Quelques mots pour remercier les personnes qui lisent cette histoire ainsi que celles qui la commentent, en particulier Maeva. Tes commentaires sont une vraie source de motivation et c'est toujours un vrai plaisir de les lire. Reviews ou pas, cette fic continuera d'être postée en espérant que les lecteurs prendront toujours plaisir à la lire.

Bonne lecture !


Callie et Cristina se rendirent dans le centre-ville de Chicago qui abritait l'un des quartiers d'affaires où exerçait Archer Montgomery. Associé à son ami d'enfance, Derek Shepherd, ils avaient monté ensemble leur propre société qui jouissait à présent d'un très grand succès auprès de nombreux investisseurs.

Cristina : Encore un gars qui se met du fric plein les poches sur notre dos ! murmura-t-elle à sa collègue alors qu'elles pénétraient à l'intérieur du building.

Callie se contenta de lever les yeux au ciel avec un sourire amusé aux lèvres. Elles se dirigèrent vers l'accueil où la secrétaire leur demanda de patienter un instant le temps qu'elle contacte le compagnon de la victime afin de le prévenir que les deux détectives souhaitaient s'entretenir avec lui. Lorsqu'elle raccrocha, elle les informa que son patron allait les recevoir et les conduisit jusqu'au bureau où elles se retrouvèrent face aux deux dirigeants.

Archer : Bonjour Mesdames, je vous présente mon associé, Derek Shepherd. Mon assistante m'a dit que vous souhaitiez me parler ?

Callie : C'est exact. Je me présente je suis le Détective Callie Torres et voici le Lieutenant Cristina Yang, nous aimerions discuter avec vous en privé.

Archer : Tu peux nous laisser ?, s'adressa-t-il à son associé.

Ce dernier se retira et Archer se mit à l'aise dans son fauteuil.

Archer : Alors ? De quoi vouliez-vous me parler ?

Callie regarda brièvement sa coéquipière en croisant ses bras sur sa poitrine et considéra le jeune homme d'un air grave.

Callie : Vous connaissez Mademoiselle Stevens ?

Archer : Oui, c'est ma compagne. Pourquoi cette question ? Il lui est arrivé quelque chose ? , demanda-t-il soudainement inquiet.

Cristina: Nous avons retrouvé son corps cette après-midi dans son appartement.

La mexicaine jeta un rapide coup d'œil en direction de son amie, désespérée par son manque de tact.

Callie : Toutes nos condoléances, nous sommes sincèrement désolées pour votre perte, s'empressa-t-elle de rajouter.

Le corps du businessman se figea à l'entente de cette terrible nouvelle et il fixa la détective, perdu.

Archer : Quand ? Comment ?

Callie : Nous ne savons pas encore précisément l'heure exacte de sa mort, tout ce que nous pouvons vous dire c'est qu'elle est décédée des suites d'une blessure par balle.

Archer : D'une blessure par balle ?

Callie : Elle a été tuée...

Le visage d'Archer se décomposa. Il le plongea entre ses mains et s'autorisa à verser quelques larmes malgré la présence des deux femmes. Callie et Cristina le regardèrent silencieusement, respectant son mutisme.

Callie : Monsieur Montgomery, est-ce que le nom d'Arizona Robbins vous dit quelque chose ?

Archer : Oui, c'était une amie Izzie, lui répondit-il en redressant la tête. Pourquoi ?

Cristina : Elle était sur les lieux du crime lorsque la police est arrivée. Nous la suspectons d'avoir commis le meurtre.

Archer : Non, vous faites fausse route. Arizona n'est pas capable de commettre un tel acte.

Callie : Vous la connaissez bien ?

Archer : Plutôt oui. Assez pour vous dire avec certitude qu'elle ne peut pas être la meurtrière de ma compagne.

Callie : Pour le moment, elle reste notre principale suspecte. Nous allons vous laisser maintenant. Je vous remercie d'avoir répondu à nos questions et encore toutes nos condoléances.

Elle lui adressa un léger sourire compatissant avant de se retourner pour quitter les lieux suivie par Cristina. Elles furent cependant interpelées par Archer qui se leva de son fauteuil pour s'avancer vers elles.

Archer : J'aimerais la voir, déclara-t-il la voix pleine d'émotion.

Cristina : Très bien, suivez nous.

Il la gratifia d'un signe de tête en prenant rapidement ses affaires. Ils se rendirent tous les trois à la morgue et pénétrèrent dans la salle d'autopsie une fois que Lexie eut recouvert d'un drap blanc le corps ouvert de la jeune femme. Il s'avança à pas lents vers la table où se trouvait Izzie. Un silence pesant régnait dans la salle, personne n'osant interrompre ce moment douloureux. Il posa une main tremblante sur sa tempe qu'il caressa du pouce.

Archer : Retrouvez-moi le salaud qui a fait ça, murmura-t-il presque inaudiblement avant de se tourner vers elles. Ce n'est pas Arizona Robbins.

