Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.

Message : Cette fic prend en considération les livres 1 à 4 d'Harry Potter, mais emprunte certaines choses du livre 5 (Notamment l'armée de Dumbledore)

Chapitre 22

Harry se réveilla en sursaut et posa aussitôt une main tremblante sur sa cicatrice. Un long soupir s'échappa de ses lèvres avant qu'il ne parte en direction de la salle de bain. Il aurait dû y être habitué avec le temps. Il avait réussi à dormir 5 heures aujourd'hui, un véritable miracle. Lorsque l'eau de la douche fut suffisamment chaude, il s'empressa de pénétrer à l'intérieur. Il devait laver le sang qui coulait sur ses mains. Bordel! Il n'y avait pas de sang sur ses mains.

Il n'était pas Voldemort. Il ne torturait personne… même si parfois il était difficile pour lui d'oublier le plaisir sadique qui envahissait Tom Jedusor à chaque fois qu'il lançait l'aveda kedavra. Cette impression de pouvoir, de puissance, de contrôle absolu sur tout ce qui se déroulait autour de lui. C'était bien la seule chose qui lui apportait la seule joie. Est-ce que les choses auraient été différentes si Voldemort avait connu l'amour? L'amour… il posa lentement sa tête contre le carrelage de la douche tout en fermant péniblement les yeux.

Merlin tout puissant… il ne pouvait pas s'enlever de la tête le visage pâle, le regard argenté, les lèvres fines et son corps… Il avait un de ces corps… Avait-il toujours ressenti cela en pensant à Malfoy? Il avait toujours pensé à lui, ça il le savait, mais de cette façon? Non, pas au début… Il avait aimé Ginny. Non, il l'aimait encore. Il n'avait jamais ressenti le feu qu'il sentait au fond de ses tripes lorsqu'il voyait Malfoy. Ce feu qui menaçait de le dévorer et de lui faire tout oublier, même son propre nom. Il pensait bien moins à Voldemort qu'auparavant.

Bordel! Il voulait le voir! Il ne pouvait pas contrôler ses pensées. Il ne pouvait pas contrôler son cœur. Il le voulait. Il voulait chaque foutue facette de lui, mais Malfoy appartenait à quelqu'un d'autre. À cette foutue âme sœur qui ne l'appréciait pas comme il méritait d'être apprécié. Comme lui… Il devenait ridicule. Comment pouvait-il être jaloux de quelqu'un qu'il ne connaissait pas. Et même s'il était jaloux, qu'est-ce que cela changerait exactement? Malfoy ne lui appartiendrait jamais. Merde alors… le blond n'avait même pas pu lui dire qu'il l'appréciait. La chose la plus gentille qu'il pouvait lui dire était qu'il ne le détestait pas. C'était déjà ça… Il sortit calmement de la douche et décida d'aller se promener dans le château.

De toute façon, c'était le seul moment où il pouvait réfléchir calmement. Il ignorait s'il allait penser à Malfoy ou à Voldemort… ou bien encore au fait que l'A.D faisait des progrès, mais serait ce suffisant? Il avait vraiment besoin d'air. Il laissa ses pieds le guider et se contenta de marcher sans véritablement de but en tête. Il rêvait parfois d'un monde où il n'était pas le Survivant où il n'avait pas tous ces problèmes où son plus grand ennuie était de dire à la personne qu'il aimait ses véritables sentiments. Maintenant, même ce rêve était gâcher parce qu'avouer à Malfoy ses véritables sentiments… Il les avait déjà avoués d'une certaine façon, pas vrai?

Et le blond l'avait rejeté. Ce rêve n'était pas aussi innocent qu'il aurait pu l'imaginer. Il s'arrêta soudainement lorsqu'il faillit s'enfoncer dans une porte. Merlin qu'il était pathétique. Alors quoi? Même ses pieds savaient qu'il était amoureux du Serpentard, et ils devaient le torturer en l'emmenant devant sa porte? Il y a quelques heures, il avait vu le blond nu. Sa peau blanche luisant doucement, il avait failli avaler sa langue et ne plus jamais être capable de parler. Il ne pouvait qu'admirer le fait qu'il n'est pas profité de la situation. Même s'il avait vraiment voulu le faire. Sa main se posa délicatement sur la porte qui le séparait du blond, et il ne put que sourire stupidement. Il ne s'était jamais senti aussi con de toute sa vie. Il ne faisait que se torturer, comme un idiot, en se trouvant en présence de Malfoy. C'était vraiment stupide. Il entendit soudainement un cri perçant et s'empressa de murmurer le mot de passe avant de rentrer violemment à l'intérieur. Il eut à peine le temps de faire deux pas que les yeux de Malfoy le transpercèrent lui coupant efficacement le souffle.

