Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.

Message : Cette fic prend en considération les livres 1 à 4 d'Harry Potter, mais emprunte certaines choses du livre 5 (Notamment l'armée de Dumbledore)

Message de l'auteur : Je suis vraiment désolée pour cet immonde retard… je n'ai jamais eu autant de retard dans mes fics, et je comprends les raisons pour lesquelles certains d'entre vous désirent m'arracher la tête. Néanmoins, cela ne veut pas dire que vous avez le droit de m'écrire des messages blessants. Je comprends que vous aimiez mes fics, et je sais que vous étiez habitués à ce que je sois régulière dans mes publications, mais bon… ce n'est pas comme si je faisais exprès de publier aussi tard… Ma vie est très occupée pour l'instant, et je ne peux qu'espérer qu'à ma prochaine session, ce sera moins chaotique.

Chapitre 21

Drago n'aurait jamais cru qu'il aurait été possible pour un Veela de dire une chose pareille à son âme sœur. Merlin tout puissant… il avait si mal… trop mal… Que venait-il de dire? Pourquoi l'avait-il dit? De quel droit avait-il dit une chose pareille? Et les yeux de Potter… Bordel! Il ne pouvait enlever de sa mémoire ses yeux emplis de douleur. Mais, c'était la bonne chose à faire, pas vrai? Pour lui. Pour Potter. Le Griffondor retournerait vers sa rouquine, et lui retournerait vers sa liberté. Enfin, ce qui lui restait de liberté.

Une liberté où il n'avait pas de parent, pas de famille… mais, où sa vie lui appartenait. Il se laissa tomber mollement sur son lit, sa tête entre ses mains. Il avait fait la bonne chose, même si toutes les cellules de son corps semblaient lui hurler de trouver Potter et de le supplier de lui pardonner. Le supplier de comprendre son désarroi et sa peine… Merde alors! Cet enculé croyait qu'il était impossible qu'il soit attiré par lui! Il était censé lui en vouloir et non lui demander pardon! Est-ce que Potter lui pardonnerait d'ailleurs?

Probablement pas… Pourquoi le ferait-il? Ils étaient à peine amis. Certes, le Griffondor désirait coucher avec lui, mais c'était tout… Il était amoureux de Ginevra Weasley… Il l'aimait plus que tout, n'est-ce pas? Elle était la femme parfaite pour lui. Elle était… Bon sang, combien de temps allait-il devoir passer à essayer de se convaincre de ces conneries? Est-ce qu'il allait devoir se répéter ces imbécilités chaque jour? De toute façon, sa vie ne risquait de ne pas être bien longue… Non! C'était pour cette raison qu'il se battait contre son sort! S'il était pour avoir des pensées aussi pessimistes, il n'avait qu'à offrir à Potter ses fesses sur un plateau d'argent.

Le plus tragique serait qu'il tombe enceint et que Potter décide tout de même de marier sa belette rousse. Il pourrait vivre en asile tout en s'occupant de son bébé qui aurait les cheveux noirs et les yeux gris… Pourquoi cette pensée le rendait-il de plus triste humeur? Il ne pouvait continuer à agir de la sorte. Il allait prendre une douche chaude, brûlante même, et il allait vivre. Il en était capable. Il était plus qu'un Veela. Il était plus qu'un Malfoy. Il était le maître de sa propre destinée. Que sa condition Veela aille se faire foutre, et Potter pouvait la suivre s'il le désirait. Il n'allait plus chanter sur sa tragique destinée. Seigneur, même lui en avait marre d'entendre ses rengaines. Ne pouvait-il pas changer de disque? Oh oui, il allait changer de disque… et le plus vite serait le mieux.

