Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.

Message : Cette fic prend en considération les livres 1 à 4 d'Harry Potter, mais emprunte certaines choses du livre 5 (Notamment l'armée de Dumbledore)

Message de l'auteur : Désolé pour le retard, mais j'étais partie en vacances! À présent, je suis de retour au pays ^^!

Chapitre 7

-Harry, il faut que nous parlions. Déclara d'emblée Ginny, le fixant d'un regard insistant.

Le Griffondor hocha rapidement la tête tout en se retenant pour ne pas crisper les poings. Il voulait retourner dans son dortoir et réfléchir. Réfléchir à quoi exactement, il n'aurait su le dire. De toute façon, il y avait toujours quelque chose pour le garder éveillé au beau milieu de la nuit. Si ce n'était pas son lien avec Voldemort, c'était le prochain plan pour l'A.D. Merlin, il était vraiment un enfoiré. Pourquoi se sentait-il si irrité à la pensée de devoir parler avec sa petite-amie? Pourquoi agissait-il ainsi avec elle? Ses sentiments n'avaient pas changé pourtant. Il continuait à l'aimer. Enfin, il croyait l'aimer. Ginny était parfaite pour lui. Courageuse, charmante, et elle était la sœur de son meilleur ami. Il adorait les Weasley. Alors, oui, Ginny était parfait pour lui. Mais, bon sang… il se sentait réellement irrité.

-Viens avec moi. Poursuivit la rouquine, l'entrainant vers l'extérieur.

L'air de la nuit lui fit aussitôt du bien, le calmant efficacement. Il ignorait ce qui l'irritait à ce point. En fait, il avait failli arracher la tête de Terry durant l'entrainement. Mais, bordel! Il avait eu de bonnes raisons. Le Serdaigle, au lieu de s'entrainer, était occupé à regarder Malfoy s'étirer dans plusieurs positions. Le blond disait qu'il s'agissait de yoga et que c'était excellent pour le corps. La seule chose qu'il pensait, malheureusement, était que Malfoy n'avait pas le droit de se tortiller dans de tels positions en public. Parce que, comme Terry s'était empressé de le faire remarquer, il était souple. Très souple. Trop souple. Cela portait à distraction. Pas à lui, mais à Terry définitivement. Il voulait que Malfoy les aide et non qu'il devienne l'un des fantasmes de Terry. Super… et maintenant, il était de nouveau irrité.

-Est-ce que tu m'aimes Harry? Demanda doucement Ginny.

-Oui.

-Tu n'agis pas comme quelqu'un qui est amoureux, pourtant.

-Je suis désolé.

Il ignorait quoi dire d'autre. Il n'avait rien à dire, en fait. Il ne savait pas comment réagir face à Ginny. Avant l'A.D… avant toutes ses responsabilités, il avait su comment agir. Il lui donnait des cadeaux, l'embrassait, lui faisait l'amour, l'emmenait sortir… il savait comment agir à cette époque. Mais, à présent… il n'avait pas vraiment le temps de penser à quoi que ce soit. Il devait voir les plans de Voldemort afin d'aider Dumbledore; il dormait à peine. Il devait entrainer l'A.D. et leur enlever leur innocence, comme lui avait si bien fait remarquer Malfoy. Il n'avait plus le temps de câliner Ginny. Peut-être aurait-il mieux fait de rompre avec elle. Peut-être était-ce même la seule solution. Mais, une part de lui n'avait aucune envie d'affronter les larmes et les accusations… Il n'avait pas envie que Ginny lui fasse la tête et le déteste. Il voulait un endroit dans sa vie où tout était calme et serein. Était-il donc si terriblement égoïste? Était-ce vraiment trop demandé? Il écarquilla les yeux lorsque Ginny lui saisit violemment les bras, l'obligeant à la regarder.

-Je ne veux pas que tu sois « désolé »! S'exclama-t-elle. Je veux que tu agisses comme avant! Je veux que tu me traites comme ta petite-amie et non comme une simple camarade de classe! Je veux que tu me montres que tu m'aimes!