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Drago pouvait encore voir le visage de sa mère… son visage emplit de joie à l'idée de mourir, enfin… elle voulait tellement mourir. Et lui voulait mourir aussi uniquement pour ne pas avoir à subir cette vision. Elle n'était plus là. Il savait qu'elle n'était plus là. Et puis, elle ne lui avait jamais appartenu. « Un Veela appartient à son âme sœur ». Non, il refusait cette idée. Il refusait. Mais, sa mère n'avait pas pu vivre dans un monde où son père n'était pas là. Et lui, pourrait-il vivre dans un monde où Potter n'était pas là? Un monde où il n'existait pas? Un monde vide et froid… Il avait si froid… si quelque chose lui arrivait… si quelqu'un lui faisait du mal.

Il n'aurait pas dû aller se coucher après avoir pensé à de telles choses. Il aurait dû aller se promener. Comment aurait-il pu rêver d'autre chose que de ça? Un hurlement sortit de sa bouche en voyant le corps ensanglanté de Potter. Il y avait du sang partout… et sa grand-mère lui parlait… sa mère lui parlait… tout le monde parlait… et Potter mourrait… Il ouvrit violemment les yeux et sentit sa respiration se bloquer dans sa poitrine en voyant que Potter se trouvait dans son cadre de porte, le visage paniqué.

-Mal…

Il ne laissa même pas le brun continuer sa phrase avant de se jeter sur lui, son visage enfoncer contre son torse. C'était son odeur. C'était sa chaleur. C'était son âme sœur. La personne qui comptait le plus pour lui. La personne que son âme appelait désespérément, que chaque fibre de son corps désirait. C'était Potter. Rien que lui.

-Malfoy…. Murmura d'une voix chevrotante le Griffondor.

Drago retira vivement sa tête du torse du brun avant de déboutonner frénétiquement sa chemise. La poitrine bronzée du brun était intacte. Il n'y avait aucune marque de couteau. Tout allait bien. Il caressait furieusement le torse du Griffondor, s'attardant avec désespoir sur son cœur.

-Tu es vivant. Tout va bien. Tu vas bien.

C'était pour cette raison qu'il avait rejoint le camp de Dumbledore. C'était uniquement pour cette raison… pour s'assurer que Potter allait bien, qu'il serait heureux, qu'il resterait vivant.

-Malfoy, Merlin tout puissant arrête!

La voix rauque et lourde de désir du Griffondor le fit brusquement revenir à la réalité et il recula d'un pas. Qu'est-ce qu'il était entrain de faire? Il était stupide ou quoi? Il n'était pas venu pour s'assurer du bonheur de Potter, mais bien pour lui permettre de vivre et ainsi pouvoir avoir une chance de vivre sa vie! Il n'était pas… Il ne voulait pas…

-Je suis désolé Potter. Déclara-t-il d'une voix qu'il espérait neutre. Je ne voulais pas…

-Tu ne peux pas me toucher comme ça et ensuite devenir froid.

-Je m'excuse Potter.

-Non. Pourquoi m'as-tu touché comme ça?

Drago s'obligea à afficher une expression sévère alors qu'il avait envie de reprendre le brun dans ses bras, le toucher partout, se laisser enfin aller comme il en mourrait d'envie depuis tellement longtemps…

-Je suis…

-Non! Tu sais mes sentiments pour toi!

-J'ai fait un mauvais rêve, d'accord? J'ai rêvé de ma mère.

-Ce n'est pas vrai.

La bouche de Drago dégringola, sous le choc, tandis que Potter s'approchait de lui, s'arrêtant à quelques centimètres de son corps, l'obligeant à lever la tête vers lui.

-Tu n'arrêtais pas de dire que j'étais vivant. Tu parlais de moi. Est-ce que tu veux me torturer?

Ses mains se posèrent violemment sur ses épaules, le faisant presque trembler. Il ne voulait pas trembler devant Potter. Il voulait avoir l'air fort et en contrôle. S'il se laissait aller à la moindre faiblesse, il finirait comme sa mère et sa grand-mère, et il refusait de finir de cette façon.

