Chapitre 3.
William T. Spears.
Mercredi.
Et en effet, Grell se défoula, mais ce fut le pauvre Will qui en fit les frais.
Il était professionnellement en train de faucher l'âme d'un humain que Grell débarqua derrière lui de mauvaise humeur et se mit à l'attaquer de manière féroce et brutale. Si intense que William ne put rien faire pour se défendre et se retrouva bien vite en sang avec des fractures, des hémorragies internes et dans les pommes. Puis il fut laissé pour mort sur le toit où il se trouvait.
. . .
La comtesse Phantomhive marchait paisiblement dans la rue en chantonnant pour sa fille Raven qui riait doucement dans ses bras. Elle senti tout à coup la présence d'un Shinigami dans les parages. L'aura était certes excessivement faible mais encore présente. Angelika décida de la suivre.
Elle retraça l'aura jusqu'au toit d'une boutique qui vendait des meubles. Et c'est en se glissant vers l'arrière du magasin qu'elle sauta sur le toit. Une fois en haut, elle vit avec stupéfaction William T. Spears dans un grave état. Se rappelant de la mise en garde de Sébastian sur le sang qui pouvait la rendre folle furieuse, elle bloqua sa respiration (de toute façon elle a pas besoin de respirer.) et se rapprocha avec précaution et tâta son pouls, il était encore vivant, mais c'était tout juste. William était suspendu entre la vie et la mort.
Angelika avait d'abord pensé le laisser là et qu'un autre Shinigami vienne le chercher…mais d'un autre côté, aucun Faucheur savait qu'il se trouvait ici grièvement blessé. Elle décida finalement de le ramener au manoir et de le soigner elle-même. Elle n'avait d'ailleurs rien à reprocher à William, alors pourquoi le laisserait-elle mourir ici? Elle s'arrangera avec Sébastian qui serait sûrement contre le fait de l'avoir sous son toit. Mais qui était le boss des deux. Ils étaient peut-être mariés, mais ils étaient aussi encore liés par le contrat. Sébastian sera bien obligé de ne rien dire.
Alors Angelika déchira un pan de sa robe pour en faire un support provisoire pour Raven sur son ventre, car elle aurait besoin de ces bras pour faire tenir William sur son dos. Et c'est en le hissant sur son dos qu'elle reprit le chemin de son manoir.
En arrivant, elle alla rapidement à un des chambres d'amis et déposa sur le lit puis repartit pour aller chercher le nécessaire à soins, en profitant pour aller prendre aussi le landau à Raven et changer de tenue.
Angelika plaça Raven dans son berceau où elle observa sa mère s'occuper de William. Angelika entreprit d'enlever les vêtements en lambeaux et les lunettes du Shinigami sauf son pantalon et de le soigner du mieux de ces connaissances. Quand elle allait commencer, on toqua à la porte de la chambre. Abandonnant son patient, elle alla ouvrir. C'était May Linn.
- Qui a-t-il?, demanda Angelika.
- Euh…je vous ai vu rentrer plus tôt que d'habitude, un souci?
- Non, non, aucun problème, répondit Angelika nonchalante. Mais dis-moi, où est Sébastian?
- Il est sorti faire des courses avec Bard et Finny. Il n'y a que vous, M. Tanaka et moi ici.
- D'accord, tu peux disposer.
Et la domestique s'inclina puis s'en alla. Angelika attendit qu'elle soit assez loin, puis referma la porte et retourna vers William, contente que May Linn n'ait posé aucune question sur William. Car si elle l'avait vue rentrer, elle avait sûrement dû voir aussi le Shinigami. Mais maintenant, sachant sa maîtresse comme étant une créature de l'ombre immortelle, elle ne devait plus s'étonner du surnaturel.
Elle commença par les plaies les plus sérieuses, les désinfecta, fit des points de sutures là où il en fallait et de panser le tout. En les traitants, elle vit que sur les deux longues estafilades sur son torse, les chairs étaient étrangement déchirées. Elle avait vu les même sur Mme. Red quand Grell l'avait…
C'est là qu'Angelika comprit. C'était Grell qui avait infligé ses blessures à William. Elle se promit d'en toucher un mot au roux.