Elle avait le regard voilé de larmes, et Harry sentit aussitôt un pincement au cœur. Il ne voulait pas la faire pleurer. Il aurait vraiment dû rompre avec elle, mais cela ne ferait que la faire encore plus pleurer non? Il l'aimait encore après tout. Il pouvait toujours essayer. Être plus tendre, plus chaleureux. Il se devait de lui donner de l'attention. Elle était la femme qu'il aimait. La femme avec qui il voulait passer le reste de sa vie. Une femme courageuse… la sœur de son meilleur ami. En la mariant, il devenait réellement un membre de la famille Weasley. Elle était… Ses bras s'enroulèrent fermement autour du corps tremblant de sa petite-amie et il sentit celle-ci frissonner contre lui.

-Je suis désolé, je t'aime vraiment. Je ne te prendrais plus jamais pour acquis.

Les lèvres de la rousse se posèrent passionnément sur les siennes et il y répondit avec ardeur. Il n'allait plus la faire pleurer. Il devait vaincre Voldemort; il devait entrainer l'A.D, mais il devait aussi s'assurer du bonheur de Ginny. Il était avec elle depuis près de deux ans. Il n'allait plus jamais la faire pleurer. Il l'aimait. Lorsque le baiser fut rompu, Ginny s'empressa d'enfouir sa tête contre son torse et il lui caressa tendrement le dos. Ses yeux dérivèrent sur ses cheveux roux, avant de partir vers Poudlard. Il se crispa soudainement en voyant Malfoy sur l'un des balcons de Poudlard. Le blond était assez haut pour qu'il ne puisse pas bien voir son expression faciale. Le vent jouait doucement dans ses cheveux blonds alors que ses yeux étaient rivés sur eux. Ses bras étaient croisés sur son torse et il avait l'air tellement… seul. De quoi parlait-il, bon sang! Il pouvait à peine voir l'expression de Malfoy! Comment pouvait-il savoir s'il était seul ou non? Et pourquoi avait-il envie d'aller le voir afin de lui parler? Avant que cette pensée ne puisse réellement pénétrer dans son cerveau, le Serpentard était déjà parti.

-Harry… je veux être avec toi ce soir…

Il hocha de nouveau la tête, se laissant entrainer jusqu'à son dortoir. Il allait se comporter comme un petit-ami exemplaire. Il n'allait plus agir comme un enfoiré. Enfin, il allait faire de son mieux.

()

-Il se penche… il se penche… il se penche… Chuchota avec enthousiasme Terry à son meilleur ami, Jonas Hilton.

L'autre Serdaigle se mit à ricaner et Harry dut s'empêcher de grogner. Il n'était pas un animal. Il pouvait aller voir Terry et lui parler calmement. Étrangement, il préféra se diriger vers Malfoy et s'arrêta près de lui, se raclant bruyamment la gorge. Il s'obligea à ne pas pousser un grognement de colère lorsque le blond continua ses exercices, faisant visiblement semblant de ne pas le voir.

-Malfoy, il faut que je te parle.

-Je suis occupé.

Le blond se saisit alors de sa jambe par l'arrière et se pencha en avant, comme s'il était une ballerine. Bordel, Terry avait raison. Malfoy était incroyablement flexible. Il ravala nerveusement sa salive et se saisit du bras du blond, celui-ci s'empressa de lui lancer un regard courroucé avant de se remettre dans une position normale. Il portait un chandail à manches longues trop grand pour lui ainsi qu'une paire de pantalon de sport serré. Malgré lui, il ne peut que reconnaître qu'il était d'accord avec Terry. Malfoy était vraiment superbe.

-Maintenant. Ordonna glacialement Harry avant de faire demi-tour.

Il entendit le soupir exaspéré du Serpentard derrière lui, mais celui-ci le suivit de tout de même jusqu'à l'extérieur de la salle sur demande. Lorsqu'ils furent à l'extérieur, le blond lui empoigna férocement le bras et Harry dut s'empêcher de ne pas grimacer. Pour un type aussi menu, Malfoy avait une sacrée poigne.

-Potter, je suis occupé. Pourquoi est-ce que tu me déranges?

-Sérieusement, Malfoy. Cela suffit. Tu distrais Terry. Et maintenant, tu distrais aussi Jonas. Cela suffit.

-En quoi est-ce de ma faute? Parle-leur.

