Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.
Message : Cette fic prend en considération les livres 1 à 4 d'Harry Potter, mais emprunte certaines choses du livre 5 (Notamment l'armée de Dumbledore)
Message de l'auteur : Merci à tout ceux qui ont pris le temps de me reviewer, je vous promets de recommencer à répondre aux reviews le plus tôt possible!
Chapitre 12
-Regarde Harry! S'exclama Ginny avec enthousiasme.
Le brun eut un léger sourire en voyant sa petite-amie portant un chapeau ridicule. Il avait bien fait d'aller à Pré-au-Lard même s'il avait passé une très mauvaise nuit, et puis il avait décidé de rendre Ginny heureuse. Elle était sa petite-amie et il l'aimait. Elle n'était pas son chien et il n'avait certainement pas le droit de la traiter n'importe comment.
-Tu es adorable. Tu veux que je te l'achète?
La rouquine lui envoya un sourire lumineux avant de l'embrasser vigoureusement sur la bouche. Il lui avait promis de passer la journée avec elle, et la nuit. Ce n'était pas qu'il n'aimait pas faire l'amour. Bien évidemment qu'il aimait ça, il n'était simplement pas obsédé par cette idée. Il avait des choses bien plus importantes à organiser. Il n'était pas un adolescent ordinaire qui pouvait jouir du fait d'avoir une petite-amie absolument superbe. Il prit alors la main de Ginny et l'entraina à sa suite. Il commençait à avoir faim, et sérieusement il y avait une limite de magasins qu'il pouvait voir par jour. Il ne comprendrait jamais comment certaines personnes pouvaient passer des heures à faire du « lèche-vitrine ». Quelle activité ennuyeuse. Si la personne n'avait pas l'intention de l'acheter, pourquoi regarder? Bon, il n'allait pas essayer de comprendre. Il roula des yeux et sursauta aussitôt en voyant Malfoy. Bordel… la dernière fois qu'il avait vu le blond, il l'avait traité d'enculé, ce qu'il méritait amplement. Ils ne s'étaient pas parlés pendant trois jours. Avait-il le droit d'aller lui parler à présent? De toute façon, il était seul. Il était de son devoir de futur ami de ne pas laisser Malfoy seul de cette façon.
-Allons dire bonjour à Malfoy. Déclara-t-il soudainement.
-Pourquoi? S'indigna la rousse. Pour une fois que nous sommes seuls!
Harry lui lança un regard éloquent avant de se diriger en direction de la table du blond. Celui-ci releva brusquement la tête avant de froncer les sourcils en le voyant.
-Dégage. Siffla-t-il d'emblée.
-Toujours aussi agréable Malfoy. Alors, qu'est-ce que tu fais à Pré-au-Lard?
-Est-ce que tu ne connais pas la définition du mot « dégage »? Répliqua froidement le blond.
-Hé! Harry essaye d'être gentil avec toi! Tu devrais apprécier sa générosité!
Les yeux argentés de Malfoy se posèrent sans ménagement sur sa petite-amie et il émit un léger reniflement dédaigneux. Il devait admettre que lui aussi avait envie de rouler des yeux. Ginny donnait l'impression qu'elle croyait que le fait qu'il daignait adresser la parole à Malfoy était un grand horreur. Quelle bonne blague. Le Serpentard serait certainement plus heureux s'il passait sa vie à ne plus lui parler. Un pincement désagréable au cœur le fit légèrement grimacer.
-Qu'est-ce que tu attends au soleil? Tu risques de brûler.
-Il m'attend, moi.
Harry tourna la tête vers Terry qui lui adressa un grand sourire victorieux. Le Serdaigle tendit alors un cornet de crème glacé à Malfoy avant de s'asseoir à ses côtés. Une minute…
-Vous êtes venus ici ensemble? Demanda d'une voix étrange Harry.
Terry hocha avec enthousiasme la tête, fixant avec une étrange fascination Malfoy. Non, cette fascination n'était pas étrange que ça. Malfoy était magnifique. Ses cheveux blonds tombaient doucement sur le col de son chandail… un chandail vaguement trop grand qui dévoilait un peu trop ses omoplates. Et Harry pouvait parier toute sa fortune qu'il portait un jeans qui serrait parfaitement ses longues jambes. Ses yeux se plissèrent dangereusement alors qu'il essayait de trouver une raison pour laquelle il s'objectait à ce rendez-vous. Il devait y avoir une raison logique sauf qu'il ne la connaissait pas encore.
-Passez un magnifique après-midi alors! S'exclama Ginny. Allons-y Harry.
-Une minute, je dois te parler Malfoy.
-Harry… nous sommes en congé aujourd'hui. Pas de discussion sur l'A.D.
-Il ne s'agit pas de l'A.D.
Tous les regards se posèrent sur lui, se demandant visiblement ce qu'il avait bien à dire à Malfoy s'il ne s'agissait pas de l'armée de Dumbledore. Il s'en fichait tellement. Le seul regard qui comptait était celui de Malfoy. D'accord, celui-ci semblait sur le point de lui arracher la tête, mais il le regardait ce qui était bien suffisant. Le Serpentard dut voir la lueur de détermination dans son regard puisqu'il donna son cornet de crème glacé à Terry avant de partir aux pas de charge. Il ne lui restait qu'à le suivre de toute évidence. Son regard se posa rapidement sur les jambes de Malfoy et il s'ordonna immédiatement de remonter son regard. Mais, il devait le dire une seule fois… Bordel, ce type était bien foutu! Il pouvait apprécier la beauté sans que cela ne soit suspect, pas vrai? Le blond s'arrêta alors et se tourna violemment dans sa direction.
-Qu'est-ce que tu veux encore?
