Le vrombissement soudain du moteur interpella Callie et réveilla ses réflexes de flic. Elle se jeta sur Arizona dès que la lumière des phares l'aveugla. Les deux femmes tombèrent dans le caniveau et échappèrent de justesse aux roues meurtrières du véhicule qui prit la fuite. Callie se redressa immédiatement mais n'eut le temps de visionner la plaque d'immatriculation.

Callie : Tu vas bien ? , s'enquit-elle auprès d'Arizona en l'aidant à se relever.

Arizona : Oui, tu as eu le temps de relever la plaque ?

Callie : Non. Tu n'es plus en sécurité maintenant. Ils ont définitivement choisi de t'éliminer.

Arizona : On voit qu'ils sont mal informés, je ne sais absolument rien des recherches de mon frère.

Callie : Il préfère ne prendre aucun risque. A mon avis, ils sont au courant que tu souhaites reprendre son enquête. Tu représentes clairement un danger pour eux. Tu vas venir t'installer chez moi avec ta fille.

Cette proposition parut la plus raisonnable aux yeux d'Arizona. Elle était consciente qu'elle n'avait pas les capacités suffisantes pour protéger sa fille, contrairement à Callie qui venait de lui prouver qu'elle était rôdée à ce genre d'exercices.

Callie alluma la lumière et leva le voile sur une partie de sa vie privée. Arizona s'était imaginé un appartement froid qui serait caractérisé par un manque d'investissement flagrant mais au lieu de ça, elle évolua dans un endroit chaleureux que la propriétaire avait particulièrement personnalisé. Le parquet en bois se mariait parfaitement avec les murs beiges où étaient exposés ici et là des tableaux colorés. Le salon se concentrait autour d'un tapis blanc à poils longs. Une cheminée moderne s'imposait en face d'un large canapé gris et de deux fauteuils en bois. Il s'ouvrait sur une salle à manger toute aussi bien ajustée. Des statuettes de toutes origines ainsi que des photos personnelles ornaient des étagères en verre contenues dans une architecture en pierres blanches. Arizona se tourna vers Callie, un sourire épaté aux lèvres.

Arizona : Je suis impressionnée, je pensais plutôt que tu vivrais dans la cave de Batman.

Callie rit.

Callie : C'est mon père qui m'a offert cet appartement, lui révéla-t-elle en ôtant sa veste. Son dernier cadeau avant de me renier. Mes parents sont très croyants alors forcément, avoir une fille lesbienne, ce n'est pas ce qu'ils espéraient.

Arizona : C'est pour ça que tu as quitté Miami ?, lui demanda-t-elle en faisant de même.

Callie : Entre autre, puis j'avais besoin de prendre mon indépendance vis-à-vis de leur fortune, de leur notoriété. Pour l'appartement, c'est raté mais pour le reste, je me débrouille pas trop mal. Ici, je ne suis plus reconnue parce que je suis la fille de Carlos Torres mais pour mes compétences dans mon travail. J'ai acheté le moindre de ces meubles et ai tenu à personnalisé chaque pièce avec des objets que j'ai ramenés de chaque pays que j'ai visités. Viens, je vais te montrer ta chambre.

Arizona la suivit dans un couloir tout aussi bien ornementé. Au bout, elle pouvait apercevoir la salle de bain tandis que sur les côtés, deux chambres se faisaient face. Callie l'invita à entrer dans l'une d'elle.

Callie : Tu pourras t'installer ici avec ta fille. Ma chambre est juste en face et tout de suite en sortant, tu as la salle de bain. Je vais te passer un T-shirt pour la nuit. Surtout, tu fais comme chez toi.

Arizona : Merci... Tu sais, tu n'as aucune obligation envers moi. Ce n'est pas parce que mon frère a aidé ta sœur que tu dois te sentir redevable envers moi.

Callie : Crois moi, je ne le fais pas par obligation.