En vérifiant si elle n'avait rien négligé, elle remarqua que les membres droits de William formaient des angles bizarres. Elle les tâta donc et vit qu'il avait des fractures. Angelika se dépêcha donc d'aller chercher deux petites planches de bois dans la réserve du domaine et de les fixer à la jambe et au bras de William avec des bandages solides.
Une fois terminé, elle voulut le rhabiller un peu, mais constata que ces vêtements ressemblaient plus à des chiffons qu'à des habits. Angelika partit donc chercher une chemise propre dans la lingerie et la mit à William.
Étrangement, depuis qu'Angelika l'avait trouvé sur le toit du magasin, William ne s'était pas réveiller. Il n'avait même pas remué.
La jeune démone essaya alors de lui faire boire un peu d'eau, et miracle William commença à bouger un peu les paupières pour enfin ouvrir les yeux.
En se réveillant, William senti de fortes douleurs partout sur son corps. Il ne voyait que des formes floues. Où étaient passées ces lunettes? Une fois la tête sur l'oreiller, on lui mit les lunettes sur le nez. Il put finalement voir où il était. C'était une chambre de style victorien avec des meubles en chêne, des rideaux de velours bleu foncé et un tapis richement décoré.
Il remarqua aussi qu'il était allongé sur un lit à couvertures bleues. Il essaya de se lever, mais fut repousser sur le lit par des mains, douces et chaudes. En levant les yeux, il vit la comtesse Phantomhive assise près de lui. Elle ouvrit la bouche et dit d'un ton assez doux pour elle.
- Ne bougez pas. Vos blessures sont très sérieuses. Si vous forcez trop, les sutures ne tiendront pas.
William ne comprit pas de quoi elle parlait. Quelles blessures sérieuses? Quelles sutures? Il baissa les yeux et vit avec effroi son corps couverts d'hématomes et de bandages. Et sa jambe et son bras droits étaient en plus dans le plâtre. Qu'est-ce qui avait bien pu lui arriver pour qu'il se retrouve dans un si pitoyable état. Il se décida à poser la question.
- Pourquoi je suis ici et qu'est-ce qui m'ais arriver?
- Pour faire court, disons simplement que je vous aie trouvé à moitié mort sur le toit d'une boutique. Je vous aie emmené ici et je vous aie soigné.
William avait un peu de mal à la croire. Lui qui croyait que les démons n'avait pas de cœur, encore moins cette femme, mais en voyant les linges couverts de sang, il dû se dire qu'elle disait la vérité. Mais gardant son aversion pour ses mangeurs d'âme, il voulut lancer une réplique à Angelika mais la porte s'ouvrit sur un des représentants des créatures qu'il détestait le plus, Sébastian Michaelis.
- Angelika, May Linn m'a dit que tu…qu'est-ce qu'il fait ici lui?, demanda-t-il, le ton un peu dur.
- Avant que tu ne m'étrangle, je l'ai fait pour évite qu'on se retrouve dans les ennuies jusqu'au cou, dit Angelika en se rapprochant de son mari.
- Oui, j'aimerais aussi savoir pourquoi vous m'avez sauvé comtesse, ajouta William.
- C'est simple, répondit Angelika en se retournant vers le Shinigami, prenant un ton sérieux. Si je vous aie sauvé, c'était seulement pour éviter d'avoir la société des Shinigamis au complet sur le dos. Si je vous avais laissé mourir, vos compères auraient tôt fait de détecter mon odeur sur vous, me soupçonnant de vous avoir mis dans cet état. Ils nous auraient bien vite pris en chasse, ma famille et moi et ça, je ne le permettrai jamais.
Sébastian et William comprirent maintenant. C'était en effet une excellente raison. Mais…qui avait mis William comme ça.
- Hm…Angelika, si ce n'est pas toi qui l'as battu, qui est-ce? demanda Sébastian. Le sais-tu?
