Calliope Torres, détective renommée de Chicago s'était forgée comme réputation d'être l'une des plus consciencieuses dans son domaine avec un taux de réussite des plus élevés et jusque là presque jamais inégalé. Souvent enviée par ses paires, la jeune détective prenait toujours très à cœur chaque affaire pour que la vérité soit le plus rapidement rétablie afin de soulager les familles endeuillées. Accompagnée de ses collègues Mark Sloan, Cristina Yang et Henry Burton, Callie savait qu'elle pouvait compter sur eux à tout moment. Confortablement assise sur sa chaise de bureau avec un café à la main, elle regardait avec amusement son associé et amie Cristina lui raconter ses dernières frasques de la veille.

Callie : Alors ta conquête d'hier soir ?

Cristina : Nulle ! Je me suis forcée à porter une robe moulante avec des chaussures à talon d'au moins cinq centimètres parce qu'on devait manger dans un restaurant de luxe. Je me suis rasée les jambes et même fait ratiboiser le terrain si tu vois ce que je veux dire, tout ça pour quoi ? Rien ! Elle voulait attendre que notre « relation » dure. Sérieusement ? Elle était peut-être canon mais qu'est ce qu'elle était conne !

Callie leva les yeux au ciel avec un sourire amusé aux lèvres lorsque Mark et Henry firent irruption dans la pièce.

Mark : Qui est canon mais conne ?

Callie : Une pseudo conquête de Cristina qui avait l'intention de s'envoyer en l'air avec une certaine Éva mais celle-ci en a décidé autrement..., taquina la mexicaine.

Henry : Pourquoi ? T'es pas assez sexy à son goût ? demanda le jeune homme, moqueur.

Cristina s'apprêta à rétorquer à Henry de se taire mais elle fut interrompue par une sonnerie de téléphone.

Callie : Torres, j'écoute ! s'exclama-t-elle en décrochant le combiné avant d'écouter avec attention ce que lui disait son interlocuteur. Très bien, on arrive tout de suite !

Callie raccrocha et attrapa sa veste en se levant.

Callie : On décolle ! s'exclama-t-elle en glissant son arme dans son holster. On a un homicide sur les bras.

Durant le trajet, Callie mit son équipe au courant de la nouvelle affaire qui les attendait à partir des quelques éléments qui lui avaient été communiqués. Lorsqu'ils pénétrèrent dans l'appartement, la police scientifique effectuait déjà son travail. Callie scanna la pièce du regard. Aucun n'objet ne semblait avoir été bougé. Seul le corps qui reposait au sol témoignait du drame qui s'était déroulé dans cet appartement. Un officier vint à sa rencontre lui fournir des informations sur la victime.

Officier : Izzie Stevens, 32 ans. Elle travaillait comme photographe à son compte.

Callie : Qui vous a prévenu ?

Officier : Un appel anonyme. Quand on est arrivés sur les lieux, il y avait une jeune femme au chevet de la victime. Arizona Robbins, 32 ans. Elle est journaliste au Chicago News et apparemment, c'était une de ses amies.

Callie : Attends, c'est pas elle qui avait rédigé un article sur la corruption dans la police de Chicago ?, demanda-t-elle à Henry qui confirma d'un signe de tête alors qu'il prenait des notes.

Officier : Elle affirme que la victime était déjà morte quand elle est arrivée sur les lieux et prétend que le révolver était dans sa main.

Callie fronça des sourcils lorsqu'elle s'aperçut que l'arme se trouvait à côté de la victime.

Callie : Alors comment s'est-il retrouvé là où il en est ce moment ? le questionna-t-elle, sarcastique.

Officier : C'est elle qui le lui a enlevé des mains apparemment.

Callie leva les yeux au ciel. Agenouillée près du corps de la victime, Lexie Sloan, médecin légiste avec qui le Détective Torres collaborait régulièrement, effectuait les premières constatations.

Callie : Salut Lexie !, la salua la Détective en enfilant ses gants.

Elle s'approcha de la scène du crime et s'accroupit près du corps.

Callie : Alors, qu'est-ce qu'on a ?

Lexie : Blessure par balle à la poitrine, tirée à bout portant.

Callie : Rien à voir avec un suicide.

Lexie : Non, il n'y a aucune trace de poudre sur les mains.

Callie : Tu peux déjà me donner une heure approximative de la mort ?

Lexie : Je dirais entre 13h30 et 14 heures. L'autopsie le confirmera.

Callie ramassa l'arme à l'aide d'un tissu et la glissa dans un plastique. Elle se redressa et poursuivit son inspection en faisant le tour de la pièce.

Callie : La porte n'a pas été fracturée. La victime a du lui ouvrir ce qui signifie qu'elle connaissait forcément son meurtrier.

Officier : La journaliste prétend que la porte était fermée quand elle est arrivée. Elle l'a ouverte avec un double des clés qu'elle possédait.

Callie : Ce qui ne fait que confirmer ma théorie.

Callie parcourut des yeux la pièce lorsqu'un détail attira son attention.

Callie : Burton ! , interpella-t-elle son collègue en lui faisant signe de venir. Regarde.

Son collègue constata qu'une balle s'était logée dans le mur.

Henry : Tu penses qu'elle provient de la même arme ?

Callie : Probable.

Elle sollicita un membre de la police scientifique.

Callie : Photographiez la et envoyez la moi au labo avec cette arme, lui ordonna-t-elle en lui remettant le plastique.

Cristina : Torres !

Callie rejoignit sa collègue dans la chambre. Elle lui présenta un sachet contenant une poudre blanche.

Callie : De la drogue ?

Cristina : Cocaïne.

Callie : Bon, vous me passez la pièce au peigne fin. Nous on va interroger cette journaliste, informa-t-elle Sloan.