Disclamer: Le personnage de Riku m'appartient.
Chapitre 2: Une petite nouvelle (partie 2)
Arrivés dans la nouvelle chambre de Riku, Subaru posa la valise à côté du lit. Seule au milieu de la pièce, il remarqua que la jeune fille était pétrifiée, complètement paralysée sur place. Le regard plein d'effroi, elle donnait l'air d'être comme une sourie coincée dans une pièce sans issue en compagnie d'un chat. Et le chat en question c'était Subaru. Elle avait encore ce regard de candeur, plein d'innocence mais beaucoup trop triste, et son corps était celui d'une jeune adolescente en pleine croissance. Connaissant Karen, elle ne fera sûrement que des massages. Subaru détourna son regard d'elle, cette vision d'innocence qui finira par être souillée, le dégoûtait beaucoup trop. Un lourd silence pesa sur la pièce, aucun des deux n'allant à la rencontre de l'autre. Au bout de quelques minutes et ne voulant pas l'effrayer d'avantage en osant s'avancer vers elle, le jeune homme se dirigea directement vers la porte de la chambre. Se retournant, son regard vert rencontra un magnifique bleu azur et qui s'en sans rendre compte intimidait encore plus Riku dont les joues commençaient à prendre une jolie couleur écarlate, qui lui allait bien d'ailleurs. D'un léger signe de tête, il l'invita à le suivre.
Assit l'un en face de l'autre, le plat principal à moitié entamé, ils n'osaient encore croisés leurs regards. Pour l'un, cela était dut à cette vision du futur, un futur des plus noirs, surtout en ces temps. Pour l'autre, c'était tout simplement le malaise d'être en face de quelqu'un ayant autant d'assurance malgré son "métier". Cela faisait une heure que ce silence mutuel durait. Pourtant, il leur fallait bien se connaître un peu. Surtout que Riku était désormais sous la tutelle de Subaru. Ce sera donc lui qui lui enseignerait les ficelles de ce "métier". Lui montrer comment faire ressortir ses atouts personnels, les gestes qu'il faut avoir, pour les séances de massages naturellement, même si lorsque la jeune fille sera un peu plus mure, elle commencera les plaisirs avec plus de contacts. En ces temps, ce "travail" était plus ou moins bien vu.
Londres était vraiment tombée dans la déchéance, l'égoïsme, la cupidité et la gourmandise. Cette soif de luxe et de fortune ne pouvant être assouvie, certains allaient jusqu'à utiliser des méthodes pitoyables, méprisables et cruelles pour arriver à leurs fins.
Si Subaru avait accepté de venir dans cette ville, qui pourtant autrefois était si admirable, c'était pour s'éloigner un peu du clan, notamment du Chef, mais c'était surtout pour être sur "cette affaire" en libre arbitre. Même si pour cela, il avait dut abandonner sa pudeur qui lui était caractéristique. D'une certaine façon, lui aussi avait été atteint par la corruption de Londres.
Ce "métier" comprenait les massages, mais aussi le devoir d'être un"homme ou femme de compagnie" lors des soirées où se réunissaient des personnes de haut rang. Il fallait donc connaître l'étiquette. Mais aussi, ce metier comprenait une partie où seuls leurs corps étaient désirés. Un stade que Subaru voudrait éviter pour Riku. Pourtant, un jour où l'autre, il allait devoir devenir son précurseur sur ce point.
Il y a de cela une semaine, Karen l'avait appelé dans son bureau pour le prévenir de l'arrivée d'une nouvelle "fille". Là, il avait apprit qu'elle serait sous sa responsabilité. Une jeune fille qui avait été vendue par ses parents car elle était le fruit de l'union de sa mère et l'amant de celle-ci. Un choix avait été donné à la femme, soit elle et son "bâtard" quittait la demeure familiale, soit elle devait se débarrasser de Riku et par n'importe quel moyen, même celui de la tuer. Ne pouvant se résoudre à ôter la vie à sa fille, elle l'avait confié à Karen, une de ses connaissances, afin que celle-ci la protège.