-Je ne veux pas te torturer. J'étais simplement en état de choc. Va-t-en s'il te plait.

-Je ne peux pas.

-Potter.

-Je n'arrête pas de penser à toi.

-Si tu continues comme ça, je vais te détester à nouveau.

L'expression de Potter lui donnait l'horrible impression qu'il venait de lui donner une claque. Il devait le repousser. Il devait lui faire comprendre qu'il n'était pas amoureux de lui. C'était toujours comme ça. Son père avait peut-être aimé sa mère, mais il s'était aimé bien plus. Son grand-père avait abandonné sa grand-mère… il ne pouvait pas vraiment l'en blâmer d'ailleurs… pas après ce que sa grand-mère avait fait au pauvre homme… Il se secoua doucement la tête et essaya vainement de reculer d'un pas.

-Alors quoi Malfoy? Je suis vraiment le seul à ressentir toutes ces émotions?

-J'ai une âme sœur Potter. Je ne peux aimer que lui.

Oh Merlin tout puissant qu'il l'aimait… les doigts de Potter s'enfoncèrent durement dans sa peau avant qu'il ne plaque sa bouche contre la sienne. Il pouvait sentir le désespoir du brun, sa douleur, son chagrin, sa rage, sa colère, son désir… un désir incontrôlable… Malgré lui, Drago gémit contre ses lèvres brûlantes et enroula ses bras autour du cou du Griffondor. Un grognement victorieux se fit sentir contre ses lèvres, et il laissa volontiers la langue humide se faufiler entre ses lèvres. Il avait la certitude qu'il allait bientôt prendre en flamme. Ses mains se faufilèrent entre les pans de la chemise de Potter, et il laissa ses mains pétrir voluptueusement la peau hâlée. Ce ne fut que lorsqu'il fut à court de respiration que le Griffondor le laissa respirer. Il eut à peine le temps d'inspirer que le brun le poussa contre son lit, et lui plaqua les bras contre celui-ci. Merlin tout puissant qu'il le voulait entre ses jambes…

-Dis-moi que tu ne me veux pas. Dis-moi que tu ne ressens rien pour moi.

-Je…

-Dis-le!

Les lèvres de Potter se mirent à dévorer sa nuque alors que son corps se faufilait entre ses jambes, l'obligeant à les ouvrir pour lui… à sentir son bassin contre le sien. Ses yeux se fermèrent sous la surcharge de plaisir et il ne put que gémir comme un animal en chaleur. Bien malgré lui, il comprenait le geste de sa grand-mère. Lui aussi mourrait d'envie de laisser son charme Veela ensorceler Potter… ainsi, il lui appartiendrait pour toujours. Il ne pourrait pas le quitter. Il ne serait qu'à lui, rien qu'à lui… Il se dégagea violemment de l'étreinte du Griffondor, le poussant violemment sur son dos et se mettant à califourchon sur ses hanches.

-Tu veux que je te dise que je te désire? Siffla-t-il avec une rage mal contenue. Tu veux que je te dise que je te veux en moi, c'est ça?

-Oh mon Dieu…

-Tu veux que je te décrive à quoi je rêve la nuit? C'est ça que tu veux?

Il pouvait le faire… Il pouvait laisser son charme Veela prendre le dessus, et Potter ne verrait que lui. Il ne verrait plus cette salope rousse. Il ne verrait même plus la guerre. Il lui appartiendrait corps et âme et enfin il pourrait… Il posa violemment ses mains de chaque côté de la tête du brun, ses yeux se voilant de fureur.

-Je ne te le dirais jamais! S'étrangla-t-il. Je refuse de satisfaire ton désir pervers uniquement pour que tu me jettes lorsque tu en auras marre! Lorsque tu en auras terminé avec ta belette rousse, qu'est-ce qu'il adviendra de moi exactement? Lorsque tu m'auras possédé et que tu ne voudras plus de moi, qu'est-ce que je deviendrais? Tu me détestes à ce point Potter?

Il eut à peine le temps de finir sa tirade que sa position se trouva inverser avec celle du brun, faisant son cœur battre à la chamade.

-Comment est-ce que je pourrais te faire du mal Malfoy? Tu aimes ton âme sœur! Ce n'est pas moi que tu aimes! Ce n'est pas moi qui pourrai…

Un frisson de terreur traversa son épiderme en voyant les yeux émeraude s'écarquiller. Qu'est-ce qu'il venait de faire?

À suivre…