Callie caressa sa hanche puis l'attira à elle pour l'embrasser tendrement. Sa conquête avait commencé. Leur premier baiser avait été à la hauteur de ses espérances. Les sensations qu'il lui avait procurées avaient été amplifiées par les sentiments qu'elle éprouvait pour elle. Le temps n'était cependant pas encore aux mots. Callie était encore incertaine de la nature de ses sentiments et se révélait pudique lorsqu'il s'agissait d'exprimer ce qu'elle ressentait. Les gestes restaient son meilleur moyen de communication. Arizona ne recula pas devant cette initiative qu'elle attendait. Elle sourit contre ses lèvres et passa ses bras autour de son cou.

Arizona : Qu'est-ce que j'ai pu te détester !

Callie : Et moi donc ! Je t'aurais étripé dans cette salle d'interrogatoire la première fois !

Les deux jeunes femmes rirent à l'évocation de ce souvenir encore récent. Elles retournèrent dans le salon. Arizona s'approcha d'une des deux baies vitrées et admira la terrasse pendant que Callie leur débouchait une bouteille de vin dans la cuisine.

Arizona : Tu marques des points avec ta terrasse, Sofia va l'adorer, déclara-t-elle en s'asseyant sur le canapé lorsque Callie revint.

Callie : Tu l'as adoptée à la naissance, non ?

Callie posa deux verres sur la table basse et les remplit.

Arizona : Oui, je vois que je ne peux rien te cacher, constata-t-elle d'un sourire. Sa mère n'était qu'une adolescente de seize ans. A l'époque, j'écrivais un article sur les grossesses précoces. Je l'ai interviewée puis elle m'a révélé qu'elle comptait la faire adopter. On s'est revues plusieurs fois pour les besoins de l'article et elle a fini par me demander d'être la mère de son bébé.

Callie lui sourit en lui tendant un verre.

Callie : Elle a su voir que tu serais une mère idéale pour son enfant.

Arizona : Je n'ai jamais voulu d'enfant mais pour une raison inconnue, j'ai accepté. J'ai assisté à sa dernière échographie et le jour de l'accouchement, elle a voulu que je sois près d'elle. Dès que j'ai vu Sofia, j'ai su que j'avais fait le bon choix. On n'a pas de liens biologiques et pourtant ce jour là, j'ai eu ce sentiment étrange d'être sa mère... C'est inexplicable et ça paraît dingue raconté comme ça mais pour moi, elle est ma fille. C'est comme si je l'avais mise moi-même au monde...

Callie : Ce n'est pas dingue. Parfois les liens du cœur sont plus forts que les liens du sang.

Arizona : Il y a quelques mois, elle a eu sa mère biologique au téléphone. Je voulais que Sofia sache d'où elle vienne et sa mère a accepté d'entrer en contact avec elle mais seulement par téléphone. Je pense que ça a fait du bien à Sofia. En tous cas maintenant, elle sait parfaitement d'où elle vient et pourquoi sa mère n'a pas pu s'occuper d'elle. Le seul problème, c'est qu'elle a constamment peur qu'on nous sépare, encore plus depuis mon arrestation. Je crois d'ailleurs qu'elle t'en veut pour ça. A ses yeux, tu es la méchante dame, conclut-elle avec une légère grimace désolée.

Callie émit un léger rire.

Callie : Je ne peux pas lui en vouloir. J'espère simplement que je parviendrais à la faire changer d'avis.

Leurs mains s'étaient rapprochées. Callie glissa la sienne dans l'ouverture de la manche d'Arizona et caressa son poignet. Son geste décrocha un sourire que Callie interpréta comme une invitation. Elle déposa son verre sur la table basse, retira à Arizona le sien qui suivit le même chemin et se rapprocha d'elle afin d'enlacer sa taille. Elle captura ses lèvres avec tendresse. Arizona plaça une main derrière sa nuque et prolongea leur baiser. Callie l'allongea contre les oreillers. Des sourires éclairèrent leurs visages.

Callie : J'ai envie de toi..., lui murmura-t-elle au creux de l'oreille.

