Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.

Message : Cette fic prend en considération les livres 1 à 4 d'Harry Potter, mais emprunte certaines choses du livre 5 (Notamment l'armée de Dumbledore)

Message de l'auteur : Je suis encore désolée pour le misérable retard que je n'arrête pas d'accumuler. Je ne peux que vous demander d'être patient et de vous souvenir que les vacances d'été arrivent très bientôt et que j'aurais ENFIN du temps libre! Je vous aime tous, je ne vous oublie pas et j'ai des tas de nouvelles idées en tête! (Quelle torture de ne pas pouvoir écrire mes nouvelles fics lol!)

Chapitre 25

Pour une fois dans sa vie, Harry était heureux d'être connu. S'il n'avait pas été connu, probablement qu'Ernest Black n'aurait jamais accepté de le rencontrer aussi rapidement. Même-lui devait admettre qu'il était venu sur un coup de tête… enfin, ce n'était pas vraiment un coup de tête. Il devait comprendre… Il devait savoir… Ce lien entre les Veelas et leur âme sœur… Il devait essayer de le comprendre, pour sa survie.

Il pouvait admettre sans le moindre problème qu'il aimait le blond… qu'il l'aimait plus que tout au monde, plus que sa mission de sauver le monde sorcier, plus que ses amis, plus sa propre vie, mais il ne pouvait pas lui promettre l'éternité. Il pouvait jurer qu'il n'avait jamais aimé aussi fortement, mais il ne pouvait pas dire que ses sentiments resteraient les mêmes dans dix ans, dans vingt ans. Comment pouvait-il en vouloir à Drago de ne pas prendre de risque? Ernest Black avait été marié à la Grand-mère de Drago, et il l'avait quittée même s'il était son âme sœur. Est-ce que cela voulait dire que les âmes sœurs des Veelas étaient libres?

Que cet amour qui le consumait pouvait disparaitre à tout instant? Il devait lui parler… Il devait comprendre parce qu'il voulait être avec Drago plus que tout au monde. Il voulait lui faire la promesse qu'il l'aimerait et le chérirait jusqu'à la fin de sa vie. Il était prêt à tout abandonner pour être avec le blond. Il l'avait prouvé non? Juste en quittant Poudlard, en abandonnant ses fonctions en tant que chef de l'armée de Dumbledore, ne prouvait-il pas qu'il l'aimait plus que tout au monde?

-Maître Black est prêt à rencontrer Maître Potter. Couina l'elfe de maison.

Harry hocha faiblement la tête, la gorge nouée, avant de se mettre à marcher derrière l'elfe. Il allait avoir ses réponses et il en avait peur, mais quel autre choix avait-il? Il devait savoir s'il était en mesure de promettre l'éternité à Drago. Il voulait le lui promettre parce que sinon… sinon le blond refuserait à jamais d'être avec lui et ce futur lui était inconcevable. Il permettra le plus calmement possible dans le bureau du vieil homme et s'inclina respectueusement devant lui. Le Grand-père de Drago semblait sur le point de mourir, ses cheveux blancs se faisaient rare sur son crâne, et il n'eut même pas la force de se lever pour le saluer.

-Jeune Potter… pourquoi êtes-vous venu à moi?

Le Griffondor ne pouvait que lui être reconnaissant d'être aussi direct. Il n'avait aucune envie de parler pour ne rien dire comme il savait que les riches aimaient tant faire. Il voulait des réponses et non parler de la pluie et du bon temps. Il s'assit rigidement sur la chaise ce qui le mit face à face avec le vieillard.

-Je voulais vous parler de votre ex-femme, Rosaline Black.

Les yeux bleus du vieillard se voilèrent d'une émotion féroce alors qu'une douleur fulgurante faisait sa bouche se tordre.

-Elle est morte. Dit-il d'une voix éteinte.

-Oui… Je suis… Je suis l'âme sœur de votre petit-fils, Drago Malfoy.

Le vieil homme hocha doucement la tête avant de croiser les mains sur son bureau.

-Pourquoi êtes-vous venu à moi Jeune Potter? Répéta tranquillement le vieillard.