- Justement oui, répondit-elle en croisant les bras et fermant les yeux, prenant un air énigmatique, en examinant les plaies qu'il a au torse, j'ai remarqué que la peau autour est déchirées. J'ai fait le rapprochement avec quelque chose que j'ai déjà vu, et conclusion…vous vous êtes fait casser la gueule par Grell, William.
William sentit une furie PRESQUE démoniaque l'envahir. Il essaya encore de se lever pour aller tuer Grell, mais fut retenu par les deux démons. Il tenta tant bien que mal de se mettre debout, mais ces blessures lui faisaient atrocement mal, mais il n'y fit pas attention, et les deux bêtes ne l'aidaient pas non plus.
- Laissez-moi tranquille! s'écria William. Il faut que j'aille le tuer! Donnez-moi ma Faux de la Mort et dégagé!
Angelika étaient un peu surprise par la réaction du Shinigami. Lui qui ne s'énervait jamais, ou qui gardait sa colère derrière un tiquage de sourcils. Il avait l'air à présent d'une vraie furie.
- Certainement pas! objecta Sébastian. Vous n'irez nulle part tant que vos plaies ne seront pas guéries. Vous avez entendu Angelika, si vous forcez, elles vont se rouvrir et vos fractures vont empirer. Et en plus, vu votre état, vous ne pourrez que vous faire tuer pour de bon.
William s'arrêta de s'agiter d'un coup. Malgré qu'il détestait Sébastian, il y avait du vrai et de la logique dans ce qu'il disait. Maintenant accablé par la douleur, il se laissa retomber sur son oreiller dans un soupir.
- Bien…dès que mes blessures seront guéris, je fiche le camp d'ici, dit-il.
- Je l'espère bien, répliqua Sébastian…Angelika, je peux te parler une seconde.
- Bien sûr, répondit-elle. William, surveillez Raven.
C'est seulement à sa phrase que William remarqua enfin le bébé debout, accrochée aux barreaux de son berceau. Il voulut répliquer, mais les deux démons sortirent avant qu'il ait pu ouvrir la bouche.
Sébastian voulait éviter que le Shinigami entende ce qu'il avait à dire à sa femme, alors il l'emmena à la bibliothèque. Une fois arrivés, il referma la porte et se retourna vers Angelika.
- Alors, tu comptes le garder ici longtemps? Tu le sais pourtant que lui et moi on fait autant la paire que l'eau et l'huile.
- Ne t'inquiète, il ne sortira pas de la chambre. Où veux-tu qu'il aille avec une jambe brisée?
- D'accord, tant que je l'ai pas dans mon champ de vision, ça peut aller.
Angelika trouva le comportement de Sébastian un peu puéril. Mais, elle ne fit que ricaner et se coller à lui.
- Pas de danger, j'empêcherai le méchant Shinigami de te faire du trouble, se moqua-t-elle. Sébastian ricana à son tour et serra sa femme contre lui.
- Très drôle, vraiment spirituel, dit Sébastian. C'est pour toi que je m'inquiète, moi. Tu crois que tu vas arriver à le supporter?
- Si j'ai réussi à supporter ton humour noir pendant dix ans, je peux endurer un Shinigami grognon.
- Ha, ha, ha! Je suis mort de rire, répondit sarcastiquement Sébastian.
- Tous ce que je te demande, c'est de t'occuper de la petite.
- Ooookkkk!, soupira Sébastian.
Angelika leva les yeux au ciel puis embrassa Sébastian. Il retrouva alors sa bonne humeur et rendit son baiser à son épouse. Après s'être séparé, ils retournèrent dans la chambre de William. Celui-ci ne fessait que fixer Raven. Elle aussi le regardait.
- Bon, dit Sébastian, je prends Raven et je vous laisse.
- Minutes, l'interrompit William, je voudrais vous dire…je suis au courant, ce bébé, c'est le vôtre.
Angelika et Sébastian s'échangèrent un regard, visiblement, ils ne s'attendaient absolument pas à celle-là. Il savait.
