expériences scientifiques. Il me teste, pose ses mains glacées sur mon ventre bouillant. Le contact avec le froid m'électrise. Il observe le frisson se propager dans mon corps, et les poils sur mes bras se hérisser. Je lève les yeux et me perds dans les siens. Ses pupilles sont dilatées, il ressemble à un chat sur le point d'attaquer sa proie. Et je ne m'étais pas trompé : sauvagement et sans prévenir, il plonge dans mon cou et me mordille à plusieurs reprises. Ses mains toujours extrêmement froides remontent dans mon dos et créent à nouveau en moi des frissons incontrôlables. Il m'attire encore légèrement contre lui. Cette fois je ne peux pas ignorer le fait que c'est bel et bien un homme qui se trouve en face de moi, et que cela change complètement la donne. J'imagine que ça ne doit pas être facile pour Sherlock non plus, puisqu'à ce que nous en savons, son entourage et moi, il n'a jamais eu de relation « poussée » avec qui que ce soit. Pourtant il semble exceller dans la chose, comme partout, d'ailleurs. Il a l'air d'avoir calculé au préalable chacun de ses gestes, et chacune de mes réactions. Il enfonce un peu plus fort ses dents dans mon cou, et je ne peux retenir un gémissement de douleur.
« Sherlock ! »
Je tente sans vraiment aucune volonté de le repousser, mais il resserre son emprise, et glisse sa jambe gauche entre les miennes. Je ne me rends plus bien compte de ce qui nous arrive. Je me sens tomber sur son lit, sur lequel j'étais venu pleurer tant de fois. Complètement allongé sur moi, ses lèvres remontent dans mon cou, se heurtent à ma mâchoire puis viennent rejoindre les miennes. Je ne m'en lasse pas. Je sens à peine ses mains glisser doucement jusqu'à mes hanches. Ses doigts agiles se débarrassent rapidement de ma ceinture et font glisser mon jean jusqu'à mes chevilles, avant de le jeter à terre définitivement. Il glisse un indexe sous l'élastique de mon boxer qui disparaît bien vite lui aussi. Il ne me faut pas longtemps pour sentir deux doigts s'insinuer en moi. Une douce chaleur m'envahit, ainsi qu'une très légère douleur dont Sherlock tente de me distraire en tirant sur mes cheveux de l'autre main. Pour lui la nuit est déjà toute tracée, il est le mâle dominant. La preuve en est que je me suis laissé manipuler sans poser plus de questions. Je repense à toutes ces réponses que j'aimerais avoir, mais le sociopathe allongé au dessus de moi sait parfaitement comment me faire sortir de mes pensées. Je me cambre lorsque ses doigts heurtent un point sensible, puis me tortille entre ses bras. Je ne me souviens plus très bien du moment, ni de la manière dont ses vêtements ont atterrit sur le sol, et que sa peau si pâle a effleuré la mienne.
« Prêt ? »
Ce simple mot, et ce regard bienveillant posé sur moi me mettent dans tous mes états. Il reprend possession de ses doigts et m'embrasse à pleine bouche une dernière fois avant de me faire sien. La douleur des quelques premières minutes est pratiquement insupportable, pour moi qui n'ai connu que des femmes. Puis je l'oublie petit à petit sous les baisers papillon qui m'assaillent. Le frottement de sa peau contre la mienne m'électrise encore et encore. Je cherche à plonger mon regard dans le sien, mais ses yeux restent clos. Il a l'air ailleurs, et pourtant il est si présent. Je me sens d'un coup l'envie de le dominer pour un instant. Pas très sûr de moi, je le fais basculer sur le côté, puis juste en dessous de moi. Ses yeux s'écarquillent, une lueur d'excitation les traverse. A cheval sur lui, je le laisse me compléter à merveille. Je me penche, place mes coudes de part et d'autre de son visage, et dépose à nouveau mes lèvres sur les siennes. Je sens ses lèvres s'entrouvrir, alors j'en fais de même, et nos langues entament une danse presque sauvage. Je sens ses mains s'activer dans mon dos, il me griffe. Ses mouvements de bassin accompagnent les miens à la perfection. Nos lèvres se séparent et il laisse échapper un grognement de frustration. Je murmure son prénom involontairement, plusieurs fois, je ne les compte plus. Sa main droite glisse doucement entre nos deux corps en sueur, et saisit ma virilité et y imprime un mouvement de vas-et-viens, tandis que son autre main se promène dans mon dos. Je ressens alors de son côté comme du mien, toute la frustration de ces longs mois passés l'un sans l'autre. Je le sens soudain d'arquer contre moi, sa respiration s'accélère. Je m'abandonne à lui alors qu'il m'enlace et me fait pivoter pour reprendre le dessus. Mon corps est secoué de violents frissons à chaque coup de bassin. Ma tête explose et mes mains agrippent ses cheveux sauvagement. Son corps se tend contre le mien alors que j'enfouis ma tête dans son coup, à demi inconscient. Il retombe, épuisé, et pose sa joue sur mon front.
Alors que je sens le sommeil m'emporter je repense à ces questions qu'il a laissé en suspend. Il s'en est terriblement bien tiré le bougre.
Je l'entends marmonner quelque chose qui ressemble de près à un « Je t'aime ». Et cela me suffit largement pour ce soir.
