Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.
Message : Cette fic prend en considération les livres 1 à 4 d'Harry Potter, mais emprunte certaines choses du livre 5 (Notamment l'armée de Dumbledore)
Message de l'auteur : Je suis vraiment désolé de ne pas avoir répondu aux reviews la semaine dernière, et j'ai bien peur que cette semaine je ne puisse pas encore le faire… Je suis très occupée pour le moment (parce que j'ai deux emplois à la fois) et répondre aux reviews me prend autant de temps que d'écrire un chapitre… Je vous promets de recommencer à répondre aux reviews le plus tôt possible (J'espère que je pourrais le faire la semaine prochaine). J'espère que mes revieweurs ne seront pas trop en colère contre moi…
Chapitre 10
Drago détestait avoir l'impression d'être une bête traquée. Il était plutôt le type de personne à attaquer et non à s'enfuir en courant. Mais, il ne voyait pas comment attaquer Potter sans complètement craquer. Ses poings se crispèrent à ses côtés et il se laissa tomber sans ménagement sur l'un des bancs de Poudlard. Il ne voulait plus aller à l'A.D. Bien évidemment, il savait qu'il n'avait pas le choix et que de se plaindre ne ferait qu'empirer les choses, mais il se devait de le dire. Il en avait marre de chez marre! Il n'en pouvait plus de Boot lui faisant les yeux doux. Il n'en pouvait plus de Weasley faisant les yeux doux à Potter. Il n'en pouvait plus de Potter essayant vainement de lui parler. Il voulait la paix. Il avait presqu'envie que Voldemort attaque maintenant et que Potter se battre contre lui, le tue, et qu'il puisse s'enfuir en Tahiti. C'était stupide bien évidemment. Potter n'était pas prêt du tout à affronter le Seigneur des Ténèbres, et ses compagnons… non, il ne voulait même pas parler des crétins de l'A.D., cela risquait de l'énerver plus que nécessaire.
-Il fait beau aujourd'hui, pas vrai? Demanda une voix sérieuse près de lui.
Le blond se crispa en reconnaissant la voix de Potter.
-Qu'est-ce que tu veux Potter?
Il était convaincu qu'il avait dû poser cette question un nombre incalculable de fois en une semaine. Pourtant, Potter ne se souvenait pas de leur baiser, alors pourquoi agissait-il de la sorte? Leur baiser… le cœur de Drago ne pouvait s'empêcher de palpiter en se souvenant de leur stupide baiser. Il avait un véritable crétin. Comment avait-il osé embrasser Potter? Il devait rester loin de lui, pas devenir encore plus dépendant. Il était hors de question qu'il soit dépendant à qui que ce soit.
-Je veux te parler.
-Alors, parle et dégage.
-Est-ce que je peux m'asseoir?
Drago lui lança un regard noir avant de crisper les dents.
-Non. Cracha-t-il.
-Je ne parlerai pas tant que tu ne me laisseras pas m'asseoir. Répliqua placidement Potter.
Le Serpentard était convaincu que Potter s'en tiendrait à sa résolution. Sans un mot, il bougea légèrement et attendit que le brun s'asseye près de lui. Dès que celui-ci s'exécuta, il fut envahi par une odeur masculine qui lui donna l'envie folle de s'approcher un peu plus. Et c'est exactement pour cette raison qu'il recula jusqu'à être sur le point de tomber.
-Qu'est-ce qu'il y a Malfoy? Je ne mors pas.
-Assez de platitudes Potter. Qu'est-ce que tu veux?
-Tu as bien travaillé aujourd'hui.
-Et?
-C'est tout.
Comment ça « c'est tout »? Drago aurait volontiers étranglé le Griffondor, mais il ne désirait en aucun cas s'approcher trop de lui. Pourquoi est-ce que le Griffondor ne voulait pas le laisser tranquille? Ne pouvait-il pas retourner à sa salope rousse et le laisser respirer? Ne pouvait-il pas être libéré de la présence de Potter, hors de l'A.D. N'était-ce pas complètement cruel?