-Je l'aime Monsieur.

-Bien évidemment que vous l'aimez.

-Il ne croit pas en mon amour… en la durabilité de mon amour…

Le grand-père de Drago ferma péniblement les yeux avant d'accepter cette explication d'un mouvement de tête.

-Savez-vous depuis combien de temps Rosaline est morte, Jeune Potter?

-6 ou 7 ans.

-6 ans, 4 mois, 22 heures et 10 minutes.

Les yeux d'Harry s'écarquillèrent, et il eut l'envie de demander au vieil homme s'il plaisantait. D'ailleurs, si Ernest Black n'avait pas eu l'air si malade, il aurait pensé qu'il s'agissait d'une plaisanterie.

-Je compte les minutes depuis qu'elle est morte. Je ne fais que ça… compter.

-Monsieur Black.

-Je la reverrais un jour Jeune Potter, donc je ne suis pas triste.

Il sortit alors un cadre de photo et la tendit à Harry. Le brun le prit silencieusement et vit une multitude de photo de la même femme à différentes étapes de sa vie. En jeune mariée, resplendissante de bonheur, en mère, en grand-mère, toujours avec ce même sourire de félicité. Elle était d'une beauté… comme Drago. Son cœur se serra douloureusement en l'observant et il n'aurait su dire pourquoi.

-Je sais que nous nous retrouverons dans une nouvelle vie et que plus jamais je ne ferais la même erreur…

-Quelle erreur?

-Celle de la quitter, bien évidemment. Je ne la quitterais jamais. Je resterais avec elle. Je ne la laisserais pas s'échapper de mon regard. Je serai heureux tant que je serai né à ses côtés Jeune Potter.

Harry n'osait pas lui demander la raison pour laquelle il l'avait quittée. S'il l'aimait tant que ça… s'il regrettait tant que ça… pourquoi l'avait-il quitté?

-Vous n'osez pas me demander pourquoi je suis parti. Déclara le vieillard. Vous pourrez aisément me comprendre Jeune Potter.

-Pourquoi?

-Parce que vous connaissez la fierté… l'envie de ne pas se laisser contrôle par qui que ce soit… par quoi que ce soit… J'ai vu vos exploits dans les journaux… Pour réussir tout cela, il faut se battre pour quelque chose. Pourquoi vous battez-vous Monsieur Potter?

Le cœur du Griffondor bondit dans sa poitrine alors que le vieillard le fixait placidement. Pourquoi se battait-il? Personne ne lui avait jamais posé la question. Il se battait… parce que c'était ce qu'on attendait de lui? Non… pas seulement ça… Il aurait pu s'enfuir… il ne l'aurait pas supporté si cela n'avait été que cela. Il se battait parce qu'il n'en pouvait plus voilà tout. Il n'en pouvait plus que les gens autour de lui décident de ce qu'il allait devenir, de comment il devait grandir, de ce qu'il devait penser et de comment il devait le penser. Il voulait choisir… prendre ses propres décisions…

-Je veux être libre…

Comme Drago… Il voulait être libre comme Drago. Il ne voulait qu'une personne choisisse ce qu'il allait devenir. Voldemort, Dumbledore, ses amis, sa famille, la société… tout le monde voulait lui imposer une image et lui voulait s'en libérer… Merlin, comme il voulait s'en libérer.

-Je voulais être libre moi-aussi Monsieur Potter.

-Je ne comprends pas…

-J'étais marié avant d'être avec Rosaline, pendant 5 ans, avec une femme que j'appréciais énormément. Je ne l'aimais pas passionnément, mais j'avais beaucoup d'affection pour elle. Nous avons eu deux fils ensemble.

Le vieillard ferma douloureusement les yeux avant de les rouvrir.

-Puis, j'ai rencontré Rosaline, et j'ai eu l'impression que la terre s'ouvrait sous mes pieds. Je suis tombé amoureux d'elle. Désespérément, passionnément… Je ne voyais qu'elle. Je ne pensais qu'à elle. Malgré tout cela, malgré mes sentiments, je ne voulais pas quitter ma femme. J'avais pris une responsabilité, je devais l'assumer jusqu'au bout, mais la passion a gagné, et j'ai quitté ma femme pour Rosaline.