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Était-ce possible d'avoir le cœur brisé par quelqu'un avec qui il n'avait jamais été en relation? En tout cas, pas en relation amoureuse? Harry poussa un long soupir tout en passant une main furieuse dans sa chevelure ébouriffée. Il pouvait encore entendre l'écho de sa voix qui résonnait dans sa tête. Pourquoi pouvait-il l'entendre aussi clairement? Il avait été tellement stupide… Comment avait-il pu croire que Malfoy aurait utilisé son pouvoir Veela sur lui? Pourquoi faire franchement! Il ne lui avait rien demandé, en fait il lui ordonné de rester loin de lui. Pourquoi utiliser son pouvoir? Et Seigneur…. La puissance de ce pouvoir…

Malfoy, avec un simple claquement de doigt, aurait pu le mettre à genoux. Et le pire dans tout cela, il aurait été heureux si cela était arrivé. Il aurait embrassé ses pieds, merde le sol sur lequel il marchait! Et maintenant, il le détestait. Il le détestait vraiment, er il avait parfaitement raison. Était-ce le plus douloureux? Que Malfoy avait toutes les raisons du monde de ne plus jamais le revoir? Mais, il ne pouvait pas vivre dans un monde où il ne le voyait plus. Il ne pouvait pas supporter l'idée de passer une seule seconde sans lui. Depuis quand était-il devenu aussi pathétique? Pourquoi pensait-il à Malfoy alors qu'il aurait dû être obsédé par Voldemort et la guerre? N'était-ce pas ça sa priorité? Comment pouvait-il accorder plus d'attention au blond qu'au Seigneur des Ténèbres? Cela n'avait pas le moindre sens… Il était attiré par Malfoy, mais au point de…

-Je te déteste!

Bon sang, non! Il ne pouvait pas le détester! Pas lui! Il ne pouvait pas supporter l'idée que le blond le détestait… Il ne pouvait pas… Il jeta un vague regard vers son horloge et sursauta violemment en réalisant que cela faisait près d'une heure qu'il pensait à Malfoy. Ce n'était pas possible. Comment pouvait-il être tombé aussi bas? C'était pathétique. C'était plus que pathétique.

-Je te déteste!

Il avait compris, bordel! La ferme! Il avait compris que Malfoy le détestait… et même s'il ne le détestait pas… même s'il le suppliait de lui pardonner… que ce passerait-il? Malfoy ne lui appartiendrait jamais. Il était amoureux de quelqu'un d'autre. Il ignorait même si Malfoy était attiré par les hommes! Il ignorait tout du blond, et il osait agir comme un amoureux transi! Il aurait voulu être fusillé tant il se trouvait minable. Peut-être que… Non! Il ne pouvait pas rester dans ce foutu état! Il s'y refusait! Il se leva d'un bond, sa décision prise.

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Cette douche lui avait fait du bien. Il avait eu besoin de cette chaleur… de ce calme avant la tempête. Quelle tempête? Il n'y allait pas avoir de tempête. Il avait déjà décidé ce qu'il allait faire. Même s'il n'arrêtait pas d'agir comme une toupie depuis quelques mois, changeant d'idée, essayant vainement de se convaincre de rester concentrer sur un seul plan… l'unique plan possible. Il ferma douloureusement les yeux au souvenir du corps de sa mère. Voulait-il vraiment finir ainsi? Bien évidemment que non, c'était pour cette raison qu'il se battait. Son cœur bondit violemment dans sa poitrine lorsque la porte de sa chambre s'ouvrit. Aussitôt, il pointa sa baguette en direction de l'intrus et ouvrit la bouche, sous la surprise, en voyant Potter.

-Que… Commença-t-il, à court de mot.

-Je suis désolé, je devais te parler.

-Pourquoi….

-Malfoy…

À sa grande horreur, le brun s'approcha de lui, le visage empli d'une émotion qu'il se refusait à analyser. Il devait partir. Il devait partir. Que pouvait-il lui dire pour qu'il parte une bonne fois pour toute? Que devait-il faire pour que la petite voix dans sa tête, cette foutue voix qui lui hurlait de tout lui avouer, se taise? Il se redressa de sur son lit, pointant toujours sa baguette en direction du Griffondor.

-Va-t-en Potter. Nous n'avons rien à nous dire.

-Tu n'as rien à dire, mais laisse-moi… s'il te plait laisse-moi te dire ce que je dois t'avouer.

-Non.

-Je suis désolé de t'avoir insulté.

-Va-t-en.

-Je suis désolé de t'avoir sous-entendu que je ne pouvais pas te trouver attirant sans l'aide de ton charme Veela, c'était un mensonge. Un foutu mensonge.

-Va-t-en.

-Je pourrais te dire que ça fait des mois que je suis attiré par toi… que depuis que tu es venu dans notre camp, mon attirance a pris des proportions gigantesques.

-Arrête!