-Pourquoi est-ce que tu fais ça Potter? Va-t-en.
-Tu me manques Malfoy.
Drago ferma brusquement les yeux en sentant son cœur bondir dans sa poitrine. Combien de fois ce type avait-il l'intention de lui couper le souffle? Pourquoi agissait-il de la sorte alors qu'il ne le voulait pas? Il n'était pas comme les autres Veelas. Il ne voulait pas de l'amour de son âme sœur. Il voulait sa liberté. Bon sang! Il ne voulait que sa liberté! Était-ce trop demandé?
-Que tu es stupide Potter. Pourquoi est-ce que je te manquerais? Nous étions ennemis. Les ennemis ne se manquent pas.
-Tu sembles être l'exception à cette règle.
-Ne sois pas stupide.
-Tu étais toujours là, Malfoy. Avec une réplique acerbe sur le bout de la langue. Toujours là pour me rappeler à l'ordre; m'obliger à me dépasser. Pourquoi es-tu parti?
-Je ne suis pas parti, Potter. Je suis là.
Et comme il donnerait tout pour ne pas être ici. Il aurait dû rester dans sa chambre, ou même mieux, il aurait dû aller se pendre. Peut-être même s'enfuir au Tibet. Il ne voulait que Potter lui parle comme ça. Il ne voulait pas qu'il agisse comme s'il comptait pour lui, cela rendait les choses encore plus difficiles. Il devait déjà se battre contre lui-même. Il n'avait pas la force de se battre aussi contre Potter.
-Non, tu n'es plus là. Avant… j'avais l'impression que si je tendais la main vers toi, je pouvais te toucher… maintenant, j'ai peur que si je tends la main, je ne rencontrerai que du vide.
Pourquoi est-ce qu'il disait ça? Réalisait-il que cela semblait romantique? Il ne voulait pas que Potter soit romantique. Il ne voulait pas qu'il lui fasse croire qu'il tenait à lui. Il se leva d'un bond, mettant de la distance entre eux. À sa grande irritation, Potter en fit de même, se plantant fermement devant lui. Il détestait le fait qu'il devait lever les yeux afin de pouvoir le regarder.
-Es-tu gay Potter? Demanda-t-il narquoisement. Est-ce que tu es entrain de me faire une déclaration d'amour? Tu devrais faire attention! Ta petite-amie ne serait pas contente!
Il ne pouvait que prier que Potter nie ce qu'il venait de dire et parte, furieux contre lui. Il attendait le moment où le rouge monterait à ses joues et qu'une lueur furieuse apparaisse dans son regard. Oui… qu'il parte. Qu'il le laisse tranquille. Qu'il parte avec cette femme qui ne l'aimait pas autant que lui. Il se donna aussitôt une claque mentale face à cette pensée. Son amour pour Potter n'avait pas la moindre importance. Il était destiné à l'aimer depuis sa création. Il avait été créé pour cette raison. Même avant qu'il ait sa marque qui prouvait que son âme sœur était Potter… il avait toujours su qui serait l'amour de sa vie. Et il avait toujours su qu'il ne se laisserait jamais aller à cet amour.
-Je veux être proche de toi, Malfoy. Je n'avais jamais remarqué que tu étais important à mes yeux, mais tu l'es.
-Va te faire foutre Potter.
Il venait de remarquer qu'il était important pour lui? Les yeux gris de Drago se mirent à lancer des éclairs alors que Potter restait parfaitement calme, se contentant de le fixer comme s'il ne représentait pas le moindre danger. Grossière erreur.
-D'accord, alors soudainement tu réalises que je compte pour toi. Super. Alors, réalise, toujours soudainement, que tu te fiches éperdument de moi!
-Tu es fâché parce que je n'avais pas remarqué ton importance auparavant?