Elle l'invita à la suivre dans sa chambre et la guida à travers l'appartement tout en l'embrassant, en profitant pour lui ôter son haut au passage puis le sien. Le lit accueillit leurs corps à moitié dévêtus. Leurs mains se firent câlines, leurs baisers ardents alors que leurs vêtements atterrissaient au sol. Cette première étreinte fut celle de la découverte. Découverte du corps de l'autre, de ses points sensibles et de la sensualité de ses soupirs. Tour à tour, elles se comblèrent. Des gémissements croissants accompagnaient chaque montée de plaisir. Cette première nuit ensemble dépassait leurs attentes. Elles avaient eu le sentiment d'être faite l'une pour l'autre et leur entente corporelle venait d'ajouter un argument supplémentaire en faveur de cette idée. Des sourires extatiques irradiaient leurs visages alors qu'elles se remettaient doucement de ce qu'elles venaient de partager. Callie caressa tendrement le dos d'Arizona et captura ces lèvres dont elle ne pouvait plus se passer.

Arizona : Je crois que finalement je ne vais pas avoir besoin de ton T-shirt.

Callie : On ne sait jamais, tu pourrais avoir froid.

Arizona : Près de toi, je ne crois pas puis j'ai plus de huit mois d'abstinence à rattraper.

Callie : Huit mois ?, répéta-t-elle stupéfaite. Là effectivement, il faut que j'y remédie.

Elles roulèrent sur le matelas en riant. Plus tard dans la nuit, Arizona songea au tournant qu'avait pris sa vie depuis trois jours. Elle avait perdu deux amis, avait été accusée de meurtre puis innocentée. Elle avait découvert les projets d'avenir de son frère et l'identité de la femme qu'il aimait. Une femme qui se trouvait être la sœur de celle qui avait su briser la carapace qu'elle s'était forgée après sa rupture avec Addison. Callie lui donnait envie d'accorder une nouvelle chance à l'amour. Malgré les circonstances, elle parvenait à lui offrir des moments d'insouciance et de bonheur. Le danger planait sur elle mais elle se sentait en sécurité. Près de Callie, rien ne pouvait lui arriver. Elle déposa un baiser sur la joue de sa compagne qui dormait puis reposa sa tête sur elle pour s'endormir en toute quiétude.

Le lendemain, Callie connut un réveil angoissant. La présence d'Arizona à ses côtés atténua son inquiétude mais elle se demanda si la magie de cette nuit ne disparaîtrait pas à la lueur du jour. Elle la contempla dans son sommeil et craignit le moment où la jeune femme allait ouvrir les yeux. Comment allait-elle réagir ?

Elle se rapprocha d'elle et la prit dans ses bras. Si ce réveil devait être le dernier à ses côtés, elle voulait en savourer chaque minute. D'ordinaire, c'était un moment qu'elle esquivait. Plus vite la personne était partie, mieux c'était mais Arizona était différente. Elle n'était pas une simple aventure d'un soir qu'elle oublierait avec une autre. Elle caressa ses cheveux et parsema son visage de baisers. Arizona ouvrit les yeux et lui offrit un tendre sourire lorsque leurs regards se croisèrent. Callie préféra être fixé sur le sort de leur relation dès cet instant.

Callie : Je suppose que tu veux qu'on oublie ce qu'il s'est passé cette nuit.

Arizona plissa des sourcils et se haussa sur son coude. Ce n'était pas le réveil auquel elle s'était attendu.

Arizona : Non. Pourquoi, c'est ce que tu veux toi ?

Callie : Non mais il y a cette enquête puis je suis flic et toi tu as Sofia...

Arizona mit fin à son monologue en posant son index sur sa bouche.

Arizona : Je suis bien avec toi. Vraiment bien. J'aimerais simplement que Sofia ne soit pas au courant. Elle risquerait de s'attacher à toi et si ça venait à mal se passer entre nous, elle en souffrirait. Je veux que notre relation soit plus solide avant qu'on ne lui dise.

Callie ressentit un profond soulagement et ne put retenir le sourire qui lui monta aux lèvres.

Callie : D'accord... Je comprends, je ne lui dirai rien.