Harry était parfaitement d'accord. Il s'agissait de la solution logique. Ce n'était pas comme si Malfoy pouvait contrôler l'attirance que Terry éprouvait pour lui. Mais, il n'avait aucune envie de parler à Terry. Et puis, si Malfoy cessait de se tortiller dans toutes ses positions, ou bien s'il disait clairement à Terry qu'il n'était pas intéressé… tout s'arrangerait.

-Écoute, je sais que ce n'est pas de ta faute, mais tu dois aller lui parler. Dis-lui que tu ne veux pas sortir avec lui et…

-Qui te dit que je ne veux pas sortir avec lui? Cracha froidement le Serpentard.

Cette réponse le prit soudainement au dépourvu. Avant même qu'il ne puisse y penser, il répondit.

-Il n'est vraiment pas ton genre.

-Excuse-moi? Demanda d'une voix tranchante le blond.

-Il n'est pas ton genre.

Les yeux de Malfoy devinrent orageux et il rejeta vivement la tête vers l'arrière, dévoilant son tatouage. Harry sentit une étrange irritation au milieu de son ventre en voyant ce tatouage. Comme si quelque chose à l'intérieur de lui désirait… bon, il ne voulait pas s'y attarder.

-Qu'est-ce que tu sais de moi, Potter? Rien. Tu ne sais pas si je suis hétéro ou homo. Si j'aime les blonds, les noirs, les asiatiques, les sportifs, les paresseux, les danseurs exotiques! Tu ne sais rien de moi!

-Bon, Malfoy, je ne veux pas me disputer. Je veux simplement que tu arrêtes de le distraire. Il doit se concentrer. Il doit…

-Dis tout ça à lui! Pas à moi! Je ne peux pas contrôler ses réactions!

Il savait très cela et il se sentait de plus en plus stupide. Pourquoi était-il allé parler de ça à Malfoy, de toute façon? Il devait parler à Terry. C'était Terry qui risquait de se faire massacrer s'il se trouvait sur un champ de bataille, pas Malfoy. Et pourtant… il n'avait pas pu se contrôler. Il était allé directement voir le blond. Il était vraiment idiot. Une grimace de colère déforma le visage de Malfoy avant qu'il ne le dépasse, de toute évidence décidé à partir vers la salle sur demande. Harry le retient immédiatement, une excuse sur le bord des lèvres.

-Pourquoi avais-tu l'air si triste hier?

Quel était son problème, bon sang! Les états d'âme de Malfoy ne le concernaient en rien. Mais, il ne pouvait s'enlever de la tête l'image du blond… avec ses cheveux balayant son visage et ses yeux gris qui le fixaient avec une émotion si… si foudroyante.

-De quoi est-ce que tu parles, Potter?

-Lorsque tu étais sur le balcon… tu avais l'air…

-Pourquoi est-ce que tu me parles de ça, bordel! Pourquoi est-ce que tu ne peux pas me laisser tranquille? Arrête de trouver les raisons les plus idiotes afin de me parler! Je ne veux pas avoir de relation avec toi, compris?

Il se dégagea alors violemment de sa poigne et partit dans la salle sur demande, le laissant complètement tétanisé. Des raisons idiotes pour lui parler? Il ne voulait pas parler à Malfoy. En fait, si Dumbledore ne lui avait pas imposé… Son cœur lui faisait mal. Son visage se crispa en une grimace douloureuse et il ferma lentement les yeux. Malfoy ne voulait pas lui parler. Très bien. Ils n'avaient jamais eu de véritable relation de toute façon. Sauf celle d'ennemis. Malfoy avait toujours été dans son monde, mais à présent il ne voulait plus de contact avec lui. Pas de problème. Il n'avait pas envie d'avoir de contacts avec lui, lui aussi. Auparavant, il n'avait jamais eu à chercher la compagnie de Malfoy. Le blond arrivait tout seul comme un cheveu sur la soupe. Toujours une réplique acerbe sur les lèvres et les yeux glacés par le mépris. Il était toujours là. Harry n'avait jamais eu à trouver une raison pour lui parler. Pathétique. Tout cela était pathétique. Il n'avait pas assez de courage pour rompre avec sa petite-amie, et maintenant son ancien ennemi lui manquait. Il avait vraiment besoin de thérapie.

À suivre…