-Pourquoi serais-je fâché Potter? Tu me rendais service lorsque tu te fichais de moi auparavant. Continue comme ça. Je préfère ce Potter.
-Donc, tu m'aimes bien aussi?
-Non!
Cet enfant de pute souriait. Il le narguait! Il allait vraiment commettre un meurtre. Potter avait de la chance qu'il se refusait à s'approcher de lui plus que nécessaire.
-Est-ce que je te manque aussi?
-Oh Merlin… es-tu idiot ou sourd? Je vais voter pour les deux. Après tout, tu es déjà myope.
-Je ne porte plus de lunette depuis deux ans.
-Je n'en ai rien à faire! Tu ne me manques pas! Je me fiche de toi et je veux que tu me laisses tranquille!
Il leva alors les mains au ciel et ne put s'empêcher de sursauter lorsque la main de Potter s'enroula autour de son bras. Putain, qui lui avait donné l'idée stupide de mettre un chandail sans manche? Il n'aurait jamais dû oublier le fétiche de Potter qui l'obligeait à le prendre par le bras le plus souvent possible. Leur peau se touchait… Il serra les dents à se faire mal et ordonna à son corps de ne pas frissonner. Malheureusement, il ne pouvait pas contrôler la chaire de poule qui se former sur sa peau.
-Est-ce que tu as froid Malfoy? Demanda immédiatement le brun.
-Ok, Potter arrête d'être aussi Griffondor! C'est dégoûtant!
Avant qu'il ne puisse protester, Potter avait déjà mis son manteau, bien trop grand pour lui, sur ses épaules. Il avait vraiment commettre un meurtre. Un rougissement désagréable se forma sur ses joues alors qu'un grognement rauque s'échappait de sa bouche.
-Potter… arrête! Ordonna-t-il, visiblement énervé.
-Arrêter quoi? Je n'ai rien fait.
-Reprends ton stupide manteau et lâche-moi le bras!
Il s'apprêtait à mettre le manteau du brun sur le sol lorsque celui-ci remonta ses mains jusqu'à ses épaules, le fixant intensément de ses yeux trop verts. Il n'allait pas s'enfuir en courant, cela ne ferait que prouver à Potter qu'il avait de l'importance. Et il n'avait pas d'importance. Enfin, il devait croire qu'il n'avait pas d'importance. Pour son propre salut. Il se contenta alors de rester parfaitement droit tout en fixant Potter comme s'il n'était qu'un déchet en-dessous de ses souliers.
-Lâche-moi. Répéta-t-il d'une voix délibérément lente.
-Pourquoi? Tu vas partir si je te lâche. Tu vas disparaitre.
-Tu veux que je te fasse me lâcher Potter? Tu ne risque pas d'aimer.
-Ça dépend de ce que tu vas me faire…
Il vit les yeux du brun s'écarquiller alors que lui-même ouvrait la bouche, n'arrivant pas à y croire. Potter venait de flirter avec lui. C'était quoi cette merde?
-Potter! Hurla-t-il, scandalisé.
-Non! Attends! Ce n'est pas ce que je voulais dire.
Et voilà le Potter qu'il connaissait. Celui qui devenait rouge pivoine dès qu'il disait une réplique un minimum sarcastique. Cet homme qui semblait décider à le maintenir ici contre son gré, n'était pas Potter.
-Potter, si tu es gay ou bi, cela te regarde. Mais, je t'interdis d'avoir le béguin pour moi!
-Je ne… Je… Non! Non, je n'ai pas le béguin! J'ai dit ça parce que… parce que je suis con!
-Tu vois Potter… tu deviens con quand tu es en ma présence. Rends-nous service et fiche-moi la paix!
Il réussit alors à se dégager de la poigne du Griffondor avant de partir aussi vite que ses jambes le lui permettaient. Il n'allait certainement pas rester immobile alors que Potter flirtait avec lui. Plutôt mourir.
À suivre…