Elles se sourirent et bien vite, leurs lèvres se retrouvèrent. Leurs corps s'étaient accoutumés à être en contact. Callie hissa Arizona sur elle. Le bonheur se lisait sur leurs visages, un bonheur qui ne serait peut-être que furtif s'il venait à connaître la même fin tragique que celui de leur frère et sœur mais qui les comblait en cet instant.

Callie leur servit le petit-déjeuner sur la table de la cuisine. Arizona entra dans la pièce et lui montra une page de l'agenda de son frère.

Arizona : J'ai peut-être trouvé quelque chose dans les affaires de mon frère. Il avait noté cette adresse. Elle correspond à une usine désaffectée qui a pris feu il y a quelques mois.

Callie : Oui, c'est la méthode de Shake. Quand l'un de ses lieux de trafic est sur le point d'être découvert, il brûle tout pour ne laisser aucune trace. Grâce à ses contacts au sein de la Police, il est au courant de la moindre opération menée à son encontre.

Arizona : Enfin tu l'admets !

Callie : Contrairement à toi, je n'affirme pas que tous les flics de cette ville sont corrompus ! Je suis loin de l'être !

Arizona : J'ai bien réussi à te corrompre moi.

Callie : Oui mais toi tu es l'exception qui confirme la règle. Puis tu étais innocente, ma démarche est irréprochable moralement.

Arizona : J'avais pensé t'y envoyer au cas où ça serait dangereux mais vu que maintenant on fait équipe et que je ne te déteste plus, on pourrait y aller ensemble.

Callie fit mine d'être atterrée et la réprimanda d'une tape sur les fesses. Après le petit-déjeuner, elles passèrent chez Arizona qui tenait à enfiler une tenue plus appropriée pour sa première expérience sur le terrain. La détective afficha un sourire flatteur lorsqu'elle apparut vêtue d'une veste en cuir.

Callie : Tu cherches à te donner un air plus farouche ?, la taquina-t-elle.

Arizona : Crois-moi, je le suis, lui rétorqua-t-elle en ajustant son col. Tu sais que quand j'étais petite je voulais être policière ?

Callie : Toi ? Policière ?, se moqua-t-elle d'elle gentiment.

Arizona : J'étais une vraie terreur dans la cour de récré, il ne faut pas croire. Mon père pourrait te le confirmer, un vrai garçon manqué !

Callie : Excuse-moi mais j'ai du mal à y croire.

Arizona : Tu riras moins quand je te mettrai à terre en deux trois mouvements, la menaça-t-elle en passant près d'elle.

Callie : Il me tarde d'expérimenter ça !

Callie gara son véhicule à quelques mètres de l'usine. Le bâtiment en briques rouges portait encore les traces de l'incendie dont il avait été victime. Les deux femmes pénétrèrent à l'intérieur et explorèrent le rez-de-chaussée. Callie prit la main d'Arizona et traversa les décombres la première. Arizona se demandait bien ce que son frère était venu chercher ici. Elles montèrent avec prudence à l'étage alors que l'escalier semblait fragilisé. Le même néant les attendait. Une large tache sombre attira soudainement le regard d'Arizona. Elle tira la main de sa compagne et s'approcha pour l'examiner.

Callie : On dirait du sang.

Arizona : Tu crois que... ?

Callie : Je vais faire venir une équipe, déclara-t-elle en sortant son portable.

En attendant leur arrivée, Callie fit le tour de l'étage. Parmi les décombres brûlés, elle ramassa un objet qu'elle reconnut comme appartenant à sa sœur.

Callie : C'est le bracelet d'Aria... Mes parents le lui avaient offert pour ses dix-huit ans.

Arizona : Tu crois qu'elle était là, elle aussi ?

Callie : Certainement... Qu'est-ce qu'ils pouvaient bien venir faire ici tous les deux ?

Arizona : Peut-être que mon frère avait découvert qu'il s'agissait d'une ancienne planque de Shake.

Callie : Mais qu'est-ce qu'ils seraient venus chercher dans ces cendres ?

Arizona : Je ne sais pas... Mais en tous cas je suis certaine que c'est ici que mon frère a trouvé la mort.