Il pouvait donner une explication logique à sa demande, et il allait la trouver. Très vite. Il avait intérêt parce que sinon Malfoy allait l'étrangler et porter ses bijoux de famille comme boucles d'oreille. Quelle horreur.
-Tu ne devrais pas sortir avec Terry.
-Excuse-moi? Demanda le blond, visiblement incrédule.
-Je me méfie de lui.
-Quoi?
-Il drague tout ce qui bouge et il n'arrête pas de faire des commentaires sur ton corps. Ses commentaires ne sont pas respectueux et gentils. Ils sont plutôt…
-Il dit qu'il veut me baiser. Et alors? Je n'arrive pas à y croire Potter!
Le Serpentard s'approcha alors brusquement de lui, enfonçant méchamment son index dans son torse. Et lorsqu'il releva son regard dans sa direction, Harry ne put empêcher un frisson de le traverser.
-Ne te mêle pas de ma vie privée! S'étrangla Malfoy. Ma vie n'a rien à voir avec tout.
-Bien sur qu'elle a quelque chose à voir avec moi! Je suis ton ami.
-Depuis quand? Tu me supportais à peine il y a quelques semaines et maintenant tu ne veux plus me laisser respirer!
Il y avait une part de vrai dans ce qu'il disait. Il n'avait jamais réellement prêté attention à Malfoy, mais maintenant qu'il avait commencé, il avait l'impression qu'il ne pouvait pas arrêté. Malfoy était tellement… Sa main s'enroula autour du poignet du blond, l'obligeant à arrêter d'enfoncer son doigt dans son torse. Les yeux gris s'écarquillèrent, sous le choc alors que lui refusait de relâcher sa main.
-Il ne te mérite pas.
-Oh Merlin tout puissant…
-Tu mérites quelqu'un qui ne parle pas de toi comme un prix ou un trophée. Tu mérites quelqu'un qui ne voit pas uniquement la beauté de ton visage, tes longues jambes ou ta peau si blanche…
La bouche du Serpentard s'ouvrit, mais aucun son n'en sortit.
-Tu mérites quelqu'un qui voit que tu es sarcastique, désagréable, travaillant, intelligent, manipulateur, égocentrique, honnête… Pas seulement que tu as une superbe chute de rein.
-Potter… Arrête.
-Je n'aime pas que tu sortes avec lui, et je sais que tu ne veux pas vraiment sortir avec lui.
-Pourquoi? Parce que tu me connais si bien?
-Exactement.
Un minuscule sourire se forma sur les lèvres d'Harry, alors que le blond semblait tétanisé par le choc. Son visage était vraiment intéressant lorsqu'il ne se forçait pas à mettre se masque de colère et d'indifférence.
-Et qui serait cette personne? Murmura doucement le blond en le regardant droit dans les yeux.
Le souffle d'Harry se bloqua dans sa poitrine alors qu'il retenait fermement les paroles qui tentaient de sortir de sa bouche. Il devenait complètement cinglé. Il n'était certainement pas l'homme fait pour Drago Malfoy. Merlin! Ils se tueraient en moins d'une semaine! Sans compter qu'il aimait Ginny à la folie. Enfin, peut-être pas à la folie, mais il l'aimait bien. Il ne pouvait même pas expliquer pourquoi il désirait être près de Malfoy.
-Laisse-moi tranquille Potter. Tu te ridicules en agissant de la sorte.
-Non.
-Arrête de te prendre pour mon chevalier. Tu ne l'es pas.
-Je suis ton ami.
-Non.
-Tu sais qu'oui.
-Je vais retourner voir Terry… je vais finir ce rendez-vous et peut-être passerons-nous la nuit ensemble. Et cela ne te concerne en rien.
-Tu ne le feras pas.
Un léger sourire se forma sur ses lèvres alors que Malfoy le fixait avec une animosité mal-dissimulée.
-Pourquoi pas?
-Parce que tu penseras à moi.
Une lueur de rage traversa le regard du blond avant qu'il ne le pousse violemment et parte furieusement. Harry n'avait jamais remarqué à quel point le Serpentard était sexy lorsqu'il était furieux.
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Drago se sentait sur le point d'exploser. Parce qu'il allait penser à lui? Mais, pour qui se prenait-il? Pensait-il que parce qu'il était son âme sœur, il avait tous les droits? Non. Potter ne savait même pas qu'il était son âme sœur, il s'agissait de son arrogance naturelle. Il n'arrivait pas à croire que le binoclard maigrichon était devenu un homme aussi… un léger frisson le traversa en se souvenant de la chaleur du corps de Potter contre le sien. Comment était-il censé s'envoyer en l'air si Potter ne cessait de s'approcher de lui? Il se saisit violemment du bras de Boot, n'adressant même pas un regard à la belette rousse.
-Qu'est-ce qu'Harry voulait? Demanda d'emblée le Serdaigle.
-Protéger ses amis. Siffla Drago.
-Ah… il est trop gentil, ce type. Il n'a pas besoin de s'inquiéter pour moi. Si tu souhaites profiter de mon corps, je ne risque pas de protester.
Ouais, Potter était tellement quelqu'un de gentil… il était si gentil que Drago souhaitait de tout son cœur que quelque chose, n'importe quoi, lui explose en plein milieu de la figure. Et il souhaitait surtout que quelqu'un prenne ça en photo et le lui envoie.
-Alors… qu'est-ce que tu veux faire?
-Je veux que ce rendez-vous soit terminé. Bye.
Et il planta Boot là sans lui lancer un seul regard. Il n'avait aucune envie de trimballer Boot partout alors qu'il était d'aussi méchante humeur. Il ne voulait qu'étrangler Potter pour le moment. Merlin, ce connard avait raison… il pensait vraiment uniquement à lui.
À suivre…