- Euh…hésita Sébastian, comment ça se fait que vous soyez au courant?
- Je rangeais les dossiers des nouveau-nées et je suis tombé sur le fichier de la petite Phantomhive.
- Ahhh…
- C'est tous ce que vous arrivez à dire, dit sarcastiquement William.
- Oh ça va hein, se plaignit Sébastian.
- Pff, soupira le Shinigami. Déjà que je trouvais ça déplacé qu'une comtesse épouse son majordome, faut qu'en plus que les démons soient plus nombreux maintenant.
- En quoi ça vous regarde? demanda Angelika.
- Je dis juste que c'est contre l'ordre naturel des rangs sociaux, répondit-il.
Sébastian commençait vraiment à être énervé sévère par William. Non mais c'est vrai, Angelika se donne la peine de lui sauver la vie et lui, se permet de se plaindre à tout bout de champ! Mais ravala sa frustration, il dit d'un ton calme.
- Euh, excusez-moi si je vous contredis, mais l'amour entre deux personnes, de mon opinion personnel, ne doit pas être refréné par de simples rangs sociaux. Quel mal y a-t-il à ce qu'une comtesse et un majordome s'aime, se marie et mette au monde un bébé. On à tuer personne!
- C'est ça, ce n'est qu'une question de temps, on ne peut faire confiance aux bêtes sauvages comme vous. Et je paris que votre bâtard sera aussi pire que vous deux.
Là, William s'était montrer vraiment blessant, Sébastian n'y tint plus. Il pouvait endurer qu'on lui manque de respect, mais qu'on insulte sa famille dépassait les bornes. Il projeta son poing vers la tête de William, fessant exprès de viser à côté juste pour le faire taire, puis il parla d'un ton peu menaçant. Le Shinigami avait un peu sursauté face à l'impact.
- Écoutez, je sais que vous ne m'aimez pas la face, loin de là, c'est partager dans votre cas, mais pensez-vous que Raven sera un monstre sans cœur et pitié, plongée dans le vice jusqu'à la moelle juste parce qu'elle a été engendrée par deux démons?...Et si nous étions vraiment des êtres sans scrupules, Angelika ne vous aurais sûrement pas secouru, et moi ça aurait fait longtemps que je vous aurais tué.
William resta bouche-bée par ce que venait de dire Sébastian. Il essaya de parler, mais rien ne réussit à sortir de sa bouche. Sébastian finit par se redresser, prit Raven dans ces bras, embrassa Angelika et sortit de la chambre. Angelika se tourna vers William qui fixait un point inexistant au baldaquin.
- Vous devrais vraiment penser à ce que Sébastian vous a dit.
Ne voyant que William ne répondait pas, elle ajouta.
- Je vous apporterai un repas plus tard.
Puis elle sortit, laissant le Shinigami dans ces pensées.
. . .
En effet, une demi-heure plus tard, Angelika revint portant un plateau comportant une cuisse de poulet, des carottes au miel, du pain beurré, un thé Darjeeling et une part de tarte aux cerises. William n'avait pas bougé en dehors de s'être redresser pour regarder par la fenêtre les nuages défiler.
- Alors, vous y avez pensé?, demande-t-elle en posant le plateau sur la table de chevet.
William tourna lentement la tête vers elle, et dit les yeux baissés.
- Il a peut-être raison, je ne devrais pas juger les gens sur leurs espèces et porter moins de préjugés. Je m'en excuse.
Angelika s'attendait tous sauf à ça. William qui admettait ces fautes, c'était comme un Grell intéressé par les femmes et un Undertaker sérieux. Mais Angelika ne dit rien et sourit. Elle plaça le repas à proximité du Shinigami. Angelika se tourna vers William qui commençait à entamer les carottes, mais avec grande difficultés. Il était droitier et manipuler la fourchette de la gauche était pas facile. Il s'acharnait à juste piquer un morceau et le morceau revolait à l'autre bout de la chambre. Angelika trouvait la situation très comique, mais pas William qui jurait à chaque essai.
- Bon, c'est finit les zouaveries, dit Angelika. Passez-moi votre fourchette.