Callie : Nous ferons tout notre possible Monsieur Montgomery, vous avez notre parole.

Après un dernier regard en direction de sa défunte petite-amie, Archer quitta la pièce. Callie somma Lexie de lui faire parvenir le rapport d'autopsie dès qu'il serait prêt puis se rendit au domicile d'Arizona Robbins en compagnie de Cristina afin de le perquisitionner.

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A l'heure de la sortie des classes, Maura se rendit devant l'école de Sofia comme elle l'avait promis à son amie. Elle imaginait déjà la déception de la petite fille en la découvrant alors qu'elle s'attendait à être accueillie par sa mère. La jeune femme avait encore du mal à réaliser que sa meilleure amie était soupçonnée de meurtre. Leur amitié avait débuté lorsqu'elles avaient fait leurs premiers pas au lycée avec Amelia Shepherd. Les trois jeunes filles avaient fait connaissance le jour de la rentrée et avait développé une amitié indéfectible qui avait survécu à l'éloignement lorsqu'Arizona avait quitté Chicago pour étudier à l'université Brown. En revenant, elle leur avait présenté Meredith et Izzie avec qui Amelia et Maura n'avaient jamais vraiment réussi à sympathiser, certainement par jalousie même si elles ne l'admettraient jamais. Maura fut tirée de ses pensées par l'arrivée d'Amelia qui se hâta d'obtenir des détails sur la situation.

Amelia : Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

Maura : Je n'en sais pas plus que ce que je t'ai dit au téléphone. Je lui ai trouvé un bon avocat, elle m'a dit qu'elle irait la voir dès ce soir.

Amelia : J'ai toujours dit que ces filles ne lui apporteraient que des ennuis !

Maura : Amelia !, la réprimanda-t-elle. Izzie est morte !

Amelia : C'est horrible, je le conçois mais ma meilleure amie se retrouve accusée de l'avoir tuée alors qu'Izzie devait prendre part à je ne sais quelle magouille !

Maura : Je sais que tu ne les as jamais aimées mais ce n'est pas une raison pour les accuser à tort ou à travers de toutes sortes de malversations. Je te rappelle que Meredith est ta belle-sœur.

Amelia : Ca ne m'oblige pas à l'apprécier, lui répliqua-t-elle en haussant les épaules. Qu'est-ce que tu comptes dire à Sofia ?

Maura : Je ne sais pas... Comment veux-tu trouver les mots justes pour expliquer à une petite fille de quatre ans et demi qu'elle risque de ne pas revoir sa maman durant un certain temps ?

Les portes de l'école s'ouvrirent. Les deux femmes pénétrèrent dans l'établissement et se rendirent dans la classe de Sofia. La maîtresse les accueillit en souriant, ce qui ne fut pas le cas de Sofia qui comprit à leur présence que sa mère n'honorerait pas la promesse qu'elle lui avait faite. Elle se leva du banc et après avoir embrassé son institutrice, rejoignit les deux femmes avec qui elle avait l'habitude de passer du temps.

Sofia : Maman avait dit qu'elle viendrait me chercher !

Les petits yeux marron étaient emplis de déception autant que de tristesse. Toute la journée, elle avait anticipé la fin de journée qu'elle avait supposé passer avec sa mère. Pendant qu'Amelia récupérait ses affaires, Maura la prit par la main et l'emmena à l'extérieur de l'enceinte scolaire. Elle s'accroupit devant elle et ancra son regard dans le sien, une main posée sur son épaule.

Maura : Ta maman a eu un gros empêchement. Je te promets qu'elle ne pouvait pas faire autrement. C'est à cause d'histoires de grandes personnes. Elle voulait vraiment venir te chercher ce soir mais elle n'a pas pu et il faut que tu saches que tu risques de ne pas la voir durant quelques jours...

La panique traversa aussitôt le regard de Sofia.

Sofia : On veut plus qu'Arizona soit ma maman ?

Amelia les rejoignit et lui enfila sa veste avant de se mettre à sa hauteur à son tour.

Amelia : Si ma chérie, personne ne va t'enlever à ta maman. C'est juste qu'elle a quelques problèmes en ce moment et qu'il faut qu'elle y trouve une solution avant de pouvoir revenir à la maison. En attendant, on va bien s'occuper de toi et quand ta maman reviendra, elle te fera plein de gros câlins.

Ces paroles ne rassurèrent guère Sofia. Chaque séparation était une véritable source d'angoisses pour elle qui connaissait parfaitement son histoire. Arizona ne lui avait jamais caché qu'elle avait été adoptée. A travers des livres, elle lui avait raconté leur histoire et n'avait jamais éludé la moindre de ses questions qui avaient été nombreuses lorsqu'elle s'était interrogée sur leur différence de couleur de peau. Chaque jour désormais, elle craignait qu'on vienne ne l'enlever à celle qu'elle considérait comme sa mère. C'est l'esprit tourmenté que la petite fille prit les mains des deux amies de sa mère et rentra chez elle avec elles.