Car Karen ne considérer pas ses employés comme de simples objets de rendements, mais comme ses enfants, dont elle avait donné une seconde vie pour certains, les sortant de la rue, de la drogue, leur faisait passer l'envie de rejoindre la mort. Elle qui n'avait pourtant pas été aussi choyée par la vie, n'ayant aucun conjoint, aucun enfant de son sang. Mais aussi aucun membre de sa famille encore en vie suite à l'incendie qui avait dévoré leur maison et dont elle avait été la seule survivante. Par la suite, elle avait erré dans les rues, âgée d'à peine 12 ans, jusqu'à qu'elle croise une nonne et qu'elle soit recueillit dans une petite chapelle au temps où Londres avait encore quelques restes de clémence. Cette chapelle dont elle avait héritée suite au décès de la Mère Supérieure. Et remarquant la déchéance croissante de la ville, elle avait convertie cette maison de Dieu en demeure des plaisirs et de détente. Elle voulait elle aussi se rendre utile pour les abandonnés de la vie et qui finissaient par être rongés par les ténèbres de Londres.
Subaru avait beaucoup d'admiration pour elle, en plus de l'amitié qui les liés malgré leur différence d'âge.
Plongé dans ses pensées, il ne remarqua pas que Riku commençait à avoir du mal à rester éveillée. Seul le bruit métallique de l'un des couverts le fit sortir de sa rêverie, lui indiquant que la jeune fille allait tomber d'un moment à l'autre dans les bras de Morphée. Se levant et contournant la table, il s'agenouilla afin d'être à la hauteur de son visage, lui murmurant des paroles de réconfort afin qu'elle ne panique pas lorsqu'il la prendrait dans ses bras pour l'emmener dans la chambre de celle-ci. D'un timide signe de tête, Riku accepta.
Une fois arrivé dans la pièce privée de la jeune fille, il l'a fit s'asseoir sur le lit. Se dirigeant vers l'armoire, il en sortit une chemise de nuit couleur neige. Se mettant à nouveau à sa hauteur, il lui demanda si elle avait besoin d'aide pour se mettre en tenue de nuit, voyant que la fatigue ralentissait dangereusement les gestes de la jeune fille et embrumait surement son esprit. Elle s'endormirait dans sa position actuelle que Subaru n'en serait pas surpris. Une fois encore, Riku approuva d'un timide signe de tête. Ne prêtant pas attention à la rougeur de son visage qui contrastait avec ses yeux bleus, Subaru lui enleva les habits un par un et lui fit enfiler sa tenue de nuit. Comme il l'avait prédit, une fois la chemise enfilée, Riku s'était endormit, toujours assise sur le lit. L'allongeant avec prudence, il la couvrit de la couette qui était repliée au pied du lit. Ceci fait, il retourna dans sa propre pièce privée, qui était à l'étage supérieur.
Fermant la porte à double tour, il ressortit le dossier de l'affaire du double meurtre. S'adossant contre la fenêtre, il replongea dans l'épais document.
(page 25 du dossier)
La famille Shinoda avait été associé avec une autre affaire de meurtre, il y a de cela un an. Un homme d'une trentaine d'années, avait été retrouvé mort, lui aussi égorgé et ceux de la même façon que Kyogo Shinoda, sa femme et le personnel. Après une expertise, la coupure s'avérait être une morsure, et plus précisément celle d'un chien. Les crocs avaient percé la veine jugulaire d'où le décès de la victime.
Autre chose, au niveau du ventre de la victime, une blessure pour ne pas dire ouverture, avait été faite à l'aide d'un scalpel et les organes internes y ont été prélevés. Et par la précision de celle-ci, cela avait été réalisé par une personne qui possédait une certaine expérience en médecine.
Un autre indice mais d'ordre spirituel, montrait que la victime avait été paralysé en position debout et peut-être dut par un sort car un bout de papier recouvert de mots en langue étrangère avait été retrouvé à côté du corps.
Cet homme, du nom de Adam Shire était en fait un collègue de Kyogo Shinoda, ayant travaillé aussi dans la société Sword. Il y était médecin légiste. Homme anglais sans histoire, ayant une femme et un fils.
Mais l'affaire avait énormément piétiné et comme aucun médium n'avait été convoyé, le dossier avait été tout bêtement fermé.
La ressemblance de l'affaire Shinoda avec ce dossier clos avait découragé la police. D'où l'étouffement de celle-ci.
(à suivre)