- Hein, mais…
Trop tard, Angelika lui faucha son couvert. William n'avait pas la force pour riposter. Angelika le nourrit comme une mère avec son bébé. William était vraiment gêné. Heureusement qu'il n'y avait qu'elle pour voir ça. Mais malgré la honte, William trouva que la nourriture était vraiment bonne.
Une fois le repas terminé, William ne put s'empêcher de gémir de bonheur à la dernière bouchée de tarte.
- Mmm, c'était très bon. Qui a fait la cuisine?
- Contente que ça vous plaise, parce que c'est moi. Je suis surprise, car c'est la première fois que je fais la cuisine.
- C'est vrai?
- Oui, avant c'était Sébastian qui me fessait à manger…bon enfin, je vous laisse vous reposer.
Elle allait se lever quand elle remarqua la chemise, la veste et le veston de William en tas au bout du lit. En les prenant en main, elle vit plus clairement qu'ils étaient en lambeaux, couverts de sang et de poussière et que de nombreux morceau ne pendaient que par quelques fils.
- Vos vêtements sont très endommagés, dit-elle au Shinigami. Et je suppose que vous ne voudrais pas porter ceux à Sébastian, même si vous faites la même taille. Si vous voulez, je les laverai et les réparai pour vous.
- Oui s'il-vous-plait.
De surprise en surprise, le voilà qui dit s'il-te-plait. On aura tout vu. Mais Angelika ne fit pas de commentaires.
- Je reviens tout de suite.
Angelika sortit en emportant la vaisselle sale. Elle la donna à Bard pour qu'il la lave, puis partit chercher le nécessaire à couture de Sébastian. Elle en profita d'arrêter à la bibliothèque pour lui prendre un roman-policier.
Quand elle revint, elle donna le livre à William.
- Si vous voulez vous occuper, moi j'ai du boulot.
Angelika allait s'installer quand la porte s'ouvrit sur Sébastian portant Raven.
- Angelika, j'ai à faire des courses avec Finny pour qu'il évite qu'il achète encore un jardin en robot transformable, il va falloir veillez sur Raven.
Il ne laissa pas le temps à Angelika de parler qu'il déposa Raven sur le lit et sortit aussi vite qu'il était arrivé.
- Euh….hésita William.
- Quoi?
Angelika se tourna et failli tomber de son fauteuil. Sa petite Raven rampait tout doucement vers William en gazouillant. Celui-ci avait le dos collé contre la tête de lit, les yeux écarquillés dans une expression de surprise et semblait se dire Qu'est-cé que je fais? Ya un bébé démon qui s'avance vers moi!
- Pourquoi capotez-vous comme ça? demanda la jeune femme.
William ne répondit pas, il tenait sa main valide en l'air. Raven venait de s'installer sur sa cuisse gauche et fermait ces yeux carmin pour faire un somme.
- Relaxez, elle ne va pas vous manger.
Et elle le força à déposer sa main sur la petite, lui caressant le dos. William finit par se détendre. Il la regarda plus attentivement et du admettre qu'elle était vraiment très mignonne avec ces petites bouclettes caramel et ces petite quenottes serrant le drap.
- Finalement, murmura William, j'ai changé d'avis. Elle est trop mignonne pour que je puisse la détester.
Angelika passa d'une face impassible à un fou rire. Là, ce n'était plus William T. Spears, le Shinigami adepte du travail qui parlait, mais un tout autre personnage. Où il était-passé? Et là c'était le boute…William se mit à rire avec elle.
- Ha, ha, ha…là je suppose que vous allez arrêter de nous prendre la tête parce qu'on est des démons, dit Angelika.
- Hm, hm…hm…oui...répondit William essuyant ces larmes de rires.
Angelika ressentit un pincement au cœur, mais fit un rapide baisé sur le front à William. Celui-ci passa de surpris à rouge tomate. Angelika repartit dans son rire, William la suivit…
…grâce à des démons, William T. Spears avait découvert l'humour et le sens de la tolérance.