Callie passa un bras autour de ses épaules et embrassa sa tempe. L'équipe scientifique ne tarda pas à investir les lieux. Callie leur donna quelques directives puis les deux femmes quittèrent l'usine. A son arrivée au commissariat, Callie convoqua son équipe dans son bureau. Ses trois collègues s'interrogèrent du regard face à la présence d'Arizona.

Callie : Je ne vous présente pas Arizona Robbins. Maintenant qu'elle a été innocentée, elle va nous aider à résoudre cette enquête qui la touche de prêt. Arizona, je te présente Mark, Henry et Cristina. Les seuls en qui tu puisses avoir une pleine confiance ici.

Si les garçons se montrèrent sous le charme de cette nouvelle recrue, Cristina exprima moins d'enthousiasme. Sa jalousie persistait malgré ses efforts pour oublier Callie.

Callie : Je sais que je vous ai demandé de me faire confiance sans me poser des questions et vous l'avez fait, je vous en remercie mais maintenant, je vous dois des explications. Il y a dix mois, Timothy Robbins a débuté une enquête sur les ravages de la drogue chez les jeunes. C'est au cours de celle-ci qu'il a rencontré ma sœur, Aria Torres qui comme vous le savez, touchait à cette merde. Il s'est attaché à elle et l'a aidée à s'en sortir. Il a alors orienté son enquête plus particulièrement sur Finn Dandridge, plus connu sous le pseudo Shake, qui comme vous le savez est connu de nos services pour être à la tête d'un des réseaux de drogue le plus important de la ville. D'après Arizona, son frère lui a confié qu'il avait de quoi le faire tomber. C'est certainement ça qui lui a coûté la vie, ainsi qu'à ma sœur qui devait être au courant.

Mark : Quel est le lien avec les meurtres d'Izzie Stevens et d'Alex Karev ?

Arizona : On l'ignore encore mais on sait qu'Izzie se droguait, c'est peut-être une piste d'autant qu'elle souhaitait me parler de quelque chose d'important.

Callie : Vous avez trouvé où elle se fournissait ?

Cristina : Non, Archer affirme qu'il n'était pas au courant.

Callie : Faites le tour des squats de la ville avec sa photo, peut-être que quelqu'un l'aura vue. Shake est prêt à tout pour protéger ses activités. Hier soir, il a envoyé une voiture nous foncer dessus.

Mark : Tu as eu le temps de relever la plaque ?

Callie : Non mais de toute manière, je suis persuadée qu'elle ne nous aurait menés nulle part.

La réunion finie, les trois collègues quittèrent le bureau pour se mettre au travail. La voix de Callie se fit instantanément plus douce.

Callie : Alors ce premier briefing ?

Arizona : Je ne suis pas certaine que tes collègues acceptent ma présence, surtout Cristina.

Callie : Disons qu'il nous est arrivé de coucher ensemble et qu'elle a des sentiments pour moi.

Cette révélation titilla aussitôt la jalousie d'Arizona.

Arizona : Et toi, tu en as ?

Callie : Non. Il faut que tu saches que je ne suis pas une personne qui m'attache. Je n'ai pratiquement pas eu de relations sérieuses. J'ai un métier prenant et ne suis pas forcément fan de la vie de couple mais avec toi, j'ai envie de changer. J'ai envie de construire quelque chose de sérieux et je suis prête à faire tous les efforts pour ça, lui assura-t-elle en posant ses mains sur ses hanches.

Arizona : Tu es au courant que j'ai une fille... C'est plus qu'une vie de couple qui t'attend si jamais notre relation dure. C'est une vie de famille.

Callie : Je sais très bien dans quoi je m'engage. J'ai toujours voulu des enfants. Avec mon métier, j'ai mis ce désir de côté mais je serais heureuse d'apprendre à connaître Sofia. Fais-moi confiance.

Callie posa tendrement ses lèvres sur les siennes.

Arizona : Je n'ai rien trouvé dans l'ordinateur de mon frère mais il reste ses affaires au box. On y trouvera peut-être une piste.

Callie approuva cette suggestion et laissa Arizona la conduire jusqu'au box. A peine furent-elles descendues du véhicule qu'une importante déflagration retentit.