Sa baguette tremblait. Merlin… Ce n'était pas seulement sa baguette qui tremblait, mais tout son corps. Il tremblait comme une feuille… Il avait l'impression d'être aussi faible qu'un bébé… Potter se saisit tendrement de poignet, l'obligeant à baisser sa garde… à baisser ses défenses… à ouvrir son cœur… à écouter, vraiment écouter, ce qu'il était entrain de lui dire.

-Mais, ce n'est pas vrai. Tu as toujours eu ta place dans ma vie. Tu as toujours été là, Malfoy. J'ai toujours ressenti ces émotions incontrôlables quand tu étais là. Je ne peux plus me mentir, je ne veux plus te mentir.

-Potter, arrête. Pourquoi est-ce que tu fais ça? Je t'ai déjà dit que j'ai une âme sœur!

La douleur qui traversa le visage du Griffondor lui fit baisser le regard. À quel point était-il pathétique? Il utilisait Potter pour se protéger de Potter. Si le brun apprenait un jour qu'il était son âme sœur… s'il apprenait un jour le lien qui les unissait… Rien ne serait plus jamais pareil.

-Je ne parle pas de tes sentiments envers moi, je parle de mes sentiments envers toi.

-Tu n'as pas de sentiments envers moi! S'étrangla Drago. Tu veux coucher avec moi, d'accord! Tu veux seulement baiser!

Il pouvait lire quelque chose dans le regard de Potter… quelque chose d'absolument terrifiant. Que pouvait-il faire? Que pouvait-il dire? Que pouvait-il… Le blond sut soudainement ce qu'il devait faire. En un mouvement brusque, il détacha sa robe de chambre et la laissa tomber au sol. Il était nu devant Potter. Les yeux émeraude s'écarquillèrent brusquement, et Drago ne put que frissonner sous le regard brûlant.

-Je vais te faire ce cadeau Potter. Murmura le Serpentard d'une voix tremblante. Je vais te libérer de cette obsession. Coucher avec moi devrait t'aider à te sentir mieux. Quand tu auras fini… Quand tu auras fini de me désirer, tu pourras retourner à Weasley… Tu pourras continuer ta vie.

Et lui se condamnerait à une vie sans sexe… sans la moindre possibilité de pouvoir rentrer dans une autre relation… Ses yeux se mirent à le piquer dangereusement, mais il s'efforça à conserver une mine calme. Il devait se débarrasser de Potter. Il devait l'empêcher de croire qu'il était amoureux de lui. Il ne voulait pas espérer. Il ne voulait pas… parce qu'au moment où Potter réaliserait qu'il ne s'agissait que d'une tocade, lui serait… lui finirait… Les mains du brun se posèrent fermement sur son visage, et Drago eut à peine le temps de fermer les yeux que ses lèvres brûlantes se posaient tendrement sur les siennes. Ce n'était pas de la rage… Ce n'était pas de la passion… C'était si doux que Drago ne put retenir la larme silencieuse qui coula sur sa joue. Potter se détacha alors de ses lèvres et se baissa légèrement, ramassant sa robe de chambre et la posant sur lui.

-T'embrasser dans la réalité est encore meilleur que dans un rêve. Souffla le Griffondor.

-Potter…

-Je sais ce que je ressens pour toi à présent, et il n'y a rien que tu puisses faire contre ça.

-Arrête…

-Je sais que tu as une âme sœur… Je sais que tu ne m'aimeras jamais comme moi je…

Il vit Potter déglutir avec peine, et il dut s'obliger à rester calme pour ne pas se mettre à hurler.

-Mais, laisse-moi rester à tes côtés. C'est tout ce que je te demande.

Drago pouvait presque l'entendre rajouter C'est tout ce que j'ai le droit te demander, et cela faillit le tuer sur le champ. Les lèvres du brun se posèrent alors sur son front avant qu'il ne lui tourne le dos. Ce ne fut que lorsqu'il vit que Potter s'apprêtait à sortir de sa chambre qu'il retrouva la parole. Il aurait voulu lui hurler qu'il n'avait aucune envie qu'il reste à ses côtés, qu'il pouvait aller se faire voir, qu'il le détestait encore…

-Je ne te déteste pas.

-Merci.

Et Potter partit en fermant doucement la porte.

À suivre…