Le vieil homme prit, d'une main tremblante, un verre d'eau, le regard lointain.

-J'ai appris il y a 7 ans qu'elle avait utilisé son charme Veela sur moi, qu'elle m'avait volé ma liberté, mon libre-choix… j'ai cru que je n'étais qu'un jouet entre ses mains, que toute notre relation n'était qu'un mensonge… Je l'ai quitté.

Il déposa violemment le verre sur son bureau et grimaça.

-Et maintenant, me voilà. Un crétin.

-Elle n'avait pas le droit…

-Je l'aurais aimé de toute façon Jeune Potter. J'étais destiné à l'aimer. Les Veelas… quelle bande d'imbéciles, n'est-ce pas? Juste parce qu'ils savent avec certitude qu'ils n'aimeront qu'une seule personne, ils pensent que nos sentiments à nous, simples sorciers, sont éphémères… Ils n'ont pas confiance… et nous, imbus de nous-mêmes, nous croyons avoir le choix dans cette histoire quand, pour dire la vérité, aucun d'entre nous n'a le choix. C'est un lien qui ne peut pas être brisé… un amour éternel comme dans les livres, mais cet amour n'est pas gentil et joli… il ne permet pas de vaincre tous les obstacles, il met des obstacles à chaque détour…

Un rire amer s'échappa de ses lèvres avant qu'il ne secoue la tête.

-Pendant toutes ces années, j'ai pensé à elle… à moi… à nous… Et je veux revenir à la vie, je veux revenir à la vie, en homme ou en femme cela n'a pas d'importance, pour la retrouver… Je veux être avec elle et la chérir. Je veux lui faire comprendre que je l'aimerais malgré tout, que je ne la quitterais jamais, que nous n'avons pas le choix…. Nous n'avons pas le choix de nous aimer, c'est ça la vérité. Même si nous vivons séparer… même si nous nous blessons et nous nous meurtrissons… nous n'avons pas le choix.

()()()

Deux semaines… Cela faisait deux semaines que Drago attendait… qu'il attendait en vain… Est-ce qu'Harry reviendrait un jour? Est-ce qu'il l'avait perdu pour l'éternité? Il avait envie de pleurer, mais il n'avait plus de larmes en lui. Il voulait simplement le revoir. Était-ce trop demandé? Il n'aurait pas dû le repousser… Il n'aurait pas dû… Est-ce que sa liberté était si importante que ça? Est-ce que cela valait le coup de ne plus jamais revoir son âme sœur? Il y a quelques années, il aurait dit « oui » sans hésiter, pourtant maintenant… Il était aussi pathétique que sa mère et sa grand-mère… Il allait probablement finir comme elles… sa bouche se crispa sous la douleur et il étouffa péniblement un sanglot. Il se fichait de sa souffrance tant qu'Harry revenait… Il devait revenir… C'est tout ce qu'il désirait dans ce monde de fous… Sa porte s'ouvrit brusquement et il sursauta, essuyant vivement ses joues.

-Salut.

Sa respiration s'arrêta violemment dans sa poitrine en voyant cette hallucination… ce mirage?

-Harry…

Le brun n'eut rien d'autre à faire que d'ouvrir les bras pour que Drago se jette contre lui comme un imbécile. Il se détesterait pour cet excès de mièvrerie… demain, il se mépriserait et se sermonnerait, mais pour l'instant il était heureux… si stupidement et ridiculement heureux… Un rire d'idiot s'échappa de sa bouche alors qu'il se laissait enlacer.

-Je t'aime Drago.

La joie du blond explosa dans sa poitrine alors qu'il essayait vainement de lutter contre celle-ci. Il savait déjà qu'Harry l'aimait. Pour l'instant. Il ne pouvait pas garantir… il ne pouvait pas promettre…

-Et je vais t'aimer pour toujours.

Cette simple déclaration fut suffisante pour clouer le bec au blond.

À suivre…